F.E.A.R.

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Nom du groupe Papa Roach
Nom de l'album F.E.A.R.
Type Album
Date de parution 27 Janvier 2015
Style MusicalNéo Metal
Membres possèdant cet album46

Tracklist

1. Face Everything and Rise
2. Skeletons
3. Broken As Me
4. Falling Apart
5. Love Me Til It Hurts
6. Never Have to Say Goodbye
7. Gravity (ft. Maria Brink of In This Moment)
8. War Over Me
9. Devil
10. Warriors (ft. Royce Da 5'9'')
Bonustracks
11. Hope for the Hopeless
12. Fear Hate Love

Commentaire @ WorkOfArt

04 Fevrier 2015

P.R.O T.O.O.L.S And Rise

Mine de rien, voilà un peu plus de 15 ans que Papa Roach nous balance son néo-metal qui, depuis, a mué en un Rock US forcément un peu formaté – style oblige – mais non dénué d'intérêt. « The Connection », précédent opus du groupe, avait d'ailleurs conforté la position de Papa Roach dans ce style, après un « Metamorphosis » (2009) plus glam (Mick Mars pose d'ailleurs un solo sur cet album). Autant le dire tout de suite, F.E.A.R est dans la droite lignée de son prédécesseur direct : durée des chansons formatée pour squatter les ondes (pas une seule de plus de 4 minutes!), production triturée d'effets (nous y reviendrons), et bien entendu, des refrains tous plus accrocheurs les uns que les autres.

F.E.A.R donc, acronyme de « Face Everything And Rise ». Affronter ses peurs, tourner la page, trouver la foi, blablabli et blablabla... Pour être très aimable, je ne m'étendrai pas plus longtemps sur ces réflexions philosophiques, dignes d'un adolescent de 15 ans, pour en venir à ce qui nous intéresse le plus ici, à savoir, la musique, à commencer par le son du disque.

Oeuvre de Kevin Churko (Five Finger Death Punch, In This Moment, Ozzy Osbourne...), celui-ci est complètement surfait, gavé d'effets et lisse au possible. Non pas qu'un son clair et moderne soit désagréable lorsqu'il sert les compositions, mais tous ces albums qui se ressemblent chaque fois un peu plus entraînent le désagréable sentiment d'écouter toujours la même chose. De l'aveu même des musiciens, simulateurs d'amplis, logiciel Pro-Tools et autres plug-ins ont été les principaux ingrédients de la mise en boite de F.E.A.R. Un exemple flagrant est donné avec « Warriors » et son intro au synthé, qui pourrait presque passer en boite de nuit. Bref, on décèle un manque de personnalité assez dommageable dans ce domaine, l'album risquant fort de mal supporter le poids des années.

Fort heureusement, le son ne nous empêche pas de profiter de morceaux pour la plupart énergiques, avec un riffing souvent accrocheur à défaut d'être original (« Face Everything And Rise », « War Over Me », « Broken As Me »...). Le meilleur moment est sûrement formé par la doublette « Falling Apart » et « Love Me Till It Hurts » (super refrain!), deux morceaux bien construits et qui se démarquent un peu par leur ambiance du reste. Le titre bonus « Fear Love Hate » aurait, quant à lui, largement mérité de figurer sur l'opus, avec son riff beaucoup plus heavy que la tonalité générale de l'album et un refrain rageur. « Never Have To Say Goodbye » est, quant à lui, l'exemple type du morceau hyper calibré qui montre un savoir-faire indéniable, avec sa mélodie qui reste en tête, sans toutefois sortir des sentiers battus. Autres défauts notables : pas un seul véritable solo ne pointe le bout de son nez, et la construction des morceaux est plus que banale, avec des breaks n'excédant jamais les 30 secondes, se contentant la plupart du temps de balancer à nouveau le riff principal de la chanson, mixé différemment et avec quelques effets. Quelques clics de souris ont d'ailleurs certainement permis de rallonger des chansons qui tournent en rond rapidement (« Broken As Me », « Devil », « Warriors »... ).

Alors, que dire de plus ? F.E.A.R n'est pas un mauvais album, c'est évident. Mister Shaddix et ses compères ont la science du refrain qui reste en tête, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Néanmoins, le groupe devra veiller à faire évoluer sa formule la prochaine fois, au risque de lasser une bonne partie de son auditoire. Papa Roach devra notamment prendre des risques au niveau du son, afin d'éviter un formatage passant mal l'outrage du temps.

6 Commentaires

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hadsonners - 05 Fevrier 2015: Oui je suis ok avec toi, même si ça n'aurais pas fait une longue chronique le propos me semblait suffisamment développé pour être validé en tant que chronique.

Enfin, très bon commentaire en tout cas, détaille peut être un peu plus la prochaine fois.
ShangXiang - 16 Fevrier 2015: Papa Roach me berce depuis mon adolescence et j'ai apprécié cet album. Même si le précédent a tout de même ma préférence.F.E.A.R conserve toutefois un peu trop de passages électro. à mon goût et j'aspire à une évolution pour le prochain opus. Un bon album tout de même. Vivement les retrouver sur la mainstage 2 du Graspop de cette annéé pour voir ce que tout ça donne en live. Merci pour cette chronique.
SilverClimber - 25 Août 2015: Personnellement je trouve le dernier Disturbed bien plus intéressant et surtout méritant que ce skeud de Papa Roach qui sans être fonciérement mauvais, sans que je me ramène avec le kit débutant du "le thrash old school et motorhead ya que ça de vrai blablabla..." cette hyper-mega-surproduction m'a gâché le plaisir de l'album. Je veux bien qu'on rajoute une couche artificielle en post-prod pour alourdir le tout ça peux être très bien (October Falls). Mais ici le fait est que l'on entend moins bien la musique, les scream et autres cris plus ou moins conventionnels qui perdent leur véritable impact, les riffs ont moins de mordant... Bref on a la même sensation frustrante que lorsqu'un train passe alors qu'on est en conversation téléphonique à la gare et ça veut bien dire ce que ça veut dire... Après je ne demande qu'à voir comment ils gèrent ça en live mais pour ce qui est de l'album, je viens écouter du néo et je me retrouve sur la radio... Je ne crache pas sur les prods moderne comme on peux le voir sur le dernier Fear Factory ou dans un autre style, le dernier B4MV, mais ici c'est vraiment trop et au final si à la radio ça passe, sûr ma chaîne, avec ce disque, je finis par m'ennuyer...
Celldweller55 - 14 Janvier 2016: Accrocheur mais formaté, j'approuve la chronique.
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