Firebirth

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Nom du groupe Gotthard
Nom de l'album Firebirth
Type Album
Date de parution 01 Juin 2012
Labels Nuclear Blast
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album78

Tracklist

1. Starlight
2. Give Me Real
3. Remember It's Me
4. Fight
5. Yippie Aye Yay
6. Tell Me
7. Shine
8. The Story Is Over
9. Right On
10. S.O.S.
11. Take It all Back
12. I Can
13. Where Are You
Bonustrack (Limited Edition)
14. Starlight (Acoustic Version)

Chronique @ EternalTearsOfSorrow

02 Juillet 2012

Gotthard entre dans une nouvelle ère, mais parvient toujours à émerveiller comme il sait le faire.

Gotthard a été célèbre, pendant 2 décennies entières. Gotthard a été parmi les plus grands groupes de Hard Rock suisses de ces dernières années. Gotthard était au plus haut de sa forme. Gotthard était composé de musiciens de talent, motivés et heureux de vivre. Mais surtout, Gotthard était principalement caractérisé par son chanteur à la voix si unique, Steve Lee. Le 5 octobre 2010 fut un choc effroyable pour tous les fans de ce groupe. Steve Lee, ce vocaliste si doué, et jamais démotivé a été victime d'un terrible accident de moto aux Etats-Unis, alors qu'il voyageait avec une vingtaine de motards. Marc Lynn, le bassiste de Gotthard était sur les lieux lors de l'accident. Ce fut pour beaucoup la fin de Gotthard, dont la reprise était certainement impossible à réaliser. Profondément marqués et attristés par la perte de leur grand ami, les quatre membres de Gotthard décidèrent de faire une pause durant quelques mois, le temps de décider si oui ou non ils allaient continuer leur fabuleuse carrière. Et c'est alors qu'en début 2011, Gotthard annonça la recherche d'un nouveau chanteur, qui dura jusqu'à la fin de l'année. En novembre 2011, la décision fut enfin prise pour le groupe, qui décida ainsi d'accueillir Nic Maeder, un Australien d'origine suisse, parmi plus de 450 postulations venues du monde entier. Ayant particulièrement plu aux autres membres du groupe, pour les fans, ce ne fut pas forcément la même réaction pour tout le monde. La grande majorité fut conquise dès la publication d'un nouveau morceau, « Remember It's Me », mais certains autres furent trop nostalgiques et crièrent alors à la perte et à la fin incontestée de la réelle existence de Gotthard.

Cependant, cela ne découragea en aucun cas les Suisses, puisqu'ils décidèrent dès la révélation de Nic Maeder de partir sur l'écriture d'un nouvel album, prévu pour le courant de l'année 2012. Et, chose promise, chose due ! Le nouvel album de Gotthard, appelé Firebirth, fut officiellement annoncé et dont la sortie était prévue pour le 1er juin de cette année. L'album est doté d'une pochette représentant la renaissance de Gotthard, dans une illustration d'un phénix s'envolant au loin, survenant du logo de Gotthard. La musique de Gotthard, après 2 ans et demi d'absence, n'a en soi pas entièrement changé. Les bases sont toujours présentes, on reconnaît toujours bien les riffs de Freddy Scherer et Leo Leoni, ainsi que les riffs parfois percutants de la batterie de Hena Habegger. Mais on entend également clairement la touche amenée par le nouveau membre présent. En effet, la musique de Gotthard est à présent dotée de plus de lourdeur et d'intensité, avec quelques innovations, entre autres « Give Me Real », avec son pré-refrain en mid-tempo et ses solos de guitare assez rentre-dedans. « Fight » et « Yippie Aye Yay » forment un duo relativement semblable et sur le même schéma, même riff, tous deux de caractère, formant une suite logique composée de deux excellents morceaux, d'une mélodie très attractive.

Gotthard n'aura en aucun cas abandonné ses habitudes de nous offrir quelques ballades durant un album. En effet, « Remember It's Me » et « Shine », sont deux power-ballades, d'une mélodie à pleurer, et d'un refrain magnifique. Tandis que « Tell Me » ainsi que « Where Are You », restent acoustiques, mais possèdent la même beauté et apaisent l'ambiance généralement percutante et directe de l'album pour quelques minutes. Et alors, qu'en est-il du très attendu Nic Maeder ? De toute évidence, il souffrira inévitablement de la comparaison avec Steve Lee. Mais il possède tout de même un timbre assez semblable à celui de son prédécesseur, assez frappant dès les premières secondes de « Starlight », mais cependant plus grave que celle de ce dernier, et un peu plus rauque. Malgré tous les chamboulements auxquels il a fait face, le groupe n'aura pas perdu sa capacité à varier les ambiances de morceau en morceau. Agressif comme d'une douceur incomparable, rapide comme lent, tout y est, et rien ne manque. Gotthard entre donc dans une nouvelle ère, comme l'a fait AC-DC en 1980 lors du décès de Bon Scott. Cette fois-ci, c'est Nic Maeder qui a la lourde tâche de remplacer un chanteur qui a marqué bien des personnes durant plus de 20 ans. Le style reste le même en général, mais prend une direction plus directe et plus agressive que dans les années qui précédaient. Bien entendu, tout le monde risque de ne pas apprécier la venue d'un remplaçant, et les nostalgiques se pencheront uniquement vers l'ancienne face du groupe. Cependant, Gotthard est bel et bien de retour, et d'une force percutante, frappant avec son dixième album qui se qualifiera comme un opus d'une bonne qualité, à apprécier et à savourer à sa juste valeur. Même en l'absence de Steve Lee, Gotthard arrive à nous faire part d'une motivation hors-normes, et d'une joie de vivre évidemment marquée.

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phak74 - 03 Juillet 2012: Dure de reprendre le flambeau derrière une icone telle que Steve,mais le temps aidant,Nic saura faire sa place sans problème,car il a la voix qu'il faut,il manque plus qu'il se lache;quand a l'album ,il est tres bon et le prochain n'en sera que mieux.
Noctifer - 03 Juillet 2012: J'ai toujours trouvé comme seul defaut à ce groupe un côté trop prévisible, trop "super-marché", trop FM comme on dit. Ca m'empeche pas d'aprecier, mais ca me gene un peu. Alors si ils se veulent maintenant plus agressif, temps-mieux. Pour ce qui est du chanteur, nv voix c'est bon, mais Steve Lee avait quand meme une grande presence sur scène, et d'après Mikstic, c'est pas encore ca pour le nouveau venu. Dommage...
conan - 07 Juillet 2012: Je suis ce groupe depuis le début.Steve Lee était exceptionnel.La puissance et la classe incarnées.Nic est bon.Mais la magie , à mon gout , malheureusement n'opère pas.J'étais impatient d'écouter cet album pour savoir si l'aventure valait le coup d'être poursuivie et finalement ... bof . D'autre part le virage musical pseudo ac/dc avec starlight passse pas trop mal, mais le reste ... beaucouip moins bon que ce qu'ils avaient pu faire avant leur virage heavy .Des albums comme domino effect étaient variés , mélange , ac/c-whitesnake-deep purple - pretty maids .Là c'est tellement simple , que cela en devient vite ennuyeux.Album tout juste sympatique.Grosse difficulté pour ma part aprés plusieurs écoutes à vraiment y trouver du plaisir.Même mes deux ados qui adoraient encore plus que moi Gotthard sont hyper déçus. Donc il y a du travail à faire pour revenir au top ... Ce qui ne m'empêchera pas d'aller les voir à Bordeaux en octobre avec unisonic.
 
winger - 18 Avril 2014: Nic n à pas la pêche de Steve mais s intégre bien au groupe et cet album, s il n est pas inoubliable, recèle quelques beaux moments !!
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Chronique @ dark_omens

09 Août 2013

Receuillement...

Le dramatique destin qui frappa en ce 5 Octobre 2010, nous privant ainsi de l'un des chanteurs les plus talentueux de sa génération, bouleversa indiscutablement l'existence de ceux qui, comme votre modeste obligé, avaient été touchés par le timbre si particulièrement habité de ce chanteur sur les travaux de Gotthard. En ce jour sombre, sous un déluge diluvien, Steve Lee venait, en effet, de mourir dans un tragique accident de la route alors qu'il était âgé de 47 ans à peine, plongeant l'ensemble des adeptes du groupe helvète dans un profond désarroi et dans une tristesse incommensurable. Afin de communier avec un peuple profondément attristé et afin de tenter d'atténuer un peu cette immonde souffrance, les quatre de Lugano décidèrent de nous convier à un dernier hommage partageant avec nous un Homegrown - Alive in Lugano où l'on pouvait entendre, une fois encore, la maestria du défunt. Puis vint le temps des décisions pénibles. Fallait-il continuer sans celui qui donnait cette teinte si singulière à la musique de ce collectif? Finalement le groupe se résolut à recruter un nouveau chanteur, Nic Maeder, et sortit, en cette année 2012, un opus intitulé Firebirth.

Difficile d'appréhender une telle œuvre tant, bien évidemment, l'ombre du disparu hante chacun de ses méandres. Pourtant la prouesse de ce nouveau membre est d'avoir su, tout en proposant une interprétation un peu différente de celle de son regretté prédécesseur, y garder vivace son esprit en inscrivant sa prestation dans les pas de ceux de Steve. Perpétrant ainsi une tradition propre à la formation suisse, il nous propose un changement tout en douceur. Très empreint de continuité donc. De plus, cette volonté d'apaisement caractérisant ce nouveau chanteur désireux de ne pas oublier le passé, flattant ainsi d'emblée des détracteurs prompts aux comparaisons forcément compliquées, est une preuve supplémentaire sinon de son talent tout au moins de son discernement.

Finalement, outre ces douloureux changements imposés par ce cruel destin, ce Firebirth s'inscrit assez paisiblement dans le prolongement d'un Need to Believe fort sympathique. Mieux encore, il parvient à raviver certaines vertus que l'on pensait devoir définitivement oublier dans le Hard Rock du quintette. Faisant fi du drame, dès les premières mesures d'un très bon Starlight, aux premier riffs subrepticement bluesy, le plaisir est présent. Et d'ailleurs Give me Real, l'incisif Fight aux détours pugnaces et aux refrains splendides, le plus enjoué Yippie Aye Yay, les efficaces The Story is Over et Right On ou encore, par exemple, le très entrainant I Can, ne sauraient altérer ces premières bonnes impressions.

Au chapitre, si coutumier, des ballades, il faudra reconnaitre qu'une fois encore le groupe n'aura pas été avare puisqu'elles seront pléthores. Et qu'une fois encore certaines seront nettement moins indispensables que d'autres. Si un Remember it's Me aux refrains somptueux, un Tell Me très touchant ou un émouvant Where Are you dédié à Steve Lee sauront indiscutablement nous attendrir, il n'en sera pas tout à fait de même pour un Shine et un Tell me Back un peu trop classiques.

Aussi paradoxal et horrible que cela puisses paraître l'absence de Steve Lee aura donc octroyé un souffle légèrement nouveau à ce disque. Une respiration inédite profitable. En d'autres termes, la mort aura brisé les hommes, les amis et la famille mais aura redonné une certaine vigueur aux artistes. Le grand cycle de la vie en somme. Le chanteur peut donc reposer en paix, ce Gotthard auquel il aura tant donné est plus vivant que jamais et le prouve avec un très bon Firebirth.

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