Hammerheart

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18/20
Nom du groupe Bathory
Nom de l'album Hammerheart
Type Album
Date de parution 16 Avril 1990
Enregistré à Heavenshore Studio
Style MusicalBlack Viking
Membres possèdant cet album539

Tracklist

1.
 Shores in Flame
 11:10
2.
 Valhalla
 09:34
3.
 Baptised in Fire and Ice
 07:58
4.
 Father to Son
 06:29
5.
 Song to Hall Up High
 02:31
6.
 Home of Once Brave
 06:45
7.
 One Rode to Asa Bay
 10:24
8.
 Outro
 00:53

Durée totale : 55:44


Chronique @ Fabien

06 Octobre 2010
Durant l’été 1989, Quorthon est de retour aux Heavenshore Studios de Stockholm en compagnie de l’ingénieur du son Boss, pour l’enregistrement de son cinquième album, alors que la majorité des groupes extrêmes n’en sont qu’à leurs balbutiements. Notre mastermind est de nouveau accompagné de Vvornth et Koothar, tout du moins crédités en tant que batteur et bassiste sur le livret de l’album.

Toujours produit par le label Blackmark Productions de Borje Forsberg (le père de Quorthon), Bathory bénéficie, cette fois, d’une distribution Noise International sur le territoire européen, en lieu et place de l’écurie Under One Flag pour les quatre premiers albums. Nous étions encore quelques mois avant que Blackmark ne vole de ses propres ailes et réédite toutes les oeuvres à son compte. Hammerheart paraît ainsi en juin 1990, assorti d’une peinture de Sir Frank Dicksee, « A Vikings Last Journey », succédant brillamment à « La Chasse Sauvage d’Odin » de Peter Nicolai Arbo.

Comme le morceau éponyme de l’incontournable Blood Fire Death pouvait le laisser entendre, Bathory s’éloigne du black et du thrashmetal dès ses débuts, renforçant notoirement le côté atmosphérique et épique de ses compositions. Outre une musique moins violente et plus aérée, la principale évolution de Bathory réside dans le chant clair de Quorthon, ayant quasiment abandonné les vocaux noirs d’Under the Sign of the Black Mark ou le chant arraché de Blood Fire Death.

Le bruit des vagues, symbolisant la sépulture en feu d’un chef viking livré à la mer, ouvre Hammerheart et enchaine sur un passage acoustique et le chant posé de Quorthon, avant que le ton ne se durcisse avec l’arrivée massive du couple basse/batterie de Vvornth & Koothar et des guitares saturées du leader. Le rythme reste, toutefois, middle tempo et la musique dominée par un chant éthéré et par la présence de choeurs, qui confèrent une dimension très épique durant les onze minutes du morceau. Enfin, Si le chant clair de Quorthon reste perfectible, il n’en reste finalement que plus authentique, donnant ce parfum de terroir si naturel.

Sensiblement moins longs et plus durs, notamment dans le chant plus rageur de Quorthon, Valhalla et Home From Once A Brave lancent quelques riffs purement thrash à l’auditeur, tout en le plongeant au coeur des épopées viking, renouant en partie avec les ambiances dures de Blood Fire Death et renfermant une force intérieure peu commune. Toujours dirigé par ses choeurs, son véritable fil conducteur, Hammerheart enchaîne alors sur des Baptised in Fire and Ice et Father to Son, plus planants mais tout aussi poignants, sans compter sur la superbe ode acoustique Song to Hall Up High.

Il fallait alors un hymne de choix pour clore ce brillant hommage à la culture nordique, l’imparable One Rode to Asa Bay, le premier clip de Bathory (diffusé sur M6 !) et le morceau le plus atmosphérique et le plus heavymetal de l’oeuvre. Dix minutes durant lesquelles la qualité de la mise en place et de l’interprétation laisse béat, malgré une technique assez simple, un titre où les émotions se succèdent, renfermant en son sein un solo des plus saisissants.

Tour à tour guerrier et serein, comme pour conter les expéditions Vikings et le retour à la Terre, Hammerheart possède avant tout une âme et donne ce sentiment de plénitude, se nourrissant du folklore et de la mythologie nordique, véhiculant des valeurs fortes comme la paternité ou le respect de ses morts. Catalogué comme album de vikingmetal dès sa sortie, à défaut de pouvoir le ranger dans une quelconque étiquette, tant il emprunte à la fois au thrash ou au heavymetal, le cinquième album de Quorthon marque ainsi une évolution importante dans la carrière de Bathory, se posant comme l’album déclencheur d’un genre qui ne cessera de prendre de l’ampleur quelques années plus tard.

Fabien.

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LeMoustre - 13 Avril 2016: Virage assez impressionnant en si peu de temps, et ô combien réussi. L'ensemble de la chronique et des commentaires fait le tour de cette oeuvre intemporelle. De vraies chansons, au sens noble du terme, et un album ayant depuis fait d'innombrables émules, preuve du talent de visionnaire de Quorthon. La suite, à mon sens bien moins inspirée (soit un proto-thrash bas du front et basique, soit des copies en moins bien de ce disque), sera bien inégale. Ah, et puis, comme le souligne Fabien, le clip diffusé sur M6, quelle surprise à son premier visionnage ! Acheté à sa sortie, avec aussi une pochette dont le style sera repris par pléthore de groupes contemporains à Bathory. Et pourtant, Quorthon aurait très bien pu ne pas évoluer, rester dans son truc, et au final, réussir également. Boss, le père de Qurthon en explique quelques éléments dans un mag Français (Rock Hard) paru pour l'anniversaire de son décès. Intéressant et bien loin des préjugés de l'époque. 18/20.
Headbanger - 23 Juin 2020:

La typologie des genres est un vaste domaine. Ce qui suivra ne saurait en aucun cas être considéré une chronique, puisqu'il s'agit plutôt d'un examen subjectif. Mais au vu des émotions que Hammerheart a suscitées en moi et sa réécoute attentive tout au long du confinement, l'envie était trop forte que de passer sous silence toutes les sensations que j'éprouve à l'écoute de l'album. Je me suis donc permis d'ajouter une incise à la belle chronique de Fabien. Pardon si cette digression est quelque peu disgracieuse.

Il n'est jamais aisé de s'attaquer à un monument ; on se sent petit, minuscule. L'image du metalhead face à Hammerheart est similaire à celle de Pétrarque face au géant de Provence : on comprend subitement sa finitude, sa petitesse dans l'immensité du macrocosme.

Quorthon a sans doute réalisé son chef-d'œuvre en composant Hammerheart. Quelle poésie s'exhale tout au long de l'album ! Quittant les froides contrées de ses premières années black metal, on voit poindre ici le printemps et le dégel des glaces hivernales qui permettront à sa horde de barbares d'embarquer sur leurs drakkars en bois de chêne. Ainsi, sous l'égide d'Odin et Thor, les Vikings entament leur périple ancestral afin de piller et massacrer les peuples d'Europe de l'ouest. Car voici en quoi consiste l'idéal viking : une longue attente du printemps, une soif d'aventure qui s'incarne dans un long voyage vers l'inconnu, une quête de gloire en répandant partout la mort et en livrant les rivages étrangers aux flammes. Une vie simple faite du devoir de ne pas démériter des ancêtres, que la bravoure filiale soit à la hauteur de celle des aînés. Et les riffs de Quorthon sont la bise qui agite la chevelure des braves Vikings et sa litanie invoque la bienveillance des dieux pour que les vaisseaux ne sombrent pas. En effet, même si feu Quorthon se rêvait guerrier, selon la tripartition des castes duméziliennne, tenait-il davantage du hiérophante : Quorthon est le dernier surgeon d'une longue tradition et nous livre avec Hammerheart le dernier chapitre des Eddas. Une certaine forme de cyclicité émane de Hammerheart, chaque morceau s'imbriquant dans l'autre et donnant à l'ensemble une apparence d'éternel retour. Le preux viking, après une vie faite de maintes traversées de la mer, s'embarque ainsi pour son dernier voyage. Il ira rejoindre ses prédécesseurs au Valhalla, où il continuera à livrer la guerre sempiternelle.

Pour autant, rien n'est fini. C'est à une nouvelle génération d'inspirer la terreur aux peuples d'ailleurs. De là, la tradition du baptême par la neige et le feu. Deux éléments qui définissent bien l'âme viking : des gens du nord brûlant de croiser le fer et dont la plus belle fin imaginable est le trépas sur le champ d'honneur. Ainsi, père et fils se retrouvent face à face, miroir l'un de l'autre. L'ancienne génération véhicule à la nouvelle les mêmes valeurs qui ont fait la grandeur des aïeux là-haut dans les cieux. Et le seul devoir de l'enfant est de respecter la terre du nord, celle des braves de naguère, l'immense mer, les vents, les bois, où les démons se réfugient durant la clarté du jour, et de porter en soi, dans son cœur, les insignes vikings que sont la glace et le feu. Ces Vikings barbus sont des hommes dont les noms mêmes rappelent le fer frappant l'enclume, rien en eux n'évoque la féminité. Hammerheart est un univers d'où la femme est absolument forclose. Comme si le père eût porté lui seul l'enfant auquel il eût légué tout seul son patrimoine génétique et culturel. Et cette tradition est le seul trésor du viking, à travers lui vit encore une pléiade d'autres vikings que sont ses aïeux. Sur les épaules de l'enfant pèse un lourd fardeau, la demeure et l'honneur des ancêtres.

Pourtant, dans cet univers dont la rotondité semblait parfaite, une forme d'altérité s'est infiltrée et en a rompu tout l'équilibre. Avec des accents mélancoliques, quasi désespérés, on assiste en dernière instance au désaveu de tout ce qui fit la beauté viking. La naïveté de la voix du hiérophante nous rappelle presque la candeur des chansons de geste médiévales. Un nouveau culte supplante les traditions de jadis et une nouvelle liturgie s'impose, jetant aux oubliettes tout ce qui fit la beauté d'autrefois. En construisant une maison dont l'ombre d'une croix a fait courber l'échine de ces féroces sauvages, on pourrait croire que tout s'achève. Il n'en est rien. Ce n'est qu'un nouveau commencement, le début d'autre chose. L'histoire est éternelle.

Une réflexion jaillit souvent à l'écoute de Hammerheart : il est tout de même malheureux de constater que nous n'avons jamais su exploiter notre patrimoine latin ou celtique comme a su si bien le faire Bathory quant au patrimoine scandinave.

Fabien - 25 Juin 2020:

Mille mercis pour ce commentaire, qui a largement sa place en tant que chronique indépendante, disons 'critique littéraire' sans avoir peur des mots. Tu frappes diablement juste pour décrire émotionnellement l'oeuvre et situer ses racines profondes, là où je m'attache davantage sur son contexte à sa sortie, telle que je l'ai vécue d'ailleurs. C'est vrai que le chant de Quorthon est une part importante dans l'authenticité de l'ouvrage, ce qui nous enchante de plus bel. A ce stade, j'aimerais tant lire par tes mots cette même lecture passionnée, le jour où tu décrireras avec la même force émotionnelle les chef-d'oeuvres que sont aussi Under The Sign of the Black Mark et Blood Fire Death
Encore merci. ++ FABIEN.

Headbanger - 29 Juin 2020:

C'est à moi de te remercier Fabien, cela fait plus de treize ans que je lis tes chroniques avec un plaisir infini. Toute ma culture metal est largement tributaire de la tienne.

En toute honnêteté, je n'ai jamais été féru de black metal, même si un titre tel que Call from the Grave m'a souvent hanté. Je ne suis donc pas en mesure de trouver les mots justes pour décrire ces deux œuvres mentionnées. Et quand bien même je m'y hasarderais, je manquerais sans doute ma cible, puisque l'élément que tu sembles affectionner, la passion, n'y serait pas.

Peut-être reviendrais-je à l'avenir déposer un commentaire sur un album qui m'est ô combien cher : Necroticism. Mais me connaissant, il est probable que je m'égare et me perde dans les méandres du discours. Necroticism mérite bien mieux qu'une logorrhée en guise d'hommage.

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Commentaire @ leatherface

30 Juin 2006
Pour beaucoup, Bathory est LE groupe précurseur du black metal mais également du viking metal. La preuve en est ce cinquième album intitulé Hammerheart.

Arpèges de guitare, chant éthéré, bruit des vagues de la mer, prémisses du premier titre "Shores In Flames", Bathory plonge directement son auditeur dans l'atmosphère onirique (ou odinique devrais-je dire) de l'album. Puis arrivent cette batterie martelante telle les coups de tonnerre du grand Odin ainsi que la guitare et le chant lacéré de Quorthon!

Je ne révèlerai rien à personne en précisant que Hammerheart est truffé d'ambiances guerrières. L'auditeur se trouve alors parcouru d'un souffle épique qui ne le lâchera pas de tout l'album. Le rythme est plutôt lent et ne dépasse pas le "mid tempo". Quant à la production, elle est moyenne mais reste particulièrement adéquate au style de Bathory.

Ainsi le titre "Valhalla" avec son intro au son d'un cor retentissant donne l'assaut. Choeurs vikings quasi-permanents, et surtout ces refrains récurrents (écoutez également "Baptised in Fire And ice"), entrainants et destructeurs au possible donnent toute son ampleur au chant de Quorthon, complétement possédé!
Les riffs de guitares lourds et obscures sont toujours présents notamment sur "Father to son" avec toujours ces refrains entêtants de plus en plus progressifs au fur et à mesure de la chanson (ajouts de lead guitars et de choeurs),illustrant une certaine marque de fabrique chez Bathory.

Et comment le viking le plus féroce et sanguinaire ne pourrait-il pas verser au moins une larme à l'écoute du titre "Song to All up High" avec ses magnifiques guitares acoustiques? Ode dédiée aux Vikings attendant leur dernier voyage pour le Valhalla, le paradis des guerriers.

L'album s'achève avec le titre "One Rode to Asa Bay". Une intro mystérieuse aux sonorités étrange laisse ensuite place à un titre assez entraînant bien que lent rythmiquement, toujours teinté d'onirisme et qui conclut parfaitement l'album.

En conclusion, cet album négocie très bien la transition musicale de Bathory entre "Blood Fire Death" et "Twilight of the Gods". La passion de Quorthon pour les mythes et la culture Viking ainsi que son respect pour ses ancêtres sont vraiment perceptibles dans Hammerheart.

Je mets donc un 16/20 pour un album dans son ensemble assez homogène et qui évite les faux-pas avec succès!

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leatherface - 01 Juin 2007: EN effet tu as raisons : bathory, the return, under the sign...,blood fire death, hammerheart , je ne sais même plus compter, la honte
Mes plates excuses!
 
blind66 - 13 Septembre 2007: moi je trouve cet album magnifique meme si je ne suis pas fan du viking Metal,mais en ecoutant Hammerheart je n'ai pas pu resister maintenant il n' y a que du Black et du Viking Metal Yeahhhhh!!! (sans oublier le Death et le Thrash bien sur hihihi...)


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Commentaire @ Alakihel

31 Mai 2007
1989. L’année où les vikings, les Dieux nordiques [surtout Odin] et autres éléments appartenant à cet univers referont surface dans un CD. Un CD qui marquera à jamais l’histoire du metal et qui imposera pour de bon le Viking Metal comme un genre du metal à part entière.

Pour cet album, le groupe (ou plutôt l’homme) Bathory change radicalement de style : le pré-black metal des premiers albums a disparu ainsi que les voix gutturales pour laisser place à un chant clair. Les mélodies sont plus magnifiques que jamais, bien que pas aussi complexes que sur Twilight of the Gods, et les compositions sont à vous couper le souffle. Ce concentré de perfection se résume en UN album: "Hammerheart".

Bathory, groupe suédois formé il y a six ans, commence avec une sorte de thrash metal jamais réalisé auparavant. Des voix morbides à réveiller un mort, des paroles plus ou moins orientées vers le Satanisme et une distorsion à fond la caisse, et voilà tout ce qu’il fallait réunir pour commencer à entrer dans l’Histoire en devenant l'une des influences majeures pour plusieurs groupes venant de Norvège.

C’est alors qu’en 1988 sort un album tout à fait différent, un album avec de la mélodie, de l’émotion et de la poésie : Quorthon (unique membre de Bathory) sort "Blood Fire Death" qui marquera un grand changement dans le groupe. Puis, en 1989, sort "Hammerheart", l’album à posséder obligatoirement. On se demande comment un seul homme a pu composer tout, tout seul!

L’album commence avec "Shores in Flame", une intro lente à la guitare sèche, pour finalement partir vers des riffs beaucoup plus agressifs mais toujours aussi beaux. L’album enchaîne les chansons et l’écoute reste inlassable : "Valhalla", "Baptised in Fire and Ice" sont magnifiques, "Father to Son" également.
Puis, soudain, mon attention se focalise sur la chanson que j’écoute : "Song to hall up high". Maintenant, à chaque écoute, je verse une larme tellement l’émotion donnée par cette chanson est forte et, au moment où la chanson se termine, une autre enchaîne et l’émotion est renvoyée de plus belle: "Home of once Brave" avec son terrible refrain : "Above…Two Ravens messenger… Of the wise one eyed-god….Who rules…this land ! …" Rien à dire juste un plaisir pour nos oreilles.
Et l’album s’achève sur une chanson d’une dizaine de minutes: "One Rode to Asa Bay", elle aussi, inexplicablement magnifique.

Un album riche de compositions, de mélodies, d’émotions,… Un album parfait, qui laisse présager la suite, et qui ne sera jamais décevant. Même pour les deux Nordland.
A acheter pour qui que ce soit sur cette planète.

Merci Quorthon.

Hail the Hordes…
See you in Valhalla my brother…

Alakihel.

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LaBalafre - 31 Mai 2007: 4ème chronique consacrée à cet album en moins d'un an ! Et dix-sept ans après sa sortie ! Un chef-d'oeuvre, en effet.

Juste un petit rectificatif : Quorthon ne fut l'unique membre de BATHORY que sur ses trois premiers albums. Après, le groupe devint un trio. Or, "Hammerheart" est le 5ème album. Par contre, il est vai que Quorthon demeura toujours le seul compositeur, ses deux amis demeurant quant à eux de "simples" exécutants.
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Commentaire @ Peter.K

05 Juillet 2006
Ah, le viking metal!! J'avoue ne pas avoir été très fan de la période "black" de Bathory. En revanche, ce virage musical a vraiment été on ne peut plus appréciable (ce qui est rare!!)
Hé bien, nous voilà plongés dans l'univers viking, mené par ce grand Quorton (R.I.P).
Après une période de violence, je dirais, Quorton nous offre un album raffiné, très bien composé et avec une atmosphère nordique géniale. Dès les premiers instant de « Shores in flames » nous voila plongés dedans.

Le CD dure environ 55 minutes, les morceaux sont donc assez longuets, pour notre plus grand plaisir. Ces morceaux sont très variés, passant de passages calmes et posés, où Quorton chantonne tranquillement, à de bons passages « riffiques », sentant la puissance viking ! Nous avons droit également à de jolis solos, qui font toujours plaisir.

Tous les morceaux sont excellents, chacun reflétant l’esprit viking, si bien ressorti par Quorton. Aucun n’est à jeter. Certains reprochent à ces morceaux de tous se ressembler. Je ne suis pas d’accord. En effet, « Song To Hall Up High » ne ressemble pas du tout à un « Father To Son », et une écoute attentive permet de différencier chaque morceau.
De très beaux samples ornent également la compo (bruits de vagues, sons de cloches…), renforçant l’ambiance!

Quorton ne semble pas toujours à l’aise pour le chant clair, mais fait tout de même un travail remarquable. Pour ma part, j’adore sa voix.

Les paroles sont sublimes également, accompagnant parfaitement l’ambiance.
Certains morceaux sont aujourd’hui des hymnes, comme la grande « Baptised In Fire And Ice » que l’on pourrait chanter à tue-tête pour honorer Quorton!

On peut également apprécier le très beau clip de « One Rode To Asa Bay », que j’ai eu le plaisir de découvrir sur ce site même. Merci à celui qui l’a déposé ici.
Au final, un album sublime, plein d’émotions et dont on ne peut se lasser.
Hail Quorton !!

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Commentaire @ Gothmog

16 Juillet 2004
Hammerheart. Un seul mot qui résume toute l'essence du "viking metal". Après s'être un peu plus intéressé à la mythologie scandinave avec "Blood, Fire, Death", Bathory sort ici le premier "véritable" album de viking metal. Les guitares sont heavy, un peu plus crues que sur les réalisations suivantes. La voix est claire, mais un peu écorchée, lorgnant parfois vers le black et on a évidemment droit aux choeurs qui scandent le titre de la chanson, donnant une atmosphère très "combat viking" (avec les épées, le sang, les drakkars, les manteaux en peau,... bref, toute la panoplie). Un album culte, voire mythique, qui commence par l'énorme Shore In Flames, véritable hymne du viking metal, qui vaut bien qu'on achète l'album juste pour ça, avec les deux dernières strophes cultes (when the wind cry out my name,... etc), au point qu'Adipocere en a fait un t-shirt. Un album sans qui, aujourd'hui, on aurait probablement pas Graveland, Falkenbach, Enslaved, Kampfar, Helheim et bien d'autres formations de renom. Les thèmes abordés dans l'album sont très viking (forcément), avec les batailles, le Valhalla (que Quorton a rejoint il y a peu). Bref, encore une fois, la panoplie parfaite. L'album peut sembler un peu démodé, un peu kitsch avec les paroles et les choeurs (je vous préviens que le premier qui fait la comparaison avec Manowar, je le...). Mais bon, n'oublions pas qu'à cette époque, personne n'avait encore fait ça... l'album se clôt sur "One Rode To Asa bay", morceau énorme également. Un must! A posséder absolument! morceau recommandé : "Shores In Flames".

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