April Rain

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17/20
Nom du groupe Delain
Nom de l'album April Rain
Type Album
Date de parution 20 Mars 2009
Style MusicalHeavy Symphonique
Membres possèdant cet album330

Tracklist

1.
 April Rain
 04:37
2.
 Stay Forever
 04:26
3.
 Invidia
 03:49
4.
 Control the Storm (ft. Marco Hietala)
 04:14
5.
 On the Other Side
 04:11
6.
 Virtue and Vice
 03:55
7.
 Go Away
 03:37
8.
 Start Swimming
 05:21
9.
 Lost
 03:24
10.
 I'll Reach You
 03:30
11.
 Nothing Left (ft. Marco Hietala)
 04:39

Bonus
12.
 Come Closer
 04:29

Durée totale : 50:12


Chronique @ Julien

14 Avril 2009
Le premier opus de Delain avait été de bien bonne qualité mais il manquait un petit plus pour en faire un groupe solide. Ce petit plus se voit tout de suite en regardant la pochette. On y voit la belle Charlotte et en fond un groupe. C’est ça, Delain est devenu en quelques années un vrai groupe. Finis les guests à gogo, ils ne seront guère que deux sur "April Rain" et c’est tant mieux. La route est donc ouverte pour Charlotte Wessels et l’ex-Within Temptation (mais est-il besoin de le rappeler) Martijn Westerholt. April Rain, une pluie qui risque d’éclabousser les maîtres du genre!

D’entrée de jeu, la différence se fait au niveau du son. Plus lourd, plus metal, il convient parfaitement aux "nouvelles" compos du groupe. L’orientation est donc plus pêchue, toujours en adéquation avec la pochette assez "metal". Il risque d’y avoir une rupture de ventilos aux Pays-Bas entre Simone Simons, Sharon den Adel et Charlotte Wessels (une petite blague ne fait jamais de mal). Bref, revenons à nos moutons. Le titre éponyme ouvre avec brio l’album en posant les nouvelles bases très solides du groupe. Petite intro, couplet agréable et gros refrain avec voix doublées, clavier et gros riff. Une mouture qui sera très largement étrennée tout au long des onze titres qui jalonnent cette galette.
Mais si ce disque est devenu si compact et sans réelle faille, c’est bien grâce à l’unité qui règne entre les membres. Sur ce coup, les compos ne sont pas issues de la seule cervelle de Martijn Westerholt. Du coup on aimera (ou pas ce disque) en sachant pourquoi. Unis jusqu'au bout pour nous faire chanter. Rob van der Loo prend la place de Marco Hietala derrière la basse (la bassiste de Nightwish sera quand même présent mais on y reviendra). Ronald Landa arrive du split de Infinite Dawn au poste de guitariste, excellent au demeurant. Dernier arrivant, Sander Zoer à la frappe qui lui vient de Nemesea. Avec toutes ces nouvelles têtes, il fallait bien une tournée marathon pour les roder. C’est chose faite.
Si l’on devait en mettre un en avant c’est bien Ronald Landa. Son jeu allie parfaitement la lourdeur dans les rythmiques et une certaine finesse dans les soli, ce qui est très appréciable. Il sait aussi pousser le petit growl comme sur "Virtue & Vice" ou encore faire d’excellents backing vocals assez mélodiques sur les refrains. Qui aurait cru que ce dernier pouvait voler la vedette à Charlotte Wessels dans cette chronique ? Il faut donc rétablir la belle de crainte d’être caillassé. Si Charlotte Wessels n’est pas mise en avant c’est qu’à l’image du disque, elle sert le collectif. Son chant ne surclasse pas celui des ses aînées mais les arrangements aux petits oignons font qu’au final, ce disque peut rivaliser avec les meilleurs.
On retrouve quand même deux guests sur ce disque. On retrouve l’une des trois sœurs Ahn Trio (en l’occurrence Maria) en tant que violoncelliste. Sa présence fait du bien car elle apporte de la chaleur à la musique de Delain. L’autre, c’est mister Tarot, Marco Hietala. Présent sur deux titres en tant que chanteur ("Control The Storm" et "Nothing Left"), j’aurais envie de dire comme d’hab. Il fait ce qu’il fait dans Nightwish, il apporte un élan supplémentaire qui fait toujours plaisir.
Annoncé plus haut, le son a fait un gros bond en avant. Plus metal, mieux balancé, il est bien meilleur que sur Lucidity. Le clavier ne bouffe pas le reste et l’accent est mis sur la guitare et la rythmique. La classe.

C’est fait, Delain nous offre avec cette pluie d’Avril le "vrai premier album" d’un groupe soudé et qui risque de faire du bruit. Une seule chose à faire si vous êtes fan du genre, achetez ce disque. Un vrai bon tour de force !!!!!!!!!

13 Commentaires

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Elencirya - 05 Septembre 2009: Je me retrouve quelque peu à contre-courant, puisque cet album m'a globalement laissée de marbre... Je trouvais Lucidity sympa (mais pas transcendant non plus!), mais April Rain m'ennuie terriblement... Toutes les chansons se ressemblent, à tel point que je ne peux même pas dire les titres que j'ai préféré / détesté, tellement tout celà ressemble à une soupe bien pré-digérée...

En plus, la voix de Charlotte a tendance à m'agacer rapidement : j'ai horreur de ses intonations "grinçantes" (on dirait qu'elle n'est pas fichue d'attaquer une note proprement...), sa voix est décidément si peu puissante qu'elle est systématiquement doublée dans les refrains pour qu'on parvienne à l'entendre... (d'où peut-être ces "grincements" popisants pour tenter de se donner un peu de relief?)



Bref, je trouve qu'il y a bien trop de bruit autour de ce groupe qui n'a franchement rien de mirobolant à présenter, enfin selon moi...
romriv - 31 Octobre 2009: Je pensais que c'étais par soucis d'esthétique qu'ils avaient doublé la voix de Charlotte... raaaaah tu m'as mis e doute là >_<
kai_of_bodom - 03 Novembre 2011: Eblouissant, excellent, rien à redire
Charlotte a énormément évolué depuis Lucidity et cela s'est confirmé en concert les 3 fois ou je les ai vus
Je suis sous le charme de la belle et du groupe, vivement la suite...
DragonMaster - 07 Mai 2013: Avec du recul j'ai été trop emballé initialement. Cet album a rapidement été relayé aux oubliettes. Un bon album en apparence avec trop peu de profondeur pour ne pas s'en lasser.
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Chronique @ utumno666

15 Mars 2012

Les groupes de metal symphonique à chanteuse, ça se vend bien depuis la fin des années 90, notamment avec l'émergence d'un groupe qu'on ne citera jamais assez, tant il est devenu une référence. Je parle bien entendu de Nightwish. Et alors que Tuomas Holopainen faisait chanter ses premières notes à Tarja, on voyait Within Temptation pondre en Hollande, avec les mêmes revendications dans le sac. Depuis le succès de ces deux mastodontes, c'est l'hécatombe, on se fait submerger par Leaves' Eyes, Epica et autres clones insipides et envieux (pardonnez ma subjectivité) des deux colosses précédemment cités. Delain porte ici apparemment les mêmes critères, et ce n'est a priori pas encourageant. Mais la formation compte en son sein le claviériste originel de Within Temptation, qu'il quitta en 2001 pour fonder Delain. Peut-être que ça ne suffira pas à sauver le plat, mais à l'oreille ça rappelle bien vite les débuts de son premier groupe...

La formule reste très basique, misant avant tout sur l'efficacité, avec des structures de morceaux rarement (jamais) surprenantes du type intro-couplet-refrain-couplet-refrain-solo-Interlude-refrain-final (à noter qu'on observe parfois des variations comme le placement de l'Interlude avant le solo). Ironie mise à part, c'est on ne peut plus classique, et le groupe compte beaucoup sur la prestation vocale de Charlotte Wessels pour nous accrocher, lui donnant des refrains ultra-mélodiques à chanter, qu'on enrobera ensuite de claviers omniprésents n'ayant qu'un seul mot à la bouche : harmonie. La musique de Delain sonne juste, lisse, une production sans failles et un rendu pro.

Mais voilà, la simplicité de l'accompagnement de la chanteuse - parce que le rôle de l'instrumentation se résume clairement à ça - trahit le manque d'âme des compositions. La chanteuse se débrouille bien de son côté, même sans avoir le charisme d'une Tarja, et donne en fait au groupe tout son intérêt. L'originalité n'est pas au rendez-vous. La recette a été préparée tant de fois, et même au sein de cet album elle se répète précisément à onze reprises, qu'au final, pour l'oreille d'un metalleux avec un minimum de poils au menton elle sonne terriblement artificielle, et pas sincère pour deux sous. April Rain passe comme une soirée à boire de la limonade : ça descend comme du sirop, mais ça écoeure, et on réclame autre chose.

Au fond, si on prend Delain pour ce qu'il nous offre (un groupe standard de sympho), ils le font plutôt bien. Et même moi qui, avant de mettre le cd dans le lecteur, avais apporté un sachet en plastique en cas de nausée soudaine, je me suis surpris à reconnaître un certain intérêt dans des pistes comme "Control The Storm", où la présence de Marco Hietala (Nightwish, Tarot) en guest pour les parties vocales apporte une touche rafraîchissante. Aucun titre n'est fondamentalement soporifique, et l'album se parcourt relativement aisément, avec pas mal de plaisir. Pas besoin de sachet en plastique pour finir, mais on ne s'est de loin pas pris une claque mémorable dans la figure.

En conclusion, April Rain ne décevra pas les amateurs de lignes vocales féminines surfaites, mais ne touche pas assez au génie pour séduire ceux que le genre entier laisse froid. Un opus à ne pas jeter à la poubelle, qui peut servir de bonne introduction au metal tant c'est lisse et joli, à condition de ne pas avoir ses classiques de Nightwish sous la main (qui feront quand même mieux l'affaire). Pas mal.

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