Under the Sign of the Black Mark

Liste des groupes Black Epique Bathory Under the Sign of the Black Mark
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Nom du groupe Bathory
Nom de l'album Under the Sign of the Black Mark
Type Album
Date de parution 11 Mai 1987
Enregistré à Heavenshore Studio
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album529

Tracklist

1.
 Intro / Nocturnal Obeisance
 01:28
2.
 Massacre
 02:39
3.
 Woman of Dark Desires
 04:06
4.
 Call from the Grave
 04:53
5.
 Equimanthorn
 03:42
6.
 Enter the Eternal Fire
 06:58
7.
 Chariots of Fire
 02:47
8.
 13 Candles
 05:17
9.
 Of Doom...
 03:45
10.
 Outro
 00:25

Durée totale : 36:00


Chronique @ eulmatt

10 Mars 2008
Tout est là. C’était il y a plus de vingt ans, une éternité. Eternel, c’est sans doute de cela dont il s’agit. Hors du temps aussi, à une époque où le thrash metal était au firmament, où le death metal sortait de l’état embryonnaire. Quorthon, lui, au tréfonds de sa tannière scandinave, faisait fi de tout cela. En moins de trois ans, il venait déjà de vomir le troisième volet du black metal le plus pur, le plus profond, le plus cru.
Under the Sign of the Black Mark est un aboutissement, un accomplissement. Bathory ne contribuera plus jamais au metal noir comme il le fait sur ce monument qui, par conséquent, n’a pas à justifier le culte qui lui incombe.
Prétendre décrire ce disque revient à se lancer dans une longue profession de foi dédiée au black metal, au travers d’une litanie des repères musicaux inhérents au style, qui cependant ne comptent jamais autant que la haine glaciale et viscérale émanant de l’œuvre.
Tout est là.
Les riffs bipolaires dont le rendu enivre, effraie, terrifie…cette guitare au son d’acier trempé, au bleu reluisant, tranchant et froid, la preuve qu’une production médiocre peut générer des atmosphères miraculeuses.
La voix, criarde et gutturale, inhumaine au possible, possédée par on ne sait quelle force obscure et malsaine. La colère acérée qui assène les coups à chaque hurlement.
La rythmique, alternant les envolées échevelées où double pédale et frappes implacables déversent des torrents furieux d’impacts et de roulements dévastateurs.
Les touches de claviers, jamais omnipotentes, toujours subtiles, atrocement glacées, esquissant les contours d’un univers démoniaque et décharné, non dénué d’un mysticisme angoissant.
Tout est là.
Le résultat sublime, la démonstration éclatante de l’essence du black metal : la mise en musique de ces composantes pour générer l’essentiel, une atmosphère d’une richesse émotionnelle sans commune mesure avec tout ce qui a été créé jusque là, de par sa noirceur la plus abyssale, au travers de sa froideur maléfique qui traverse les chairs et les âmes.
La richesse artistique aussi, des actes les plus furieux de colère destructrice, atteignant une virulence peu commune (Massacre, Of Doom) ; les approches plus posées non moins impressionnantes par l’ambiance haineuse et la grandeur mortuaire qui s’en dégagent (Call From The Grave, Enter The Eternal Fire). Comment isoler quelques titres quand l’écoute complète de l’œuvre se doit d’être, tel un sacerdoce?
Oui, tout est là.
La forme aboutie et définitive du cœur de la Bête, du black metal, dans ce qu’il a de plus profond et de plus grand.

12 Commentaires

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Macfly - 12 Mars 2008: Ok, merci pour l'info. :)
amonamarth78 - 15 Septembre 2009: Excellent, y'a rien à dire. Mais certains solos ressemblent foutrement à ceux qu'on retrouvera dans la période Viking de Bathory, en particulier le superbe solo de "Call From The Grave".
keketomax - 08 Mai 2015: Cette chronique est très bien rédigée, merci eulmatt!
LeMoustre - 08 Avril 2016: Le seul groupe à ma connaissance ayant quasiment inventé, du moins défini deux sous-styles majeurs de notre musique préférée. Peu peuvent en dire autant. Succès commercial sans doute surprenant tant pour Quorthon que pour son père (Boss - producteur de ses meilleurs disques), ce Under The Sign est un disque fondateur. Plutôt que de paraphraser tout ce qui a été parfaitement décrit sur la chronique et ses commentaires, des réminiscences plus personnelles : ce disque fut le premier que j'ai découvert de ce groupe, n'étant pas prêt à l'époque à investir (qu'est ce qu'on peut être con, des fois) dans The Return. Seules les mélodies funèbres des titres les plus accessibles ont été les portes d'entrées vers le blackmetal, à l'heure où ce nom là n'était concentré que sur Venom. A l'époque, je pensais que le personnage sur la pochette était Quorthon, le côté kitsch de la pochette ajoutant au mystère. Un OVNI quand même, à cette époque, acheté au Pas de la Case (Andorre) à l'époque où quelques disquaires y subsistaient encore, soit un ou deux ans après sa sortie.
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Chronique @ dark_omens

06 Septembre 2013

Comblons pleinement nos sens aux gouts des plaisirs admirables et sulfureux de ce divin nectar...

Comment s'attaquer à Under the Sign of the Black Mark, troisième méfait des Suédois de Bathory, sans immédiatement tomber dans l'expression d'une adulation contemplative opportune ? Comment se défaire de la dimension la plus culte de ces dix morceaux visionnaires, dont la puissance glaciale, dont la froideur malsaine, dont la haine palpable écrivit à l'époque, et pour toujours, les versets fondamentaux d'une sombre vénération nouvelle ? Comment nier que ce monument, troisième tome de l'encyclique suédois, en véritable aboutissement, constitue le socle d'un ténébreux édifice dont chaque œuvre est, aujourd'hui encore, un peu le légataire ? L'objet de cette foi obscure ne peut tout simplement pas se délier de cette toile tentaculaire contextuelle, qu'il a, lui-même, contribué à tisser. Il ne peut pas, non plus, être envisagé dans la dénégation de ces qualités incontestables. Il lui est impossible, aussi, de ne pas consacrer le talent immense et prophétique de son mage noir créateur, Quorthon.

En se délestant de cette subjectivité méditative, afin de pouvoir tenter l'impensable analyse de ce cantique torturé sur un plan, simplement artistique et musicale, il serait alors intéressant d'évoquer quelques points cruciaux. Nous parlerions alors de cette production offrant au son de cette œuvre un grain particulièrement primitif et cru, mais particulièrement précis cependant. Nous exprimerions aussi l'évolution de ces riffs qui, passant de ces influences, parfois, Thrash punk des précédents méfaits du groupe, à un résultat plus froid, plus essentiel, plus simple, définirent les fondements d'une scène naissante. Nous raconterions encore les troubles malsains délicieux nés de ces chants aigus écorchés entêtants. Nous dirions aussi à quel point le génie mystique de Quorthon illumine cette œuvre enfantant l'ensemble de la scène Black Metal, et de toutes ces évolutions, au son de ces dix litanies extraordinaires, au son de ces versets parfois rageurs et destructeurs, violents et haineux (Massacre, l'excellent Equimanthorn, Chariots Of Fire, Of Doom) et parfois au son plus posé et malsain, plus pesant et impur (Call From The Grave, Enter The Eternal Fire, 13 Candles) d'autres. Nous dirions enfin que toutes ces richesses décrites, toutes ces nuances, offrent à ce Under the Sign of the Black Mark, une atmosphère singulière et troublante particulièrement délicieuse. Si nous pouvions évoquer objectivement ce disque, c'est exactement ce que nous dirions. Malheureusement c'est impossible. Contentons-nous, dès lors, de reconnaître le caractère tout à fait exceptionnel et indispensable de ce manifeste fondateur.

Cessons d'esquisser de manière aussi grossière et vaine les prémisses d'une dissertation philosophique afin de débattre de l'excellence d'une œuvre dont beaucoup s'accordent à dire, de toute façon, qu'elle l'est. Comblons, simplement, pleinement nos sens, aux goûts des plaisirs admirables et sulfureux de ce divin nectar épais porté à nos lèvres.

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Morgart - 07 Septembre 2013: Ahh non, le fond passe très bien; c'est la forme qui m'étonne de ta part. Généralement, j'aime bien tes idées et je trouve que tu les exposes bien, assez sobrement mais là, c'est pédant à mon goût et je trouve ça dommage de de la part de quelqu'un dont les interventions retiennent mon attention.

Mais si ça te fait du bien d'écrire comme ça, pas de soucis, grand bien te fasse!
dark_omens - 07 Septembre 2013: Mais vous trouvez ça vraiment inadmissible d'aduler ce disque au point de lui dédier un texte aussi lyrique? Si encore je l'avais démolis, je pourrais comprendre...Mais là...
Morgart - 08 Septembre 2013: Non non, tu fais ce que tu veux et je fais pareil en te disant que je trouve ça de mauvais goût. Rien de méchant.
dark_omens - 08 Septembre 2013: Non, mais je ne le prends absolument pas méchamment. J'essaye de comprendre...

Comme je l'ai déjà dit, je n'ai jamais affirmé que mes textes étaient sans défauts. Et ceux qui les trouvent ennuyeux, pompeux ou de mauvais gout dans la forme, ont parfaitement le droit de le penser et de venir me le dire. J'ai aucun souci avec ça. De plus si j'ai commis des erreurs sur le fond, je suis tout à fait prêt à les corriger...

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Commentaire @ Murdersick

13 Août 2007
Il y a quelques mois, le 11 mai 2007 pour être précis, l’album Under the Sign of the Black Mark a fêté ses vingt ans! Une pièce de collection selon moi. La maturité de Quorthon se fait entendre sur cet album, ce qui en fait de lui un Classique du Black Metal Scandinave. Le son est glauque et mal enregistré ce qui fait le charme de ce disque. Les pièces comme Equimanthorn nous laissent avec une expérience sonore hallucinante avec le meilleur solo rapide (disons ULTRA rapide) que j’ai jamais entendu de ma vie. La piste Call from the Grave ne me laisse pas respirer, la lourdeur des riffs m’en coupe le souffle avec les solos à la guitare criarde qui nous laissent penser à une nuit froide de novembre en pleine Norvège. Il y a aussi Woman of dark desire, un track dédié à la chère Elisabeth Bathory. Un incontournable qui saisit par les couilles. Non, mais sans trop délirer, cet album est l’un des meilleurs qui ait pu être créé sur notre petite planète. Hommage à ce grand homme qui est Quorthon, mort depuis trois ans en juin dernier.

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Commentaire @ satanchild

30 Juillet 2008
Voici le joyau du black metal ! Bathory, ce groupe culte, fait partie, tout comme Venom et Celtic Frost, des initiateurs du black metal. Ce groupe a influencé toute la scène black scandinave sans n'avoir jamais fait de black metal ! Car oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, Under the Sign of the Black Mark n'est autre qu'un album de thrash bien noir, sorte de Mötöorhead en noir et blanc. Son leader Quorthon (R.I.P) a été le déclencheur du black metal dans les pays nordiques : Mayhem, Marduk, Burzum, Darkthrone, Immortal... ces groupes ont été influencés par Bathory. La liste est longue, très longue... La légende Bathory reste le tout premier groupe de black metal scandinave. Quorthon, qui avait à peine vingt ans, enregistrait des compos extrêmes sur son magnéto douze pistes. Un chant extraordinaire, torturé à souhait, accompagne cette musique si particulière, au son horrible comparé à aujourd'hui, mais les titres sont accrocheurs. Les albums qui suivront donneront naissance au metal viking et plus généralement au folk et pagan metal. Avec un million et demi de fans dans le monde, ce groupe restera à jamais dans la légende. Voilà ce qu'on appelle un groupe.

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Commentaire @ Necroreaper

27 Novembre 2008
Voici la fin de la trilogie True Black Metal de Quorthon avec ce Under the Sign of the Black Mark, portant à son paroxysme, pour l’époque, la violence musicale. Sorti en 1986, cet opus est à inscrire au panthéon du Black Metal. En effet, il influença énormément de groupes (Darkthrone, Marduk, Immortal…).
Musicalement, les riffs de guitares sont plus rapides et surtout beaucoup plus variés, ce qui donne beaucoup plus d’attrait à la musique. Les atmosphères sombres et les ambiances morbides sont beaucoup plus présentes. On peut dire que c’est l’avènement du True Black Metal. La batterie est aussi plus rapide, laissant une plus grande place aux blasts ravageurs qui annihilent tout sur leur passage et qui accroissent nettement la brutalité de la musique. Le chant n’est pas non plus en reste. Ça commence vraiment à inquiéter les psychologues tant la folie destructrices qui habite Quorthon est importante. Les hurlements, les vociférations sont vraiment maléfiques et malsains.
Au niveau des textes, rien de nouveau, à savoir, des rituels sataniques et des sacrifices à foison.
Bref, c’est l’album culte à posséder à tout prix pour tous les fans de Black Metal. CULTE


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Commentaire @ wodulf

17 Décembre 2012

Deux faces bien distinctes

Elevé aujourd'hui au rang d'album mythique ayant posé une des bases principales du black metal, Under the Sign of the Black Mark est pourtant l'album le moins satanique de la trilogie. Si on regarde bien les textes, on remarque que le nom Satan n'apparaît que sur un seul morceau, "13 Candles", qui est en fait un morceau très ancien composé en même temps que le premier album. A ce propos, dans une vieille interview de 1988, Quorthon nous revèle que "13 Candles" a été à deux doigts de se retrouver sur l'éponyme, puis en fait, il n'a pas été utilisé parce qu'il ne rentrait pas dans l'esprit du reste.
Même si l'ambiance de ce disque reste extrêmement noire, Quorthon a déjà rompu avec le satanisme primaire des tous débuts et musicalement, commence à amorcer une évolution. On sent parfaitement la différence entre l'esprit des morceaux de la face A et ceux de la face B. Les premiers s'inscrivent dans la continuité de The Return ... alors que les seconds - à l'exception de "13 Candles" bien entendu- annoncent déjà Blood Fire Death : que ce soit "Enter The Eternal Fire" qui est le premier morceau épique de Bathory ou bien "Chariot Of Fire" et "Of Doom" - avec son final à la "Hell Awaits"- qui annoncent les morceaux violents de l'album suivant.
Bien entendu que ce disque est monstrueux et qu'il mérite complètement son statut d'album fondateur, mais j'ai toujours du mal à comprendre pourquoi à chaque fois il passe devant les deux premiers et que maintenant on en est à considérer The Return ... comme une sorte de brouillon comparé à ce troisième album...

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