Eternal

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Nom du groupe Samael
Nom de l'album Eternal
Type Album
Date de parution 19 Juillet 1999
Labels Century Media
Style MusicalMetal Industriel
Membres possèdant cet album283

Tracklist

Re-Issue in 2007 by Century Media with 7 bonustracks and a different cover.
1. Year Zero 03:38
2. Ailleurs 03:55
3. Together 04:28
4. Ways 03:49
5. The Cross 03:21
6. Us 04:15
7. Supra Karma 04:33
8. I 04:01
9. Nautilius Zeppelin 04:12
10. Infra Galaxia 04:12
11. Being 03:12
12. Radiant Star 03:47
Bonustracks (Re-Issue 2007)
13. Ways (1st Mix) 03:46
14. Ailleurs (Alternative Mix) 03:55
15. Infra Galaxia (Alternative Mix) 04:09
16. Us (Instrumental) 04:11
17. The Cross (Instrumental) 03:18
18. I (Instrumental) 03:55
19. Ways (Drum 'n' Bass Mix) 03:48
Total playing time 47:23

Chronique @ Matai

09 Octobre 2009
J'ai découvert cet album en 2005, et par la même occasion, le groupe. En réalité j'avais lu dans une chronique que c'était du soi-disant 'metal cosmique', une appellation que l'on retrouve rarement, mais qui pourtant sert à qualifier certains styles de metal.

Il y a pourtant quelque chose d'exceptionnel qui se dégage de cet album. Rien à voir avec le black que les suisses ont l'habitude de nous offrir. Rien à voir avec une atmosphère malsaine, avec quelque chose de sombre. On se retrouve avec un album froid, atmosphérique et très électronique.

Froid par les claviers, présents sur chaque titre. Froid parce qu'en effet, on est bien plongé dans un autre univers, quelque chose de futuriste, comme si on était installé sur une station orbitale, dans l'espace ("I", "Nautilus and Zeppelin"). Froid parce que les titres sont courts, et que le chant plus modulé que jamais, mais bien agressif, semble nous refroidir et nous raidir sur place rien qu'à l'écoute ; les guitares, pratiquement au même plan que les claviers, jouent avec cette voix, jouent avec ces claviers, lancent des offensives et chantent ("Us", "Ways").
Quand je dis 'froid', je ne veux pas dire que c'est dénué d'émotions. C'est tout le contraire. Par cette froideur il se dégage un sentiment inexplicable, quelque chose qui nous attrape le cœur et nous empêche de réfléchir, quelque chose qui malgré tout, nous rend heureux, jusqu'à la fin de l'album.

Atmosphérique au niveau de titres tels que "Year Zero", "Together", ou "Infra Galaxia". Planant à souhait, peaufiné à l'extrême, le chant de Vorph, comme une complainte, est superbement en accord avec les guitares, lentes et calmes, et les synthés, qui nous sortent des sons pour le moins très électroniques (à noter que le groupe n'a pas les mêmes claviers que pour Passage, le précédent album). De cette ambiance planante se dégage aussi quelque chose de lourd, quelque chose d'oppressant. On est pourtant emporté par les titres, mais quelque chose nous met la boule au ventre, on est pressé, tout en ne l'étant pas, que les titres se terminent.

Électronique sur tout l'album. Il faut aimer les samples électroniques, les claviers omniprésents ... en gros il faut aimer les ambiances cosmiques sinon vous allez forcément trouver que ça cloche. Tous les titres sont électroniques, certains plus que d'autres comme "I" ou "Supra Karma", où les claviers chantent à tue-tête et nous entraînent, où la boîte à rythme, plus présente que jamais, nous convie à headbanger un bon coup. D'ailleurs, le titre "Ways", par son côté spatial, aurait pu se trouver sur la BO d'un film de Science-Fiction tant il est...electro. On n'entend pratiquement pas les guitares, en réalité elles sont comme effacées, ce sont les claviers et la boîte à rythme qui prennent le dessus, et la voix y est pratiquement étouffée au niveau du refrain.

J'allais oublier de mentionner les deux points d'interrogation de l'album. Les deux derniers titres "Being" et "Radiant Star" ont une ambiance bien différente. Ces deux titres se différencient du reste de l'album par leur rapidité : guitares agressives, chant tranchant, claviers peu présents. Des morceaux qui pourraient plaire aux premiers fans de Samael.

Pour ma part, Eternal est le 'bond' en avant dans la carrière de Samael. L'album précurseur avec Passage. Je dirais même l'album de la consécration. Samael n'aura jamais fait autant d'électronique que sur cet album-ci. Il marque le tournant de leur musique. Du black indus, électronique, quelque chose de bien différent de leurs premières compos. Un régal.

9 Commentaires

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Matai - 24 Septembre 2010: Pas grave, chacun son truc ;)
bojart - 09 Octobre 2010: j'ai acheté le disque en esperant que l'ambiance y soit aussi géniale que tu le décrit...j'ajoute que je vais preparer ma chro de cet album.

Si j'aime celui-là, je me jette sur le trés chaud et solaire "Reign of Light" ^^
zarkhan - 10 Octobre 2010: Excellente chronique pour un album que j'écoute toujours autant avec la même passion :-) Je ressens exactement les mêmes choses que Matai à l'écoute de ce joyaux. De nombreuses écoutes sont à prévoir pour en déceler toutes les subtilités. Un travail d'orfèvre. Petite rectification, le groupe utilise certainement d'autres synthés que sur Passage excepté pour le son des choeurs qui viennent de l'inséparable compagnon de XY à savoir le Korg Triton ;-)
ANDRAS - 13 Mars 2013: très bon album. à part le titre "supra karma" qui n'est pas terrible et que je zappe à chaque fois que j'écoute l'album. Le livret de l'album re-issue in 2007 est juste magnifique de la première à la dernière page.
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Commentaire @ Kivan

10 Septembre 2004
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’à sa sortie en 1999, Eternal ne m’avait franchement pas emballé. Mais maintenant, avec peut-être un peu plus de maturité musicale, je dois bien avouer que cet album est plutôt bon, sans toute fois atteindre le niveau d’excellence de son grand frère « Passage ».
L’album sonne nettement plus calme et moins incisif, moins rentre dedans. On a droit à beaucoup de synthés, souvent omniprésents, comme sur « Year Zero » ou « Together », pour de belles mélodies à la fois lourdes et aériennes.
Le chant de Vorph a également beaucoup perdu de son côté tranchant, redoutable.
Mais il n’en reste pas moins des titres très bon dans ce mélange de black, d’électro et d’indus.
Notons tout particulièrement le meilleur titre de l’album : « Together », lourd, puissant et captivant, bref, du Samael comme on l’aime, et comme on l’aimerai un peu plus sur ce cd…
Heureusement, un troisième opus ne devrait plus tarder à voir le jour à l’heure où je tape ces lignes.

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