Inquisition Symphony

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Nom du groupe Apocalyptica
Nom de l'album Inquisition Symphony
Type Album
Date de parution 22 Septembre 1998
Style MusicalHeavy Symphonique
Membres possèdant cet album465

Tracklist

1. Harmageddon 04:56
2. From Out of Nowhere (Faith No More Cover) 03:11
3. For Whom the Bell Tolls (Metallica Cover) 03:11
4. Nothing Else Matters (Metallica Cover) 04:46
5. Refuse / Resist (Sepultura Cover) 03:13
6. M.B. 03:59
7. Inquisition Symphony (Sepultura Cover) 04:57
8. Fade to Black (Metallica Cover) 05:01
9. Domination (Pantera Cover) 03:31
10. Toreador 04:22
11. One (Metallica Cover) 05:45
Total playing time 46:41

Chronique @ Lunuy

28 Juin 2011

Avec Inquisition Symphony, Apocalyptica confirme toute l’étendue de son talent

Juin 1996, Finlande. Quatre violoncellistes, Eicca Toppinen, Antero Manninen, Paavo Lötjönen et Max Lilja, sortent un album de reprises instrumentales de Metallica, réussissant l’exploit de fournir un son très proche du Heavy Metal sans guitares, ni basse, ni batterie (et sans « l’artifice » d’un quelconque échantillonneur ou synthétiseur).

Septembre 1998. Suite au succès inattendu de leur première réalisation, le quartet a repris son instrument à cordes académique de prédilection et enregistré (cette fois sous le label Mercury Records) un second full-length, Inquisition Symphony, le titre faisant bien sûr référence à la longue instrumentale de l’album Schizophrenia de Sepultura. Huit des pistes de cet opus sont des reprises ; les trois autres des compositions originales signées par Eicca Toppinen.

Musicalement, si l’on compare avec son premier album, Apocalyptica a choisi une approche différente sur Inquisition Symphony : les violoncelles sont en effet soumis à une distorsion très accentuée et les arpèges de celui chargé de simuler la guitare rythmique et le chant sont moins cristallins qu’auparavant. Le son devient ainsi nettement plus grave et plus agressif. Par ailleurs, il ne faut pas s’étonner si les sonorités ou le timbre sont assez différents entre les morceaux : sachant que trois des quatre compères finnois n’avaient pas un mais deux violoncelles durant leurs sessions d’enregistrement, ceux-ci devaient les alterner pour jouer tantôt un “ excessive noise ”, tantôt une “ euphonic melody ” (pour reprendre les termes du livret).
Car oui, les morceaux sont variés et ont un rendu sonore parfois très sec, c’est un fait, et ils sont d’ailleurs disposés dans la tracklist de manière à faire souffler le chaud et le froid, comme en témoigne, par exemple, l’enchaînement de la célèbre ballade (trop célèbre selon certains) “ Nothing Else Matter ” + le brutal et très saturé “ Refuse/Resist ” de Sepultura.

À l’instar du précédent “ Plays Metallica by Four Cellos ”, les reprises ne suivent pas forcément la durée des titres originaux, les compositions ayant été réarrangées par Eicca Toppinen de façon à ce que les violoncelles puissent suivre une progression qui leur soit plus adaptée. Mais, dans l’ensemble, le tempo originel est respecté. Les réorchestrations sont très réussies avec les titres les moins violents, musicalement parlant : “ Nothing Else Matter ”, le hit de Faith No More “ From Out of Nowhere ” ou les semi-ballades de Metallica “ One ” et “ Fade to Black ”, bien que l’on pourra regretter que cette dernière se voit ici amputée de son long solo final si entraînant.

Il serait hasardeux de dire si le groupe s’est techniquement amélioré en l’espace de deux ans ; peut-être a-t-il été trop ambitieux de reproduire avec leurs seuls instruments à cordes des morceaux de Thrash Metal aux sonorités complexes ou composites, comme “ For Whom the Bell Tolls ” (la reprise la moins réussie de Metallica, selon moi), le groovy “ Domination ” de Pantera ou les deux titres de Sepultura, mais saluons quand même la prise de risque qui donne des résultats pour le moins étonnants - mention spéciale pour “ Inquisition Symphony ”.

Pour être plus exacte, je dirais que le groupe a avant toute chose expérimenté, essayant de marier différentes harmonies Heavy ou « thrashisantes » avec les lourdes distorsions que peuvent leur offrir leurs instruments. Les trois titres originaux du groupe le prouvent : l’impressionnante intro et la relative sécheresse d’ “ Harmaggedon ”, les accords inquiétants de “ M.B. ” et les rythmiques successives de “ Toreador ” annoncent déjà les mélodies et coups de patte Thrash/Heavy plus élaborés des albums suivants des violoncellistes.

Inquisition Symphony, un album de transition ? Pas seulement. Même si certains titres pêchent un peu par leurs trop grandes dissonances, la succession de ces onze instrumentales arrive à dégager une atmosphère riche et tout sauf plate.
Apocalyptica confirme ainsi toute l’étendue de son talent. Et malgré le départ d’Antero Manninen, le groupe aura concrétisé ses efforts en l'an 2000 sur le monument mélodique Cult grâce à l’arrivée de Perttu Kivilaakso au sein du line-up.

4 Commentaires

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megalex1986 - 28 Juin 2011: "la célèbre ballade (trop célèbre selon certains)"

J'adore ce passage, en tous cas je la trouve plus agréable à écouter que l'original, peut-être à cause de mon amour envers le classique et le violoncelle. ^^

Pour le reste je t'ai déjà tout dit, ainsi que pour cette merveilleuse version de One dont tu as mis la video live.
Eternalis - 29 Juin 2011: NOthing Else Matters était très belle au hellfest oui...du coup, je me suis refais l'album juste derrière.

Et bien pas à dire, je trouve toujours qu'Apocalyptica pêche sur un album entier. Entre les récents qui ne sonne pas du tout comme des violoncelles (la prod de 7th Symphony est quasi thrash et tellement saturée que ça en est imbuvable) et les plus anciens plus intéressants mais quasi intégralement composé de reprises, j'ai franchement du mal à considérer ce groupe comme "majeurs".

Certes, ils ont apporté des choses, tentés et jouer du métal avec des violoncelles et sans guitares, il fallait le faire mais créativement parlant, j'ai toujours pensé que les finlandais ne suivaient pas la cadence...Inquisition Symphony est long vers la fin je trouve et se repose trop sur ses reprises de Metallica, Sepultuta ou Pantera (que de "...A" dis donc...).

Sinon, très bonne chronique, bravo à toi :)
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