Watchers of Rule

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Unearth
Nom de l'album Watchers of Rule
Type Album
Date de parution 28 Octobre 2014
Labels Century Media
Enregistré à Audio Hammer Studios
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album46

Tracklist

1.
 Intro
 00:43
2.
 The Swarm
 03:24
3.
 Lifetime in Ruins
 04:12
4.
 Guard of Contagion
 03:16
5.
 From the Tombs of Five Below
 03:35
6.
 Never Cease
 03:25
7.
 ‘Trail to Fire
 03:30
8.
 To the Ground
 03:15
9.
 Burial Lines
 03:04
10.
 Birth of a Legion
 03:11
11.
 Watchers of Rule
 03:27

Bonus
12.
 Throes of Remission
 03:34
13.
 Spirit in Black (Slayer Cover)
 04:10

Durée totale : 42:46


Chronique @ Goneo

29 Mars 2021

Unearth nous sort l'artillerie lourde

Unearth continue d'enchaîner les albums studios, au rythme d'un opus tous les 2 ou 3 ans, et voici que déboule leur 6ème opus. Leur contrat étant arrivé à terme avec Metal Blade Records, c'est chez Century Media Records, une autre grosse écurie, qu'une nouvelle collaboration se forme. L'infernal trio, Buz McGrath (guitares), Ken Susi (guitares) et Trevor Phipps (chant), est toujours présent, accompagné d'un nouveau batteur, Nick Pierce (ex-Eterna Nocturna, ex-The Faceless...). Par contre, aucun bassiste n'est mentionné, des lignes de basse certainement effectuées par l'un des guitaristes, sinon les deux.

En outre, une superbe pochette en noir et blanc s'observe, oeuvre graphique de Richey Beckett, illustrateur britannique sollicité par Mastodon, Bonfire, Isaak, Seethe, entre autres. Avec ce personnage démoniaque, on pourrait aisément croire que des influences black metal parcourent l'album, mais il n'en est rien. Aucune trace du côté mélodique de "Darkness in the Light" non plus sur ce "Watchers of Rule ". C'est à un Unearth dévastateur, sans aucun chant clair, un véritable guerrier paré à affronter n'importe quelle armée que nous avons affaire sur cet album.

Nombreuses sont les pistes de la galette à l'illustrer. Ainsi, après une brève et bien-nommée "intro", c'est sur un blast beat que nous accueille "The Swarm" ; le break bien groovy de fin nous renvoie directement vers les albums "III: In the Eyes of Fire" et "The March", on y retrouve un peu le côté old school du metalcore. "Lifetime in Ruins" enchaîne et me surprend par son aspect technique plus élevé qu'a l'accoutumée. Multiples changements de rythmes, riffs fournis, ce morceau permet de découvrir toute l'étendue du talent du nouveau batteur. Aussi retrouve-t-on un Unearth au top, bourré de moments forts, des guitaristes drôlement inspirés ; entre le riff ultra groovy mais non dénué de technique de "Never Case" et son break mélodique à 2:10 min, l'intro de "To the Ground" qui prépare la guerre, la fin dévastatrice de "Trial of fire", il y aurait tant de passages à énumérer.

Quand aux textes, les paroles comme les thèmes qui en découlent, à savoir, la mort, l'asservissement, le suicide ou le massacre, ils ne sont pas sans renvoyer à l'artwork sombre et obscur sus-mentionné. Aussi, les premiers morceaux nous plongent directement dans les ténèbres comme une métaphore morbide de notre monde, comme l'atteste un extrait de "The Swarm" : "Voici notre Roi des Rois / Succombez à la pourriture / Coupée en quartiers et lapidée / Les corbeaux noirs s’empareront du trône". Ou encore "From the Tombs of Five Below" : "Le blanc de leurs yeux est rouge de sang diabolique / Non - Rien ne peut nous sauver / Cette Pestilence nous livrera à notre fin".

Sur la deuxième partie de l'album, les enfers laissent toutefois place à la révolte, comme sur "Burial Lines" : "Je vais continuer à me précipiter / À travers les lignes de sépulture ensanglantées / Face à face, je défends mon Royaume".

En définitive, il y a une intensité Hardcore bien plus présente, bien plus brutale sur l'ensemble de l'opus que sur le précédent effort. Bref, Unearth nous sort l'artillerie lourde : pas de moments de répit, et des solos toujours aussi bien exécutés. Il envoie sacrément ce "Watchers of Rule", et s'il ne fait pas l'effet d'une bombe, car la surprise n'est plus vraiment au rendez-vous, il force le respect de par sa qualité technique et de production.

0 Commentaire

8 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire