Game Over

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Nom du groupe Nuclear Assault
Nom de l'album Game Over
Type Album
Date de parution 01 Mars 1986
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album327

Tracklist

Re-issue in 2008 by Century Media
1.
 Live, Suffer, Die
 01:07
2.
 Sin
 03:25
3.
 Cold Steel
 02:41
4.
 Betrayal
 03:01
5.
 Radiation Sickness
 02:49
6.
 Hang the Pope
 00:46
7.
 After the Holocaust
 03:44
8.
 Mr. Softee Theme
 00:23
9.
 Stranded in Hell
 03:39
10.
 Nuclear War
 03:46
11.
 My America
 00:29
12.
 Vengeance
 02:51
13.
 Brain Death
 07:14

Durée totale : 35:55


Chronique @ Fabien

09 Novembre 2007
Figure du thrashmetal new yorkais, Dan Lilker fonde Nuclear Assault en 1984 avec John Conelly, suite à son départ d’Anthrax peu après les sessions de Fistful Of Metal. Fort d’un line up complété avec Anthony Bramante et Glenn Evans, le groupe enregistre plusieurs démos puis, après l'épisode de Dan Lilker le temps du mémorable Speak English or Die avec ses potes de S.O.D., il entre en studio sous la coupe d’Alex Perialas (Anthrax, S.O.D.) pour les sessions de son premier album. Game Over sort ainsi en mars 1986 pour le compte de l’écurie nord américaine Combat Records (Possessed, Dark angel) muni d'une illustration du désormais célèbre Ed Repka (Megadeth, etc).

Rappelant un peu le speedthrash de Spreading The Disease, Game Over balance en revanche une musique bien plus véloce & agressive, teintée d’une touche hardcore propre à D.R.I. ou S.O.D. Les rythmes furieux de Glenn renforcées par la basse ronflante de Dan servent ainsi les guitares de John & Anthony, qui assomment le thrasher à coups de rafales de riffs percutants, avec une vitesse d'exécution et une dextérité impressionnantes. Enfin la voix de John à la fois mélodique, hargneuse et si singulière donne un entrain supplémentaire à l’ensemble.

A l'image des couplets & refrains mémorables de Sin, du riff hardcore de Vengeance suivi d'une double pédale typiquement thrash, des montées en puissance d'After the Holocaust et Braindeath fort bien amemées, du riffing agressif de Nuclear War, ou du tout aussi percutant Stranded in Hell, Game Over dégage dès lors une fraîcheur et une nervosité de tout instant, avec ce parfum hardcore qui plane en permanence sur nos quatre thrashers new-yorkais. Nuclear Assault est aussi l'esprit de déconnade que l'on retrouve chez S.O.D., à l'instar du morceau My America bien plus léger ou encore d'un Hang the Pope ultra rapide et carrément déjanté.

Confronté à la concurrence très rude des galettes cultes sorties en 1986 sur le territoire nord américain (Reign In Blood, Master Of Puppets, Among The Living, Peace Sells, Darkness Descends), Game Over ne parvient pas forcément à s’imposer parmi les albums thrashmetal les plus marquants de cette terrible année. La rapidité déjà légendaire de Nuclear Assault et son thrash aux teintes hardcore délectables hissent néanmoins directement le groupe au rang des plus redoutables outsiders du genre, muni d'un premier album manquant encore d'un zest de lourdeur mais à la fougue irremplaçable et débordante.

Fabien.

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bojart - 29 Mai 2012: Pour moi, "The Plague" est leur skeud le plus abouti. Néanmoins, une galette comme "Game Over" est un disque pleins d'une spontaneité débordante et là où je rejoins Vince, c'est que cette même spontaneité (qu'on trouve chez Death Angel egalement) est bridée sur "Master of Puppets", "Reign In Blood" ou encore "Among The Living", trois disques monumentaux, ça, personne ne dira le contraire.
sijj - 06 Octobre 2012: Moi je sais pas, j'ai Game Over et The Plague sur le même cd, et ça me convient complètement pour écouter du Nuclear Assault; après comme Fabien, difficile de donner plus de 15/20, 16 pourquoi pas, ça dépend du nombre de bières...
LeMoustre - 08 Octobre 2012: Excellent premier album : frais, dynamique et avec cette ambiance juvénile caractéristique.
J'aime beaucoup, et le groupe doit beaucoup aux vocalises mélodiques de Connelly. Toutefois, noyé dans la masse desorties de cette époque, NA n'a pas obtenu le succès mérité. La dernière tournée française au milieu des 90's fut désastreuse (50 personnes tout au plus à Toulouse !!!).

Au bien beau souvenir, et un premier album marquant.

Les 15/20 sont mérités, pour ma part, ceci étant une très bonne note !
themetalrock - 12 Octobre 2012: comme précisé plus haut,NA reste un éternel second couteau du trash et n'a jamais eu la reconnaissance des autres groupes ceci n'étant pas du au manque de qualité de leur musique mais peut être étaient ils moins bon niveau marketting.
Perso je suis d'accord avec l'analyse de ce disque rédigé avec sérieux,un bon album avec quelques tatonnement mais posant de manière définitive le style caractèristique de ce groupe
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Chronique @ largod

05 Octobre 2012

Crossover épileptique

Il faisait un froid de canard sur Paris en cet hiver 1986. La neige était aussi de la partie et tout moyen de se réchauffer s’avérait le bienvenu. La pochette de ce premier album de Nuclear Assault montrant la fuite éperdue d’une foule face au souffle cataclysmique d’une explosion nucléaire n’a pourtant pas été l’élément déclenchant mon achat. Le simple fait de voir Danny Lilker tenir la basse du groupe au verso de ce 33 tours suffisait amplement.

Retour sur le parcours de ce musicien atypique qui vit le jour le 18 octobre 1964 à Bayside, près de New-York.

A 17 ans, il fonda Anthrax avec Scott « Not » Ian et forma la première paire de guitaristes du groupe. Les divers changements de line-up finiront par ancrer Danny au poste de bassiste alors qu’il croisa furtivement John Connelly, roadie du groupe, au poste de chanteur éphémère, avant l’arrivée de Neil Turbin. Malgré son rôle de co-compositeur du premier album « Fistful of Metal », le chevelu fut viré d’Anthrax sans ménagement par les membres du groupe, rejetant son penchant pour les plaisirs extrêmes et interdits et quelques incompatibilités artistiques. Danny le libertaire ne tardera pas à rebondir en créant en 1984 Nuclear Assault avec John Connelly, désormais guitariste-chanteur. Mike Bogush, second guitariste, et Scott Duboys, batteur, complétaient la toute première composition du groupe.
Délivrant un thrash metal agressif et fier de quelques démos, Nuclear Assault partit écumer l’état de New-York. Premier gig dans le New-Jersey à l’Union Jack de South River en fin d’année 1984. Les mois suivants furent riches de performances, réalisées dans les bars et les clubs de la côte Est, qui finirent par ruiner la santé de Mike Bogush, remplacé par Anthony Bramante au printemps. Même sort pour le poste de batteur qui revint très vite à l’ex TT Quick, Glenn Evans, jugé mieux armé pour tenir le rythme de l’infatigable bassiste. L’année 85 s’acheva pour Danny Lilker par la sortie du mythique « Speak English or Die » chez Megaforce avec ses potes de Stormtroopers Of Death (SOD pour les intimes). Association de malfaiteurs en somme qui vit Danny Lilker, Scott Ian, Charlie Benante (cogneur d’Anthrax) et le poids lourd-léger Billy Milano enfanter un pamphlet anarcho-déjanté et puissant qui collait à la peau du quatuor.

Cet esprit vindicatif, satyrique et frondeur a toujours été l’essence créatrice de Danny Lilker. Aucune barrière, aucun plan de carrière ou attitude conforme à une quelconque norme ne sauraient brider l’inspiration du jeune musicien.
Ce premier album en porte d’ailleurs la marque indélébile.

Ce souffle de liberté artistique traverse dans une bourrasque l’instrumental « Live, Suffer, Die », sorte de shoot primaire constitué d’un mixage de genres flirtant avec les limites et plongeant les racines du crossover de Nuclear Assault dans un bain épileptique où rythmiques et bases musicales tremblent sur leurs fondements dans un trépignement incessant.

Les 4 new-yorkais vont jouer en permanence avec cette matière, au combien, fissible.

L’assaut nucléaire atteint un premier stade de criticité avec le thrashcore « Sin » au riff entêtant et la ligne de basse fulgurante. La découverte du chant de gorge à bout de souffle de John Connelly surprend mais n’est pas désagréable. La double grosse-caisse actionnée sans retenue et l’excellent break précédant une reprise effrénée de guitare punkcore complètent la panoplie d’un brulot d’une violence inouïe. Le rythme de « Cold steel » sans atteindre les sommets de rapidité d’autres titres de l’album est parcouru par un riffing radioactif en piston de moteur diesel à l’orée du surrégime et une terrifiante bastonnade en règle du kit de batterie. « My name is Evil » nous rappelle John Connelly qui distille avec son compère Anthony Bramante des soli shreddés avant un pont désarçonnant aux frontières du mosh. Troisième indice d’alerte d’une réaction en chaine imminente avec « Stranded in hell » dont l’attaque hallucinante des guitares se poursuit dans une recherche d’accélération permanente du rythme. Danny Lilker, secondé par le jeu chargé de nitroglycérine de son collègue derrière les fûts, nous assomme d’une rythmique de pachyderme transgénique alors que le chant est plus posé, tout en restant vindicatif. Au final, cette tuerie ultra rapide nous invite à un headbanging schizophrénique.
En l’espace de 10 minutes, la messe est dite : Nuclear Assault a converti les troupeaux de brebis égarées que nous étions, illuminées par la puissance dégagée et admiratives de l’orgie de vitesse en quasi perte de contrôle proposées par ses nouvelles icones.

Ne répondant à aucune logique, Danny et ses boys agrémentent ce premier album de trois « respirations » d’inspiration SODiennes, avec un amphétaminé et blasté « Hang the Pope », puis la parodie du thème publicitaire pour glace, « Mr Softee theme » et enfin l’ultra concis « My America » qui rappelle que quelque part « Punk’s not dead ».

Dans cette frénésie de double croches et refrains imparables, Nuclear Assault s’essaye au heavy avec un « Betrayal » au riff en contre tempo et un chant habité. Déstructuré dans la ligne rythmique et les soli, il n’en reste pas moins un titre réussi mais un ton en dessous de la perle de nacre « After the holocaust », construite de manière plus classique sur une base heavy thrash de laquelle se distinguent un chant particulièrement maitrisé ainsi que des guitares assurant en doublette et de manière autoritaire le riffing rugueux et les soli sauvages. Enfin, « Nuclear war » parachève la partie plus lourde voire angoissante de l’album, au prix d’un lead riff froid et métallique, d’une frappe sèche des peaux et d’une ligne de basse suffisamment pataude, instaurant ainsi l’ambiance attendue par son titre. On remarquera même une pointe de Mercyful Fate en fin de morceau.

La fuite en avant ne s’achève pas, propulsée par exemple par un « Radiation Sickness » accueillant une rafale de riff aussi coupante qu’une meuleuse sur une tige de titane et une ligne de chant un peu trop poussée dans les extrêmes. Les soli de Connelly et Bramante confirment que les deux jeunes musiciens valent mieux que de simples manieurs de manches. A la basse, Danny Lilker effectue un travail rythmique d’horloger Suisse. « Vengeance », autre morceau frisant le coulage de bielles, est porté par le chant guerrier du hurleur Connelly, qui devient grave et décharné sur le refrain. La furie des guitaristes, dont les soli déracinent tout sur leur passage, transmutent ce titre en un speed/hardcore dévastateur, éclaboussé par la trame de basse de goret et le pédalage de maillot jaune du Tour de France de Glenn Evans.

Le parfait étalage technique des musiciens et la synthèse du style brut de fonderie de Nuclear Assault se cristallisent dans un ébouriffant « Brain Dead », titre hyper-speed dont la longue introduction de guitare acoustique nous emporte vers une overdose de riffs secs et nerveux, saupoudrés d’un chant aigu et d’un intermède musical assez long, salvateur pour la reprise de souffle.

Ce souffle à nouveau, porteur d’un mouvement contestataire et anticonformiste dans la planète thrash naissante. Danny Lilker, sorte de Daniel Cohn-Bendit du Heavy-Metal, conservera tout au long de sa carrière sa liberté de ton et de création, évitant ainsi l’inquisiteur « Game Over » signalant la fin de partie anticipée sur le flipper de sa vie de musicien.

Stranded in Hell
Ring Satan's bell
There's nothing else you can do
Stranded in Hell
Hear your death knell
'Cause the Master is coming for you

Didier – Septembre 2012

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swit35 - 06 Octobre 2012: "putain, Swit quel bol d'avoir vider quelques godets avec ce musicien adorable et talentueux !"



John Connely était dans la fosse des photographes lors des prestations de Acid Reign et Dark Angel pour ce concert parisien - et on a tapé la discussion à plusieurs reprise avant et pendant les concerts... C'est meme lui qui venait parfois me faire remarquer que Dan Lilker faisait plein de Fucks up !!! (il était sur scene avec Dark Angel car Le bassiste était en tôle temporairement)... malheureusement on n'a pas pris de godet ensemble - et c'est vrai qu'il faisait sec dans cette fosse !
MikeSlave - 06 Octobre 2012: bon encore un combo qui m'a échappé malgré les remontrances de ma bande de potes Rouennais qui en sont friands.la faute à mon obsession pour manowar qui m'a empêché de regarder ce qui faisait ailleurs à l'époque....
Merci pour le papier Didier.J'avoue ne pas savoir lequel me procurer en premier pour parfaire ma culture.
swit35 - 06 Octobre 2012: Oui pareil... grand classique et pour faciliter le choix de Mikeslave, c'est le seul album indispensable de Nuclear Assault (CD avec Game Over + The Plague)
Fabien - 06 Octobre 2012: Nuclear Assault et moi, c’est une histoire qui remonte à très loin. Il compte parmi ces groupes de thrashmetal que j’ai adoré durant les eighties, jusqu’à l’intraitable Handle with Care, un pas de plus dans la violence et la rapidité. Il fait partie de ces groupes m’ayant éloigné de manière significative et irrémédiable du hard, du heavy et du speedmetal. J’avais ensuite été très déçu par Out of Order et la suite je ne connais pas. Bref, retour sur Game Over que j’ai bouffé à l’époque à toutes les sauces, plein de classiques comme Sin, Radiation Sickness, After the Holocaust, Stranded in Hell, Nuclear War, Vengeance et Brain Death, le restant des titres m’ayant (et me laissant encore) un peu plus indifférent. Ce n’est à mon sens pas le meilleur album de la bande Connelly & Lilker, mais il possède cette fougue absolument débordante. L’aboutissement de Nuclear Assault reste pour ma part le mini-LP The Plague et le tout aussi jouissif Survive, qui contiennent à mon humble avis les meilleurs morceaux jamais composés par notre quatuor new-yorkais, tels que l’inénarrable Justice ou l’immense Fight to Be Free, pour n’en citer que deux. Bref, encore des albums sous la coupe de Combat / Under one Flag, qui nous ont sorti de sacrés classiques en l’espace de quelques années (Nuclear Assault, Death, Dark Angel, Possessed, j’en passe et des meilleurs). Fabien.
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Chronique @ dark_omens

10 Mai 2014

Passés à côté d'un disque, et d'un groupe, aussi captivant serait une hérésie...

Faisons un tout petit peu d'histoire et intéressons-nous aujourd'hui à la genèse d'un groupe dont les premiers pas furent sinon cruciaux tout au moins intéressants pour la mouvance Crossover Thrash actuelle. Pour ce faire revenons donc en 1984 lorsque Danny Lilker et ses comparses d'Anthrax décident de se séparer, et ce alors que l'album Fistful of Metal vient tout juste de sortir. Désireux de poursuivre des desseins artistiques plus agressifs, plus directement influencé par l'intensité du Speed Metal, du Punk et du Hardcore, et donc quelque peu éloigné de ce que proposais alors la scène Thrash Bay Area, le guitariste, et bassiste, décide de se consacrer pleinement à ce groupe fondé en 1983 par son vieux complices John Connelly, qui jusqu'alors n'était pour lui qu'un projet annexe, à savoir Nuclear Assault. Les deux compères réunis par le destin vont donc pleinement s'investir dans cette entreprise et, accompagné du guitariste Mike Bogush et du batteur Scott Duboys, sortir une première démo en 1984. Bientôt suivie d'une seconde, baptisée Life, Suffer, Die, sur laquelle Anthony Bramante et Glenn Evans viendront palier les départs successifs de Mike et de Scott. En 1986, Game Over, premier véritable effort du groupe, sort enfin.

Après un préambule instrumental furieux, le superbe Sin ouvre les hostilités. Ce titre, outre une délicieuse vélocité, une superbe âpreté et un remarquable refrain, nous propose de splendides breaks à la musicalité plus mélodique, et plus posé, qui démontre d'emblée quelques subtilités que les prémisses dévastateurs de ce morceau rendaient pourtant insoupçonnables. L'excellence de cette première salve ne sera pas démentis par d'autres tout aussi meurtrières (Cold Steel, Radiation Sickness, Stranded in Hell...) dont certaines s'accompagnent, elles aussi, d'une subtilité splendide (un Brain Death aux guitares acoustiques somptueuses et au break superbe).

Si Nuclear Assault sait faire preuve de finesse, notons aussi qu'il n'est pas avare de cette irrévérence potache propre au Thrash en général. Tels que sur des morceaux comme Hang the Pope aux arômes Punk évidents, et aux paroles délicieusement impertinentes puisqu'elle nous suggère d'aller au Vatican afin de glisser le nœud autour du cou du Pape pendant son sommeil et de le pendre. Il en va aussi de cet humour espiègle pour des titres tels que, par exemple, Mr. Softee Theme qui nous propose, quant à lui, une version électrique de cette musique des camions de la franchise du même nom qui vendaient des glaces aux enfants. Le tout est accompagné du tintement de la sonnette d'un vélo et se termine par l'exhortation rauque et virile de quelqu'un exigeant une crème glacée.

Parlons également des chants de John Connelly qui de ce timbre très aigu et très écorchés transcendent la sauvagerie de morceaux pour lesquels un tel traitement n'était pas véritablement nécessaire puisque, intrinsèquement, ils possédaient déjà la brutalité suffisante pour s'imposer.

Difficile de parler de ce disque sans mentionner la qualité de sa pochette. Œuvre de l'illustre Ed Repka (dont la renommée se construira autour du splendide travail que l'artiste effectuera pour Megadeth, Death et, entre autres, Atheist...), cette représentation illustre tout simplement une explosion nucléaire venant semer la panique sur une ville condamné. Une peur très en adéquation avec une époque encore hantée par les fantômes de la guerre froide et de cet holocauste atomique que l'affrontement entre la Russie et les Etats-Unis aurait pu provoquer.

Afin d'être tout à fait objectif, et pour terminer, soulignons aussi que ce disque garde quelques relents Heavy Metal qui s'ils ne sont pas excessivement embarrassants l'auront toutefois empêché d'atteindre le rang enviable d'albums culte du Thrash Metal aux yeux de quelques puristes exigeants. Malgré tous le respect dû à ces gardiens du temple, il est regrettable qu'ils soient, pour certains, passés à côté d'un disque, et d'un groupe, aussi captivant. Mais après tout, tant pis pour eux.


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