Among the Living

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Nom du groupe Anthrax
Nom de l'album Among the Living
Type Album
Date de parution 22 Mars 1987
Produit par Eddie Kramer
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album950

Tracklist

1.
 Among the Living
 05:16
2.
 Caught in a Mosh
 05:00
3.
 I Am the Law
 05:54
4.
 Efilnikufesin (N.F.L)
 04:55
5.
 A Skeleton in a Closet
 05:29
6.
 Indians
 05:41
7.
 One World
 05:56
8.
 A.D.I. / Horror of It All
 07:49
9.
 Imitation of Life
 04:22

Durée totale : 50:22


Chronique @ eulmatt

13 Août 2007

Quelques mois après Slayer et Metallica, c'est donc au tour des New-Yorkais d'Anthrax d'offrir leur monument de thrash metal à cette époque bénie des années 86-87. Sans atteindre la violence de Reign in Blood ni la majesté de Master of Puppets, Among the Living incarne l'avènement d'une autre forme de thrash, énergique, pêchue et entraînante, flirtant bon le hardcore dans sa furieuse tendance à enchaîner les mosh parts et les accélérations fulgurantes. Ne nous méprenons pas cependant : les premiers riffs d'Among the Living, avec un son copieux et une puissance toute métallique, annoncent bien une déferlante de thrash metal... qui arrive plein pot. Ce premier titre suffit à comprendre qu'Anthrax a franchi un cap depuis Spreading the Disease. Outre la puissance de la production, les riffs accrocheurs en diable et les changements de rythme implacables sont une invitation immédiate à un joyeux headbanging. Et ce n'est pas fini, car le deuxième morceau n'est rien d'autre que le cultissime Caught in a Mosh, dont le titre est suffisamment évocateur. Véritable claque, ce morceau résume à lui seul la fusion du thrash furieux avec des relents jouissifs de hardcore qui signe la patte Anthrax. Puis survient à nouveau un classique, I Am the Law, groovy et mid-tempo pendant quelques minutes avant de s'emballer lui aussi. Les deux titres suivants préfigurent de l'avenir du thrash d'Anthrax, aux rythmiques simplistes et à l'ambiance globalement plus festive, s'éloignant de manière radicale de la frange obscure du metal extrême incarnée par Slayer & Co. C'est d'ailleurs le chant de Joey Belladonna qui est pour partie responsable, chant si souvent discuté, aux aigus sentant bon le heavy metal, fleurant souvent avec une jovialité que l'on pourra lui reprocher plus tard.

Le sérieux reste toutefois de mise avec Indians, merveille de metal teintée d'émotion et de maîtrise, l'un des plus beaux titres de la discographie d'Anthrax, qui rappelle d'ailleurs que comme bon nombre de leurs compères est-américains, Anthrax est un groupe engagé politiquement (là encore la mouvance hardcore n'est jamais très loin). L'album se poursuit ainsi sur sa lancée, ne faiblissant pas et procurant une joie immense à tout aficionado du thrash metal, grâce à ses riffs percutants, son rythme endiablé et sa faculté à jouer avec les tempos. Il est également le tournant définitif qui écarte Anthrax de la mouvance la plus sombre du metal extrême d'alors, en en faisant néanmoins un leader de la scène new-yorkaise, si atypique dans le paysage du métal américain par sa culture hardcore, qui a tant donné au thrash metal. Among the Living est donc indiscutablement une pièce culte de ce mouvement, la pièce culte de ce qui fût un des "Big Four" du thrash metal.

12 Commentaires

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Lamikawet - 16 Mars 2011: Un de mes premiers achats (encore en vinyle à l'époque). Je préfère le chant de Belladonna sur Spreading mais je kiffe Among pour la musique : précise, hargneuse, un must en matière de thrash
 
jeunemetalhead - 22 Mars 2011: je trouve que le riff du morceau éponyme fleure le metallica cuvée garage days, enfin le son
Lesterial - 27 Septembre 2012: Pareil, rien à dire, vous avez tout dit, de grands souvenirs pour un grand album que tout bon thrasheur old school et new génération doit avoir écouté au moins une fois ou posséder...
LeMoustre - 03 Mars 2016: Voilà sans conteste la pierre angulaire d'Anthrax, leur Alpha&Oméga, leur meilleure sortie. Dans un contexte très favorable, ils ont su sortir un album génial de part en part, avec que des hymnes et une énergie dévastatrice. Des textes bien trouvés, un son adéquat, un riffing monstrueux et des chansons (au sens littéral) à hurler sous la douche. Bref, assez de flatteries, ATL, avec sa pochette étonnante pour le style (mais ils feront pire), profite à fond de l'âge d'or du thrash, et se met tout en haut des albums à posséder absolument. Intemporel. 18/20
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Chronique @ Darklau

04 Mars 2008

Enregistré à Miami et mixé au Compass Point Studio de Nassau (Bahamas), studio qui a vu naître le cultissime Powerslave d'Iron Maiden, l'album Among the Living des mosheurs de New-York est peut-être, avec Master of Puppets des Mets, l'une des plus belles réalisations du genre de toute la décennie. Pierre d'angle de la grande époque thrash des années 80, "Among the Living" nous entraîne dans un tourbillon de riffs tous plus géniaux les uns que les autres. Anthrax n'aura pas la même fortune avec les albums qui suivront. Hormis le très peu sérieux "I'm the Man" et "Sound of White Noise" qui se sont bien vendus, le groupe n'a jamais vraiment retrouvé le succès de cet "Among the Living", véritable étincelle de génie dans la longue carrière du groupe. Il est difficile de décrire le "mosh" qui teinte cet album ( défini dans le titre "Caught In A Mosh" ) avec des termes précis. Disons qu'il s'agit de rythmes saccadés plus ou moins rapides et répétitifs sur certaines sections donnant à l'ensemble une structure subdivisée en break et changement de rythme. le tout agrémenté d'une voix souvent haut perchée et entraînante (celle de Joe Belladonna). Le résultat est très "botte cul" et donne envie de taper du pied sur le plancher en cadence.

Le disque contient ses perles incontournables telles que "Among the Living", "Caught In A Mosh", "I Am the Law", "Indians" et "One World". Les autres titres ne sont pas loin de valoir ceux-là. Pour vous donner une idée de la situation, je pourrais vous décrire les concerts du groupe à l'époque (auxquels j'ai assisté). Les musiciens, le chanteur Belladonna et le guitariste Scott Ian en tête, se déplaçaient sur scène en sautant en tout sens comme des puces sur un tapis. J'ai rarement vu une telle énergie sur scène, du vrai sport ! Et cela cadrait parfaitement avec leur musique. En résumé, si vous voulez vous éclater et marcher sur les murs de votre chambre ou de votre salon, procurez-vous cet album indispensable. Vous comprendrez alors ce qu'était le thrash américain des années 80.

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