Dance with the Devil

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16/20
Nom du groupe Delain
Nom de l'album Dance with the Devil
Type EP
Date de parution 08 Novembre 2024
Style MusicalHeavy Symphonique
Membres possèdant cet album16

Tracklist

1.
 Dance with the Devil
 03:54
2.
 The Reaping
 03:47
3.
 Sleepwalkers Dream (2024 Version)
 04:25
4.
 The Cold (Live)
 03:43
5.
 Burning Bridges (Live)
 04:21
6.
 The Quest and the Curse (Live)
 05:08
7.
 April Rain (Live)
 04:40
8.
 Invidia (Live)
 03:50
9.
 Queen of Shadows (Live) (ft. Paolo Ribaldini)
 04:00
10.
 Your Body Is a Battleground (Live) (ft. Paolo Ribaldini)
 04:01
11.
 Moth to a Flame (Live)
 04:44
12.
 Control the Storm (Live) (ft. Paolo Ribaldini)
 04:12
13.
 Dance with the Devil (Instrumental)
 03:55
14.
 The Reaping (Instrumental)
 03:48
15.
 Underland (Alternative Ending Version)
 05:24

Durée totale : 01:03:52

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Delain


Chronique @ MetalSonic99

13 Novembre 2024

Une certaine continuité dans le désespoir peut engendrer la joie – Albert Camus

Sur les trois dernières années écoulées, il est un fait certain que pas mal d’articles furent publiés sur Delain puisque la date du 15 février 2021 reste encore à ce jour un événement terrible dans la mémoire des aficionados du combo néerlandais. En effet, c’est précisément ce jour-là que le leader et claviériste, Martijn Westerholt, choisit d'écrire une missive sur le site officiel du groupe en précisant qu’il deviendrait désormais un projet solo du fait de sa séparation avec le reste de la formation, dont sa plus proche collaboratrice, Charlotte Wessels, la chanteuse d’origine avec qui il semblait indissociable. Ce faisant, beaucoup se sont demandé comment ce « projet solo » allait être réalisé tant il paraissait évident que la magie de l'ensemble qui définissait le caractère même de nos Bataves risquait d’être perdue à jamais… Mais c’est mal connaitre le bon Martijn !

De fait, après avoir pris une pause de réflexion, notre fidèle claviériste eut le génie de se dire que la meilleure façon de garder la flamme allumée était d'ouvrir un nouveau chapitre afin de poursuivre leur histoire légendaire en construisant une nouvelle formation qui inclurait d'anciens membres et du sang neuf. Ainsi, avec les retours au bercail du guitariste Ronald Landa et du batteur Sander Zoer (des membres originaux qui ont immédiatement repris leurs anciens rôles), cette nouvelle incarnation de Delain se complétait avec l'ajout du nouveau bassiste Ludovico Cioffi et de la chanteuse Diana Leah, permettant ainsi de définitivement redynamiser ce groupe qui était de nouveau prêt à conquérir le monde deux ans plus tard avec « Dark Waters » ; une solide offrande ayant vu le jour l’année dernière et qui avait marqué un tournant pour le groupe en mettant en valeur une énergie nouvelle et une formation partiellement renouvelée tout en restant fidèle aux racines du Metal Symphonique qui les ont rendus emblématiques.
Ainsi, fort de ces nouveaux acquis, le combo hollandais poursuit sa route avec ce nouveau-né ayant pour nom « Dance with the Devil », un disque qui voit Delain tester la définition même d'un EP avec une tonne de nouveaux morceaux live, instrumentaux et alternatifs en plongeant plus profondément dans les thèmes et les sons qui ont captivé les fans dans leur sortie précédente, tout en explorant de nouveaux territoires et en affichant une maturité musicale encore plus grande.

A l’évidence, il demeure certain que quelques irréductibles n’admettrons jamais qu’un EP ne puisse être autre chose qu’un assortiment résiduel rejeté du matériel du précédent album, et c’est pourquoi votre modeste serviteur met en garde lesdits irréductibles afin qu’ils comprennent que faire cette supposition serait une erreur, car il s'agit plus d'un trésor qu'autre chose. Qui plus est, il convient aussi de préciser que quiconque pense également qu’un EP ne contient que quelques titres se trompe complètement puisque sur celui-ci, Delain déroge à la règle en y en présentant quinze, soit la durée d’un long (voire très long) album. Alors certes, cela peut paraitre excessif, néanmoins, il est logique que ce disque reçoive ce label puisque seuls "Dance with the Devil" et "The Reaping" en sont les nouveaux morceaux, bien que nous pourrions également y ajouter la version renouvelée de "Sleepwalkers Dream", une piste trouvée à l'origine sur le premier album « Lucidity ».

Par ailleurs, ces deux nouveaux titres captivants servent aussi de tourbillon d'émotions en articulant des sentiments de colère et de tristesse à travers des mélodies de claviers électroniquement accrocheuses, le tout accompagné d’une lourdeur moderne. Aussi, la très personnelle chanson titre arrive comme un hymne accrocheur tout en présentant de puissants growls contrastés, tandis qu’à l’inverse, "The Reaping" (dont l’introduction rappelle fortement le style de Stratovarius) se penche sur des thèmes collectifs en exprimant la désillusion face à la voie prise actuellement par la société qui risque de nous emmener vers des conséquences catastrophiques imminentes et inévitables. Après cela, et comme expliqué dans l’introduction, Delain nous dévoile une toute nouvelle version de "Sleepwalkers Dream" qui met en valeur la voix et les capacités vocales époustouflantes de Diana qui n’aura clairement pas à rougir de la comparaison qui sera (quoiqu’il arrive) faite avec Charlotte Wessels. Par la suite, le disque continue avec neuf performances live et des tubes du présent et du passé.

Indubitablement, les neuf chansons qui sont sorties de la scène pour cet EP montre que Delain est toujours un groupe très fort en Live malgré le changement de line-up. Ainsi, "The Cold", "The Quest and the Curse", "Your Body Is a Battleground", "Control the Storm", et les électrisants tubes populaires tels que "Burning Bridges", "Invidia", "Moth to a Flame" et le classique "April Rain" montrent que le groupe reste convaincant, et encore plus depuis que Paolo Ribaldini s’est joint à la formation sur trois des neuf titres. Bien que pour certains irréductibles (de nouveau) il n’égalera peut-être pas les performances passées de Marko Hietala, il crée malgré tout une nouvelle dynamique agréable dans, par exemple, "Queen of Shadow". Enfin, deux versions instrumentales des deux nouveaux morceaux clôturent doucement cette offrande de Delain qui se conclue définitivement par une « fin alternative » de la chanson "Underland" qui donne un sentiment de titre enfin achevé. En effet, beaucoup de fans n’ont jamais compris pourquoi cette piste finale de « Dark Waters » se concluait « en baissant le son » à la mode des années 80 en lieu et place d’une fin traditionnelle. C’est maintenant chose faite !

En définitive, il est plus que probable que "Dance with the Devil" et "The Reaping" figureront désormais sur les setlists de tournée avec toutes les fioritures que l'on attend de nos hyperactifs bataves ; et avec cette dimension supplémentaire, ils brilleront probablement beaucoup plus que sur les enregistrements en studio. Bref, cet EP est bien plus qu'une simple collection de chansons puisqu’il est plutôt un voyage à travers l'identité musicale évolutive de Delain en célébrant ses racines dans le Metal Symphonique tout en s'aventurant dans de nouveaux domaines électroniques. Ce faisant, il serait bien advenu que les « Delainers » occasionnels devraient y jeter un œil, tandis que pour les inconditionnels, il demeure évident qu’ils ne peuvent absolument pas passer à côté de cet opus compte tenu de la quantité de matériels que le groupe a placé sur le disque.

1 Commentaire

8 J'aime

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Depy1501 - 16 Décembre 2024:

Merci pour la chronique!

Selon moi, Delain a toujours réussi ses EP en variant les plaisirs mais sur celui-ci, c'est la totale avec des nouvelles chansons, des lives, des instrumentals et des versions alternatives! Du fan service de haut niveau tant dans la qualité que la quantité :)

J'accroche totalement, voire préfère actuellement la nouvelle tournure que prend Delain et je trouve que repartir avec du neuf et de l'ancien, c'était une excellente idée... Surtout en ce qui concerne Diana Leah qui a le don de me transporter à chaque envolée :) La nouvelle version de Sleepwalkers Dreams ne me fait pas du tout regretter le changement de chanteuse et les anciens musiciens sont comme à la maison. Et je termine par la dernière piste, Underland... Pour mes gouts, on touche la perfection du doigt dans ce style! Toujours un réel plaisir de l'écouter.

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