Sound of White Noise

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Nom du groupe Anthrax
Nom de l'album Sound of White Noise
Type Album
Date de parution 25 Mai 1993
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album419

Tracklist

DISC 1
1. Potters Field 05:00
2. Only 04:57
3. Room for One More 04:56
4. Packaged Rebellion 06:16
5. Hy Pro Glo 04:31
6. Invisible 06:10
7. 1000 Points of Hate 05:01
8. Black Lodge 05:26
9. C11 H17 N2 O2 S Na (Sodium Pentathol) 04:25
10. Burst 03:42
11. This Is Not an Exit 06:49
DISC 2 - BONUS CD (Japanese Release)
1. Noisegate 04:25
2. Cowboy Song (Thin Lizzy Cover) 05:06
3. Auf Wiedersehen (Cheap Trick Cover) 03:33
4. Looking Down the Barrel of a Gun (Beastie Boys Cover) 03:13
Total playing time 57:13

Chronique @ eulmatt

13 Août 2007
En cette année 1993, Anthrax est attendu au tournant. Outre le fait que le thrash metal semble chercher son second souffle, c’est particulièrement vrai pour les New-Yorkais. Anthrax a perdu de sa crédibilité, son image frisant parfois la caricature, et ses deux précédents albums étant tout sauf une confirmation de l’excellent Among the Living.
Bien décidés à repartir de l’avant et à être à nouveau pris au sérieux, Scott Ian et consorts se sont séparés du fantasque Joey Belladonna au micro, au bénéfice de l’excellent John Bush, tout droit venu d’Armored Saint.

Sérieux, voilà un adjectif qui sied parfaitement à Sound of White Noise.
Potters Field introduit l’album sans aucune équivoque. Si les riffs ont toujours cette patte reconnaissable, simplistes mais entêtants, le son est imposant, l’intro plutôt sombre, le chant élégant et puissant donnant un corps franchement nouveau. Il tient d’ailleurs une place telle, à l’avant d’un métal plus rond et plus fluide, que l’on sort d’ores et déjà des standards du pur thrash auquel nous avaient habitués les Américains.
Confirmation immédiate sur le second titre, Only, plus heavy, qui fait d’ailleurs office de single dans son formatage plutôt conventionnel. Refrain chanté sur une rythmique fluide et tout à fait éloignée de ce qu’Anthrax nous avait donné l’habitude d’entendre. Agréable à entendre, mais pas transcendant. Room for One More rassure cependant l’auditeur grâce à son métal agressif, implacable et très énergique. Et chose surprenante, on commence à ressentir une certaine froideur à l’écoute, qui se confirme sur des titres comme Hy Pro Glo, Invisible ou 1000 points of Hate, puissants, compacts, efficaces et sans fioritures. La base rythmique thrash n’est jamais très loin, mais le son des guitares atypique et glacé et le rôle prépondérant du chant renforce l’idée d’une réelle transition artistique, qui s’éloigne des influences hardcore parfois festives et chaleureuses, pour plonger dans une trame beaucoup plus sombre. Froid mais pas sans saveur, le métal d’Anthrax impose à nouveau le respect. On est d’ailleurs agréablement surpris par la ballade Black Lodge (encore une première pour Anthrax), à l’atmosphère glauque, presque gothique (!), glaciale et diablement immersive. John Bush montre là encore l’étendue de son panel vocal.

Anthrax a t-il changé à ce point ? Il reste avant tout un formidable groupe quand il s’agit de transmettre de l’énergie brute. Le titre aux consonances chimiques C11 H17 N2 O2 S Na rappelle pour la forme que le hardcore fait encore partie du bagage des New-Yorkais, mais cette fois-ci dans une forme beaucoup plus groovy et presque rock’n roll, un titre percutant et explosif. S’en suit un morceau plutôt atypique, Burst, peut-être le plus violent de l’album. Reprenant les bonnes vieilles recettes basées sur des accélérations brutales et des riffs rapides, il confine cependant presque au punk dans son dépouillement. Sauf que le son est monstrueux, et que le sieur Bush énervé en impose. Encore une grosse baffe. La lancinante conclusion This not an Exit ne déroge pas au fil conducteur de l’album, implacable, monolithique et entraînante. Jusqu’au bout le son est épais, et le chant bien présent. Au final presque une heure (ce qui est remarquable) d’un métal du renouveau pour Anthrax, à la fois reconnaissable mais tellement plus mature, profond, voire parfois flippant.

Comme si Anthrax, cet enfant turbulent, quelque fois génial, souvent irritant, était soudain devenu un jeune adulte mûr, grave, respectable. Peut-être au détriment de sa créativité, certes... mais Sound of White Noise, en s’intégrant comme une étape intermédiaire de la profonde transition musicale opérée par la bande à Scott Ian, n’est franchement pas dénué d’intérêt. Une œuvre atypique et d’une personnalité assez forte pour la considérer en bonne place dans la discographie d’Anthrax.

11 Commentaires

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stickinthemud - 10 Septembre 2012: Lepard, il n'y a pas vraiment un album plus violent qu'un autre dans la période Bush, ils sont tous assez tempérés. Mais personnellement j'aime bien "We've Come For You All"
CedricTheScourge - 11 Octobre 2013: Cet album est nul ! Anthrax ont trahi à ce moment là, le vrai chanteur c'est Belladonna. Et pis c'est tout
hetone - 06 Avril 2015: sown + stomp = best anthrax album for me :P
LeMoustre - 07 Mars 2016: Quel changement, mes aïeux. Le grunge était apparu et a blackboulé la scène musicale de cette période. Les Anthrax, en plus de changer de hurleur, ont su s'adapter et ont composé un disque réussi, en se renouvelant sans se dénaturer. Les compositions sont pour la plupart bien trouvées, et on a même du mal à reconnaître le groupe. Mais, pour ma part, je trouve ça bien fait. Quelle surprise quand même, surtout que John Bush était connoté heavy-metal. Là, l'ensemble s'en retrouve transfiguré. Il y a bien un ventre-mou (1000 points Of Hate/Black Lodge), mais le reste, si ça n'est plus du thrash stricto-sensu, est parsemé de trouvailles fort bien agencées et amenées. Bref, une réussite, et un disque qui n'a pas vieilli, à mon sens. J'ai ensuite lâché l'affaire, sans trop savoir pourquoi, peut-être des titres des autres albums écoutés sur sampler peu marquants à leur sortie, jusqu'à Worship Music, et le retour de Bellabonna. 15/20
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