Third World Genocide

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14/20
Nom du groupe Nuclear Assault
Nom de l'album Third World Genocide
Type Album
Date de parution 2005
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album80

Tracklist

1. Third World Genocide 03:37
2. Price of Freedom 04:10
3. Human Wreckage 02:38
4. Living Hell 05:08
5. Whine and Cheese 02:28
6. Defiled Innocence 04:29
7. Exoskeletal 03:00
8. Discharged Reason 02:14
9. Fractured Minds 03:59
10. The Hockey Song (Or, Message to a Late Night DJ) 00:14
11. Eroded Liberty 02:51
12. Long Haired Asshole 02:12
13. Glenn's Song 03:22
Total playing time 40:27

Chronique @ da_sway

02 Juillet 2009

Sans vous attendre à une merveille...

Cette chronique commençait vraiment à me tenir à cœur, parce qu’il y a les albums pour lesquels on craque à la première seconde d’écoute et puis il y a ceux qu’on apprend progressivement à apprécier. Cet
album fait clairement pour moi partie de la seconde catégorie.

L’avantage, c’est qu’on peut prendre conscience, dans ce processus qu’est apprendre à aimer, des réels défauts qu’on entend au premier abord puis des indéniables qualités qui finissent par ressortir. Bon bref, ceci-dit, rentrons dans le vif du sujet.

Comme si de rien n'était, en 2005 sortait, après un split de 9 ans et une coupure de 12 ans depuis le denier véritable album, "Third World Genocide", le 6ème et dernier album en date de Nuclear Assault.

Après deux décennies d'histoire derrière leur dos, le groupe a toujours gardé la réputation d'une valeur sûre de la scène thrash tout en restant une sorte d'éternel second, toujours dans l'ombre des grosses mécaniques, notamment du grand frère Anthrax que Dan Lilker quittait en 1984.

Formé pour apporter au célèbre bassiste plus de violence qu’il n’en trouvait chez les moshers, le groupe s’était retrouvé quelque peu délaissé depuis que son créateur chercha à aller plus loin, quête qui le mènera à réaliser pas mal de projets dont lesplus connus restent S.O.D ou encore Brutal Truth. Seul « Something Wicked » était sorti malgré son absence.

Le réel problème est que Nuclear Assault avait depuis, et c’est sûrement la raison de la rupture, perdu sa raison d’être. Ainsi comment justifier un retour de Nuclear Assault alors que bien plus violent existent désormais ? Donc comment rester crédible sans dénaturer leur identité ?

Voilà tous mes ressentiments qui me faisaient alors craindre le pire pour ce « Third World Genocide ». Alors dans un premier temps, je l’ai trouvé plat, sans originalité et surtout plus vraiment thrash. Après coup, je me suis rendu compte que cela pourrissait mon écoute et me faisait tenir un jugement bien trop hâtif. Un jugement plus cruelle que sévère, là était bien le problème, car je n’avais plus aucune once d’objectivité.

Au moins, cela m’a permis de saisir les  principaux défauts de l’album : un rythme beaucoup moins soutenu que l’on pouvait entendre auparavant, notamment sur « Handle with Care »,  un chant bien moins tranchant et surtout une efficacité bien amoindrie face à un « Survive », par exemple.

Pour une fois assez tenace pour réécouter un album malgré mes appréhensions, j’ai pu ensuite voir un peu plus loin.

La première chose qui marque est  l’incroyable prestation de John Connelly, bien accompagné il est vrai par Dan Lilker, qui commence à faire des siennes dès les premières secondes du premier titre éponyme. Il parvient à donner le ton tout au long de l’album tout en maintenant une constance étonnante.

Le chant est discutable, quoiqu’en s’y faisant on finit par apprécier, mais il est placé légèrement en retrait. Les avantages sont que cela nous permet d’apprécier la qualité musicale des morceaux et que surtout, les titres forment un vrai tout, et non un simple chant posé sur un assemblage de 2-3 riffs.

Cette qualité musicale tient dans l’équilibre entre passages  purement thrash, quoique plus puissants que rapides, et passages mélodiques, avec notamment des solis d’une grande diversité. On peut presque parler de thrash mélodique, à quelques nuances près. « Living Hell » est à ce jeu-là un vrai petit délice.

L’album, dont on ressent plus qu’auparavant la petite griffe Anthrax,  est relativement homogène et les morceaux qui ressortent, outre ceux déjà cités, sont « Whine and Cheese » , « Defiled Innocence », « Fractured Minds », « Gleen’s Song » mais surtout « Eroded Liberty », titre plus classic thrash qui nous ramène aux origines du groupe.

Ajouté à cela un brin d’humour country grâce au titre « Long Haired Asshole », et me voilà comblé.

Cet album est un plaisir simple, mais un réel plaisir. Sans prétention aucune, le groupe nous pond un « Third World Genocide » plus qu’honorable, qui mérite allègrement sa place dans la riche discographie de Nuclear Assault.

Sans vous attendre à une merveille, je vous conseille à tous d’y prêter une oreille curieuse et attentive.

4 Commentaires

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yozzy - 02 Juillet 2009: moi aussi g commencé a écouter cette album en me diasnt que ce netai plus du nuclear assault mais maintenant je vais essayer de le reecouter avec mes 2 oreilles
Ad_Waste - 08 Fevrier 2011: Très bonne chronique. Ne connaissant que Game Over et Handle With Care, je vais pencher une oreille sur cet album.
LeMoustre - 30 Mai 2014: Ben oui, ou comment, en faisant une comparaison hasardeuse, apprécier quand même une nana dont on est plus amoureux, mais qui sait quand même y faire...
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Chronique @ dark_omens

29 Mai 2014

Souhaitons que ce disque soit l'ultime râle d'une interminable agonie...

Alors que le groupe avait exhalé son dernier souffle sur un Something Wicked plutôt terne, nul ne pouvait décemment imaginer que Nuclear Assault allaient ressurgir de ce sinistre tombeau. Les années passant, il apparaissait même de plus en plus certains que les New Yorkais avaient définitivement renoncés. Pourtant, déjouant l'inéluctabilité de ce destin promis, sortant de cette funeste demeure et brisant une décennie de silence, le quartette décidera de se reformer autour de ses individualités les plus fortes à savoir John Connelly, Anthony Bramante, Dan Lilker et Glenn Evans. Mais pour nous offrir quel visage? Celui si séduisant de ses premiers instants sauvages et irrévérencieux (Game Over (1986), Survive (1988) ou encore Handle with Care (1989))? Ou bien celui plus policé de ses heures nettement moins inspirées et véhémentes (Out of Order (1991), Something Wicked (1993))? De cette résurrection, et de la tournée en résultant, naîtra un album live (Alive Again (2003)) qui ne donnera guères d'éléments susceptibles de répondre à cette douloureuse interrogation. Les réponses viendront à l'aune d'un Third World Genocide qui sortira en cette année 2005 et sur lequel Erik Burke remplacera Anthony Bramante à nouveau partis.

Malgré ce que laissent à penser certains titres s'accommodant de tempos plutôt rapides et âpres (Human Wreckage, Eroded Liberty), cet opus dénote d'une certaine continuité instaurée par son immédiat prédécesseur. En effet, même s'il est toujours encore ancré dans cette mouvance Power US, Heavy Thrashy ou Thrash Mélodique, il témoigne d'une certaine véhémence retrouvée.

Toutefois, pour être tout à fait honnête, ce regain d'ardeur est tout à fait minime et ne suffira pas à rendre tout son éclat à un Nuclear Assault maculé. Et ce d'autant plus que l'ensemble des titres de ce Third World Genocide manquent cruellement d'inspiration et, in fine, d'intérêt.

En outre, ce disque marque aussi la présence plus importante d'une certaine forme d'humour, signature caractéristique de ce quartette, dont le dernier effort en date était presque totalement dépourvu. Venant compléter la longue liste des morceaux expéditifs de Nuclear Assault (Hang the Pope, Art, My America...), My Hockney Songs ne s'illustre pas particulièrement. A contrario de Long Haired Asshole dont les soubresauts désespérément Bluegrass nous désole.

Une fois encore, John Connelly et ses acolytes, ne parviendront pas à retrouver cette verve, cette flamboyance, cette agressivité et cette excellence qui fit autrefois leur renommée. Une fois encore, ce Third World Genocide s'en ira rejoindre la pile des œuvres décevantes dont sont coupables ces musiciens. Une pile qui soit dit entre nous, s'alourdit d'année en année et qui, avec cette nouvelle désillusion, devient aussi conséquente que celle contenant les indispensables de la formation New Yorkaise. Quoi qu'il en soit, souhaitons que cette énième tentative soit l'ultime râle d'une interminable agonie qui, après prêt de 20 ans, aura assez duré.

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