The Plague

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16/20
Nom du groupe Nuclear Assault
Nom de l'album The Plague
Type EP
Date de parution 1987
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album211

Tracklist

1.
 Game Over
 02:38
2.
 Nightmares
 03:57
3.
 Butt Fuck
 02:56
4.
 Justice
 04:19
5.
 The Plague
 04:55
6.
 Cross of Iron
 03:41

Durée totale : 22:26

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Nuclear Assault


Chronique @ Fabien

13 Novembre 2007
Entre décembre 86 et janvier 87, les thrashers de Nuclear Assault retournent en studio en compagnie d’Alex Perialas pour l’enregistrement de leur second effort, The Plague, pour le compte de leur écurie nord américaine Combat Records, distribuée par Under One Flag (Music for Nations) sur le sol européen. Pressé par Combat qui désire du neuf avant que son poulain reparte en tournée, le quatuor n'offre que six nouveaux titres, réunis sous forme de mini-LP par le label, qui le combine quasiment dans la foulée avec le premier album Game Over sur la version CD.

Se recentrant plus foncièrement vers un thrashmetal sans pitié, Nuclear Assault revient ainsi avec un mini-album au thrash lourd et condensé. Tout comme son prédécesseur, The Plague débute par un instrumental très accrocheur, sur les rythmes précis de Glenn Evans et la basse toujours aussi percutante de Dan Lilker, soutenant les riffs diablement incisifs du duo Connelly / Bramante. A l’image des très bons Nightmares et Cross Of Iron, l’intensité du mini-album ne faiblit pas, démontrant toute la force du quatuor new yorkais en cette année 1987.

L’apogée de The Plague est atteinte sur le redoutable Justice et le titre éponyme tout aussi poignant, s’inscrivant tout deux parmi les pièces les plus intenses de la discographie de Nuclear Assault. Tandis que Justice assomme le thrasher par la vitesse démente des guitares et la puissance de son break, avec les hurlements longs et mémorables de John Connelly, l’éponyme contraste quant à lui par son rythme lent et ses ambiances profondes, mêlant brillamment guitares acoustiques et soli saisissants sur les lignes de basse tout en rondeur de Dan Lilker. Plus décalé, Butt F**k (ou « You Figure It Out » selon les versions) et ses accents funky reste quant à lui quelque peu en retrait, bien qu’il entretienne ce côté parfois plus léger si cher au quatuor.

Grâce à un thrashmetal lourd et percutant mais aussi plus homogène, sur fond de critique toujours aussi acerbe envers une société inconsciente privilégiant le profit au détriment de l’environnement, Nuclear Assault confirme son talent et se hisse pour de bon parmi les formations thrashmetal nord américaines les plus intéressantes de la fin des années 80’s. The Plague constitue ni plus ni moins l’une des œuvres référence du quatuor dans son âge d’or à cette période, préfigurant déjà l’excellence du grand Survive qui suivra peu de temps après.

Fabien.

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mechant - 18 Mai 2019:

Decouvert sur Metal express sur M6, j adorais le nom de ce groupe....les annees ont passé et une lecture attentive des chroniques de Fab dont celle ci, relance au grès des balades chez les disquaires du coin les séances de rattrapage.

j 'avais comme à l' accoutumé marqué dans 1 coin de ma tete :"à acheter"! Et c'est chose faite.

Trouvé en vinyle à 5 euros dans 1 etat proche du neuf, je retrouve avec joie ce thrash si efficace de Nuclear Assault.

Longtemps laissé de côté je rattrape qlq peu le retard d'une adolescence ou certains groupes n'etaient pas facilement accessibles. L'achat de CD ou K7 etait toujours 1 moment douloureux car tout etait 1 question de choix....Slayer etait ma Priorité !

Belle piece, bon album....je suis ravi

Fabien - 19 Mai 2019:

J’ai connu pour ma part Nuclear Assault (et SOD) dans les 80s par rebond depuis Anthrax, grâce à Dan Lilker, et par les compilations Speed Kills de Music For Nations / Under One Flag. Je me souviens notamment d’une soirée de l'émission Doum Doum Wah Wah sur RMC, vers 1988, où Mollec et Bidu avaient passé le mémorable morceau Fight to be Free de NA, qu’ils avaient juxtaposé avec Ie tout aussi génial I Am Immortal de Mortal Sin ! Toute une époque. Quant à Metal Express sur M6, j’en ai aussi quelques souvenirs, mais c’était déjà quelques années plus tard, dans les 90s. Je me souviens plus particulièrement d’un reportage sur la tournée d'Earache Records, Gods of Grind en 1992, autour de Carcass, Entombed, Cathedral et Confessor. Et là, bing, je le retrouve sur Dailymotion, si ça intéresse un ou deux nostalgiques : https://www.dailymotion.com/video/x2df54 ++ FABIEN.

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Chronique @ dark_omens

23 Juillet 2013

Dans la continuité de son prédécesseur et préfigurant déjà de son successeur, The Plague est un EP splendide...

Initialement baptisé Cross of Iron, et devant paraître avec un Crucifix comme seule illustration, ce nouvel effort des Américains de Nuclear Assault, sous l'injonction de leur label peu désireux de s'attirer les foudres des organisations religieuses alors puissantes, prendra finalement le nom de The Plague et sera orné d'un artwork plus conventionnel.

Son contenu musical nous propose, quant à lui, un Thrash Metal très agressif et très rapide dans lequel les voix écorchées de John Connely s'incorporent parfaitement. Une musique superbe et vindicative qui nous comble. Aucune déception ne vient altérer ce voyage au cœur d'une délicieuse férocité crue (Game Over, Nightmares ou encore, par exemple, l'excellent Justice). Au sein de ces titres sauvages, le très étonnant The Plague, aux rythmes lancinants et au climat plus posé, vient même remarquablement nous surprendre.

Il nous faudra, dès à présent, évoquer Butt Fuck (qui sur certaines versions de cet EP sera renommée "You Figure it Out") car l'ironie du sort voudra que la prévoyance de la maison de disque pourtant Vigilante s'agissant de l'imagerie de ce disque, y sera prise en défaut. Laissant libre court à son humour particulier, John Connelly et ses complices fustigeront, en effet, dans cette chanson, la mansuétude d'une Justice à l'égard de Vince Neil (Motley Crue). Ce dernier, jugé pour un Accident meurtrier où sa responsabilité était clairement établie puisqu'il conduisait sous l'emprise de l'alcool, fut condamné, simplement, à quelques travaux d'intérêts généraux, et à verser une somme substantielle, alors que cette tragédie avait tout de même coûté la vie à une personne et en avait gravement handicapé une autre. Ulcérés par cette clémence induite, selon eux, par le notoriété du chanteur, les musiciens de Nuclear Assault défendront donc ici l'argument consistant à dire que, comme tout un chacun, le vocaliste aurait dû se retrouver dans la promiscuité d'une cellule afin de subir quelques outrages sexuels forcés, et anales si possible, au même titre que certains autres prisonniers violés. Afin de rendre son Message très clair quant à son destinataire, le groupe ira même jusqu'à intégrer dans cette piste un passage Hard Rock aux accents Bluesy que l'on pourrait croire issu d'un album du quintette emmené par Nikki Sixx. La parodie est superbe. Le titre tout autant.

Cette EP, sera donc bien au centre d'une polémique et d'une controverse lui octroyant une renommée que ses qualités intrinsèques ne nécessitaient pas nécessairement. Mais peut-on réellement réprouver le fond de l'intervention de Nuclear Assault? Peut-on reprocher à un artiste sa sincérité? Et ce surtout lorsqu'il l'exprime avec une telle virtuosité et un cynisme aussi somptueusement pertinent? Il appartient à chacun de répondre à ces questions.

Quoi qu'il en soit, dans la continuité de son prédécesseur (Game Over (1986)) et préfigurant déjà de son successeur, The Plague est un EP splendide qui, aujourd'hui encore, mérite un indéfectible respect.


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Archiviste - 23 Juillet 2013: Bravo pour cette anecdote bien documentée. En revanche, il est dommage que tu n'aies concentré ton texte majoritairement que sur Buttfuck, et que tu ne t'attardes pas plus sur les autres titres cités, qui à mon sens révèlent beaucoup plus l'identité de cet EP, "Justice", le torturé "The Plague" ou surtout "Game Over"...

EDIT: j'ai fait une erreur l'album Game Over est évidemment antérieur à The Plague, héhé
dark_omens - 23 Juillet 2013: J'aurais sans doute pu davantage détailler d'autres titres. Cela étant j'en évoques 5 sur les 6 de cet EP. J'ai beau avoir insisté sur l'histoire de Butt Fuck, j'ai bien parlé de Nightmare, Justice et de Game Over. J'ai aussi détaillé la teneur de The Plague (tout ça dans le deuxième et le troisième paragraphe).

L'album qui suit cet EP n'est pas Game Over mais Survive et lorsque je dis "dans la continuité de son prédécesseur (Game Over (1986)) et préfigurant déjà de son successeur", je crois que j'évoque bien son aspect initiatique. Je sais que parfois je m'égares en des constructions un peu trop absconses, mais là, en l’occurrence, ça me parait on ne peut plus claire.
PhuckingPhiphi - 17 Septembre 2017:

Ho merde, je n’avais jamais percuté pour « Butt Fuck », mais je viens de vérifier les paroles et tu as complètement raison ! D’ailleurs, le morceau cite nommément Razzle, la personne qui a perdu la vie dans l’accident provoqué par Vince Neil qui était complètement bourré au volant à ce moment-là (Razzle était sur le siège passager).

Les thrasheurs n’étant pas forcément pointus en Glam Metal, je précise que le fameux Razzle (de son vrai nom Nicholas Dingley) n’était autre que le batteur des mythiques Hanoi Rocks, ce qui entraîna peu de temps après la dissolution du groupe. Avec ses conneries de rockstar cockée, Vince Neil a donc tué une personne, grièvement blessé deux autres (les passagers de l’autre véhicule) mais également mis fin à la vie d’un groupe alors au top de sa carrière. Condamné à 1 mois de prison ferme, 2,6 millions de dollars de dommages & intérêts, 200 heures de travaux d’intérêts généraux et cinq ans de mise à l’épreuve, il sortit de taule au bout de quinze jours pour bonne conduite. L’histoire ne dit pas si son anatomie et sa dignité eurent à subir les désagréments suggérés par la chanson de Nuclear Assault.

Merci pour la kro ! :)

PhuckingPhiphi - 17 Septembre 2017:

Et puis c'est vrai qu'on jurerait le break central tout droit tiré de "Theatre of Pain", je n'avais jamais tilté !

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Commentaire @ cunteater

06 Juillet 2006
Faisant suite au génialissime “Game Over”, NUCLEAR ASSAULT récidive dans la foulée avec cet excellent mini-LP sobrement intitulé « The Plague ». Ce mlp reste dans la lignée de son prédécesseur proposant un Thrash direct et incisif aux relents Anthraxiens voir S.O.D.iens mais en beaucoup plus couillu, si je peux me permettre… Les ingrédients, vous l’aurez compris, restent les mêmes, à savoir des riffs tranchants et véloces, une basse saturée typée Hard Core et toujours le chant haut perché (qui pourrait en agacer certains) de John Connelly qui distingue NUCLEAR ASSAULT de tous ses autres compères Thrashers…Bref, en un mot, c’est un régal. Les 6 titres présents sur ce mlp font honneur au glorieux « Game Over » (que d’éloges me direz-vous…mais je persiste et signe!!) et sont d’une excellente transition avec l’album à venir.
De l’instrumental « Game Over » qui ouvre le bal en passant par « Nightmares » « Butt F**k » (je vous laisse le soin de traduire) et son break bluesy, le lancinant « The Plague » jusqu’aux excellents « Justice » ou « Cross of iron », on serait tenter de se dire, c’est déjà fini ?? Tellement ce mlp s’écoute d’une traite…On en redemande tellement c’est bon !!
Indispensable dans toute discothèque Thrash qui se respecte…

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