Extinction(s)

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17/20
Nom du groupe Unearth
Nom de l'album Extinction(s)
Type Album
Date de parution 23 Novembre 2018
Labels Century Media
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album28

Tracklist

1.
 Incinerate
 
2.
 Dust
 
3.
 Survivalist
 
4.
 Cultivation of Infection
 
5.
 The Hunt Begins
 
6.
 Hard Lined Downfall
 
7.
 King of the Arctic
 
8.
 Sidewinder
 
9.
 No Reprisal
 
10.
 One with the Sun
 

Commentaire @ Goneo

17 Avril 2021

38 minutes de metalcore ravageur

Avec ce visuel et ce nom d'album, vous devez vous douter que les thèmes abordés ne sont pas joyeux. Il y a toujours cette volonté de se battre face à la mort, que cela soit contre un acte suicidaire ou une maladie. Nous avons aussi le fameux réchauffement climatique en passant par la politique et ses tyrans. Unearth est toujours aussi remonté, et officialise l'arrivée de Chris O' Toole à la basse

C'est du lourd ce Extinctions, même si on reste sur la même recette, des ingrédients vont venir assaisonner ce plat, lui conférant un parfum particulier. Mais trêve de cuisine, on lève les mains, l'épreuve est finie. C'est d'abord des emprunts au deathcore que je déniche, ur le couplet de "The Hunt Begins" ou sur l'intro de "Survivalist" accentué par la voix plus grave de Trevor Phipps, Unearth n'a jamais tapé aussi fort. Ces éléments sont parsemés à travers la globalité de l'oeuvre, avec ses rythmes saccadés typiques.
Comme si cela ne suffisait pas, c'est à Slipknot que les intros de ‘Hard Lined Downfall' et ‘Sidewinder' me font penser, je trouve la ressemblance assez frappante, ce qui vient définitivement concrétiser l'idée que ce Extinctions est l'album le plus pêchu qu'ils aient sortis.

Les guitares mélodiques se font un peu plus discrètes, on les retrouve sur le refrain de "Cultivation of Infection" ou l'intro de l'excellente "No Reprisal". Une superbe compo, mêlant ce côté mélodique suédois qu'on leur connaît aux nouveaux fragments "slipknotiens", et qui s'autorise même une accélération frénétique à 0.50s. Des guitaristes toujours aussi inspirés, pour preuve ce moment à 1.50min de "Incinerate", mais ces passages sont assez rares.
Deux morceaux se dégagent un peu du lot, tout d'abord "Dust", le plus technique de l'album, un enchaînement de rythmes et de riffs de haute volée,
et "One with the Sun", un riff succulent à 0.30min rappelant le speed metal ou heavy speed mélodique et ses orchestrations de fin qui en font une très belle clôture de l'opus.

Unearth nous livre encore un album sans failles avec 10 compos pour 38 minutes de metalcore ravageur.
On pourra lui reprocher, qu'inévitablement, l'aspect deathcore lui fait perdre de la profondeur au profit de l'efficacité, perdre de l'originalité, voire un peu de personnalité. D'ailleurs je trouve que les breakdowns de cet album n'ont pas de réel effet, ceci dit, j'imagine très bien la dévastation sur scène que ces morceaux doivent procurer. C'est leur septième album, 17 ans le séparent du premier, et ce groupe arrive encore et toujours à garder une qualité surprenante...

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