Kivenkantaja

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Nom du groupe Moonsorrow
Nom de l'album Kivenkantaja
Type Album
Date de parution 10 Mai 2003
Produit par Ahti Kortelainen
Enregistré à Tico-Tico Studio
Style MusicalBlack Viking
Membres possèdant cet album280

Tracklist

1. Raunioilla 13:36
2. Unohduksen Lapsi 08:18
3. Jumalten Kaupunki / Tuhatvuotinen Perintö 10:42
4. Kivenkantaja 07:40
5. Tuulen Tytär/Soturin Tie 08:37
6. Matkan Lopussa 04:55
Total playing time 53:48

Chronique @ Katla

28 Juin 2007

En effet, c’est un vrai chef d’œuvre, si bien que je ne vois pas comment on peut le définir autrement. Pour ceux qui ne connaissent pas Moonsorrow, et bien tous ce que je peux vous dire c’est que vous avez tort !! (désolé mais c’est vrai !) C’est simple Moonsorrow est le groupe des cousin Sorvali, je crois que ça suffit pour convaincre ! Non ! Bah alors on peut dire que c’est le groupe ou Henri Sorvali (aka Trollhorn dans Finntroll) développe tous son univers qui est si particulier (d’accord c’est très vague mais en même temps le talent de ce petit finlandais est indescriptible !) Alors convaincu ? Bref !


Tout commence avec Raunioilla (Askelmilla / Maailmalle / Raunioilla), qui nous emmène déjà très loin avec sa durée de près de 14 minutes. On se croirait à la montagne, on entend les cloches d’un troupeau de mouton pas très loin, puis pas très loin non plus y a une ‘tite église d’ou s’échappe un chœur ! Puis la porte de l’église s’ouvre et là … c’est parti, Mitja n’en pouvait plus d’attendre, il se lache sur sa guitare. Après une belle petite intro habituelle la chanson commence vraiment vers les trois minutes, Ville ne chante pas de sa voix black mais d’une sublime voix claire relayée par tous les membres du groupe qui forment un chœur masculin magnifique (aussi connu sous le nom du Valhalla chorale ensemble). Puis Ville ne peut pas se retenir non plus, il chante, il hurle, il s’égosille, (comment il fait O_O !) en tout cas c’est magnifique surtout avec l’alternance du chœur. En fait j’vois pas quoi dire d’autre hormis que c’est magnifique ! Guitare acoustique, électrique, synthé, tous ça s’entremêlent pour le plus grand bonheur de nos oreilles (comme toujours avec Moonsorrow). Et c’est tellement beau qu’on voit (enfin q’on entend) même pas le temps passer ! Je vais arrêter là pour la première, mais en tous cas c’est une magnifique introduction pour cet album, avec sa fin à la guitare acoustique relayée par une petite mélodie (petite n’est qu’une expression, bien sur c’est très grand par le talent) sur fond de chœur et voici le retour de la cloche qui annonce l’arrivée d’un bon gros titre (Unohduksen Lapsi) qui commence directement par un hurlement (mêmes plusieurs) de Ville (qui d’autre ??). De sa voix rauque mais néanmoins belle, il nous conte sa petite histoire relayée encore une fois par les autres membres du groupe ! Je me demande quand même se que fait exactement ce groupe comme style musical : / ! Ca ne ressemble à rien d’autre ! Allez on va appeler sa du Moonsorrow ! Hein ! C’est pas mal nan ! J’ai trouvé tout seul ! Aaaah voilà Ville qui revient toujours aussi furax, et pi un petit passage qui me fait penser à du Danny Elfman (bahhhhh ouAI !). Le titre est magnifique (forcément en tant que fan je ne peut pas dire autre chose, ah si : SU-BLIME !)

Jumalten Kaupunki / Tuhatvuotinen Perintö commence par une mélodie qui me fait penser un peu à du Bal-Sagoth, puis à nouveau, ils s’excitent tous sur leurs instruments respectifs et Ville… hurle encore et toujours mais là c’est pour annoncer que son cousin commence sa petite mélodie (trop mignon) au synthé et après sa, Ville re-chante d’une manière … qui m’ébahit, c’est trop beau, et aprèès ! Ouai le chœur masculin à décider de revenir, et c’est pas mal du tout ! En fait je l’ai déjà dit mais ce cœur est magnifique, et particulièrement dans ce titre ! Tout ce petit mélange nous donne une petite potion succulente. Mon esprit est ailleurs quelque part au milieu des montagnes, (je sais pas où mais en tout cas j'suis plus à Paris) ! La petite mélodie fait même moyen-age par moments ! Le titre Kivenkanta est *synonyme de sublime* !!! Sa commence tous doucement puis Marko s’excite sur sa batterie, et Mitja sur sa guitare, on dirait un bucheron qui coupe un sapin ! Le titre est à peu près composé comme les précédents. La voix de Ville secondée par celle du Valhalla Chorale ensemble, des instrumentales de malade et des mecs qui s’acharnent sur leurs instruments. Signalons que même les hurlements et les cris de Ville sont tous ce qu’il y a de plus magnifique. Tulen Tytär / Soturin Tie est presque entièrement instrumentale. Des petites notes de piano qui s’échappent dans le vent, suivies par les claquements de dents de Ville O_O ! Naa, ça ressemble à des castagnettes ou un truc du genre ! Du violon, du synthé, du piano (au synthé bien sur !), une petite mélodie douce mais plaisante, qui ravira toute les oreilles à part celles qui n’attendent que du bourrin ! En fait non, ça vous ravira aussi, Il suffisait d’attendre, Marko a laisser échappé un coup sur sa batterie, donc du coup il se sent obligé de continuer ! bah ouai c’est ça le professionnalisme ! Quand même, c’est de la musique de génie ça ! On n’ose rien toucher, rien changer, rien faire ! C’est trop magnifique comme ça ! ca n’aurait pas pu être autrement ! La mélodie s’estompe progressivement pour arriver sur le morceau final (Matkan Lopussa) qui a quelque chose de très différent ! Quoi ? Et bien Ville ne chante pas, mais Petra Lindberg, oui une femme, qui chante une musique qui fait tout de suite plus mélancolique, forcément on est triste que le cd soit déjà à sa fin !! Le refrain performer par le chœur, est très beau et très pur. En effet on entend que ça, il n’y a pour seul accompagnement, un accordéon, et une mélodie au synthé, (mais comment Henri arrive à faire les deux en même temps !!!!)


Pour résumer, je doit dire que ce Kivenkantaja est un album comme on en fait trop peu à part Moonsorrow vous l’aurez compris et c’est bien ça qui le rend si exceptionnel ! Des musiques pas forcement très variées mais comme c’est beau, c’est encore plus beau ! Si cet album vaut vraiment le coup ? La question ne se pose plus ! C’est même cet album qui m’a donné l’envie de faire de la musique ! C’est tout bonnement excellent. Je pense que tout le monde aimera ce cd, sauf si vous n’attendez que de la voix black car elle est moins présente sur cet opus. Je conseille plus particulièrement, les titre suivants, Raunioilla, Unohduksen Lapsi, Jumalten Kaupunki / Tuhatvuotinen Perintö, Kivenkantaja, Tulen Tytär / Soturin Tie.





6 Commentaires

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Abyssion - 11 Janvier 2009: Objectivement l'un des plus réussi. Chef d'oeuvre absolu, tout simplement magistral!
19.5/20
Steelhammer - 24 Fevrier 2009: C'est mon album préferé de ce groupe, tout les titres répondent à mes attentes. Non seulement les titres sont magnifiques, mais en plus je m'endors dessus xD.

Un grand 20/20 (Si si j'assume).
morgothduverdon - 22 Août 2010: Une bonne chronique, pour un excellent album.

T'es à fond dedans en tout cas:)
EternalTearsOfSorrow - 03 Août 2011: Je viens de recevoir l'intégralité des albums de Moonsorrow plus l'EP Tulimyrsky, et je ne peux que dire que Kivenkantaja est LE meilleur de tous ! Je suis amoureux de cet album... Il m'a rarement été donné d'entendre un CD de Viking Metal aussi bien réalisé que celui ci. Je suis un vrai accro particulièrement de "Tuulen Tytär/Soturin Tie", qui est selon moi un des meilleurs titres que Moonsorrow ne nous aient jamais présentés (Et je n'exagère pas !).

Bref, pour moi, ce sera un énorme 18/20, note que je ne ne mets pas à chaque album et qui est une note énorme selon mon système de notation, réservée aux exploits tels que ce disque.
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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

19 Novembre 2011

Le meilleur album de l'histoire de Moonsorrow ; l'émotion et l'aventure son plus présentes que dans les autres albums.

Parmi les centaines et les centaines de groupes de Viking ou Folk Metal existant en Europe, il en est certains qui savent se démarquer avec leur propre style de musique. Ceux-ci sont principalement situés au nord du continent, et encore plus particulièrement en Scandinavie. Allant de Tyr jusqu'à Ensiferum, sans oublier Bathory, Korpiklaani, ou encore évidemment Turisas, le Folk Metal est donc un style particulièrement répandu depuis ces deux dernières décennies, apportant un plus dans le domaine du métal, pouvant également posséder une capacité d'émotion assez hors-norme...

Bien sur, Moonsorrow n'échappe pas à cette règle. Depuis sa formation en 1995, le groupe nous aura toujours habitué à de longs morceaux (En règle générale d'une longueur d'environ en moyenne 8 ou 9 minutes), abordés par des atmosphères souvent dévastatrices, aventureuses et très ambitieuses. Moonsorrow est donc un groupe qui nous sort souvent de longs riffs, répétés quelques fois en moyenne, remplis de suspense, d'autres passages étant plus énigmatiques et mystérieux, l'auditeur ayant également souvent droit à des choeurs étant suivis ou précédés par les cris déchirants de Ville Seponpoika Sorvali.

C'est du moins ce que nous avaient prouvé les Finlandais à l'écoute de leur deux premières productions studio Suden Uni et Voimasta Ja Kunniasta, tous deux sortis en 2001 (A 10 mois d'intervalle, tout de même...). Deux ans après Moonsorrow revint sur le devant de la scène avec leur troisième album, étant annoncé en 2003, Kivenkantaja. L'album possédant déjà une pochette assez entraînante et bien la veine des deux prédécesseurs et droit dans l'état d'esprit du groupe.
Si cette pochette montre bien l'aspect de froideur et d'énigme de Moonsorrow, laissant l'auditeur sur un certain suspense, eh bien la musique ne s'en privera pas non plus ! Durant les six morceaux qui composent ce Kivenkantaja, on restera sur des morceaux assez longs, comme à l'habitude du groupe, tout en restant dans un esprit de combattant, de guerre et de Moyen-Âge...

Allant du très étrange « Matkan Lopussa », qui conclut l'album sur une touche très symphonique, bordée par une voix féminine et des choeurs dominant la majorité de la durée du morceau, avec de l'accordéon, jusqu'à « Unohduksen Lapsi » et ses riffs imposants et lourds, Kivenkantaja propose ici un véritable concentré de noirceur mélangée à une aventure sans précédent, les ambiances étant du début à la fin plongées dans l'esprit viking des membres du groupe. Aucun morceau ne se ressemble, chacun présentant une facette différente. Mais le meilleur morceau restera quand même l'abasoudissant « Tuulen Tytar/Soturin Tie », étant durant la quasi totalité de sa durée instrumental, provoquant des frissons avec les quelques discrets sons de vent, les diverses percussions et instruments folkloriques prenant le dessus, ainsi qu'un seul très court instant dominé par les choeurs. Le morceau (Tout comme les autres titres, mais encore plus fortement) provoquera des vraies sensations de bonheur à son écoute (En tout cas pour votre serviteur), l'émotion étant encore plus forte et présente que « Jumalten Kaupunki/Tuhatvuotinen Perintö », qui lui aussi est un morceau pourtant riche en rebondissements et surprises.

Vous l'aurez compris, Kivenkantaja est selon moi le meilleur album de l'histoire de Moonsorrow ; l'émotion et l'aventure sont plus présentes que dans tous les autres albums. Rien n'est à réellement reprocher, pas même une éventuelle linéarité ou quoi que ce soit. L'alliance des instruments est absolument parfaite, les musiciens sont tout simplement au top, Kivenkantaja marque donc un grand pas en avant dans l'histoire du groupe. Chaque morceau vous envoute à sa manière, et chacun fait tout ce qui est en son possible pour coller l'auditeur sur une grande et belle surprise. Moonsorrow nous sort donc un album énorme, sans réel défaut à préciser. A posséder sans broncher...

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Commentaire @ Kuroikarasu

29 Novembre 2004
Ahhhh, nos Finlandais « dansant » reviennent avec un album de choix parmi le petit monde du pagan/folk/viking. C’est enjoué comme du Finntroll (avec de l’accordéon), c’est épique comme du Falkenbach et c’est heavy comme du Borknagar. Excusez du peu mais on a toute cette qualité sur un seul album !! Les morceaux sont pour la plupart assez longs, permettant des introductions instrumentales très progressives, amenant des couches successives d’éléments folk et heavy du meilleur effet. Les guitares et la batterie sonnent la plupart du temps mid-tempo, secondées par de l’accordéon et divers instruments (enfin, je crois !). Des chœurs masculins résonnent très souvent en arrière fond pour suppléer le chant principal. Encore un album dont on ne se lasse pas et que l’on apprend à apprécier de plus en plus à chaque nouvelle écoute. Il est vraiment dur de définir le sentiment que l’on ressent à l’écoute de ce petit chef d’œuvre (oui oui, c’est un chef d’œuvre !) : on est littéralement transporté dans des temps héroïques lointains tant le côté épique ressort et on n’a qu’une seule envie, c’est d’attraper une épée et de partir à la découverte de terra incognita.
Cette sortie est dans la lignée des précédentes, avec un style évoluant assez peu, mais tellement efficace qu’il serait dommage de changer une formule qui fonctionne aussi bien. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas été enthousiasmé de cette manière par un album de folk, dont je ne suis généralement guère amateur... Une chose est sûre, tout le monde peut apprécier cet album et il serait dommage de passer à côté d’un bon moment en perspective comme celui-ci.
Aucun morceau n’est faible et tous sont mélodieux et agréables à l’oreille ; vraiment un must !! Sur ce, je vous laisse, j’ai une furieuse envie de trinquer au bon vieux temps...Une bière tavernier...

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Commentaire @ Psychosic

17 Juin 2011

Un chef d’œuvre d’émotion et de rêve, le sommet de Moonsorrow …

Après deux albums plutôt bien réussis, notamment le très guerrier Voimasta Ja Kunniasta, Moonsorrow rentre en studio en 2003 pour mettre en boîte son troisième album studio. Cet album porte pour nom Kivenkantaja. La pochette intrigue déjà plus que celle de VJK, qui donnait déjà à l’auditeur une impression guerrière. Ici, point de viking qui s’en va, mort sur son drakkar, mais une simple pierre au milieu de la neige, avec un symbole rouge dessus. Intriguante, cette pochette fût destinée à être celle d’un album culte, d’une montagne sacrée, d’un monolithe dégageant une aura bien particulière … Explication.

VJK, bien que très guerrier, souffrait d’un manque de mélodie Folk, ainsi qu’une mise en retrait du clavier par moment. Sur Kivenkantaja, non seulement le groupe supprima ces défauts, mais il alla au-delà de ces formalités. En cette année 2003, un monstre de Black Epico-Folklorique vit le jour, tout en assumant toutes les facettes dont il avait été doté. Que ce soit épiquement parlant (Jumalten Kaupunki) ou atmosphériquement et folkloriquement (Tuulen Tytär, Matkan Lopussa), chaque style est parfaitement travaillé, trouvant sa place dans les compositions. Ainsi, les guitares Black sont ajustées à la perfection, n’étant ni trop envahissantes, ni trop en retrait, se mariant avec le côté épique des compositions, pour mieux renforcer celui-ci.

La force de cet album réside également dans le fait que chaque morceau possède sa force, ou du moins sa particularité. Ainsi, «Jumalten Kaupunki» est certainement le titre le plus épique que le groupe n’ai jamais conçu, ou du moins l’un des plus réussis. Les ambiances guerrières distillées par le clavier sont ici à leurs apogées. «Tuulen Tytär», lui, fait enfin étalage du talent des finlandais quant à composer des mélodies folkloriques, d’une mélancolie à couper le souffle. Le groupe rajoute même un peu d’atmosphérique dans ce titre.

Mais que dire alors d’un Rauniolla, qui est un voyage à lui tout seul, nous immergeant de la meilleure des manières qui soit ? Que dire d’un Unohduksen Lapsi, sur lequel Ville Sorvali fait résonner ce chant si particulier, si impulsif, incitant à la bataille ? Que dire d’un Matkan Lopussa, sur lequel l’auditeur peut entendre une voix féminine, clôturant les combats avec une tristesse palpable ? Le constat est là : Moonsorrow donna vie à un monstre, un voyage si complet que l’on s’y replonge dès que la dernière note résonne dans nos oreilles. Folk, Black/Epique, atmosphère prenante, les finlandais enrichissent leur recette tout en gérant la cuisson. Au final, un chef d’œuvre d’émotion et de rêve, le sommet de Moonsorrow

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Hardos67 - 23 Juin 2011: Finalement t'as mis 18. Bonne chronique pour un album magnifique. Quel groupe !
Psychosic - 23 Juin 2011: Eh ouais, j'aurais mis 19 si y avait pas eu l'éponyme, mais bon. Détail détail ...
Hardos67 - 23 Juin 2011: Oui 18 c'est déjà bien. Tu m'as donné envie de le réécouter ;)
Psychosic - 24 Juin 2011: 18, c'est exceptionnel, ouais ! J'me concentre sur le Verisäkeet maintenant ...
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