Led Zeppelin II

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Nom du groupe Led Zeppelin
Nom de l'album Led Zeppelin II
Type Album
Date de parution 22 Octobre 1969
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album727

Tracklist

1.
 Whole Lotta Love
 05:35
2.
 What Is and What Should Never Be
 04:45
3.
 The Lemon Song
 06:19
4.
 Thank You
 04:49
5.
 Heartbreaker
 04:14
6.
 Living Loving Maid (She's Just a Woman)
 02:39
7.
 Ramble On
 04:24
8.
 Moby Dick
 04:20
9.
 Bring It on Home
 04:21

Durée totale : 41:26


Chronique @ Julien

20 Mars 2008
La différence entre le commun des mortels et les génies c’est la faculté de créer sans cesse quelque chose qui mettra tout le monde d’accord. Dans le cas de Led Zepplin, c’est un cours de génie en accéléré. Leur premier opus étant a peine digéré que les revoilà déjà avec le très sobrement appelé Led Zeppelin II. Le succès ayant été au rendez-vous du premier, les concerts étant déjà « sold out », les attentes sur ce second album sont énormes. La finalité tout le monde la connaît, Led Zep plus grand groupe de rock du monde, rien que ça.

Mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est que de créer un style c’est bien, mais de le révolutionner sans cesse c’est mieux. C’est ce qu’apporte Led Zeppelin II. Plus hard rock a proprement parlé, on note un détachement plus prononcé par rapport aux racines blues qui teintaient le premier. Il n’y a qu’à se plonger dans une écoute approfondie de « Whole Lotta Love ». Riff magistral, rythmique plombée qui faire peur à la ménagère de moins de 50 ans de l’époque et le chant inégalable de Robert Plant. On sent clairement que le bon Jimmy Page peut enfin se lâcher (et il se lâchera encore plus sur Led Zeppelin III). Son solo est d’école et la baffe est assurée. Précurseur c’est bien là le terme qu’il faut employer lorsque l’on parle de ce guitariste génial. Deuxième titre, deuxième baffe. « What Is And What Should Never Be » ou le concept de on se cale tranquille sans son fauteuil, on se laisse bercer par la voix planante de Plant et vlan le taquet qui fait mal. De faire l’apologie de chaque serait facile tant les musiciens sont déjà au somment de leur art. Il n’y a qu’à voir Jimmy Page passant d’un état voluptueux à un état de braise en un clin d’œil. L’enchaînement « Heartbreaker »/ « Living Loving Maid (She's Just a Woman) » est dantesque. Mais il n’est pas le seul dans la barque car si je parle beaucoup de lui ses trois autres acolytes ne sont pas en reste. A commencer par Robert Plant qui sait galvaniser chaque instant par un feeling et une sincérité qui marque. John Paul Jones, maintient parfaitement la section rythmique même si son rôle est un peu amoindri par rapport aux trois autres. Mais tout reste relatif car le bougre nous gratifie de quelques passages assez magiques. Il ne reste plus que le frappeur fou John Bonham qui aura l’immense joie de nous faire un solo de batterie sur « Moby Dick ». Sensationnel serait le mot adéquat je pense pour ce qui se montre dans toutes les écoles pour batteur. La vista et la puissance dans un seul et même être.

Encore une fois en avance sur son temps, ce Led Zeppelin II sera lui aussi une grande réussite qui en bluffera plus d’un. Plus personnel, il marque la progression du groupe vers ce qte Page attendait depuis longtemps. Expérimenter, expérimenter, expérimenter et se faire plaisir avec sa bande de potes.

Un incontournable du rock’n roll

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Chronique @ megalex1986

25 Décembre 2011

The Brown Bomber…

The Brown Bomber…Tel est le surnom donné à ce deuxième opus du géant londonien sorti seulement 9 mois après leur premier opus fédérateur de toute une génération et marquant le début de l’ère du Hard Rock. Neuf mois à composer en pleine tournée américaine et européenne en louant des studios pendant le peu d’heures de liberté entre les multiples concerts où Led Zeppelin s’inscrit dans la légende par ses performances toujours plus impressionnantes. Dazed And Confused durant plus de 30 minutes, les solos de Page ne finissant jamais, improvisant sans cesse et réalisant des medleys incessants. A partir de ce moment, les groupes présents lors de la tournée ne veulent tous simplement plus monter sur scène laissant ainsi Led Zep seul tête d’affiche. Si leur premier album instaurait le groupe parmi les maitres du Rock, c’est bien cette tournée qui marquera leur suprématie dans le domaine des concerts.

Des studios Olympic et Morgan de Londres aux studios Ardent de Memphis, en passant par ceux de Ney York, de Los Angeles ainsi que Vancouver, chaque chanson de l’album sera enregistrée, mixée et produite dans différents studios des Etats-Unis et d’Angleterre. La production est encore une fois confiée à Page, mais celui-ci se fera pourtant aider par un ingénieur du son renommé ayant travaillé sur les albums de Jimi Hendrix ainsi que Kiss plus tard : Eddie Kramer. Ce dernier travaillera d’arrache-pied avec le guitariste afin de réaliser une production ultime, permettant à l’album de subir les affres du temps sans pourtant perdre de sa superbe. L’objectif est accompli, là où le premier opus possédait un son presque live, brouillon et spontané, le deuxième album garde la dernière caractéristique de son ainé mais acquiert étonnement un son d’une superbe propreté pour l’époque.

Venons donc sur cette pochette énigmatique qui donna le surnom de The Brown Bomber à cet album, les grands amateurs de l’aviation de guerre reconnaîtront peut-être l’une des plus célèbres escadrilles allemandes de la Grande Guerre : la Jasta 11, où apparait le légendaire Manfred von Richtofen plus connu sous le pseudonyme de Baron Rouge. Eh bien la démarche de création de cette pochette est simple : mise en couleur de la photo pour ensuite y ajouter la tête des 4 membres du groupe, Peter Grant le manager du groupe, Richard Cole le manageur des tournées et le bluesman Willie Johnson ainsi que de Glynis Johns, actrice connue pour avoir interprété le rôle de la mère dans le film Marry Poppins. Etrange ? Petite blague envers l’ingénieur du son nommé Glyn Johns.

Et dès les premières notes de Whole Lotta Love, on sent que l’album ne décevra pas, un riff imparable s’incrustant au plus profond de votre tête pour ne jamais en sortir, la voix de Plant toujours si bluesly, sensuelle mais pourtant aucunement mielleuse… La recette est toujours là, non mieux, elle s’est améliorée comme le montre cette interlude psychédélique devenue culte où Page semble sortir des sons de sa guitare venus de nulle part, et sans crier garde, la batterie stoppe tout cela d’un coup sec afin de nous laisser ce solo de guitare d’une vélocité toujours incroyable nous toucher jusqu’au plus profond de nous, et toujours cette voix…

Alors oui, Led Zeppelin c’est durcit, les influences bluesly sont toujours présentes mais en moindre quantité. La symbiose réalisée sur le précédent album est tel que ce mélange est maintenant parfaitement homogène sur cet opus. Là où le premier album réalisait des passages Blues puis des passages Rock ou inversement (Dazed And Confused), celui-ci abandonne ce procédé pour se consacrer à des morceaux maintenant totalement Hard Rock à l’image du Communication Breakdown de Led Zeppelin I. Heartbreaker avec son riff et surtout son solo dantesque, Moby Dick et ce solo de batterie démontrant tout le talent incroyable de Bonham et pouvant atteindre la vingtaine de minutes en live, deux morceaux résumant parfaitement l’orientation prise par Led Zep sur ce deuxième album.

Evidemment, un album de Led Zep avec juste du Hard Rock n‘en serait pas un, et on peut dire que le quatuor londonien nous a gâté avec le sublime Ramble OnRobert Plant chante avec une douceur peu commune sur les couplets pour ensuite élever le ton lors des refrains, sans compter ces merveilleuses mélodies de guitares clean. Ainsi que le délicieux What Is And What Should Never be, où l’on pourrait presque y danser la valse aux premiers abords. Et bien sûr, on terminera avec Bring It On Home débutant par une intro de basse où vient ensuite se poser les murmures lointains de Plant ainsi que l’harmonica pour repartir vers le milieu de la chanson dans du pur Hard Rock.

Suite logique ? Parfaitement. Led Zeppelin durcit le ton de sa musique, amplifiant au maximum le Hard Rock pour délaisser quelque peu le Blues. Avec cet album, le monde est au pied du groupe londonien : top des chartes et plus grand vendeur du début des 70’s, Led Zeppelin est devenu le maitre incontesté du Rock virant même Abbey Road des Beatles du Bilboard. Et pourtant le meilleur est encore une fois à suivre…

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Arthron - 26 Décembre 2011: Un grand Led Zep encore une fois. Je le trouve néanmoins un peu en dessous du précédent.
Thank You est un de mes morceaux préférés du groupe.
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Commentaire @ Krokodebil

17 Janvier 2009
Moins d'un an s'est écoulé entre la sortie du terrible premier opus du combo anglais lorsqu'arrive celui-ci, et il s'est un peu fait sur le tas, le groupe en tournée, en Europe ou aux USA où ils commencent vraiment à se faire un nom.
Et ce côté brut se ressent, surtout sur Heartbreaker... Mais commençons par le commencement.
Sur le premier album, le groupe avait un bon ratio de reprises, avouées ou non, et on ne change pas une recette qui marche. On retrouvera donc ici 2 Dixon, un Howlin' Wolf et des inspirations traditionnelles. Mais là où les deux albums diffèrent vraiment, c'est que le côté folk du groupe s'affirme un peu plus sur ce second album, et Led Zep nous démontre un avant goût de ce dont il sera capable sur le III.

L'album commence donc avec Whole Lotta Love, un classique du groupe, incontournable en Live (où il sera souvent joué dans des versions parallèles, parfois moyennes mais souvent géniales, ou incrémenté dans des medleys de folie ou le groupe rejoue les classiques des 50's et des 60's). Cette reprise de Dixon, complètement réarrangée, s'entame sur un soupir qui annonce un riff en dents de scie, un ronflement de guitare et de basse terriblement sexuels. Et le texte ne va pas dire le contraire, il multiplie les allusions (éloge de la sodomie ?)... En tout cas, le break psyché façon bruits de moteurs à la guitare sur cliquetis de Charleston et de Cymbales, surplombé de gémissements évocateurs reste un modèle de la verve Hard Rock. Le tout débouchant sur un solo saccadé et superbe, puis tout repart de plus belle, avec ces échos et tout le tintouin final ...
Le morceau suivant, What is and What Should Never Be parle lui d'hommes murs aimant les filles jeunes, encore un sujet brûlant... Il mêle avec brio folk et rock, dans un morceau jouant sur les refrains déchaînés, le final est géant.
Puis vient The Lemon Song. Reprise inavouée du Killing Floor de Howlin' Wolf, source d'un procès perdu, il ne va pas non plus par 4 chemins : " Presse mon citron jusqu'à ce que le jus coule le long de ma jambe, jusqu'à ce que j'en tombe du lit." N'en reste pas moins un blues énergique et surprenant, avec une partie de basse qui montre tout le talent et la dextérité de John Paul Jones.
En revanche, la balade Thank You est un peu mielleuse quoique sympathique. Ce morceau prend cependant une dimension extraordinaire en live ou Jimmy avait pour habitude de nous sortir un solo monstrueux et magnifique, dommage que ce ne soit pas le cas de la version studio...
Et là, se pointe THE riff. Un riff étourdissant, tournant, renversant, terrible, culte, bref Heartbreaker débarque, avec son histoire de prostituée qui revient en ville, ou au moins de croqueuse d'hommes briseuse de ménages. Et ce morceau, c'est l'empreinte du bordel d'enregistrement de l'album. Entre deux tournées, entre deux studios, le solo enregistré à part, ce qui explique que ce soit un solo si étrange, une guitare, rien d'autre, en prise directe même pas bidouillée, du live quoi. Et après le groupe revient, le solo se termine dans des effusions de rock'n'roll pur. Un must. Il se termine de façon crue, et embraye direct sur le powerpoprock Living Loving maid (She's Just a Woman), ou le genre de morceau à vous rester en tête des heures et des heures, mais on s'en lasse pas.
Et le folk reprend ses droits sur l'épique Ramble On, ode à Tolkien et son univers, et testament de la passion du groupe pour ces derniers. Plant y signe un texte quasi nostalgique mais plein d'espoir et truffé d'allusions (But Gollum, and the Evil One...), un morceau vraiment cool pour
mettre de bonne humeur. Moby Dick débarque dans son barnum rock, et on sent déjà l'importance de la batterie derrière ce riff fort sympathique. Bonzo décolle dans un solo démentiel et d'une technique redoutable, jette ses baguettes, joue avec ses mains sur ses fûts, à s'en niquer les phalanges, mais tout le monde prend son pied dans son délire percussionniste. Il reprend les baguettes et enchaîne à une vitesse incroyable avant de rendre le morceau à son riff, le laissant faire joujou avec ses tomes et son instrument. En live, ce morceau tourne au quart d'heure et le musicien est en transe. Le concert au RAH de Londres en 70 en est un exemple. Il se tapera aussi en 78 un boeuf avec Keith Moon complètement démoli, et le groupe lui jouera des tours, lui dérobant ses baguettes, le forçant à faire durer sa prestation pour le plaisir d'un public en liesse. Le morceau culte de toute une génération de batteurs.
L'album s'achève sur une autre reprise de Dixon, l'inénarrable Bring it on Home. Un blues pour le moins revisité : Plant en intro s'amuse à imiter le maître, harmonica et sourire aux lèvres, mais Jimmy lance un riff tonitruant qui propulse le morceau au plus haut. Il retombe ensuite dans la parodie sérieuse pour achever cet album de génie.

En résumé, qu'est-ce que cet album ? Une pochette comique, reprise d'un cliché de la grande Guerre, ou les musiciens et manager on remplacé quelques soldats, un intérieur mégalo décoré d'or, mais un contenu à la hauteur de ces railleuses prétentions. Un album qui confirme la grandeur et la démesure du monstre sacré.

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