Dial Hard

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17/20
Nom du groupe Gotthard
Nom de l'album Dial Hard
Type Album
Date de parution 1994
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album118

Tracklist

1. Higher 04:32
2. Mountain Mama 03:52
3. Here Comes the Heat 03:01
4. She Goes Down 04:52
5. I'm Your Travellin' Man 05:25
6. Love for Money 03:40
7. Get It While You Can 05:42
8. Come Together 04:47
9. Dirty Devil Rock 04:15
10. Open Fire 04:56
11. I'm on My Way 05:57
Bonustracks
12. Good Time Lover (Live) 05:12
13. Rock 'n' Roll (Live) 04:45
Total playing time 50:59

Chronique @ EternalTearsOfSorrow

17 Juin 2011

Un vrai symbole de crise, qui marquera, et qui fera beaucoup de plaisir à entendre...

L'homme est un spécimen de vie très spécial et fascinant... Tout être humain, s'il en a la chance, vit selon le même chemin, pouvant se passer très doucement, mais sûrement : cet être naît, ensuite il dit ses premiers mots, il grandit, il passe une période très mouvementée qu'est l'étude, par la suite il travaille dur, il prend sa retraite et pour finir, il meurt. Mais pendant toute cette phase se passe une période pouvant être affreuse pour certains, remplie d'angoisse, d'anxiété pour le futur, de larmes, de tristesse, de mal-être, pouvant également montrer de l'agressivité, presque abusivement, ce qui dépend en effet de la personne concernée. Je parle bien entendu de la fameuse crise d'adolescence. On pourrait comparer cette intense expérience au début de la discographie de ce groupe qu'est Gotthard. Un an à peine après la sortie de leur premier album, éponyme qui plus est, Gotthard se décida à sortir un nouvel album, appelé Dial Hard. Justement, le premier album était déjà, pour un début, assez bien abouti, agréablement surprenant, faisant penser à cette naissance de Gotthard, poursuivie par la croissance. Si je parle de crise, pour ce nouvel album, c'est que tout bonnement, ce Dial Hard est très persuasif, tant il est agressif. Si l'on passe rapidement en revue la pochette, on peut déjà apercevoir un clavier, vierge, délabré et sans couleurs, sans vie, faisant quant à lui penser à cette vie plongée dans le mal-être.

Et la musique fera également ses preuves ! Lorsque l'on écoute, par exemple, le morceau faisant débuter cette tornade "Higher". Ce morceau laissera Steve Lee nous rappeler sa voix qui nous avait tant éblouis lors du premier album, commençant par un bout de chant, qui montera vite dans les aigus, et dans l'agressivité, suivie par un break monumental, accompagné de notre bon vieux Leo Leoni, qui n'a non plus rien perdu de sa capacité remarquable, débutant son jeu de guitare avec une sorte de simulation de moteur de grosse moto, toujours accompagné de la batterie, nous offrant des descentes de toms toujours aussi époustouflantes. Décidément, le comique et agréable à vivre Hena Habegger est toujours ici pour nous offrir des démonstrations plus qu'exemplaires... Cependant, cette crise se terminera tout de même par une ballade, comme évidemment tous les albums du groupe, encore à nos jours, "I'm on My Way", titre également évocateur de cette angoisse pour le futur de la vie de l'homme, commençant par une magnifique mélodie à la guitare, poursuivie par un refrain aux ambiances désespérément émouvantes (et dans le sens positif du terme !). Ce morceau aura de quoi terminer en beauté l'album le plus dur et agressif de toute la carrière de Gotthard. Un autre morceau très évocateur, notamment le titre, et plus particulièrement dans la passion pour le sexe que certains adolescents ont lors de leur crise : "Love for Money". Morceau déjà très intense auquel le chant nous redonne des cris de terreur, sans abandonner la batterie mid-tempo, la guitare toujours assez importante, très présente.

Après ces titres très évocateurs, attaquons nous à certains morceaux plus originaux, tels que "Mountain Mama", qui est, ou plutôt, était encore dans les derniers concerts. Alors que la batterie nous éblouit avec son rythme toujours très intensif, Leo Leoni nous fera part alors d'un chant très particulier, faisant sortir un son très bizarre, presque en même temps que Steve Lee au chant, ainsi que certaines trompettes quelque peu présentes à certains moments du refrain. Les autres morceaux de cet album sont eux aussi très intéressants, tout comme "I'm Your Travelin' Man", "Here Comes the Heat", avec sa puissance et sa rapidité, "Dirty Devil Rock", "Come Together", et encore certains autres. Le seul minuscule bémol que l'on trouvera parmi cet album est "Get a While You Can", plutôt moins digne d'intérêt, comparé aux autres.

Gotthard frappe très fort avec cette crise, avec de l'agressivité à souhait, rapide, également, très imaginatif et varié, qui ne lassera pas l'auditeur de sitôt, et qui sera également un des meilleurs albums du groupe avec Domino Effect, sorti en 2007. A consommer sans hésiter...

12 Commentaires

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Aliveandrock - 22 Juin 2011: Je rejoins un peu Zaz sur le com. Disons que le mal être dont tu parles me rappel davantage Kurt Cobain et Nirvana, traitant d'un mal de vivre commun à toute une génération de jeunes (l'effet guerre du Golf). Gotthard est en effet bien plus enjoué à faire ressentir de la joie que du mal être. Dommage que tu es ressenti tout cela en écoutant cette galette, mais bon, tout le monde n'est pas connecté pareil, les émotions restent propres à chacun. Merci en tout cas pour cette chro !
EternalTearsOfSorrow - 23 Juin 2011: Je savais que cette chronique-ci ne pourrait pas plaire à tous les lecteurs. Car je tenais vraiment à parler de cette sensation différente que j'ai ressenti à l'écoute de cet opus, alors que je sais pertinemment que Gotthard n'a pas cet état d'esprit. Mais je voulais pour une fois parler presque intégralement de mon ressenti à propos d'un CD. Merci pour ton commentaire, tout de même ;-)
kinkin - 08 Mai 2012: En tout cas, quelque soit le ressenti, c'est encore un bon album de Gotthard.
Merci pour la chronique
tbc85 - 13 Décembre 2012: je viens d’acquérir cet album et j'adore. Il est excellent. Gottahrd mérite amplement la reconnaissance. Merci pour ta chronique. Et en effet "Come together" version Gotthard envoie grave.
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Chronique @ dark_omens

06 Novembre 2014

Varié, efficace, attendrissant, charnel mais aussi électrisant et intense...

Dire que le premier album éponyme des Suisses de Gotthard avait véritablement enthousiasmé ceux toujours avides de nouvelles sensations qui l'avaient découvert, est un doux euphémisme. Il apparaissait donc évident que le second effort de ces Helvètes, après un premier album défendant un Hard Rock US efficace et épuré, mettant notamment en exergue les remarquables aptitudes de son chanteur Steeve Lee et de son guitariste Leo Leoni, était attendu avec impatience. Et c'est en cette année 1994 que ce deuxième effort, intitulé Dial Hard, va mettre fin à cette attente.

Ce qui frappe d'emblée, à l'écoute de cette nouvelle œuvre, c'est la teneur notoirement plus agressive des morceaux qui la composent. On peut y entendre, en effet, une ferveur musicale supplémentaire exprimée, notamment, par ces riffs clairement plus incisifs et extrêmes que ceux apparaissant sur le premier album de ces Suisses. Ce regain de virulence musicale, nous offrant quelques moments à l'énergie phénoménale tels que Here Comes the Heat, She Goes Down ou Open Fire, démontre la volonté de Leo Leoni de donner un surcroît d'efficacité à des morceaux qui, pourtant, n'en manquaient pas jusqu'alors. La vigueur nouvelle de cette créativité, mise formidablement en exergue par les dons remarquables du guitariste pour composer des riffs à l'efficacité admirable, conjugué à la sensualité émouvante de la voix superbe de Steeve Lee, offre un contraste délicieusement saisissant sur ces titres.

Mais Gotthard n'est pas de ceux qui s'enferment dans un concept unique, aussi bon soit-il. De telle sorte qu'outre les titres plus sémillants et plus ardents déjà évoqués, règnent, en ce Dial Hard, beaucoup de nuances salutaires et de variété indispensables pour ne pas laisser sombrer l'esprit de l'auditoire en un ennui profondément ennuyeux. Ainsi, des titres plus posés tels que les excellents Mountain Mama, Travellin Man, Get It While You Can, Come Together, version revisitée du classique des Beatles, mais aussi, par exemple, Dirty Devil Rock, offrent à ce plaidoyer un vernis aux teintes multiples loin de la monotonie angoissante de ces œuvres monochromes.

Seuls des titres tels que Higher et I'm on My Way sembleront en-deçà de l'exemplarité du reste de ce méfait. Le premier, bien trop classique, ne parviendra pas totalement à nous séduire. Quant au second, une power ballade exaltée au romantisme pourtant très attendrissant, il ne parviendra pas à nous faire oublier, et ce, malgré d'évidentes qualités, l'excellence d'un All I Care For composée pour la précédente œuvre du groupe.

Quoi qu'il en soit, ce second opus des Helvètes de Gotthard est un album remarquable à de nombreux égards. Varié, efficace, attendrissant, charnel mais aussi électrisant et intense, les adjectifs élogieux seront nombreux pour qualifier un opus dont la simple écoute suffit à nous convaincre que ce groupe, fort de seulement deux albums, est parvenu, de manière tout à fait méritoire, à se hisser parmi les plus illustres du genre. L'exploit d'une telle consécration est d'autant plus notoire qu'en cette période, aujourd'hui révolue, la concurrence était alors rude.

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