In the Constellation of the Black Widow

Liste des groupes Grindcore Anaal Nathrakh In the Constellation of the Black Widow
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17/20
Nom du groupe Anaal Nathrakh
Nom de l'album In the Constellation of the Black Widow
Type Album
Date de parution 29 Juin 2009
Style MusicalGrindcore
Membres possèdant cet album174

Tracklist

1. In the Constellation of the Black Widow 04:45
2. I Am the Wrath of Gods and the Desolation of the Earth Music 02:24
3. More of Fire Than Blood 03:26
4. The Unbearable Filth of the Soul 03:32
5. Terror in the Mind of God 03:27
6. So Be It 02:33
7. The Lucifer Effect 03:57
8. Oil Upon the Sores of Lepers 02:48
9. Satanarchrist 04:41
10. Blood Eagles Carved on the Backs of Innocents 03:17
Total playing time 32:40

Chronique @ MakraM

16 Juillet 2009
Les mots Anaal Nathrakh proviennent de la formule prononcée par Merlin (Anál nathrach, orth' bhais's bethad, do chel denmha) et signifient Souffle du Serpent.
Le duo british s'est fait un nom dans le monde du Metal notamment grâce à son Hell Is Empty and All the Devils Are Here et au Hellfest. Son nouvel opus In the Constellation of the Black Widow (Le terme "Black Widow" fait référence à une espèce d'araignée, et non "veuve noire") suit le même chemin que son prédécesseur, mais évoluant et progressant dans un style musical hors du commun. Anaal Nathrakh est l'un des rares groupes fondateurs sachant maîtriser le Metal Apocalyptique, mais en restant le seigneur du domaine, et rabaisse les groupes les plus violents en simples créations pop destinées aux jeunes oreilles.

In the Constellation of the Black Widow, produit par le label Candlelight Records (AN aime changer de label), est donc le successeur du très excellent Hell is Empty(...) de 2007. Les parties musicales sont mémorables et incroyablement dévastatrices.
Anaal Nathrakh mélange colère, puissance, comme exaspération et mélancolie. Les mélodies créées et développées par V.I.T.R.I.O.L et Irrumator restent relativement simples, mais incroyablement originales et apocalyptiques, je pense notamment à More of Fire Than Blood, In the Constellation of the Black Widow, Satanarchrist et The Lucifer Effect (qui, en revanche, met un peu de temps avant de bien démarrer, bien que sa mélodie reste son point fort.). Le groupe a aussi fait des progrès en ce qui concerne le rythme. Ça n'est plus comme ses débuts où la batterie se contentait d'un blast beat à 240 et de finir le morceau comme ça. La rythmique est plus recherchée et sophistiquée. (Oil Upon The Sores of Lepers)

Des guitares lourdes, très puissantes, accompagnées par des cris à devenir muet, dans un fond de basse et de batterie battant les records de BPM, le tout donnant une impressionante sensation de perdition, colère et destruction.
Le travail d'Irrumator est surprenant, à la batterie, à la fois très rapide et extrêmement précis (parole de batteur !) Et place la guitare dans le centre d'attention, avec pour seules armes fureur et détermination. Le performance vocale de V.I.T.R.I.O.L est typique Grind Core. Cris à s'égosiller, grunt à la demande, mais aussi et surtout chant clair merveilleusement en harmonie avec le reste des instruments. Bien que part moment, sa voix me fasse vaguement penser à celle de Marilyn Manson.

Certains groupes préfèrent insérer dans leurs albums quelques chansons de répit, le temps de reprendre son souffle, bien qu'en général, la musique dudit groupe reste violente (exemple tout bête, Slipknot dans l'album Vol. 3 avec Vermilion et Circle). Cependant d'autres groupes ne respectent pas cette règle, Anaal Natnrakh en fait partie. Aucune chanson douce, que du carnage tout le long. On a beau aimer ça, tout un album, ça commence à faire lourd, point négatif de l'album. Sans compter que certains morceaux (peu nombreux) sont moins bons, comme le dernier, j'avais espéré avoir droit à une autre chanson de "bruit" comme Castigation and Betrayal de l'album précedent, comme pour "achever" l'auditeur.

Malgré ça, l'album paraît plus mûr et plus travaillé que les autres de la discographie. On constate une nette amélioration depuis The Codex Necro. Cependant, autre point noir assez perturbant, est le son.
En effet, l'audio est trop "crashy" à mon goût, j'entends par là un son "casse-oreille", comme si il manquait de basse dans l'égaliseur, ce qui a pour conséquence d'affaiblir légèrement la musicalité des chansons, et de rabaisser l'envie de mettre les watts.

Mais In the Constellation of the Black Widow reste un album de qualité, à classer dans les meilleurs de la discographie. Je le conseille aux amateurs de brutalité et de violence, car cet album a sa dose !
Avec ses nombreux hauts et ses quelques bas, il va faire beaucoup de bruit au sein de la communauté Metal internationale.

17/20
MakraM

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TheBlackDahliaMurder - 02 Avril 2011: Oh mon Dieu, j'ai faillie avoir une attaque quand j'ai lu "cette daube" ! C'est un poisson d'avril non ?
Jordanli - 06 Avril 2011: Omigod, Anaal Nathrakh, de la daube... Je crois que j'aurais tout vu... Tout mon petit corps fragile est littéralement choqué par cette phrase! Je pense franchement que c'est le meilleur album de toute l'actuelle discographie du groupe, alliant à merveille brutalité de gros barbare et passages... hmm... mélodiques? (surement une des raisons qui fait que l'on puisse classer ce groupe dans une autre catégorie que Grincore) Enfin, tout le monde voit le genre. J'espère que c'était un poission d'avril (ou jetez-lui des cailloux :D)
MrTuistosHerz - 19 Avril 2011: Non c'est pas un poisson d'avril. Cet album c'est de la merde c'est tout. Mauvais sous tous les aspects. Compos minables, que des mauvais enchainements, nul...
MakraM - 19 Avril 2011: D'accord, mais viens pas te plaindre quand les gens te diront que tu n'as pas d'oreille musicale...

T'as le droit de pas aimer, je dis pas le contraire, comme la plupart des gens le feraient, mais si tu persistes à qualifier l'album de "merde", je m'excuse, mais ta réflexion est proche de celle de ta critique...
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Chronique @ Eternalis

01 Fevrier 2010
« La folie est comme la gravité, il ne lui suffit que d’une légère poussé »
The Joker


Folie, démence et chaos…humanité et destruction…tant de termes similaires, tant de mots et d’émotions pour décrire l’homme et ses actions…autant de définitions d’un déséquilibre mental profond…
Décrire les émotions est probablement l’une des actions les plus délicates en littératures, les rendre vivantes par l’intermédiaire de l’art l’est d’autant plus. L’émotion, réelle et viscérale, perceptible et vivante, sifflante, prête à bondir et s’infiltrer dans nos corps. L’émotion, réelle et non programmée afin de pénétrer une case préétablie, symbole d’une expression devenue stéréotype et inutile. Mais l’émotion est vaste et diverse, et répandre la haine ainsi que le dérangement psychologique n’est pas aisé.

C’est pourtant ce qu’un duo britannique réussi depuis plus de dix ans. La respiration du serpent…Anaal Nathrakh. Duo inhumain et pourtant si proche de nous, ces âmes damnés mais si invisible de la masse, ont créé une œuvre qui semble dépasser tout ce qui fut un jour tenté dans le genre. "The Codex Necro" avait subjugué par sa brutalité primaire, "Eschaton" pour sa compacité et son impression étouffante de se retrouver enfermer dans une cellule capitonnée. Puis arriva un "Hell is Empty…and All the Devils are Here" qui détruisit tout sur son passage, à la production écrasante et guerrière, aux vocaux d’un V.I.T.R.I.O.L plus déchainé et malade que jamais, et surtout dû à l’apparition si intelligente de chant clair dans ce déluge de haine et démence black et grind. « Pour vivre un cauchemar, il faut savoir rêver… ».

Symboliquement, "In the Constellation of the Black Widow" suit la même voie, le chant clair est toujours présent, mais à l’instar de sa pochette ténébreuse, le rendu est bien différent. L’impression de charnier, de brutalité guerrière et démoniaque a disparu pour laisser place à une expression bien plus humaine, bien plus personnel, non plus l’expression de la haine de l’humanité mais de la folie d’une unique âme, des troubles de son créateur. Irrumator a une nouvelle fois composer un disque à part, déroutant de part sa brutalité extrême, et prouvant que Anaal Nathrakh était définitivement unique. Le titre éponyme s’ouvre sur une impression de plongeon, dans les tréfonds d’une âme…le son est lourd, pesant, suffocant…puis tout s’accélère. Un blast effréné prend un auditeur à la gorge et le lacère avec une brutalité sans nom, par des riffs incroyablement rapides et surtout des hurlements inhumains, saturés et complètement débridés. Pas un hurlement identiques, pas un mot chanté de la même manière, tout semble improvisé, chaotique…mais le chant clair refait surface, en superposition d’un growl bestial black, pour une impression de perte de contrôle. Que penser…des soli épileptiques parsèment le morceau à la bestialité impressionnante, partagé entre vocaux hurlés black, vomi grind, clair ou simplement synonyme de déséquilibre (ces râles malsains prenant la forme de rires démoniaques).

Extrêmement court et intense, Anaal Nathrakh, plus que jamais, fait respirer son art afin de le rendre encore plus percutant et paradoxalement plus extrême et sombre. "More of Fire Than Blood"impose un blast prenant la forme d’une ouverture sur la porte des enfers, ainsi qu’un premier solo d’une incision phénoménale. Tout n’est que folie et néant, mais il y a ce refrain, presque beau, littéralement désespéré, comme une minuscule brèche d’espoir à l’intérieur d’un esprit en proie à une impossible paix. Un refrain déchirant qui renforce toute l’agressivité de la double pédale et des hurlements damnés des couplets.

Musicalement, des lignes mélodiques éclaircissent le tableau érigé par les britanniques, afin de créer un contraste et de ne plus jouer sur l’aspect monolithique des compositions. "Terror in The Mind of God" ou "I Am The Wrath Of Gods And The Desolation Of The Earth Music" s’apparente néanmoins dans une lignée stylistique du groupe, une violence de tous les instants, une agression permanente, un nihilisme exacerbé en faisant l’un des combos les plus violents existants. Une brutalité renforcée par cette production extraordinaire de puissance et d’impact, faisant de chaque riff et de chaque coup de pédale une déflagration neurologique, un pas vers le gouffre, une lame s’enfonçant un peu plus dans la chair putride de notre corps (le second titre cité est un exemple d’hystérie sur deux minutes trente presque indescriptible par les images qu’elle renvoie et les sensations de haine qu’elle procure).

"So Be It", à la teinte également plus mélancolique et désespéré que purement brutale, démontre tous les talents vocaux de V.I.T.R.I.O.L, sachant véritablement faire ce qu’il veut de son organe vocal, d’un black écorché à un clair limpide mais si dérangeant et granuleux, presque scandé à des grognements bestiaux et primaires. Une ligne mélodique impériale en fait une ode presque accessible à la destruction. Le périple se termine presque comme il a commencé, sur un "Blood Eagles Carved On The Backs Of Innocents" débutant sur des samples d’aliénés. Mais tout semble encore plus fort, aliénant, fort, violent à l’extrême limite du supportable (l’on se souvient du final "Castigation and Betrayal") mais pourtant si mélodique sur le pont. Mais ce sont ces couplets de fou furieux, chantés avec une haine et une aliénation de l’âme si néfaste…comme si rien n’était plus…les tripes se tordent, l’espoir est perdu, plus rien n’existe, plus rien n’est important, tout est factice et futile. Anaal Nathrakh a simplement tout annihilé, espoir et désir, humanité et vie.

Il n’y a plus rien. Rien que la haine et les échos d’une violence incontrôlable et insoumise, une violence humaine…que l’on désire simplement ne jamais vivre. "In The Constallation of the Black Widow" est la bande son de l’horreur que jamais personne ne pourra vivre et raconter, il est la vision d’un chaos de la main de l’homme, d’une folie qui banni et prohibe tous espoir de guérison et de retour à la normale. Il est ce que l’humanité a engendré de pire et de plus puant et noir. Il est cet homme qui vit et respire dans sa camisole de force pour ne plus avoir à hurler. Anaal Nathrakh est simplement dans sa tête.

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Deathpair - 02 Mars 2010: Superbe chronique. Mon album préféré de leur discographique, plus brutal et en même temps plus mélodique que ses prédécesseurs. Et en effet ce petit côté, humain renforce le tout! Quelle énergie!
helltrain - 10 Juin 2010: Chronique excellente! On sent la passion transpirer à travers ta prose inspirée. Je n'ai relevé qu'un détail qui cloche: "C’est pourtant ce qu’un duo britannique réussi depuis plus de dix." Dix ans je suppose. En tout cas, encore bravo.
meuldor - 29 Septembre 2016: Bon j'arrive un peu après la bataille mais personne n'est choqué par la similitude entre On Darkened Wings de Marduk et Blood Eagles Carved on the Backs of Innocents de cet album? Quoi qu'il en soit, une tuerie ce skeud!
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Chronique @ Scoss

21 Juillet 2009
Voilà maintenant 3 albums qu'Anaal Nathrakh a défini son style novateur et sans concession et l'impose avec brio dans la sphère métallique extrême. Après un "Eschaton" en forme de grosse claque extrême et un "Hell Is Empty All the Devils Are Here" venu nous apporter la preuve qu'Anaal Nathrakh n'était décidément plus un groupe comme les autres, les voilà de retour avec "In the Constellation of the Black Widow".

Avant même la sortie de l'album, les chroniques fleurissaient sur la toile et l'on pouvait y lire que le groupe se répétait mais que cela restait efficace, mais rien n'était mieux que de se faire sa propre idée. Le premier constat de cet album : brutal de chez brutal!!! Le groupe se surpasse encore dans la brutalité et se vautre dans une barbarie sonore encore peu vue jusqu'à présent (si, sur "Castigation and Betrayal" sur l'album précédent). Ca blaste au-delà du raisonnable, le tempo a été relevé d'un cran. Les hurlements de Dave Hunt alias V.I.T.R.I.O.L sont toujours aussi torturés et hallucinants, sa polyvalence vocale (alternant entre hurlements écorchés et grunts sourds) toujours aussi précieuse. Et lorsqu'il se lâche complètement sur "I Am the Wrath of Gods and the Desolation of the Earth Music" pour nous sortir des hurlements dignes d'un aliéné mental passé sur la chaise électrique, un frisson nous parcourt la moëlle épinière et nous nous demandons si ce que nous sommes en train d'écouter est vraiment humain.

Si le groupe a (encore) repoussé ses limites en terme de violence, il s'est également surpassé au niveau des mélodies ce qui peut paraître contradictoire mais pourtant vrai. Les refrains en chant clair sont toujours de mise et ont même été particulièrement soignés prenant même une dimension nouvelle. En effet, si sur les albums précédents ceux-ci apportaient une dimension plus grandiloquente à la musique tout en restant très accrocheurs, ils sont désormais beaucoup plus épiques et véhiculent de véritables émotions. Le single "More of Fire Than Blood" en est à ce titre le meilleur exemple avec son refrain lent et mélodique posé superbement dans un morceau ultra violent. Toute proportion gardée, les refrains prennent désormais une dimension émotionnelle comparable à ceux de Vortex dans Dimmu Borgir.

Un gros travail a également été fait sur les mélodies de guitares, plus présentes que jamais sur les morceaux "Satanarchrist", "More of Fire Than Blood" et "Blood Eagles Carved on the Backs of Innocents" prouvant le niveau technique et le sens de la composition irréprochable de Mick Kenney.

Alors certes, la recette reste globalement la même, mais Anaal Nathrakh possède suffisamment de talent et d'intelligence pour l'adapter et donner une personnalité propre à chacune de ses offrandes. Le seul bémol de cet album, serait cette fin en queue de poisson totalement abrupte encore plus surprenante que celle de "Eschaton". Pour le reste Mick Kenney et Dave Hunt nous livrent un brûlot rageur, sombre, aliénant qui laisse tous les superlatifs derrière lui et dont la puissance de feu semble illimitée.

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Eternalis - 02 Août 2009: Très bonne chro qui laisse un sentiment chaotique de l'album...une brutalité inouie qui semble pourtant s'exporter vers des sphères commerciales (pas négatfi, je veux juste dire que le groupe vend).
Comme quoi, l'extrême musicalité fait vendre, une nouvelle preuve de notre penchant vers la brutalité ultime...de savoir jusqu'où nous pouvons aller, et AN en est probablement une clé de voute.
trashercorpse - 20 Septembre 2009: ma chronique du anaal nathrakh 2009 sur planet metal pour ceux que ça intéresse ... pas validée ici donc bon, faite moi savoir si elle vous a plu ^^ merci
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Commentaire @ HelMist

08 Juin 2010
Ah! Anaal Nathrakh, un nom synonyme de l'apocalypse, une réputation infernale les précède mais qu'en est-il vraiment pour moi qui avant «In the Constellation of the Black Widow" n'avais jamais entendu un seul de leurs disques, voire un seul de leurs morceaux?
Je découvre donc le souffle du serpent avec cet album. L'aventure commence avec le titre éponyme de l'album.

Une intro sombre et relativement épique où grondent des guitares au son massif, au tempo lent alors que l'on entend des cris de désespoirs et des grognements démoniaques de grande classe. Le vent souffle, on pressent une tempête. Pendant une minute, la pression monte et enfin, une voix annonce l'explosion. Un déluge de hurlements et de riffs des plus chaotiques, des cris extrêmement saturés nous assaillent jusqu’à ce qu’éclate un refrain épique et un poil dramatique accompagné d’une voix claire très dépressive et énervée à la fois. Et ça repart. Et on subit le même schéma. On a même le droit à un solo sympa. Les cris tout au long du morceau donnent parfois un côté industriel à la musique, sans doute grâce à la saturation extrême de la voix. Bref, ça commence bien mais ça semble un poil simplet dans la composition pour tenir les années. C'est ce qu'on se dit à ce moment. Pourtant, c'est bien dans ce morceau que se trouve une grande partie de l'essence de l'album.

Pour autant, la suite nous réserve bien des surprises, assez pour ne pas se lasser. Des vingt-cinq minutes qui restent le groupe va nous exposer plusieurs de ses délires pour que l’on puisse voir la brutalité sous plusieurs jours, le second morceau "I Am the Wrath of Gods and the Desolation of the Earth Music" est un chef d’œuvre du genre, extrêmement violent, il s'agit d'une partie qui "aère l'album" comme nous en retrouverons souvent. La dualité violence comme on en voit que trop rarement et mélodie dans la violence est très importante sur cette petite galette. Pour autant, l’œuvre nous renvoie à des passages intéressants, parfois très épique comme "The Lucifer Effect" après un bordel monstrueux ou "More of Fire Than Blood" sur le final qui d’ailleurs n’est pas sans rappeler le titre éponyme de l’album. Des passages industriels avec une voix hyper saturée parsèment les morceaux du titre. L’apothéose de l’album est bien son super final avec trois derniers morceaux dantesques où sur "Oil Upon the Sores of Lepers", on voit déjà un mixte entre groove, grind et black brutal, ce qui reste très impressionnant! Puis progressivement, nous avançons vers l'apocalypse dans des ambiances presque religieuses avant un final apocalyptique (du vrai Apocalypse Metal)car nous voyageons progressivement vers l'annihilation de toute forme de vie lors de ce voyage.

Quand on voit que l'album se finit là, on est déçu. Bon, il y a évidemment le problème des schémas très classiques mais Anaal Nathrakh n'est pas un groupe progressif non plus. Il y a de la brutalité qui nous défoule naturellement, quoi de mieux? On ne s'ennuie pas et on est vraiment plongé dans cette ambiance apocalyptique. Il faut dire que l’ensemble reste très cohérent, que la production est géniale. J'y retrouve plusieurs choses que j'aime dans plusieurs formes de metal, que ce soit le côté épique du power metal mélodique (à la blind guardian et pas rhapsody) ou même de heavy metal, les ténèbres du black metal ainsi que nombre de sentiments obscurs si fascinants, le son massif du death metal et l'envie de tout détruire du grindcore accompagné de certains effets sortis de la musique industrielle. Bon, ça reste très extrême, ne nous faisons pas d'illusion. Sans oublier l’utilisation du latin (So Be It) et l’impression parfois d’écouter une symphonie orchestrale (Satanarchist) Je conseille vivement donc cet album qui me semble l'un des meilleurs de l’année. Les défauts ne nuisent pas à l'écoute et d'ailleurs ne seraient pas des défauts pour tout le monde. Chaque titre a sa propre personnalité. Ce que je peux dire, c'est qu'après l'avoir écouté plusieurs dizaines de fois, je ne suis toujours pas lassé mais plus... accro.

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_Nathas_ - 10 Juin 2010: Tu m'as donné envie de l'écouter!
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