Vipera Sapiens

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16/20
Nom du groupe Viper (BRA)
Nom de l'album Vipera Sapiens
Type EP
Date de parution 1993
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1. Acid Heart
2. Silent Enemy
3. Crime
4. Wasted Again
5. Killing World
6. The Spreading Soul (Acoustic Version)

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Viper (BRA)


Chronique @ dark_omens

13 Mai 2016

Continuité...

La destiné de Viper est désormais celle d'un groupe de Heavy Metal dont la musique est davantage influencée par le Power US et par le Thrash que par ces volutes mélodiques européennes accompagnées par leurs kyrielles d'artifices orchestrales. Evolution, son album le plus récent en est d'ailleurs le plus cinglant, et accessoirement le plus remarquable, des témoignages. Pour asseoir encore ce fait et ainsi finir de convaincre les derniers sceptiques, notamment ceux du vieux continent qui, en ces temps-là, étaient toujours plus ébahis par tout ce qui ressemblait de près ou de loin à de la musique symphonique, que non, il ne se remettrait pas à composer de sitôt des morceaux tels que Moonlight, le groupe sortira, en cette année 1993 un EP composé de 6 titres dans l'exacte continuité de cet étonnant dernier opus paru quelques mois auparavant.

Deux morceaux de ce Vipera Sapiens, car c'est ainsi que se nomme ce super 45 tours, sont de simples relectures, variation d'un même thème, de titres présents sur Evolution. Il s'agira d'un Wasted Again à la première moitié très mélodieuse et à la seconde nettement plus énergique et de la ballade The Spreading Souls épurée toutefois de toute sa partie symphonique. Ces deux titres sont sympathiques mais pas nécessairement représentatifs de ce nouvel état d'esprit plus radical du quatuor, toujours encore, administré par les frères Passarell.

Le reste de ce manifeste est nettement plus intéressant. Le fiévreux Silent Enemy renoue superbement avec ces tendances Thrash désormais défendues par un Viper surprenant. Tout comme d'ailleurs Killing World, et ce même si cette piste revêt un peu (et un peu trop à mon goût) ce vernis enjoué et délirant qu'adoptent parfois les formations extrêmes américaines.

S'agissant d'Acid Heart et de Crime, s'ils sont sans doute un peu moins virulent ils n'en demeure pas moins excellents pour autant.

Notons encore que les influences les plus flagrantes présentes sur l'album Evolution, à savoir celles d'Anthrax, de Suicidal Tendencies ou de Megadeth, sont ici beaucoup plus discrètes (surtout pour les deux derniers cités). Disons aussi que la voix de Pit demeure, toujours encore, merveilleusement adaptée. Ni trop agressive, ni trop mélodique, elle s'accommode parfaitement aux différents paysages de ces contrés que parcourt dorénavant Viper. Tant d'ailleurs qu'un polémiste taquin dans mon genre en finirait par se demander, à contrario de toutes ces idées préconçues répandues depuis plusieurs décennies, si le meilleur chanteur de Viper ne fut pas Pit plutôt qu'André. Mais ne lançons pas un débat qui risque de déchainer les passions inutilement.

Sans doute un peu moins essentiel et un peu moins indispensable que l'excellent Evolution, ce Vipera Sapiens nous offre pourtant quelques beaux moments. Il nous offre aussi quelques confirmations cruciales, et notamment concernant cette réorientation musicale et le choix de ce chanteur remarquable.

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