Above

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Nom du groupe Samael
Nom de l'album Above
Type Album
Date de parution 06 Mars 2009
Labels Nuclear Blast
Style MusicalMetal Industriel
Membres possèdant cet album203

Tracklist

1. Under One Flag 03:43
2. Virtual War 04:04
3. Polygames 03:55
4. Earth Country 03:55
5. Illumination 03:31
6. Black Hole 03:38
7. In There 04:01
8. Dark Side 03:30
9. God's Snake 04:07
10. On the Top of It All 04:42
Bonustrack (American Release)
11. Black Hole (Verso Mix) 03:34
Total palying time 42:40

Chronique @ fabkiss

12 Mars 2009
Un an et demi après «Solar Soul», Samael, nous livre son nouvel opus, et il est plutôt surprenant
Et à plus d’un égard
Le seul réel rapport avec «Solar Soul» se retrouve dans l’esthétique de la pochette et sa référence «Art Nouveau», représentant, une espèce de Dieu ou de prêtre solaire païen, Egypto Inca, un Dieu, qui se révélera Serpent, et qui est le thème central du superbe livret et package de ce CD.
Samael, qui depuis «Passage», sans prendre vraiment ses distances avec les bases de son Black Metal propre qu’il pratique depuis l’origine, et qui avait déjà terriblement évolué entre «Worship Him»(production BM de base, mais BM de haut niveau) et «Ceremony of Opposites» (plus Thrashy, Speed et Prog), lui avait fait prendre une orientation esthétique, plus Progressive, Indus et Electro et un coté martial et épique, qui allait en s’accentuant, à chaque nouvel album, le faisant rejeté a chaque fois un peu plus par la communauté BM, en général, mais pas par ceux qui constituent la base des fans BM du groupe (comme j’ai pu le constater de visu, lors d’un concert à Lausanne) , et qui atteindra son paroxysme avec «Solar Soul», moins recherché que «Passage» ou «Eternal», mais comme une synthèse et une apothéose des 10 ans et des 4 album le précédent. en faisant l'album à la production la plus aboutie, et au style Electro Indus, presque indissociable de Samael.
Et bien que ne voyant pas trop ce que cela donnerait, je m’attendais, à une certaine continuité, vers plus de Technologie, de Martialité, et surtout, une musique (et c’est ça que les puristes lui reproche le plus) encore plus accessible, et risquant donc, de tombé dans un certain standard, pouvant faire doublon avec par exemple, l’excellent groupe, Deathstrars.
Mais, Samael, avec «Above», pratique, ce que l’on appel, une rupture.

Samael, change son fusil d’épaule, il change aussi son fusil….contre un lance rockettes, et a surement depuis, dû changé d’épaule. Samael, à radicalement changé, mais, de petits détails émaillent ici et là de la personnalité propre de l’entité Samael, à commencer par la voix bien que trituré, et surtout, le phrasé de Vorph, qui est surtout, la signature BM de Samael.
Mais que nous offre Samael en ce début 2009, quelle musique ? C’est là que ça se complique.
On pourrait qualifié ça de Black Thrash Death Metal Brutalo Technico Epico Melodico Heavy Power Double Kick Machin Truc, et le Double Kick, est très important, de la double, y en a partout, que ça en est même parfois, voir souvent chiant, ça pulse souvent presto, voir super rapido (300BPM au bas mot), et pas toujours à bon aloi.
Mais, après quand même 4-5 écoute, le coté chiant, et donc rébarbatif, surtout dû donc à la double, s’estompe, et la musique qui passait pour un mitraillage, se révèle.
Mais quand débute «Under One Flag» et que vous n’êtes pas prévenu, vous attendant à la suite de «Solar Soul», vous vous retrouvez le cul par terre, tellement la baffe surprend.
Une bonne grosse guitare Death vous saute dessus, doublée d’une grosse double à 300/360
Et chez Samael, c’est une 1ère, et ça surprend.
Bon, alors, c’est sur, c’est speed, Samael avait déjà pratiqué le rapide, mais pas à cette échelle
La double à un gros son de sulfateuse de 115 très «Power», la guitare de Mak, est tranchante comme une scie sauteuse, la basse de Mas, bien que n’aillant jamais été un point fort de Samael, mais toujours groovante et présente, se retrouve confuse, et j’en ai bien peur, pas du niveau pour suivre cette cavalerie et Vorph, usant d’un timbre également inédit chez Samael, beaucoup moins posé et martiale que sur les dernières productions du groupe, vu qu’il s’agit là, d’un chant hurlé, mais moins aigu qu’au début de Samael, un chant Black Death malheureusement un peu trop en retrait, qui vient des tripes, et accentué par un effet de saturation.
Voila en gros, pour la mise en place du groupe, et en gros, des morceaux, un Death Melo, gras rapide et Epic et un chant Black, pas malsain, mais un cri venant des tripes et à syllabes trainantes. En gros, parce que par exemple, « Dark Side », est franchement Black Metal, et «Polygames », malgré la production est le titre le plus classiquement Samael.
Il faut savoir, que «Above», à l’origine, aurait du être le nom d’un projet parallèle à Samael, comme Supuration et SUP, un même groupe, mais avec 2 orientations différentes, Samael, continuant dans son approche Prog et de recherche, et «Above», proposant les aspirations, disons plus radicales de nos Helvètes préféré. Mais que Samael, a au final, assumé et assimilé ce coté plus obscure et radical, plus en fin de compte «originel», et que le projet, est passé à la trappe

Le plus dur, étant pour le fan, et encore, celui qui connaît tout Samael, sais que la ligne droite, n’est pas le chemin qu’avait décidé de suivre ces Valois, habitué des routes en lacets de leur beau pays.
Mais pour ceux qui ne connaissent que «Eternal» ou «Era One» et «Solar Soul», ça va être dur

A retenir, les très bons «Earth Country», «Black Hole» et son orgue lugubre, l’Epique «On The Top Of It All» et l’étonnant «God’s Snack» offrant autant d’approche que d’écoute
Ainsi que, comme un clin d’œil, le remix Bonus très Electro de «Black Hole» limite Transe

Un album déconcertant aux 1ers abords, mais au final, bon et bien sur original, sans être fracassant.
Qui pourrait séduire un nouveau public pour Samael, mais aussi rebuter les plus sensible à disons, une relative «brutalité».

La grande question étant à présent
Mais comment serat donc le futur pochain Samael serat'il donc mais comment?!...

fabkiss

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Eternalis - 22 Mai 2009: Pour le black, je parlais de ce que disais Glad et la façade electro était la réponse à ton commentaire.
Voilà voilà...
 
GLADIATOR - 23 Mai 2009: "une partie de son identité black" , cad le retour à une brutalité plus primaire, même si on reconnait bien Samael et son côté electro...
un album foudroyant , qui peut en effet rebuter les fans...je le comprend très bien.
choahardoc - 08 Mars 2010: Une bonne synthèse de ce que les Suisses savent faire: rapide coup d'oeil dans le rétro 15 ans en arrière et progression musicale continue dans l'Electro Metal. Vraiment du bon boulot Fabkiss.
MikeSlave - 09 Novembre 2011: si on se penche sur la disco de samael cet album est tout simplement unique.Jamais Samael n'avait joué aussi vite et si violemment.
Ceci dit rien n'égalera l'énorme feeling de "ceremony of opposites".
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Chronique @ Matai

16 Mai 2009

Samael n'aura décidément pas perdu de temps pour nous sortir une nouvelle compo. En effet, un an et demi après Solar Soul, Above arrive dans les bacs.
Mais il faut tout de même noter un changement. Car Above n'est pas un album dans la continuité du précédent, ni même de Reign of Light. Above, c'est bien plus que ça. A la base, le nom devait être celui d'un groupe formé par les membres de Samael au complet. Quelque chose de différent, bien plus proche du Black Métal de leur début, où les musiciens devaient être masqués, histoire de ne pas les reconnaître. Puis finalement, le nom du groupe devint le nom de l'album et il fut enregistré sous le nom de Samael, le groupe n'ayant pas terminé leur "vrai" album et les fans étant de plus en plus impatients.
Alors, pourquoi vraiment l'intégrer à part entière dans la discographie de Samael?
Le groupe avait souvent remarqué qu'il manquait quelque chose entre leur deux albums Ceremony of Opposites et Passage. Le premier étant plus typé Black Metal et le second plus Electro. Pour eux, il y avait forcément un lien entre ces deux albums aux registres si différents, et ils s'étaient toujours reprochés de ne pas en avoir créé un. Finalement, le lien manquant, selon eux, c'est Above.

A la première écoute de Above, il est difficile de croire que cet album puisse réellement être le lien manquant. Bien trop rapide et tranchant comparé à Ceremony of Opposites, pas assez mélodique et incisif comparé à Passage, qui avait propulsé le groupe dans un univers électronique et cosmique.
Que dire d'un titre tel que Under One Flag, le titre qui vous propulse dans un univers de folie et débute l'album? Auriez-vous cru en achetant l'album que ça commencerait ainsi? Vous vous étiez attendus à quelque chose de plus chaleureux, un remake de Reign of Light, ou même, la digne continuité de Solar Soul? Râté. A vrai dire, l'intro est très révélatrice de l'album en lui-même: un moteur d'avion qui se met en route, et paf! Tout décolle, vitesse, saturation, riffs accrocheurs...et mélodie.
En effet, la première chose à noter sur cet album est la rapidité du rythme: les guitares sont extrêmements déjantées, limite saturées et rentre-dedans, mais un peu étouffées par la double pédale et grosse caisse d'une batterie plus vraie que nature, totalement déchaînée et frappée encore et encore à nous rendre complètement fou, même sur des titres plus calmes comme Dark Side ou Polygames. Une rapidité détonnant totalement avec la lenteur d'un Ceremony of Opposites, album qui se voulait presque étouffant. Ici, c'est un véritable rouleau compresseur qui s'abat sur vous. Et non, pas de l'électro, mais de l'extrême pur et dur

Deuxième chose à noter, et un peu plus embétant j'avoue, la voix de Vorph. On était habitués à quelque chose de juste, posée, mélodieux mais à la fois incisif, sur Above cette fois-ci, le chant est bien tranchant comme sur Passage, bien agressif, mais saturée, plus dans les aigus, et surtout hurlé, un chant qui vous en met plein les oreilles mais peu mis en avant et surtout monocorde, ce qui, à écoute prolongée, peut s'avérer barbant (On the Top of it All ou même In There).
De plus, continuons avec le barbant, les titres sont trop répétitifs! Les intros se ressemblent étrangement (Black Hole; God Snake; Dark Side), c'est-à-dire un bon riff de guitare et un pincement de corde de basse, ainsi que les dernières secondes, se terminant de la même façon, ce qui donne parfois l'impression d'avoir déjà entendu un titre. Adeptes de nouveauté et d'originalité, passez votre chemin.

Que dire toutefois de titres tels qu'Illumination, Black Hole et Earth Country?
Ce sont des titres magistrales, les bombes de l'album. Beaucoup plus taillés "Samael", ils ont réellement la faculté de transcender l'auditeur par leur puissance du début à la fin et notre envie d'en avoir plus! Les rythmes sont ultra-accrocheurs, très bien ficelés, la batterie, bien que tonitruante, a un jeu plus entraînant, plus groovy, les guitares sont écrasantes mais ô combien en accord avec cette batterie, le chant est crié mais toutefois mélodique tandis que les claviers, en arrière plan et peu mis en valeur, apportent un fond sonore des plus plaisants, mettant en avant le côté sombre de ces titres. Impossible de passer à côté, ce sont les meilleurs.

Un album potable en tout cas, bien extrême, bien agressif, qui mérite tout de même un 13/20, ne délaissons pas l'imagination du groupe, son originalité et son envie de faire ce qui leur plait. Les fans de la première heure seront sûrement aux anges tandis que ceux qui avaient suivi Samael en cours de route, disons à partir d'Eternal ou même de Reign of Light trouveront difficile l'accès à cet album. Leur musique n'avait jamais été aussi Black. Alors du coup, est-ce que Above est bien un album "à part", faisant figure de lien entre Ceremony of Opposites et Passage, ou est-ce le nouveau tournant du groupe vers quelque chose de plus agressif et sombre? Devons-nous dire adieu à la force novatrice d'albums tels que Solar Soul? L'avenir nous le dira.
Si vous portez votre attention sur l'artwork de l'album, vous remarquerez le côté Shaman du dessin: il s'agit du dieu serpent de la mythologie indienne, dieu que l'on retrouve bien évidemment avec le titre God's Snake, qui introduit d'ailleurs cet être supérieur. L'image du serpent en elle-même est très révélatrice de l'album et le résume. Comme un serpent, l'album vous prend au cou avec rapidité, vous mord et ne vous lâche pas, du moins jusqu'à la fin des quarante cinq minutes. Survivrez-vous à la morsure?

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swof - 28 Décembre 2009: Excellente chronique. Rien a rajouter.
jejehand - 31 Décembre 2009: Mention bombe en puissance pour "Illumination" !
Kissofsteel - 19 Fevrier 2010: Excellente chronique pour un excellent album.

Mon seul désaccord : je trouve que la note de 14 est sévère.... Mais ca c'est histoire d'appréciation personnelle.
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Chronique @ Eternalis

08 Septembre 2010
« On peut s'affranchir du monde pour se mettre à l'écoute de la voix de ses pulsions intérieures, issue de notre nature animale, non seulement liée à notre espèce, mais aussi à notre propre unicité. »

Abraham Maslow


A l’intérieur même du chaos sonore venant d’être créé, le dieu serpent explose et dévore le soleil…la noirceur s’empare du monde, la destruction a laissé place aux ténèbres…la guerre se termine, laissant derrière elle un champ de ruines, laissant présager plus de nuits encore.
La vie est un cycle…le cycle se veut circulaire…la circularité non linéaire…mais possédant l’idée de boucle. Et si une boucle venait aujourd’hui de se fermer…un cycle se termine…un autre est déjà prêt à envahir les pages vierges de la création…

Cet aboutissement, non pas d’un point de vue créatif, mais conceptuel, se nomme "Above". Samael, après vingt deux années de carrière, peut probablement se targuer d’avoir atteint un seuil de maturité artistique rare et surtout une éthique inattaquable depuis ses débuts. Sur le seuil de sa naissance, du haut d’un black metal qui cherchait déjà des solutions pour ne pas inexorablement se mordre la queue, les suisses livrèrent un "Ceremony of Opposites" qui alliait la froideur du black et de l’univers spatial délivré par des claviers ainsi qu’un filament non négligeable d’une lumière lointaine. L’heure de "Passage", "Eternal" et "Reign of Light" fut celui d’un long voyage vers les profondeurs stellaires d’un vide sidéral en terme de ressenti, d’un sentiment glaçant de plonger dans les strates les plus profondes de la galaxie…les guitares s’effaçant au profit de claviers de plus en plus présent, pour finalement devenir unique moyen d’expression sur un "Era One" des plus expérimental, occultant la guitare au profit d’un appel cybernétique à l’Orient.
"Solar Soul" marquait la fin d’un cycle…ou du moins voulait-il le faire en tentant de réunir les différentes facettes du quatuor suisses qui semblait avoir touché à tout dans sa féconde carrière. Malheureusement boursouflé par une trop grande envie de compiler ses idées, l’album souffre d’une forte incohérence dans son propos et, malgré le retour d’une production écrasante, s’essouffle dans la recherche vaine de proposer un paysage différent d’un morceau à l’autre, délivrant une perle clairsemée dans un désert de conformité chez ce géant d’avant-gardisme.

Là où "Solar Soul" aurait pu (dû ?) être le point de départ d’une nouvelle ère, c’est finalement "Above" qui remplira ce rôle laissé vacant. Si l’on occulte ce dernier ("Solar Soul"), "Above" s’exprime comme le parfait oxymore artistique d’"Era One" et "Reign of Light". Il est le retour à l’agression primaire et la violence bestiale, sans pour autant se fourvoyer de l’appellation d’un retour aux sources stérile et sans gloire. Ne cherchant pas à retrouver la négativité de la jeunesse, Samael tisse la toile d’un monde haché et anéanti par la haine et la furie, la brutalité et la démence, se jouant des conventions pour créer un monstre féroce et impitoyable qui ne relâchera désormais plus sa proie. "Above" est sauvage et définitivement brutal…
Black metal ? Pas forcément…Extrême ? Inévitablement…

Une nouvelle fois en dehors de quelconque étiquette, les suisses surprennent avec ce virage que personne n’attendant, se plongeant dans les méandres d’un chaos qu’il se plaisait à conter désormais de manière contemplative et non plus active. A l’instar d’un visuel shamanique mais d’un livret belliqueux et emplis de symboles (magnifique imagerie visuelle…), l’album ne relâche jamais une pression et une tension qu’il installe dès la première seconde. "Under One Flag" débute de manière brutale et intense, les guitares sont tranchantes, écrasantes, imposantes, scarificatrices, les claviers en retrait, la batterie n’est qu’un déchainement ininterrompu de double pédale et de blast intensif et synthétique (dans le sens positif du terme), créant une sensation de schizophrénie très rapidement…et ce chant…Vorph se montre plus intense et noir qu’il ne l’a été depuis des années. Volontairement mise en retrait dans un mix très brut mais laissant beaucoup de place aux machines, la voix de Vorph se veut comme la vision d’un dieu vengeur délivrant son courroux sur une humanité en berne. Oubliant les narrations ou les mélodies vocales, elle n’est que vocifération et hurlement pour une ouverture jouissive car, en plus d’être brutale, complètement innovante. Si "Reign of Light" brillait par son minimalisme et son introspection, "Above" est une mine d’idées. "Virtual War" continu de surprendre à travers des samples glacials et surtout un chorus monstrueux en superposition d’un blast qui ne s’arrête presque pas du morceau (Xy se montre plus métronomique qu’une machine…), ainsi qu’une ligne vocale d’une noirceur malsaine, mais étrangement lointaine. L’auditeur ne plonge pas directement dans le chaos…l’univers ne l’enveloppe pas, il n’est pas acteur…le son fait en sorte de le rendre spectateur de sa propre détresse, impuissant…immobile…

Immobile face à la noirceur d’un "Dark Side" qui, s’il s’ouvre sur un riff plus traditionnel, s’engouffre ensuite dans les atmosphères les plus tourmentées du disque, emplis de noirceur, particulièrement lorsque ce riff tournoyant et cisaillant se décuple pour laisser entrer les claviers si typique du groupe tandis que Vorph hurle « The Dark Side » en faisant traverser un frisson d’effroi dans notre échine. "Polygames", quand à lui, se révèlera la composition la plus aliénante et brutale jamais écrite par le groupe, broyant l’esprit de l’auditeur en miettes, Vorph y étant plus dogmatique et dominateur que jamais, impressionnant de férocité et d’inhumanité.
Oui Above n’est plus humain…"Above" est ailleurs. S’il n’est pas nécessairement au dessus, il est une autre faction d’un groupe qui n’ira jamais dans le sens de la route qu’il fonde. "Earth Country", dans cette optique, offre une certaine vision de l’avenir, entre l’album présent et la probable voie à suivre, pour l’un des meilleurs morceaux du disque, tout comme un "In There" au penchant un brin atmosphérique.

Un cycle se termine…celui d’"Above". Samael vient de prouver une nouvelle fois que chacun de ses opus possedait sa propre logique et son propre cycle…et si nous avons avec celui-ci l’intime sensation d’avoir touché au dernier élément qu’il pouvait encore oser maitriser (la brutalité pure et simple), l’avenir nous donnera certainement tort une nouvelle fois. Une chose est sure, après des albums marquants par leur caractère unique et novateur, puis un disque décevant par son manque de prise de risque, les suisses reviennent à leurs propres fondamentaux. Ceux d’ouvrir la voie vers un futur toujours aussi obscur…le monde n’est plus qu’un tas de friches…c’est sur ces ruines encore fumantes, qu’il faudra créer une nouvelle exploration musicale…

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masterofpuppets47 - 09 Septembre 2010: Je rejoins Amon et Matai, ta chronique m'a néanmoins donné envie d'essayer de m'y replonger mais pour l'instant cet album m'a jamais vraiment accroché.
Eternalis - 09 Septembre 2010: Je dirais même qu'il s'est installé dans mon trio du groupe...:)
bojart - 27 Septembre 2010: Merci pour cette super chronique, joffrey ;)

Demain je m'offre soit "Majestic" de Gamma Ray" soit l'album chroniqué ici; On verra + tard pour "Eternal" ^^
bojart - 27 Septembre 2010: Tu m'as convaincu Jo'!

Désolé ma ptite Matai.
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Commentaire @ placentA

14 Mai 2009
J'ai acheté cet album par hasard, je connaissais le nom du groupe et le style affiché (black électro) m’attirait.
Commençons par la pochette, elle est très spéciale, le style est assez indéfinissable.
Elle représente le dieu serpent dont parle la chanson God's Snake. Le design mêle des sortes de projection d'encre à des traits plus maitrisés et repose sur des couleurs noires, blanches, grises et marron. Elle représente bien l'album, elle est étrange mais sans tomber dans l'excès, elle mêle les ténèbres et la lumière (soit le coté black et le coté électro de l'album).

A la première écoute, cet album m'a paru vraiment trop répétitif. Mais en l'écoutant plus attentivement, j'ai appris à apprécier le style particulier de ce groupe. On remarque que dans toutes les chansons, le son est extrêmement propre, on n'est vraiment pas dans de la musique underground. Pourtant, malgré ça, la musique reste difficile d'accès (mais peut être étais-ce moi qui était réfractaire à ce style ?). Sans doute la faute à la voix du chanteur, que je trouve très (trop?) saturée et monocorde, mais aussi à la batterie excessive, la double pédale est utilisée a outrance, même sur les morceaux plus lents, et à ces percussions qui couvrent trop souvent les riffs de guitares. Des riffs qui sont simples, mais très efficaces. Cet album, malgré son originalité, ses guitares incisives et sa batterie surpuissante et étouffante, est très répétitif. On note effectivement des ressemblances curieuses, comme celles de Virtual War et de Black Hole, par exemple. Malgré ces défauts l'écoute reste captivante jusqu'au bout, et ce grâce a des Passages épiques et monumentaux comme dans Black Hole, ou le clou du spectacle : On the top of it all.

Pour conclure, on peut dire que cet album a d'énormes qualités, comme les riffs de guitares simples mais efficaces, la batterie monolithique qui donne un rythme effréné à cette œuvre. Mais il a aussi des défauts majeurs comme la voix trop monocorde, et beaucoup trop saturée, et aussi, les morceaux qui affichent des similitudes vraiment trop frappantes.
Malgré tout cet album s'en sort bien et ne sera certainement pas mon dernier achat de Samael.
Je lui donne un bon 15/20.



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Commentaire @ Exyel

18 Août 2009
Samael est un groupe d’origine suisse qui au début de sa carrière avait marqué les esprits par un black metal des plus puissants et qui sortit en 1992 une des perles du genre, j’ai nommé « Blood Ritual ». Peu a peu, le groupe a pris un chemin différent et c’est finalement enfoncé dans les méandres d’une musique industrielle, teintée d’électro et de sons que l’on pourra qualifier de futuristes. Et voila que finalement en cette année 2009 Samael nous revient avec un album de black metal du début, «  12012 », et qui tranche radicalement avec les voies qu’avait empruntées le groupe les années précédentes. Lors de la première écoute, je fus immédiatement choqué. En effet comment Samael, un groupe que j’apprécie vraiment beaucoup, avait-il pu oser sortir une galette d’une tel médiocrité. Rien, je ne ressentis rien lors de cette écoute, alors que le black doit faire passer toute sorte de messages... « 12012 » ne me donna rien de ce que j’attendais d’un album de ce genre.
J’ai alors pris mon courage à deux mains et j’ai réécouté cet album plusieurs fois de suite, mais rien n'y fait, il ne passe pas, mais alors pas du tout.La musique est sans relief, Samael c’est contenté de la facilité. A l’écoute de l’album aucune musique ne ressort, on martèle la double pédale à tout va pour donner un semblant de violence et voila, c’est tout, les breaks sont quasiment inexistants et lors de leurs rares apparitions ils sont d’une médiocrité affligeante. Et ne parlons pas des riffs qui sonnent plats et dont aucun ne semble si différent du précédent. Pour moi cette galette et encore une fois de plus la preuve que des groupes de renoms et qui ont une bonne réputation préfère parfois sortir des albums au dépit de l’inspiration et de la volonté d’offrir de nouvelles expériences. La seul question à se poser à la fin de l’écoute de cet album est de se demander pourquoi Samael a décidé de changer subitement de voie et pourquoi ont-ils bâclé à ce point leur travail. A présent mon seul espoir réside dans le fait que leur prochain album signera le retour d’un grand Samael, et espérons que l’année 2009 ne soit qu’un faux pas de leur part. En attendant, « 12012 » ne peut recevoir que ce qu’il mérite, c'est-à-dire finir dans mes toilettes et qu’on arrête d’en parler tout simplement.

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widomar - 25 Fevrier 2010: Si tu trouves cette musique plate, je dirai en toute franchise que ta chronique l'est tout autant crois moi...
J'écoute Samael depuis ces débuts (en gros) et quand ils en sont passé à l'électro je ne m'en suis pas arrêté là... Il faut accepter aussi le changement ou les retours aux sources.
Si tu mets 2 à cet album et bien je me demande réellement ce que d'autres album valent...
EternalTearsOfSorrow - 09 Septembre 2010: Alors là je suis totalement d'accord avec ce commentaire. Je ne possède pas cet album, mais je connais pas mal de chansons de ces valaisans (région de Suisse), et franchement, j'ai simplement horreur... Je ne vois pas ce qu'il y a de particulier dans cette musique... Mais bon... Chacun ses gouts
mickael69 - 08 Octobre 2010: Oui une régression totale cet album!!!
Skullface35 - 15 Avril 2012: Une bombe comme tout leurs albums.
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