V - Halmstad (Niklas Angående Niklas)

Liste des groupes Black Avantgardiste Shining (SWE) V - Halmstad (Niklas Angående Niklas)
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Nom du groupe Shining (SWE)
Nom de l'album V - Halmstad (Niklas Angående Niklas)
Type Album
Date de parution 16 Avril 2007
Style MusicalBlack Avantgardiste
Membres possèdant cet album367

Tracklist

1.
 Yttligare Ett Steg Närmare Total Jävla Utfrysning
 06:23
2.
 Längtar Bort Från Mitt Hjärta
 08:29
3.
 Låt Oss Ta Allt Från Varandra
 06:05
4.
 Besvikelsens Dystra Monotoni
 10:06
5.
 Åttiosextusenfyrahundra
 02:43
6.
 Neka Morgondagen
 08:50

Durée totale : 42:36


Chronique @ KVARFORTH

11 Fevrier 2008
Shining est un combo venu de Suède, et arpente la scène black depuis 1998 avec leur fameuse démo "Submit to Self-destruction" qui laissait déjà présager un bel avenir au groupe, de par cette atmosphère depressive et sinistre, empreinte d'une folie innomable.
L'évolution est un mot qui rejoint parfaitement la carrière du groupe, et ce pour explorer toutes les facettes possibles de l'esprit dérangé de Kvarforth, leader, chanteur et compositeur de Shining.
Le reste des musiciens n'est que la concrétisation des pensées de celui-ci, aussi nommée la "toolbox".
La voix de Kvarforth à subie un changement des plus impressionant, elle ne fait qu'écraser de plus en plus notre esprit alors prit dans un tourbillon de ténèbres.
Il crache ses trippes, module sa voix, possède un coffre incroyable, hurle, grogne, parle, chante mème parfois, et tout n'est que dégout des autres et de soi.
Leur musique est d'une profondeur jamais atteinte à ce jour, elle est une arme sonore brutalisant l'auditeur et le malmenant, lui faisant voir et affronter tout ce qu'il redoute le plus.
La musique à ce stade pourrait ètre qualifiée de post-black depréssif, mais coller une étiquette à une oeuvre si complexe est difficile.
"Within Deep Dark Chambers" démontrait un premier jet maladroit mais innovateur, et c'est sur "Livets Andhallplats" que Shining marque son empreinte et acquiert une personnalité musicale forte.
"Angst - Sjalvdestruktivitetens Emissarie" est surement l'album le plus black et brutal du groupe, un album à part et réellement une sorte de retour aux sources du genre, toujours avec cette touche qu'eux seul peuvent ajouter.
"The Eerie Cold" est l'oeuvre qui a le plus fait parler d'elle, de par sa qualité indeniable et son charisme dément. Mais c'était avant l'arrivée du nouveau-né, j'ai nommé "V - Halmstad".
C'est une oeuvre hybride, une sorte de bande son d'un suicide annoncée et irrémediable.
Tout n'est que misanthropie, douleur et desepoir, tristesse et haine.
On entend dès la première chanson la voix murmurante d'un homme, qui décrit sa vision d'un ètre qu'il ne souhaiterait plus là. La marque de Kvarforth est d'hors et déjà présente, et on démarre sur un mid-tempo lourd à souhait, une batterie écrasante, des guitares saturées et claires, une mélodies qui se voit entroupée par un passage acoustique de guitare plaintive, et déjà les frissons arrivent...
La suivante suit la mème veine, et les solos de John Doe inspirée de Scorpions sont planants. Au bout de 3 minutes on change de territoire et on affronte malgrès nous une ambiance hypnotique et et sombre.
La suivante laisse éclater sa rage, et ralentie lorsque les pleurs d'une jeune femme se font entendre et nous serre le coeur. Alors le martelement de tambour nous emmène vers un defilé funèbre, on se dirige lentement vers notre tombe, et à genoux nous implorons la vie de nous garder avec elle, mais la mort est la seule chose que l'homme ne maitrisera jamais.
La folie démentielle de Kvarforth est sans cesse présente, c'est une sorte de fil conducteur de l'album. Les solos et passage acoustiques destrucurent l'album et le rende bien plus noir que n'importe quelle autre galette de la discographie de Shining.
Par la suite sur Besvikelsens Dystra Monotoni, un orchestre de cordes emet une symphonie dissonante et inquiétante, et d'un seul coup la machine de guerre démarre et on sombre dans le néant.
"Åttiosextusenfyrahundra" nous offre une sonate au clair de lune de Beethoven belle à en pleurer, laissant entendre en fond la voix criante de tristesse et de vérité de Kvarforth, car ici tout n'est que lambeaux et déchirures.
Rappelons que Shining prone l'auto-destruction et le suicide, il n'est pas étonnant donc qu'on soit si destabilisée face à ce disque.
Une seule écoute n'est pas suffisante pour explorer tous les recoins d'une oeuvre si variée, sublime et complexe. Au fil des écoutes, sa valeur prend de l'ampleur.
On finit avec "Neka Morgondagen", surement une des plus belle chanson de Shining, emplie de solos, de rythmes changeants, de beauté si difficilement explicable que seul Shining peut nous offrir.
On a ici affaire à l'oeuvre la plus aboutie, la plus travaillée et la plus noire de leur discographie, et elle s'inscrit déjà comme un mythe intemporel de désespoir sonore, la quintessence du mal-ètre dans toute sa splendeur.

Kvar...

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Coemgenus - 04 Juin 2011: Ferme donc ta putain de gueule tocard... Et toi tu sais quoi de l'esprit musical et de Satan ? Espèce d'abruti...
Coemgenus - 05 Juin 2011: Je te rappelle que c'est toi qui ma insulter... Vexé ?? Non mec il m'en faut un peu plus. Le QI hahahaha résultat d'un test d'intelligence abstraite, qu'est que ça vient faire dans cette conversation. Tu m'aurais insulté et vexé d'avantage en pointant un manque de culture car c'est bien plus frustrant que ton QI de merde...J'écoute la musique principalement pour l'esprit, je vois pas en quoi ça te gène mais bon; mon QI de gibon ne me permet pas de comprendre ton génie indubitable.

a.m.s.g
Nygmathaniel - 22 Octobre 2012: Chef d'oeuvre au desespoir selon Kvarforth. Une quarantaine de minute dans un autre monde.
Lloigor - 08 Septembre 2016: Un chef d'oeuvre absolu, grâce au cerveau (malade) de Kvarforth..... et à la toolbox LOL
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Chronique @ goyo

15 Avril 2009
Shining, ou comment transporter l’auditeur dans un monde fait de souffrance et de lamentations. V-Halmstad, ou comment écarquiller les yeux à cause du virage opéré par le groupe. Oui, Kvarforth nous a trahit. Oui, le black malsain et dépressif ne se tient plus que dans l’atmosphère engendrée par la musique. La direction empruntée avec IV-The Eerie Cold tendait déjà le doigt vers cette voie, faisant peur à certain, émerveillant les autres, mais ici l’étiquette Black métal de Shining s’envole avec une horde d’anciens fans ne trouvant plus en Shining la dose de Burzum -entre autres- qui leur plaisait tant. Ceux là, ils n’ont rien compris ! Non, je ne fais pas partie de ceux là car JAMAIS Shining ne m’a autant fait voyager aux tréfonds de mon âme. Cet album tue.

Musicalement, Kvarforth n’a pas totalement abandonné le côté black d’antan, on le retrouve simplement beaucoup plus mélodique et mélancolique que sombre et assassin comme avant. L’incorporation d’éléments Rock et Blues, notamment à la guitare acoustique subliment le Black / Rock / Blues / Depressif / Atmosphérique et tout ce qu’on veut ajouter pour tenter de décrire la Somptueuse et, malgré tout le mal qu’on se donne, indescriptible magnificence de ce chef d’œuvre (si vous n’avez pas compris à quel point je l’aime cet album, faut consulter !). On notera également la qualité des solos présents dans la quasi intégralité de l’album, bien qu’ils soient plus blues et rock que dans le passé (il y en avait beaucoup moins avant, et inutile de préciser que j’aime les solos !). La basse est parfaitement audible, les guitares sont excellentes, un seul petit bémol pour la batterie de Ludwig Witt qui ne blast absolument pas, ce qui n’enlève heureusement rien à la qualité de son jeu. Abordons maintenant la pièce maîtresse de cet album : la voix de Kvarforth, ou plutôt l’éventail de voix diverses et variés, toutes aussi sublimes les unes que les autres, qu’il propose. Ses lamentations sur « Besvikelsens Dystra Monotoni », ses hurlements de rage sur « Yttligare Ett Steg Närmare Total Jävla Utfrysning », ses fredonnements débouchant sur de terribles cris rugueux…C’est avec ces armes là que le sieur Niklas Kvarforth nous achève pour notre plus grand plaisir. A noter la parfaite maîtrise et dosage de ces voix, car trop serait certainement devenu ridicule. Et puis il y a l’alien de l’album, le morceau « Åttiosextusenfyrahundra » qui est en fait une adaptation très personnelle au piano du Clair de Lune de Beethoven accompagnée de fredonnements de Kvarforth, ma foi très agréable à écouter.

Chaque morceau de cet album se place au summum de l’ésotérisme maladif et introspectif de la carrière de Shining, aux côtés de « Svart Industriell Olycka », « Ännu Ett Steg Närmare Total Ut », « Submit To Self-Destruction » et de toutes les autres tueries sorties de l’imagination de Kvarforth. Vous remarquerez que je n’ai pas abordé le cas Kvarforth en dehors de sa musique, car j’estime que ses conneries ont suffisamment fait polémique et tout simplement parce que ce qui nous intéresse ici même, c’est la musique. Enfin, j’espère malgré tout que Shining n’ira pas plus loin dans sa nouvelle démarche, car il risque de s’y brûler les ailes. Je vois mal comment reproduire un tel chef d’œuvre, ou du moins l’égaler, mais se planter ne ferait qu’enlever de sa crédibilité à l’album ici chroniqué, ce qui serait bien dommage. Ah, j’ai pas parlé de la pochette…Il n’y a pas grand chose à dire sur le sujet, on a fait mieux et on a fait pire, je me contenterais de dire qu’elle correspond à l’esprit dégagé dans la musique.

Enfin, pour finir, étant donné que l’intégralité du disque est chanté en suédois, voici la traduction des titres pour les plus anglophones d’entre vous :

01. Yet Another Step Towards Complete Fucking Desolation
02. Longing Away from My Heart
03. Let Us Take Everything from Each Other
04. The Dismal Monotony of Disappointment
05. Eightysixthousandfourhundred
06. Deny the Day of Tomorrow Khaos

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Commentaire @ SvartKald

08 Avril 2007
Le voilà enfin, le nouvel album de Shining !!! Je dois bien admettre que je l'attendais de pied ferme, et que rien au monde ne m'aurait empecher de me le procurer. C'est chose faite, et il faut dire que je suis loin d'être déçu...

Superbe album, du début à la fin. Tout droit dans la veine de The Eerie Cold. En effet, ces deux albums présentent des points communs qui sautent au yeux.

Tout d'abord l'ambiance, plus lourde que jamais, pesante et insupportable à souhait: les guitares, très en retrait, proposent des riffs acérés et froids assez trashisant qui créent une atmosphère de plomb. La batterie de Ludwig Witt, qui remplace remarquablement Hellhammer, est réglée comme un métronome et participe à rendre l'ambiance oppressante.

Il faut en effet remarquer que le groupe a privilégié les passages lents, atmosphériques, souvent acoustiques ( avec des guitares parfois presque hispanisantes )... Il n'est par rare de croiser, au fil de l'écoute, des parties au ralenti, où des guitares lentes et gémissantes cotoient des nappes de piano mélancoliques, sur un fond de batterie très jazzy ( dénuée souvent de blast et autre double pédale ), avec une voix des plus inhumaines.

En effet, Kvarforth nous propose une prestation vocale des plus admirables, tantôt hurlée dans un désespoir qui ne semble pas feint, tantôt gémissante, sanglotante, éraillée. Elle est, du début à la fin, criante de vérité.

A noter enfin que le groupe nous offre, sur la pite 5, une reprise ( si on peut appeler ça comme ça ), au piano, de Beethoven, avec un fond vocal à peine audible.

Au final, le rendu est superbe. Cet album est une véritable perle du genre selon moi, même si il n'a plus grand chose à voir avec du Black Metal au sens classique du terme. Néanmoins, le groupe n'a certainement pas perdu la petite touche qui le caractérisait. Halmstad est une formidable galette, très riche et forte en émotions, qui ravira les fan du précédent opus. Vraiment énorme...

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morgothduverdon - 31 Mars 2009: Ok, pas de probléme, ça arrive à tout le monde.

(Je suis un peu sec, la fatigue, désolé...)
AmonAbbath - 31 Mars 2009: morgothduverdon, mille excuses pour ces -1, on jouait avec ma session. Problème réglé à coups de baffes.

Encore désolé
AmonAbbath - 31 Mars 2009: No problem

C'est a moi a regarder a mon pc lol
Frankie_Snow - 27 Mai 2009: C'est du très bon et du très lourd !
La chronique est très bonne et défini parfaitement ce que ce disque dégage !
Sensas' !
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Commentaire @ Toorop

21 Avril 2009
Avant d'acheter ce cinquième album de Shining, je ne connaissais pas vraiment le groupe. J'avais juste entendu à droite à gauche des ragots plus ou moins véridiques à propos d'un supposé suicide de son leader, Kvarforth et d'un concert controversé.

Ce suicide n'était qu'une mise en scène et ce genre de ragots est toujours à prendre avec précaution...on peut trouver ridicule les histoires autour du groupe mais il faut se dire que le plus important, c'est la musique.
En tout cas cet album ne se limite pas à un genre de métal particulier...à la base, Shining officie dans le black metal dépressif mais vient s'ajouter à cela des passages hard-rock, riffs thrash ou heavy métal. L'ensemble de ces influences est digéré pour donner une touche mélancolique.

Il y a aussi des passages de piano, violon/violoncelle ou guitare accoustique blues/rock qui sont toujours bien intégrés... De douces mélodies et un gros travail sur les guitares. Les différents plans ne sont pas collés les uns après les autres mais forment un tout cohérent.

Le morceau numéro 5 qui s'appelle Åttiosextusenfyrahundra est une version du premier mouvement de la sonate au clair de lune de Beethoven dans lequel on entend des murmures de Kvarforth. C'est peut être quelque peu cliché mais ça marche car ça reste très beau.
Et comme dans tous les albums de Shining, il y a 6 morceaux...je ne saurai l'expliquer mais c'est comme ça !!
Le chant de Kvarforth est très diversifié, il a une palette d'émotions très élargie, il murmure, hurle, gémit, soupire, allant presque jusqu'à pleurnicher avec un timbre de voix assez particulier... Un des points forts de cet album. Il arrive à faire moduler sa voix de façon assez incroyable !!

Enfin bref, même après un nombre très limité d'écoute, je trouve cet album très réussi de part ces ambiances dépressives, de cette production qui est au rendez-vous et de ce chant aux multiples formes.

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Commentaire @ Razort

11 Mars 2010
Il suffit de six pistes aux givrés de Shining pour nous déverser à la fois toutes les émotions et tous les sons supportables à un homme ; vous l'aurez compris, ce 5ème opus est une merveille de la première décennie de ce deuxième millénaire !

Une musique d'une propreté jamais vu, torturée, technique, travaillée avec tout un orchestre à disposition (guitares acoustiques, violoncelles, piano) auquel se mêlent les guitares électriques arrachantes, une batterie et une basse incroyablement puissantes. Sans oublier la voix schizophrénique et à vous en donner des frissons de sir Kvarforth.

Si vous n'avez jamais eu l'occasion de découvrir Shining, jetez vous sur cet album, vous ne serrez pas déçus !

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