Forever Is the World

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Nom du groupe Theatre Of Tragedy
Nom de l'album Forever Is the World
Type Album
Date de parution 18 Septembre 2009
Labels AFM Records
Style MusicalMetal Gothique
Membres possèdant cet album69

Tracklist

1. Hide and Seek
2. A Nine Days Wonder
3. Revolution
4. Transition
5. Hollow
6. Astray
7. Frozen
8. Illusions
9. Deadland
10. Forever Is the World
Bonustrack (Limited Edition)
11. Empty

Chronique @ Noircissiste13

31 Octobre 2011

Un opus inégal et décevant, loin d'être à la hauteur d'un tel groupe

Dernier album du groupe Theatre of Tragedy, " Forever Is the World" fait suite à "Storm", premier album où se dévoile Nell Sigland, chanteuse ayant succédé à Liv Kristine au sein du prestigieux groupe de gothic métal norvégien.
Avec "Assembly" du temps de Liv Kristine, le groupe avait déjà fait un virage vers une Musique électronique, plus froide et profonde que dans certains de leurs albums comme "Aégis".
Moyennement bien reçu par le public, le guitariste a affirmé lors de sa sortie que "l’album entier (était) basé sur la subtilité des ambiances et des atmosphères" et qu'il vient "de leur coeur à tous".

D'apparence, la jaquette est travaillée et ressemble un peu dans le concept à celle de leur tout premier album (éponyme). Toutefois, on a du mal à établir le lien entre "le monde est éternel" et d'étranges arabesques virevoltant sur des roses enflammées, même si la rose est en effet une des marques de fabrique du groupe... mais bon, c'est mystérieux, cela pousse à l'écoute.

"Hide and Seek" démarre avec des basses pesantes, quelques notes de piano un peu perdues, et met du temps à imposer véritablement une atmosphère (voire n'en impose pas). Les grunts ne sont pas vraiment prenants, et précèdent la voix de Nell, qui ressemble à celle de Fabienne Bordvik de Sirenia, mais en plus acide et lancinante. La chanson se traîne ensuite un peu, on n'est pas vraiment emporté dans l'atmosphère de "cache-cache" promise par le titre (et les paroles aussi sont simplistes et légères). C'est un peu brouillon, peut-être aurait-il mieux valu faire de ce premier titre un opening instrumental en fait, parce qu'il y avait de bonnes choses pour.
"A Nine Days Wonder" laisse un peu plus de place au chant de Nell. Mais là aussi la balance est déséquilibrée: sa voix se laisse balader par la Musique. Ca manque de dynamisme, l'atmosphère subtile promise n'y est pas non plus, on s'ennuie !
Et tout le reste de l'album est dans le même style: monocorde, un brin doom, un brin gothique, assez fade quoi.
Dans "Revolution" comme dans la précédente, point de grunt, juste la voix traînante de Nell, qui s'efforce de se donner de la personnalité mais ne nous emmène nulle part. Quelques effets électroniques, 3 notes de violoncelle ou de piano de temps à autre et c'est tout.
"Transition" démarre mieux, elle porte bien son nom. Le piano est comme il faut; a la manière ToT qu'on aime, la voix de la mère Sigland bien cadrée. Mais le refrain déçoit. Pourtant comme "Revolution", "Transition" se veut la voix d'un changement, de la contemplation d'un monde éternel ("Today will not end") et fragile: le nôtre? ; un poème du déclin où "les étoiles tombent du firmament" et où "il est temps de devenir vraiment libre".
A ce stade on cerne un peu mieux l'album, sa signification pour le groupe, son sens.
"Hollow" est à tonalité plus faible, froide, glacée même. Un monde éternel s'effondre? Là aussi par rapport aux trois premières, c'est un peu mieux (les grunts parlent enfin d'eux-mêmes). mais le répit est de courte durée…
En effet, "Astray" est plus courte, on retrouve en couplet les voix suffocantes de "Storm" et en refrain la voix de Nell (qui part d'ailleurs dans les aigus de manière assez inexpliquée). Rien de vraiment incroyable.
Et "Frozen" démarre un peu comme "Hide and Seek". Quand on compare au "Frozen" chez Within Temptation ou Delain, c'est quand même autre chose ! Là le bas blesse encore, comme avec 80% de la Musique de l'album : on ne rentre pas dans l'atmosphère, dans l'histoire que le groupe nous raconte. On s'ennuie à nouveau, la fragile lueur d'espoir apportée par Transition et Hollow s'éteint, on retombe dans une symphonie lancinante, un peu désorganisée, qui ne ressemble à rien. "Illusions" est plus épurée (moins de basses), basée sur un rapport plus équilibré entre chant masculin et féminin, mais cette balade d'un monde où "tout est bleu électrique, et le reste n'est que mensonge" peine à séduire aussi. C'est dommage car ce n'est qu'a 2:01 que le rythme s'accélère et qu'on a enfin un semblant de chanson d'un vrai gothic métal, profond et prenant.
"Deadlands" est bien plus dynamique, l'attention de l'auditeur est captée dés le départ. Les couplets sont vraiment bons, on s'y plaît un peu.
Et puis enfin, meilleure chanson de l'album, la DERNIERE ! (c'est dire qu'il a fallu attendre…) Eh oui, la seule où il n'y a ni basses, ni grunts, ni… pas mal de choses quoi. On peut en effet faire quelque chose de correct avec un piano, une batterie et un chant à peu près cadré. La preuve, si par hasard je tombe sur cet album en regardant mon MP3, c'est bien celle-là que je mettrai, les autres pas vraiment…
C'est une chanson pour la renaissance, le début et la fin d'une même histoire, celle d'un monde "où l'homme seul meurt, mais qui perdurera à jamais". Là les paroles constituent vraiment un vrai poème touchant. Enfin !

Bref. "Forever Is the World",. Il y a à la fois de bons éléments dans Hollow, Transition et Deadlands, qui font la personnalité du groupe (notes de piano, chant féminin cadré, grunts silencieux en toile de fond). Et puis la chanson éponyme est la seule vraiment bonne dans le tout. A côté il y aussi des choses beaucoup moins bonnes: surtout des titres sur-electronisés, à tel point que ça semble vider la chanson de toute sa structure et de tout son sens. Les qualités vocales de Nell sont très moyennes: mauvaise dans les aigus, se laisse souvent entrainer par la mélodie au lieu de la guider, pas de présence véritable… bon autant dire que avec Liv Kristine c'était quand même mieux. En clair, ToT perd quand même de sa superbe et de son style dans un tel album, qui ne le met vraiment pas en valeur. C'est dommage car on aurait attendu quelque chose de plus flamboyant pour un dernier album, et les quelques Fragments du ToT qu'on aime qu'on y retrouve ne suffisent pas à convaincre. Dommage. Vraiment.

5 Commentaires

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DEADicace - 01 Novembre 2011: Album lancinant, plutôt agréable à écouter.

Peut-être un peu en deçà de ce que Theatre of Tragedy fût capable de proposer au cours de sa carrière, mais relativement bon quand même.

Il est vrai que les différentes remarques dèjà enoncées sont justifiées mais je ne pense pas que ça en fait un maivais disque pour autant.

Mérite au moins la mention passable...11/20 pour ma part...
swof - 01 Novembre 2011: Yesss, Noicissiste is back!!!
J'ai déjà adoré rien qu'en voyant la note.
De nos jours, où les groupes oeuvrants dans ces eaux sont légions, les tièdes et les moyens sont superflus.
666belzebuth - 11 Novembre 2011: je suis vraiment d'accord avec toi noircissiste, la seul m'ayant réellement plus est le titre éponyme, c'est triste de tourner la page sur la grande espérance d'être comme avant à la foi toucher et admiratif par la beauté brulante des chants et mélodies... je n'apprécis pas tous les titre, mais néanmoin je suis plus flexible au changement, un 10, car je ne peux oublier qui l'a fait.
Vrael - 19 Juillet 2012: Bonne chronique, un peu sévère quand même =s

Un album qui pioche dans toute la disco du groupe, peut-être pas le grand final qu'on attendait mais un album déjà bien meilleur que le précédent, et à mes yeux au dessus des dernières sorties du genre (Draconian notamment).
Je le comparerais bien avec "Ashes" de Tristania pour ce son sobre, épuré, qui met en avant une atmosphère lancinante à la Flowing Tears qui effectivement, est un brin trop sobre.

Pas mauvais mais aurait pu être bien meilleur, 14/20 pour moi
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