Hegemony

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Samael
Nom de l'album Hegemony
Type Album
Date de parution 13 Octobre 2017
Style MusicalMetal Industriel
Membres possèdant cet album56

Tracklist

1.
 Hegemony
 03:47
2.
 Samael
 03:58
3.
 Angel of Wrath
 03:29
4.
 Rite of Renewal
 04:31
5.
 Red Planet
 03:58
6.
 Black Supremacy
 03:50
7.
 Murder or Suicide
 04:03
8.
 This World
 03:52
9.
 Against All Enemies
 04:31
10.
 Land of the Living
 04:12
11.
 Dictateur of Transparency
 03:58
12.
 Helter Skelter
 03:26

Bonus
13.
 Storm of Fire
 04:11

Durée totale : 51:46


Chronique @ Matai

19 Octobre 2017

"Hegemony" se révèle et se bonifie au fil des écoutes

Cette année marque les trente ans d'existence de Samael, groupe culte de la scène helvète. A travers le temps, les musiciens ont su garder une constance à toute épreuve, faire évoluer leurs musiques et nous embarquer dans un monde à mi chemin entre black metal, dark metal et metal indus. Cette année marque aussi la sortie du très attendu onzième album, "Hegemony". Samael n'est pas un habitué des longs délais entre deux opus, mais le fait est que six ans séparent "Lux Mundi" du nouveau rejeton. Pourtant, les morceaux sont prêts depuis 2013, mais c'est que le temps passe vite...entre la tournée anniversaire pour "Ceremony of Opposites" et le projet néo-classique de Xy (commandé par la ville de Sion), il y a de quoi oublier que les années s'écoulent. En tout cas, à cause ou grâce à cela, le groupe a eu le temps de bien peaufiner ses titres et revenir sur certains détails.

Samael s'est aussi entouré de personnes dont les noms parleront à beaucoup. On retrouve Waldermar Sorychta pour le travail des vocaux de Vorph, un producteur qu'on n'avait plus vraiment revu aux côtés de Samael depuis "Passage". Patrick Pidoux est de nouveau de la partie pour la création de l'artwork avec cet oeil rappelant à la fois le contrôle à la Big Brother et le symbole des Illuminati. Enfin, le départ du bassiste Mas a entrainé l'arrivée du talentueux multi-instrumentiste Drop (ex-Sybreed, ex-Rain), un très bon choix quand on connait l'influence de Samael sur ses anciennes compositions (en particulier sur Rain...).

C'est le titre éponyme "Hegemony" qui ouvre l'opus. Des cordes, une ambiance presque ethnique, un léger enrobage électronique, une grosse rythmique et des vocaux virulents, on retrouve étrangement un feeling à la "Solar Soul" saupoudré d'une aura dark à la "Passage". Un mid tempo efficace avec un refrain puissant et une variété des vocaux bienvenue.

Cet esprit à la "Solar Soul" est présent tout au long de l'opus, pas que dans les atmosphères mais aussi dans le mixage des guitares et des vocaux. Les mélodies et riffs nous y font aussi penser fortement comme sur "Samael" et son couplet à la "Walkyries' New Ride", ou "Red Planet" et son couplet typé "Architect". L'ensemble se couple généreusement à de gros relents "Passage" comme en témoignent les gros choeurs de "Angel of Wrath" (deuxième "angel" au compteur pour Samael), le piano de "Murder or Suicide" ou le lourd "Land of the Living".

Ceci étant, Samael a pris soin d'apporter pas mal de diversité à ses compositions. C'était déjà le cas sur "Lux Mundi" mais "Hegemony" pousse le bouchon un peu plus loin de ce côté. On retrouve pas mal de petites surprises et de subtilités, si tant est qu'on veuille bien se plonger dans les compositions. On a le côté dark massif et martial d'"Angel of Wrath", la dualité de "Red Planet" avec ses couplets atmosphériques et ses refrains vindicatifs, tranchant littéralement avec la brutalité de "Black Supremacy" (qui aurait très bien pu se situer quelque part du côté d"Above"). On a une batterie presque tribale sur "This World" et un feeling futuristico-pessimiste sur l'électronique "Against All Enemies". Sans oublier l'étonnante reprise du "Helter Skelter" des Beatles, considéré par le groupe comme étant le "prototype" du heavy metal. Je vous laisse découvrir.

"Hegemony" est un opus qui se révèle et se bonifie au fil des écoutes. Il faut passer outre les grosses touches "Solar Soul" / "Passage" pour découvrir quelque chose de plus complexe et diversifié qu'il n'y paraît. L'indus a cette fois-ci moins l'avantage car ce sont les parties orchestrales qui s'invitent tout le long des treize pistes. A l'instar de "Lux Mundi", on regrettera que les pistes les plus rapides et brutales ne soient pas plus nombreuses, "Black Supremacy" étant dans la même lignée que "The Truth Is Marching on". On regrettera peut-être aussi que Xy soit, encore une fois, le seul compositeur, d'autres influences seraient peut-être bénéfiques pour se renouveler...car même si "Hegemony" est de très bonne facture, on reste en terrain connu et les grosses nouveautés ne sont pas de la partie. Ceci dit, on sent malgré tout que Samael a encore pas mal de réparti et d'inspiration, un sacré tour de force après trente ans de carrière !

5 Commentaires

11 J'aime

Partager

Eternalis - 23 Octobre 2017:

"On reste en terrain connu.."

C'est totalement ça, comme c'était déjà le cas avec Solar Soul qui regroupait beaucoup d'idées et Lux Mundi qui, en plus, les compilaient mais avec une certaine fainéantise. On est loin des Passage/Eternal révolutionnaire ou des énormes (et fructueuses pour ma part, puisque j'adore ces albums) prises de risques que furent Reign of Light (mon opus préféré du groupe, même si très particulier) et Above qui s'il est très critiqué fut très osé autant pour sa brutalité que son aspect très synthétique.
Je ne ressens pas cette prise de risque sur Hegemony qui montre un groupe sur de sa force mais qui ne va pas au-délà. En revanche, j'ai trouvé la prod monstrueuse et le travail sur les vocaux dantesque de profondeur et d'aura noir. Quant à la reprise de Helter Skelter, elle est vraiment prenante et purement fasconné Samael. Un album qui passe tout seul mais sans vraiment marqué. Dans quelques mois, il sera impliqué dans la discographie des suisses mais sans réellement en sortir...
Bref, je partage complètement ton avis ;)

Matai - 24 Octobre 2017:

C'est ça. Moi je reste une addicte de Passage / Eternal et à chaque sortie de Samael j'ai un peu tendance à vouloir des morceaux qui se rapprochent de cette période. Y'a des éléments quand même sur cet album, même si l'ensemble me fait plus penser à des chutes de Solar Soul (y'a plein de passages qui s'en rapprochent). 

Je te rejoins sur la production (une vraie puissance!) et les vocaux qui sont très variés et très poussés, ça fait longtemps que j'avais pas entendu autant de profondeur chez Vorph (on pourra dire merci à Waldermar Sorychta, j'ai lu dans une interview qu'il avait coatché Vorph et lui avait permi d'aller bien au delà de ce qu'il avait l'habitude de faire ces derniers temps...)

Daweed - 26 Octobre 2017:

Tres bon retour de Samael ( que j avais laché sur l' album Above), martial, dense, inspiré.

witchfucker - 15 Décembre 2017:

21 ans (depuis l'excellent Passage) que je n'avais pas délié les cordons de ma maigre bourse pour m'offrire une oeuvre de Samael, et je me demande si je n'ai pas fait une connerie d'avoir boudé durant tout ce temps vu la qualité de cet album. Je ne connais pas vraiment l'ensemble de la disco de nos helvètes, mais je suis frappé par les similitudes de cette rondelle avec son illustre prédecesseur du siécle dernier.

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire