Theatre of Tragedy

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Nom du groupe Theatre Of Tragedy
Nom de l'album Theatre of Tragedy
Type Album
Date de parution 04 Juillet 1995
Style MusicalDoom Death
Membres possèdant cet album176

Tracklist

1.
 A Hamlet for a Slothful Vassal
 04:05
2.
 Cheerful Dirge
 05:03
3.
 To These Words I Beheld No Tongue
 05:06
4.
 Hollow-Hearted, Heart-Departed
 04:57
5.
 ...A Distance There Is...
 08:51
6.
 Sweet Art Thou
 03:58
7.
 Mïre
 04:08
8.
 Dying – I Only Feel Apathy
 05:08
9.
 Monotone
 03:10

Durée totale : 44:26


Chronique @ RunCold

17 Juillet 2011

Un album des tragédiens alternant la douceur gothique et la noirceur du metal...

Groupe de Gothic Metal fondé en 1992 à Stavanger, Norvège, par le chanteur (chant clair et grunt) Raymond Rohonyi et par le guitariste Pål Bjåstad. Le combo sort sa première démo homonyme en 1994. Celle-ci leur permet d'entrer chez le label Allemand Massacre Records, et de sortir leur premier album, celui dont nous allons parler ici, un an plus tard. Le groupe sortira sept albums, mais, sans cesse à la recherche de nouveaux horizons musicaux, changera de style plusieurs fois par la suite, ce qui finira par entraîner son déclin.

D'une durée de près de 45 minutes et contenant sept pistes inédites en plus de deux titres extraits de la démo, A Hamlet For A Slothful Vassal, qui sert de morceau d'introduction à l'album, et Dying, I Only Feel Apathy, qui toutefois ont subit des modifications (positives à mon sens, un son de meilleure qualité notamment).

Les thèmes mis de cet album sont l'amour, la séparation, la mélancolie, la mort... et ils sont bien mis en avant par les lourds instruments (guitares, basse, batterie...) typique du Doom-Death et la douceur du piano et du violon, qui offrent un caractère gothique moyennement marqué sur la production. S'y ajoute des effets sonores (le battement de la pluie notamment). Mais contrairement à d'autres groupes tel que Tristania, ToT n'utilise que très peu d'arrangements classiques et symphonique (il n'y a par exemple aucun choeur) et privilégie les instrumentation typique du metal, renforçant davantage les origines Doom au détriment des racines gothiques.

Les morceaux sont de longueur très variable, de 3 minutes sur l'outro Monotonë (qui au passage est un magnifique morceaux instrumental) et jusqu'à près de 9 minutes sur A Distance There Is, qui est l'une des plus belles pièces gothique qu'est pût connaître le genre. Mais l'ensemble est assez homogène et tout les morceaux se valent.

Mais la plus grande force de l'album provient du chant : les grunts puissant de Raymond et la voix très douce et quasi-enfantines de Liv Kristine, qui atteint des sommets sur Hollow-Hearted, Heart-Departed, notamment. Toutes les paroles sont écrites en Anglais de la renaissance, donnant une force originale à l'oeuvre.

Conclusion, l'album n'as quasiment aucun défaut, excepté une production qui datait déjà un peu au moment de la sortie de l'album, et qui offre donc un son seulement correct.

12 Commentaires

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Atmosfear - 17 Août 2011: Oui, RunCold je comprends ton point de vue. Pour moi je dois dire c'est ce contraste genre "la belle et la bête" qui me plaisait après m'avoir choqué de prime abord. Mais les aïgus de Liv Kristine dans cet album font partie de son charme dans la mesure ou cela dévoile la fragilité et l'extrême féminité de cette voix (et une pureté absente des derniers albums du groupe avec elle). Après c'est une affaire de goût. Mais "poussive et suraïgue", pour avoir fait du chant (musique ancienne) non je ne crois pas.
Quant aux compromissions éventuelles de Sirenia ou plus encore de Within Temptation, il y aurait beaucoup à dire (et vous êtes nombreux à en avoir parlé, alors, j'arrête là !)-Eh oui le morceau "Sorrow" de The 3rd and the Mortal est parmi les plus beaux morceaux intemporels qui soient...
Atmosfear - 17 Août 2011: Oui je vois ce que tu veux dire (j'avais pas écouté depuis un moment ce morceau - elle tente de monter plus haut que son registre, ce n'est pas le passage le plus réussi, et l'effet un peu malheureux est accentué par le chorus de sa voix et la prod...je suis d'accord, mais à côté que de beaux passages. Liv n'a pas le coffre d'une vraie soprano, mais même sans effets (et il y en a quelques uns,à commencer par la réverb.) mais je trouve que son chant a une belle couleur.
Après si on veux tout décortiquer; on peut dire aussi que le piano-synthé dans le morceau de bravoure suivant "A distance...." sonne artificiel et pas virtuose (il y a même des "pains" ) yes ....Perso j'ai envie d'arrêter là car c'est sans fin....Tiens à propos de belles voix et beau climats, je te recommande un album de gothic/doom certes imparfait etaux multiples influences découvert récemment,le premier To Cast a Shadow ("All Alone") qui malgré ses défauts et caractères commerciaux offre quelques bons titres /climats et une chanteuse très intéressante, atypique...Peut être n'aimeras tu pas? Je ne sais pas, c'était pour finir sur une note positive (j'adore le morceau "Erszebet" malgré son côté early Paradise Lost....pas déplaisant par ailleurs). Bonne nuit métallique...
Atmosfear - 17 Août 2011: 'en fait il y a deux chanteuses dans le groupe cité et des effets aussi, mais quelques bons titres....
 
Demaquilator - 11 Octobre 2011: Entièrement d'accord, RunCold, l'apogée reste Velvet Darkness , d'ou ta note disons raisonnable pour ce ToT . Quand a la voix de Liv Kristine, magnifique sur VDTF et Musique, je la trouve encore plus épanouïe dans Lovelorn et Vinland Saga, avec SON groupe LeavesEyes .
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Chronique @ dark_omens

16 Juin 2013

Avec ce premier disque Theatre Of Tragedy posera la première pierre d'un édifice ui deviendra bientôt majestueux...

Aborder une œuvre aussi majeur que cet album éponyme sortis par Theatre of Tragedy en 1995, sans esquisser l’ébauche de la naissance du mouvement dont le groupe sera sinon un des géniteurs, au moins une des icones les plus emblématiques (de celles qui saura séduire les âmes mélancoliques), serait, à mon sens, une grossière erreur. Véritable enfant au caractère subtile, mélangeant délicatement à la fois les émotions sombres et malsaines et à la fois celles plus douces et belles, dans une danse qu’on appellera bientôt le Metal Gothique, Theatre of Tragedy offrira, d’abord avec cette album éponyme, mais ensuite et surtout avec le mythique Velvet Darkness They Fear, le visage le plus caractéristique de cette nouvelle mouvance. Un faciès sublime et torturé sur lequel, devenant adulte, au-delà des années, chaque cicatrice restera profondément marquante, mais surtout profondément influentes pour toute une génération à venir.

Mais le rejeton, aussi singulier soit-il, n’est pas l’œuvre unique de Theatre of Tragedy. Sur les chemins de ce Doom/Death initié par le label anglais Peaceville (véritablement initiateur, avec, aussi, des groupes tels qu’Anathema ou My Dying Bride), l’héritage le plus vivace de cette œuvre est écrit dans la parenté qui la lie à celle de Paradise Lost qui définissait les fondations de cette tendance naissante donnant, pour la première fois, sur son album Gothic (1991), avec le morceau du même titre, l’osmose contradictoire de ces mélodie au tempos lourds unie, dans cette ritournelle éthérée paradoxale, à la beauté du chant féminin, l’esthétisme émotionnel de l’ensemble étant sublimé par les claviers. Dans cet arbre généalogique, aux feuilles rouille de l’automne mélancolique, on ne peut oublier d’évoquer The 3rd And The Mortal, dont Theatre of Tragedy est aussi un descendant direct.

A ces legs, Theatre of Tragedy saura adjoindre une poésie qui lui est propre, offrant à sa Musique le goût charmant d’un romantisme suranné délectable. Tout y est délicieusement désuet, et délicieusement orchestré pour obtenir ce trouble exquis qui nous étreint. Chaque détail prend une saveur profonde. Profonde, mais jamais mièvre.

On pourrait parler de ces riffs enivrants souligné admirablement par des pianos capiteux (…A Distance There Is…), de ces violoncelles aux vibrations subtiles et touchantes donnant une partition aux harmonies remarquables (Hollow-Hearted, Heart-Departed). Et comment taire ces chants, véritables conversations ou les voix célestes de Liv Kristine répondent, dans un dialogue de mise en scène tragique, aux voix graves et gutturales Death de Rob Rohonyi. Ces entretiens, union improbable et troublante, offrant tous le charme bouleversant d’un opus atypique et beau (A Hamlet for a Slothful Vassal, Sweet Art Thou). On pourrait évoquer tous ces points dans une longue litanie dithyrambique, ou les adjectifs, plus élogieux les uns que les autres, ne sauraient pas réellement décrire parfaitement la teneur de nos émois face à un tel monument.

Avec ce premier disque Theatre of Tragedy posera la première pierre d’un édifice qui, longtemps après, portera toujours et encore quelques uns de ses stigmates les plus visibles. Avec son successeur encore plus aboutis (Velvet Darkness They Fear), Theatre of Tragedy gravera dans le marbre, quelques unes des épitaphes les plus importantes d’un avènement captivant, et d’évolutions séduisantes.

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ebony - 17 Juin 2013: Très belle chronique! quels souvenirs de cette oeuvre unique, chargée en émotion par une musique envoutante, alliant le growl de Rob Rohonyi et la douceur de Liv kristine! Merci!
dark_omens - 17 Juin 2013: Une magie que l'on retrouve dès les premières notes d'un superbe A Hamlet for a Slothful Vassal...

Je suis bien d'accord avec toi, c'est album est unique...
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