Abigail

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Nom du groupe King Diamond
Nom de l'album Abigail
Type Album
Date de parution 21 Octobre 1987
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album457

Tracklist

Re-Issue in 1990 by Far East Metal Syndicate
Re-Issue in 1997 by Roadrunner Records with 4 bonustracks
Re-Issue in 2005 by Roadrunner Records with 4 bonustracks & bonus DVD
1. Funeral 01:29
2. Arrival 05:26
3. A Mansion in Darkness 04:33
4. The Family Ghost 04:05
5. The 7th Day of July 1777 04:49
6. Omens 03:56
7. The Possession 03:26
8. Abigail 04:50
9. Black Horsemen 07:39
Bonustracks (Re-Issues 1997 & 2005)
10. Shrine 04:23
11. A Mansion in Darkness (Rough Mix) 04:35
12. The Family Ghost (Rough Mix) 04:09
13. The Possession (Rough Mix) 03:28
DVD (Re-Issue 2005)
Recorded live in Gothenbery, Sweden, 1987
1. Funeral
2. Arrival
3. Come to the Sabbath
4. The Portrait
5. The Family Ghost
6. The 7th Day of July 1777
7. Holloween
VIDEOS
8. The Family Ghost
9. Welcome Home
10. Sleepless Fights
Total playing time 40:17

Chronique @ cacaman

19 Août 2005
Chacun le sait, la dissolution de Mercyful Fate fit couler beaucoup d'encre. Après un premier album solo réussi ("Fatal Portrait"), le braillard de service, toujours secondé par Michael Denner et Timi Hansen (deux ex-Mercyful Fate), présente ici sa pièce "Abigail" : un mini rock opéra où le King joue tous les rôles, modulant sa voix si identifiable. L'album raconte l'histoire de l'âme noire d'une petite fille morte-née. Charmant, non?

Si visuellement le groupe fait rire ou pitié (bassiste grimé en pirate, gratteux et batteur fringués en marins d'eau douce et détenteurs de superbes choucroutes, sans oublier ce sacré Bendix avec ses gants sans doigts cloutés, collier et boucles d'oreilles en croix inversée, cape de kermesse, cartouchières, cuirs étoilés de fermetures éclair et maquillage sataniste à faire sauter un régiment de pacemakers), l'auditif est carré, sans faille. Bien sûr, les vocaux restent très spéciaux (les non-initiés risquent de faire des bonds), mais extrêmement travaillés et collant parfaitement aux textes. Quant à la composition, elle est d'excellente facture. Rythmiques anguleuses, riffs d'une efficacité remarquable, on headbangue sans retenue et on s'extasie sur les soli virtuoses et mélodiques d'Andy LaRocque, qui prend son envol au sein du groupe. Ainsi, Arrival et A Mansion In Darkness nous transportent dans la première moitié du 19ème siècle avec un heavy metal classieux. King Diamond maîtrise le style au point de composer des breaks franchement géniaux, sentant le metal progressif (The Family Ghost, Omens), et est l'auteur de textes paranormaux, sordides, qu'il vocifère de façon théâtrale et fantomatique. Un peu d'habitude et une attention particulière à l'histoire transformera vite cette déconvenue en atout majeur de l'album.

Alors, et le split de Mercyful Fate? Eh bien on s'en fout. Avec un album pareil, King Diamond confirme avec brio qu'une nouvelle ère a débuté pour lui, une nouvelle manière de composer, d'écrire (ce n'est plus du satanisme puéril), épaulé par un Andy LaRocque en pleine forme (qui fera d'ailleurs des étincelles sur "Individual Thought Patterns" de Death en 1993) qui nous en met plein les mirettes. "Abigail" est assurément un des opus de heavy metal à posséder pour sa mise en scène, ses morceaux léchés, sa musicalité inquiétante et sa patate incroyable. Un grand coup de chapeau au King (mais putain, trouve d'autres frusques).

11 Commentaires

16 J'aime

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Leviathan777 - 22 Décembre 2011: D'accord avec vous tous!

... et que dire du début de Abigail. Merde, de la toune au complet! Merde, de l'album au complet!

La chimie entre les musiciens est à son top. Je vous conseille tous l'album live In Concert 1987, avec plusieurs pièces de Abigail. Une atmosphère à faire chier les Yo dans leurs frocs.
jamesmith - 19 Juillet 2012: Ah, "Abigail", toujours aussi bon. A l'époque je me souviens comme j'étais heureux d'écouter enfin du heavy-metal puissant, frais, et un cran au dessus des autres formations... Et puis l'ambiance si sombre et froide... J'en étais tombé accro de ce disque.
samolice - 09 Janvier 2013: La dégaine de Mickey Dee au verso de la pochette!
En réécoutant le vinyle hier soir, j'ai été déçu par le son que je pensais meilleur. Y-a-t-il eu un remaster intéressant? Reste des titres toujours aussi bons.
Merci beaucoup pour la chronique.
Vinarius - 23 Mars 2014: Très bonne chronique pour un album essentiel du métal, pourtant paraissant trop méconnu ici... Il mérite plus de reconnaissance dans les pages de SOM!
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