Deflorate

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Nom du groupe The Black Dahlia Murder
Nom de l'album Deflorate
Type Album
Date de parution 15 Septembre 2009
Enregistré à Audio Hammer Studios
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album154

Tracklist

1.
 Black Valor
Ecouter03:09
2.
 Necropolis
Ecouter03:30
3.
 A Selection Unnatural
Ecouter02:50
4.
 Denounced, Disgraced
Ecouter03:43
5.
 Christ Deformed
Ecouter03:30
6.
 Death Panorama
Ecouter01:54
7.
 Throne of Lunacy
Ecouter03:34
8.
 Eyes of Thousand
Ecouter03:13
9.
 That Which Erodes the Most Tender
Ecouter03:01
10.
 I Will Return
Ecouter05:34

Durée totale : 33:58

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The Black Dahlia Murder



Chronique @ Arachnid

18 Septembre 2009

L’identité auparavant acquise retombe dans la facilité et peut-être la précipitation.

Deux ans se sont écoulés depuis la sortie du faramineux Nocturnal des Black Dahlia Murder et l’impatience était à son comble quant à la sortie du nouvel opus. Une question subsistait quand même dans ma tête : comment faire mieux que leur précédent album, génial en tout point, proposant un œil neuf à leur style ? Tout est quasiment parfait, alors vont-ils encore me surprendre ?

Tout d’abord, omniprésent sur le Net, j’ai écouté leur mise en bouche nommée "A Selection Unnatural" : une petite déception, le titre étant tout simplement du Black Dahlia passable, rien de bien surprenant. Puis vient la publication de cette hideuse pochette rappelant les vieux albums de Death ou Atheist, colorée, bizarroïde, très ‘old school’. Certains peuvent apprécier, pas moi. Comparée à celle de Nocturnal, il faut admettre que le visuel baisse d’un cran. La peur de l’amertume montant à son paroxysme, je découvre enfin Deflorate. Même constat hélas désappointant : l’album s’écoute agréablement mais rien ne s’en dégage. Si on peut admettre que ce quatrième opus est la suite directe du précédent, aux sonorités rapides et à l’atmosphère plus malsaine que celles des deux premiers disques, il n’y a aucune innovation en soi. Notez bien que Miasma surpassait Unhallowed grâce à un style plus personnel, à nouveau écrasé par un Nocturnal beaucoup plus insalubre et ancré dans un climat plus scandinave si je puis dire ainsi. On sent donc parfaitement la différence des morceaux entre les différents albums. Ici, les 10 titres sentent le réchauffé, voire le bâclage parfois…

Aucune évolution donc, malgré la présence du nouveau venu Ryan Knight (Arsis…), remplaçant ainsi l’incroyable John Kempainen. Si le jeu de Knight est selon les dires de certains beaucoup plus rapide, il n’en demeure pas moins pour moi moins déluré, voire classique tant les soli qu’il nous pond sont fades et peu mémorables. L’ambiance est inégale, les titres s’enchainent à la manière d’un mauvais best-of, l’identité auparavant acquise retombant dans la facilité et peut-être la précipitation. La voix de Trevor reste la même, inchangée mais toujours aussi puissante. La batterie est quant à elle moins virevoltante, suivant correctement les riffs en allers-retours de nos chers gratteux à grands coups de blasts, de breaks et de double-pédale certes classique mais à jamais dévastatrice. Le son est en effet moins grandiloquent, à la limite du son étouffé des lives et de l’enregistrement pro. En somme, Deflorate est un album juste correct, qui n’étonne pas et reste dans la continuité d’une petite discographie qui n’a pas fini de grandir.

La galette s’écoute rapidement, se réécoute en boucle mais sans ce petit plaisir sans nom, plutôt avec une certaine curiosité de sélectionner les titres qui en valent vraiment la peine. Au final, seuls quelques titres viennent étayer mon fanatisme pour ce groupe, des titres comme "Christ Deformed", "Necropolis" ou encore "Throne of Lunacy" (celui-ci rappelant du bon vieux Dies Irae et notamment le morceau "Beyond All Dimensions"), le tout à la bonne sauce TBDM. Des morceaux entrainants, beaucoup plus brutaux que le reste de cet album surgelé qu’on passe au micro-ondes quand on a vraiment la dalle. Les autres morceaux sont basiques, à peine remarquables grâce aux soli de Knight (je dois admettre que celui de "Denounced, Disgraced" est assez surprenant à défaut d’être agréable).

Un quatrième album écoutable, sympathique mais en rien détonant, la flamme et l’originalité de The Black Dahlia Murder décroissant subitement dans mon estime. Restent leur clip toujours aussi délirant et leur présence scénique majestueuse. Une semi-déception donc, à écouter néanmoins et à posséder pour les aficionados du groupe mais ne vous leurrez pas : la claque est déjà passée. C'était il y a deux ans.

2 Commentaires

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Crusader - 18 Septembre 2009: Ooh Oh... Bon ! va pourtant bien faloir que j'écoute tout ca... En tous les cas, pour la pochette, je suis assez d'accord...
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Chronique @ The_Black_Doll

17 Décembre 2011

Deflorate: Le temps a-t-il joué contre eux?

Après la sotie du colossal «Nocturnal», il était encore difficile de parler d’une quelconque réelle évolution du groupe après une telle expérience, inoubliable, abouti... Bref «Nocturnal» était la consécration d’un groupe qui a mis un certain temps à se forger une identité.
On aurait put croire qu’on a fait le tour de la question, pourtant The Black Dahlia Murder ne lâche pas l’affaire malgré une triste nouvelle qui viendra chambouler toute la conception même de la musique du groupe, car John Kempainen fini par quitter la bande après 8 ans de bons et loyaux services. Remplacé au pied levé par Ryan Knight (ex-Arsis), le groupe annonce d'ores et déjà son prochain album à venir dans, comme le demande la coutume du groupe, les 2 ans à venir.

Toujours fidèle aux services du Studio Hammer mené par Jason Suecof, The Black Dahlia Murder se lance alors dans l’enregistrement de «Deflorate», premier album sans Kempainen et premier essai avec Ryan Knight. Autant dire que les attentes se sont grandes, est ce que le petit nouveau arrivera-t-il à faire plus fort que son prédécesseur? Va-t-il réussir à transmettre autant d’émotions dans ses solos que ceux d’un «Deathmask Divine» ou d’un «Funeral Thirst»?

Ce qui frappe en premier, c’est l’artwork, tellement colorée qu’on se demande sérieusement si on tient en mains un album de The Black Dahlia Murder. Pas au goût de tout le monde dira-t-on, puisque le groupe nous avait tout de même habitués à des pochettes sombres, même celle de «Miasma» n’est pas aussi criarde... On retrouve tout de même une caractéristique propre au groupe, ces petits relents glauques, dérangeants qui apportent un certain charme à une jaquette pas vraiment attirante.

Pas d’introduction, on attaque directement avec «Black Valor»... Et c’est tout de même une douche froide... Le rythme est pas mémorable, c’est même beaucoup trop facile, la batterie reste pourtant détonante mais semble s’être un peu (trop) assagie, quant aux vocaux de Trevor, on reste tout de même dans ce qui se fait de mieux dans son domaine, il a tout de même gardé cette hargne, le punch nécessaire pou envoyer six pieds sous terre.
Mais les choses se gâtent au fur et à mesure que le temps passe, on a du mal à décoller réellement, on sent que la bête marche d’une façon pataude, le pire est à venir lorsque Ryan Knight installe son solo, démonstratif, trop rapide et très rapidement oublié, il enchaîne les notes comme une rivière ce qui fait qu’on ne ressent absolument rien...

Pourtant, «Necropolis» arrive à remonter très légèrement le niveau en proposant quelque chose d’un peu plus consistant, plus semblable à sonorité de la période «Miasma», le titre arrive à accrocher mais que moyennement, encore une fois le solo de guitare est aussitôt écouté, aussitôt oublié... Ça se gâte... On dirait que The Black Dahlia Murder a perdu de sa superbe...
Pourtant il y a des éléments acceptables dans «Necropolis», cette accélération plutôt entraînante, le refrain qui tente d’être repris en chœur avec tout un public, mais il en est que l’esprit s’est quelque peu dissipé.

Les morceaux s’enchaînent, et c’est difficile de ne pas décrocher, on est déjà lassé au bout de seulement 4 pistes, et à force d’écouter des solos aussi fades voire même à la limite du supportable (celui de «Denounced, Disgraced» est vraiment difficile à digérer). On navigue entre le fade, le (un peu) exploitable et le consternant.
Pourtant «Throne Of Lunacy» arrive à faire un peu mieux, malgré son instrumental peu inspiré arrive tout de même à faire sortir de sa léthargie l’auditeur.
On arrive même à avoir un petit solo de basse accompagné d’un Trevor qui a du mal à réellement scotcher, on dirait même qu’il n’est pas totalement à fond dans la musique. On fera l’impasse sur le solo de guitare qui est tout aussi insipide que les autres, encore une fois c’est bien trop démonstratif, certes Ryan Knight est rapide, très rapide, mais nous sortir une flopée de notes à une vitesse de dingue ne réussit pas non plus à scotcher celui qui aimerait ressentir des émotions à travers une musique, et même si à la base «Throne Of Lunacy» ne dispose pas d’assez de force, de caractère pour diffuser quelque chose de fort, le solo fini par écraser littéralement tout espoir.

«That Which Erodes the Most tender» et son départ absolument pas convaincant, même très mou arrive tout de même à se donner un coup de fouet passé les quelques secondes d’ennui. Pour une fois Ryan Knight pose un solo bien plus digeste, mais qui ne diffuse toujours pas d’émotions suffisamment fortes pour vraiment dire que l’ensemble même du morceau tienne sur une base solide, même c’est une structure vraiment instable sur laquelle reposerait l’ensemble de l’album...

«Deflorate» se termine par «I Will Return» lui aussi possédant la même tare que son prédécesseur, une intro vraiment amère, pas du tout agréable à l’oreille mais une suite qui s’avère de meilleure facture, c’est peut-être même le meilleur morceau de cet album, mais hélas le dernier. Du coup on ressort de l’écoute avec une frustration intense et un goût amer... Pourtant l’ensemble pouvait faire mal, pouvait être bien mieux que ça, mais les guitares peinent à convaincre, la batterie manque de variété dans son jeu et les vocaux sont moins mémorables que sur les albums précédents...

Le constat est là, The Black Dahlia Murder a pris un sérieux coup dans l’aile avec le départ de John Kempainen, où est donc passée la noirceur d’un «Unhallowed» ? Où est passée la folie d’un «Miasma» ? La grandeur et la bestialité de «Nocturnal» ? The Black Dahlia Murder a perdu de sa superbe, malgré une production qui fait mouche (le travail de Suecof est un gage de qualité en matière de son), l’ensemble est vraiment pas mémorable, pénible à écouter d’une seule traite.
Pourtant on pourrait pardonner cette erreur de parcours de par l’intégration d’un nouveau guitariste soliste qui a encore besoin de se faire les dents sur la musique du groupe, cet album est peut-être probablement sorti trop tôt ?

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