Unification

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16/20
Nom du groupe Iron Savior
Nom de l'album Unification
Type Album
Date de parution 1999
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album118

Tracklist

1. Coming Home 05:25
2. Starborn 04:36
3. Deadly Sleep 05:09
4. Forces of Rage 05:46
5. Captain's Log 01:02
6. Brothers (of the Past) 04:42
7. Eye to Eye 05:51
8. Mind Over Matter 05:34
9. Prisoner of the Void 04:43
10. The Battle 05:46
11. Unchained 06:09
12. Forevermore 05:15
13. Metals Invaders (Bonustrack)
14. Gorgar (1998 Version) 04:06
15. Neon Knights 03:53
16. Dragonslayer 05:24
Total playing time 1:13:21

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Iron Savior


Chronique @ choahardoc

12 Mars 2010

plus qu'un All-star Band réuni pour un boeuf géant

Fort du bon accueil réservé au premier volet de l'aventure Iron Savior, Piet Sielck appareille rapidement l'équipage de son engin de Science-Fiction. Grand consommateur de rois de la double pédale, le projet libère Thomen Stauch accaparé par Blind Guardian et embauche le nouveau mais déjà surbooké batteur de Freedom Call, Dan Zimmerman, alors très impliqué dans la création de son propre groupe, bientôt frappeur de Gamma Ray pour faire bonne mesure. Ne nous voilons pas la face, l'élément qui permet à Iron Savior d'atteindre rapidement une honorable notoriété est la présence en son sein du légendaire guitariste Kai Hansen, lequel joue au côté du Frontman Sielck, enfin sorti de l'ombre après avoir été entre autre ingénieur du son sur les premiers efforts du rayon gamma.

Coming Home, le single, ouvre les débats sans surprise. On est tout de suite en présence d'un Heavy/Power Metal de bonne facture plus efficace que novateur. Piet n'est pas Ralf Scheepers et n'a pas non plus un timbre de voix très particulier comme Udo ou Rock'n'Rolf. Il chante simplement, avec beaucoup de justesse et se trouve bien épaulé par ses coéquipiers. Le puissant Starborn fracasse tout sur son passage et confirme aussitôt l'agréable première impression.

Brothers (Of The Past) ne dépare pas de cet ensemble, on tient là encore un bon vieux Heavy qui ne fait pas de fioriture. Prisonner Of The Void est digne d'un bon Helloween servi par des guitares somptueuses. Unchained utilise une recette similaire tout en osant des riffs bien plus complexes pour un joli résultat. The Battle se démarque par un tempo moyen intéressant sur lequel Uwe Lulis, guitariste de Grave Digger vient nous gratifier d'un solo très "Blackmore". Au fait, est-ce que j'ai signalé l'omniprésence des guitares dans cet album? Ouf, je crois bien que oui mais n'oublions pas la section rythmique qui est également un repaire de pointures du genre!

Un titre capte singulièrement mon attention: Eye To Eye donne dans un Hard Rock bien appuyé par un superbe refrain mélodique. Piet semble parfaitement à l'aise dans ce registre vocal Old School. Cerise sur le gâteau, le morceau est enrichi d'un passage progressif qui prépare en beauté l'assaut final.

La qualité est toujours présente mais sans crier au remplissage, il faut reconnaître que certaines pistes me laissent un peu sur ma faim. Par exemple, Forces Of Rage, exécuté avec sérieux respire plus la concentration que la joie de jouer; bref, une chanson sans âme portée par un chant un peu ennuyeux. Mon constat sera sensiblement identique en ce qui concerne Mind Over Matter, malgré des effets Electro qui auraient sans doute gagner à être plus développés. Ayant décidé de nous en donner pour notre argent (merci!), les Germains se fendent d'une reprise du classique de Black Sabbath, Neon Knights. Sympathique effort qui ne restera sans doute pas dans les annales.

Si le projet repose sur le travail de composition de Piet, auteur de quelques dix morceaux, Kai offre également quelques pistes; ces derniers lui donnent l'occasion de chanter en leader. Ainsi les Allemands reprendront le fameux Gorgar d'Helloween dans une version agréable mais sans apport particulier à l'original. Deadly Sleep est un bon morceau dans la veine du Wasted Years de Iron Maiden, avec un choeur très réussi. La balade Forevermore, avec son petit côté Pink Floyd revisité façon Heading For Tommorow, hésite entre la délicatesse et le Rock pompeux sans jamais manquer d'inspiration.

Amateurs de Power metal, cette oeuvre vous est donc dédiée et vous ne serez pas trompés sur la "marchandise", celle-ci étant irréprochable. Si le style vous déplait, passez votre chemin au plus vite afin d'éviter un inutile calvaire. Avant toute chose, Unification confirme qu'Iron Savior est plus qu'un All-Star Band réuni pour un boeuf géant. Les Germains ont poursuivi avec plus de maîtrise ce qu'ils avaient entepris sur le disque précédent. Le capitaine Sielck, enfin congratulé par la presse Metal profitera quelques temps du coup de projecteur, enfin mérité, révélant son travail à un large public.

Nota bene: Excelsis, groupe vainqueur d'un concours de Rock Hard se voit offrir la quinzième piste de l'opus avec Dragonslayer, une très bonne démo malheureusement sous-produite. Coup de pouce supplémentaire, le groupe ouvrira pour Iron Savior sur la tournée Unification.

2 Commentaires

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ZazPanzer - 22 Novembre 2010: Bonne chro Choa ! Bravo.

Je les ai vus avec Riot et Virgin Steele à la Loco sur cette tournée ou la précédente, c'était excellent en live. Au niveau de l'album lui-même, je le trouve très très moyen, on n'est pas trompé sur la marchandise commme tu le dis si bien, mais c'est vraiment l'époque où le Hard allemand a commencé à partir en vrille avec des compos écrites sur des rails par des (très bons) groupes qui ne faisaient absolument plus aucun effort pour se renouveler ne serait-ce qu'un minimum. Dommage.
choahardoc - 23 Novembre 2010: Hummm. Cet album me plaît beaucoup mais force est de te donner raison pour cette période. Blind Guardian a vu, je crois, trop grand. Le reste de la scène germanique s'est carrément embourbé dans la facilité. Le riff de Deadly Sleep "dans la veine du Wasted Years de Maiden", C'est vraiment peu dire...
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Chronique @ dark_omens

12 Juin 2016

Nettement plus intéressant que son prédécesseur...

Alors qu’a sa genèse Iron Savior n’était qu’un projet initié afin de concrétiser les envies, les rêves et surtout la musique de Piet Sielck, avec ce deuxième album il devient un groupe à part entière. Détaillons les changements qui ont rendu ce fait possible, à savoir le remplacement de Thomen Stauch (Blind Guardian) par Dan Zimmerman (Gamma Ray, Freedom Call) à la batterie et l'arrivée de Jan S. Eckert et d'Andreas Kück qui viennent, quant à eux, compléter la formation, respectivement à la basse et aux claviers.

L’embarcation, de prime abord, continuera de naviguer dans les étendues infinies de cette vision très germanique d’un Heavy Speed Mélodique traditionnelle. L’équipage aura beau avoir changé, les caractéristiques les plus symptomatiquement propres à cette dévotion traditionnelle, mais aussi à Iron Savior resteront très prégnantes. Ainsi les riffs de guitares seront agressifs et prépondérants, la voix rugueuse de Piet sera omniprésente et les rythmiques alterneront entre une rapidité puissante et une cadence moins soutenue mais néanmoins vigoureuse.

De ce dessein artistique nait une musique indiscutablement intense et fédératrice, mais aussi une évidente interrogation légitime quant à l’avenir d'Allemands aussi arc-boutés sur leurs positions. Quoiqu’il en soit cet Unification, deuxième album d’Iron Savior, demeure une œuvre intéressante à bien des titres.

Elle consacre, d’abords, incroyablement l’arrivé de ces musiciens nouvellement venus. Ils apportent, effectivement, une dimension légèrement différente. Car même si leurs performances, parfois discrètes, s’expriment surtout au nom du collectif, elles n’en demeurent pas moins, incontestablement enrichissantes, apportant une envergure supplémentaire au propos de ces Germains. Autrefois crû et primitif, sans que cela apparaisse comme péjoratif, le Heavy de Piet s’épanouis désormais plus largement et acquiert une ampleur proche de celle de Gamma Ray. Constat qui, après tout, est relativement cohérent puisque Iron Savior compte en son sein, rien moins que deux des membres les plus éminents de ce rayon gamma.

Elle sublime, ensuite, les talents de professionnelles aguerris qui, au-delà de leur amour immodéré pour le traditionalisme, savent composer, reconnaissons le, des morceaux d’une rare efficacité. Ainsi des titres à la vivacité redoutable tels que Starborn ou Brother Of The Past, ou encore des morceaux plus nuancés tels que Forces Of Rage ou Unchained, mais aussi des titres aux tempos plus ordinairement Heavy tels que Coming Home ou The Battle en sont de très bons exemples.

Concernant les déceptions seule la ballade, Forevermore, apparait, quant à elle, comme fortement indue au cœur de tant de délicieuse rudesse viril. Incongrue et, surtout, terriblement dispensable.

Evoquons encore le morceau Deadly Sleep qui, quant à lui, cristallise les prémices d’une infime critique qui, bientôt, deviendra polémique. Dans ce morceau avec Kai Hansen au chant, Dan Zimmerman derrière les futs, la signature sonore particulière de ces deux artistes, participe à cette impression trouble. Certains voient, déjà, en Iron Savior comme un reflet dangereux parce que bien trop proche de celui de Gamma Ray.

Unification constitue donc une œuvre très intéressante. S’exprimant dans une intensité plus aboutie que sur son premier voyage, Iron Savior y confirme tous l’étendue de son talent. A la fois agressif et légèrement nuancé, à la fois rugueux et harmonieux, à la fois puissant et mélodique ce Heavy/Speed, certes, terriblement traditionnel, mais terriblement séduisant, demeure convaincant.

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