Dark Funeral

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Nom du groupe Dark Funeral
Nom de l'album Dark Funeral
Type EP
Date de parution Septembre 1994
Enregistré à Unisound Studio
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album104

Tracklist

Re-Issue in 2000 under the title "In the Sign..." with New Artwork and bonustracks.
1.
 Open the Gates
 04:34
2.
 Shadows Over Transylvania
 04:23
3.
 My Dark Desires
 03:53
4.
 In the Sign of the Horns
 03:44

Bonus
5.
 Equimanthorn (Bathory Cover)
 03:21
6.
 Call from the Grave (Bathory Cover)
 04:38

Durée totale : 24:33


Chronique @ Fabien

19 Mai 2010
Digne héritière de Bathory, la Suède ne suit pourtant pas immédiatement le chemin blackmetal tout tracé par son glorieux ainé, impitoyablement entrainée dans la spirale deathmetal depuis l’essor d'Entombed et Carnage en cette période 89-90. Tandis que plusieurs foyers black resurgissent aux quatre coins du globe, à l’image des finlandais d’Impaled Nazarene ou Beherit, des suisses de Samael, des canadiens de Blasphemy ou des nombreux acteurs norvégiens tels Darkthrone ou Immortal, la Suède reste quant à elle en retrait, ne comptant dans ces années 92-93 que les deux premiers disques du jeune Marduk et celui de Dissection, ou encore les groupes Throne Of Ahaz et The Black tout fraichement entrés en studios au printemps 1993 pour les sessions de leur premier album complet.

C’est en cette même année 1993 que Dark Funeral se forme, sous l’impulsion de Micke Svanberg (Lord Ahriman) et de David Parland (Blackmoon), qui se désintéresse quant à lui de la scène deathmetal omniprésente et de son groupe Necrophobic, auteur de l’intemporel The Nocturnal Silence. Les deux guitaristes complètent rapidement le line-up avec un batteur et un chanteur possédé répondant aux doux pseudonymes de Draugen et Themgoroth.

Il ne suffit que de quelques mois à la paire de guitaristes pour composer ses premiers morceaux et partir dès janvier 1994 à la rencontre de Dan Swanö, leader d’Edge Of Sanity et désormais ingénieur du son, ayant déjà ses propres locaux d’enregistrement, les Unisound -Hellspawn- Studios. Dark Funeral précède ainsi dans ces mêmes lieux les anciens deathsters de Dawn, fraichement convertis à une scène blackmetal en pleine expansion, et ressort alors avec quatre titres formant son premier mini-album éponyme, disponible dès la fin de l’été 1994 chez Hellspawn Records, label monté pour l’occasion par nos jeunes protagonistes.

Tandis que la scène blackmetal norvégienne occupe largement le devant à cette époque, grâce à la multiplicité et la variété de ses formations, mais aussi grâce aux frasques extra-musicales de certains de ses acteurs, Dark Funeral, ce nouveau froid venu de Suède, secoue quant à lui en cette rentrée 1994 avec son black sans pitié, non sans rappeler la brutalité noire du fantastique Pure Holocaust d’Immortal, paru une petite année auparavant.

Le mini-album s’ouvre en effet sur l’intraitable Open the Gates, dominé par son martèlement de fûts, ses guitares intraitables et ses vociférations d’outre-tombe. Si David Parland excellait alors au sein de Necrophobic dans l’art de composer un riffing meurtrier, il parvient également à conserver cette même intensité au sein de Dark Funeral, formant avec son compère Micke Svanberg une paire particulièrement dangereuse, une machine à riffs plus que redoutable, aux relents deathmetal encore assez marqués. Cascades de riffs sans grand équivalent, Shadows Over Transylvania et My Dark Desire, puis l’imparable In the Signs of the Horns -aux touches classiques judicieuses- dégagent cette même force, alternant rythmes soutenus et breaks impitoyables, sur les guitares acérées des deux leaders et la production profonde & puissante de Dan Swanö.

Placé sous le signe du Malin, aux propos anticléricaux sans équivoque (par simple imagerie ou réelle conviction ?), le mini-album éponyme de Dark Funeral s'impose directement comme une oeuvre culte allant droit à l’essentiel, installant une atmosphère diabolique par la seule force de son riffing et l’excellence de sa production, constituant la première pierre de la scène brutalblack suédoise, quelques mois avant même la sortie du mémorable Opus Nocturne de son compatriote et rival musical Marduk. Lâchant un pavé dans la mare en cette rentrée 1994, le groupe s’oppose ainsi aux nombreuses formations blackmetal du moment, qui hissaient avant tout le style comme un art de vivre, une musique crue et viscérale, et reléguaient le conformisme au second plan. Cette approche basée sur la puissance et la brutalité à tout prix lui vaudra dès lors, à l’instar de son collègue Marduk, autant de fidèles que de détracteurs.

Fabien.

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Wyndorel - 21 Mai 2010: Je découvris le groupe à cette époque où le black metal m'ensorcelait de ses vertus, correspondant alors grandement à mon cheminement spirituel. Cela dit, bien que je sus l'apprécier modérément, l'intransigeance qui me caractérise, particulièrement intraitable en ce qui concerne certains domaines tels que le black metal ou le doom, ne me permettent d'y adhérer véritablement. Non pas que je fonctionne selon une grille prédéfinis, étant plus que quiconque révulsé par cette pensée, mais je n'ai jamais pu m'y retrouver pleinement, faute à un caractère trop peu profond et pure pour moi. Cependant, je le respecte vaguement car je lui reconnais certaines qualités.
eulmatt - 03 Juin 2010: Héhé ta chronique ressemble un petit peu à une réponse/complément de l'article des Trublions, n'est-ce pas ? La part historique prend en effet les deux tiers de ta chronique. Comme je suis personnellement occupé du cas Dark Fufu sur le dit-article, je suis particulièrement sensible à la précision et la rigueur de ta rédaction.
Pour parler de mon ressenti plus personnel, cet EP éponyme a été mon premier contact avec DF, et à ce jour il reste la pièce la plus écoutée et la plus appréciée de leur discographie. Pour m'être réécouté en profondeur cette disco plusieurs fois d'affilée, on constate quand même que cet EP est un peu à part. On y retrouve à la fois -comme tu le précises- quelques traçouilles de death metal, mais aussi une profondeur émotionnelle et une authenticité dans l'atmosphère du disque que Dark Funeral ne parviendra plus qu'à toucher partiellement par la suite.
Les quatre morceaux sont remarquables d'inspiration (My Dark Desires étant mon coup de coeur). A noter également la superbe production de Dan Swanö, parfait compromis entre froideur et profondeur, avec un grain plus authentique que la production cristalline et surpuissante de Tägtgren, même si le groupe y gagnera en puissance de feu.
A l'instar de Marduk avec son Opus Nocturne, cette première période marquante du black suédois est particulièrement intéressante, coincée entre sa culture death et yune influence norvégienne qu'elle va mettre de côté par la suite.
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Chronique @ Nattskog

05 Juin 2005
Héhéhé… Dark Funeral. le black brutal et les premières mélodies de black pur et dures que j’ai entendues jadis. En ressortant cet album, que je n’avais pas écouté depuis au moins deux ans, c’est avec un vrai plaisir que j’écoute ces cavalcades effrénées de ces bouchers suédois.
Quelle puissance se dégage déjà de cette démo 4 titres, quelle haine insondable… ce disque qui a gangrené mon esprit en me rendant collectionneur assez acharné et compulsif avait de quoi surprendre à l’époque de sa sortie grâce à un son relativement bon (rien à voir avec « Diabolis Interium », n’en déplaise aux puristes) et à la noirceur des compositions.

Evidemment – et vous avez raison de le remarquer – Dark Funeral.n’a pas inventé le black brutal malsain. Marduk était déjà là en Suède pour nous en faire baver quand Darkthrone et Burzum se chargeaient d’enfoncer la Norvège dans les ténèbres. De plus, l’originalité de la technique de Dark Funeral.n’a pas de quoi exciter grand monde.
Mais la particularité qui se remarque dès cet enregistrement, c’est l’intensité qui se dégage du disque, peut être plus que sur tous les autres albums antérieurs… c’est sans doute grâce à cela qu’ils se seront vite fait remarquer, cette façon de jouer très jeune, mais qui du coup fait passer le ressenti bien avant le reste. Si les prouesses techniques ne les intéressent pas, il n’en est pas moins un jeu très précis dès cet album où le côté mathématique du style de Dark Funeral.fait son apparition en même temps que le groupe.
Les quatre titres sont très bons, et on en retrouvera deux sur « The Secrets of the Black Arts », autre pièce majeure du Black Metal suédois, mais dans des versions différentes. Les deux autres, « Open the Gates » et « In the Sign... the Horns » sont dans la même veine, mais en plus malsain à mon goût. Pour ceux qui seraient curieux de savoir de quoi parlent les textes, je vous renvoie aux paroles, tout en précisant que tout est centré sur les démons et des invocations des créatures des ténèbres. Youpi…

L’album original étant assez difficile à trouver, je recommande aux amateurs du groupe de se procurer le split avec Von, il me semble qu’il reprend les titres présents sur cette galette. En tout cas ne vous attendez pas à trouver plus de claviers ou de chant féminins que sur les autres albums… Dark Funeral.ne fait pas dans cette gamme !

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Commentaire @ Necroreaper

07 Juillet 2004
Voilà le début de Dark Funeral alors formé de Lord Ahriman aux guitars, Blackmoon aux guitares, Themgoroth à la basse et aux vocaux et Draugen à la batterie, l’un piliers de la scène black metal suédoise. Ils sortent là avec Dark Funeral leur première démo et quelle démo !! tout y est déjà parfait que ce soit l’ambiance ou la production. Vraiment déjà de vrai pros. 1994 fut vraiment l’avènement de Dark Funeral.
Produit par le légendaire Dan Swano et enregistré au Unisound Studios, ce Mcd est doté d’une production tout à fait remarquable grâce à un son hyper puissant et vraiment maléfique propice aux mélodies funéraires.
Musicalement, les riffs de guitares sont vraiment black et sombres tout en étant puissants et vraiment entraînants. Les musiciens se basent sur des riffs alternant rapidité à la Mayhem et lourdeur à la Darkthrone et tout ceci parfaitement maîtrisé et orchestré. La batterie est un peu moins rapide que sur les albums qui suivront alternant mids tempos lourds mais propices aux atmosphères lancinantes et noires et blasts beats rapides qui donnent une brutalité de grande envergure vers laquelle Dark Funeral va s’orienter par la suite. Le chant est à proprement dit hyper diabolique et vraiment malsain et criard bien dans la tradition. C’est en parti grâce à celui-ci que la démo atteint cette intensité de brutalité.
Textuellement, Dark Funeral a proféré depuis le début de sa carrière les paroles de Satan et de son règne futur.
Bref, le début de Dark Funeral est tonitruant avec cette démo vraiment excellente.

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