The Phantom Agony

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Nom du groupe Epica (NL)
Nom de l'album The Phantom Agony
Type Album
Date de parution 05 Juin 2003
Enregistré à Gate Studios
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album596

Tracklist

1.
 Adyta "The Neverending Embrace"
 01:26
2.
 Sensorium
 04:48
3.
 Cry for the Moon "The Embrace That Smothers - Pt. IV"
 06:44
4.
 Feint
 04:19
5.
 Illusive Consensus
 05:00
6.
 Façade of Reality "The Embrace That Smothers - Pt. V"
 08:12
7.
 Run for a Fall
 06:32
8.
 Seif al Din "The Embrace That Smothers - Pt. VI"
 05:47
9.
 The Phantom Agony
 08:59

Bonus
10.
 Triumph of Defeat (Japanese Edition)
 03:59

Durée totale : 55:46



DVD
1.
 2 Meter Sessies - We Will Take You with Us
 
2.
 Making of "The Phantom Agony"
 

Chronique @ Lunuy

17 Juin 2011

Un premier opus atmosphérique plus que réussi

Fondé en 2002 par l’ancien leader d’After Forever, le guitariste et chanteur Mark Jansen, le groupe néerlandais Sahara Dust commence sa carrière en produisant une démo, Cry for the Moon, en novembre 2002. Suite au départ de plusieurs de ses membres d’origine (dont l’ex-chanteuse de Trails of Tears, Helena Iren Michaelsen, qui formera le groupe symphonique norvégien Imperia peu de temps après), le nouveau groupe change de nom pour « Epica » avant d’enregistrer en 2003 son premier full-length chez le label hollandais Transmission Records, qui compte déjà dans ses rangs les groupes Ayeron et... After Forever (comme le monde du Metal est petit !).

Les thèmes majeurs de The Phantom Agony, qui seront récurrents sur les albums suivants d’Epica, sont avant tout la religion et ses excès ainsi que l’égoïsme pervertissant l’existence et les relations humaines. L’islam n’est pas non plus épargné, comme en témoigne le titre "Seif al Din". Ce dernier, de même que les chansons "Cry for the Moon" et "Façade of Reality", est sous-titré « The Embrance that Smothers part... ». Ces trois morceaux se placent ainsi dans la continuité de trois des chansons de Prison of Desire d’After Forever (2000) - auquel Mark Jansen avait justement contribué.

En raison de la mélancolie souvent dégagée par le chant principal de la mezzo-soprano Simone Simons, auquel répondent ponctuellement les grunts et screams de Mark, on pourrait « légitimement » classer le groupe dans le Gothic Metal... si ce n’étaient les denses orchestrations, soit la place prépondérante des claviers et des chœurs dans la progression des morceaux : indéniablement, ce serait du Symphonic Metal. Du Symphonic/Gothic Metal ? S’il faut en croire les membres d’Epica, Simone en tête, le groupe ne joue pas du Goth Metal. Admettons...

La plupart des titres, assez progressifs, comportent de multiples changements de rythmes, oscillant entre des middle-tempo aériens et des passages plus dynamiques. Exemples marquants : "Cry for the Moon", avec son break central très violent ou "Façade of Reality". Ce dernier comporte en son centre un speech de Tony Blair appelant le monde occidental à se mobiliser contre le terrorisme (contexte post-11 septembre). Mark sous-entendrait-il un manque de crédibilité de l’ancien premier ministre britannique ?

Les titres plus « simples », structurellement parlant, s’enchaînent sans souci, tels "Feint"/ "Illusive Consensus", et de son côté, le titre final "The Phantom Agony" est une brillante conclusion lyrique en cinq parties, avec d’impressionnants chuchotements de Simons encadrant l’ensemble et des premiers riffs reprenant ceux de "Sensorium".

Si les atouts sont nombreux, en particulier la puissance de l’orchestre, on pourra toutefois reprocher un manque de prise de risques de la part des guitares ou de la batterie, et une redondance dans le chant féminin. Mais pour un premier album très atmosphérique, le talent technique, la variété et la profondeur le rendent absolument convaincant.

Notons, enfin, que la partie "The Embrance that Smothers" sera poursuivie une troisième fois sur The Divine Conspiracy, le troisième CD d’Epica sorti en 2007.

Note : 16/20

9 Commentaires

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ebony - 18 Juin 2011: Excellente chronique! Mon album préféré d'Epica très épique..qui tourne régulierement dans la platine!
megalex1986 - 19 Juin 2011: @Lunuy : Merci beaucoup pour tes propositions :)
raistlin - 21 Juin 2011: Jolie chronique pour un joli 1er album, par contre je suis d'accord avec Simone, mélancolique oui ok mais pas gothique à mon avis. Si tu veux entendre du gothique symphonique je te conseille Sopor aeternus (c'est très particulier comme musique et bien que sur Spirit of metal c'est pas vraiment métal y a pas de guitare saturée) ou Septic Flesh qui mélange death metal, sympho et gothique.
Et dans le métal symphonique je te conseille aussi Haggard (mélange de black métal et musique classique médiévale) et Adrana (jeunes français talentueux genre Nightwish à leurs débuts)
pistache - 11 Décembre 2011: J'ai le droit de dire que le chant de Simone sur cet album n'est pas potable? Par contre, je ne saurai pas l'expliquer^^
Son chant est d'un mou...
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Commentaire @ Miss-MC

01 Août 2003
Je commencerai cette chronique par une courte biographie d'Epica : Epica était à l'origine le projet parallèle du guitariste-chanteur-compositeur Mark Jansen d'AFTER FOREVER. Suite à des mésententes au sein d'AFTER FOREVER Mark Jansen décida de quitter ce groupe pour se consacrer exclusivement à EPICA. Il a, de ce fait, transféré ses idées pour le troisième album d'AFTER FOREVER sur le premier opus d'EPICA.

Il n'est donc pas étonnant que "The Phantom Agony" et les deux albums d'AFTER FOREVER ("Prison Of Desire" et "Decipher") présentent beaucoup de points communs (à commencer par le design des pochettes). Tout comme AFTER FOREVER, EPICA utilise un orchestre, des chœurs, une chanteuse soliste (mezzo)soprano, le tout agrémenté de temps en temps d'une tirade gutturale de Mark Jansen lui-même. La chanteuse Simone Simons est d'un niveau époustouflant pour son âge - à peine 18 ans! - et il ne fait aucun doute qu'elle est loin d'avoir atteint ses limites. Je pense qu'il faut voir "The Phantom Agony" comme l'excellent successeur et prolongement de "Decipher". Cela est rendu encore plus évident par le fait que sur "The Phantom Agony", Mark Jansen continue son concept-phare, "The Embrace That Smoothers", concept qu'il avait commencé à développer sur "Prison Of Desire".

La grosse question que l'on se pose après l'écoute de "The Phantom Agony" est la suivante: "Comment diable AFTER FOREVER va-t-il garder le cap sans leur principale tête pensante?"

En conclusion, si AFTER FOREVER est votre tasse de thé, n'attendez pas plus longtemps et courez acheter "The Phantom Agony" d'EPICA! Si vous avez de la chance vous pouvez encore mettre la main sur l'édition limitée, au design absolument somptueux!



5 Commentaires

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folken717 - 02 Mars 2007: Je trouve que ta chronique fait apparaître Epica seulement comme une prolongation d'After Forever, alors que c'est un groupe à part entière. D'ailleurs, la voix de Simone sur cet album est très différente de celle de Floor, ce qui permet de faire la distinction entre les 2 groupes.
Cependant, je suis d'accord sur le fait que les ressemblances sont frappantes, mais je trouve que tu aurais dû plus insister sur les différences.
darknoise - 06 Mai 2007: c vrai que The Phantom Agony et les deux albums d'AFTER FOREVER Prison Of Desire et "Decipher présentent beaucoup de points communs mais il y a une différense au niveau de la voix des deux chanteuses
ArchEvil - 26 Janvier 2009: Je trouve ça indigeste, niais, plastique et trompe oeil à crever. Ce disque, que j'ai vu encensé sous toute les formes, me paraît être un gros exemple de surestimation, les compos mélodiques en elle même ne sont franchement pas fameuses, et je trouve que pour du metal symphonique, cela devrait être le pilier central de la recherche du groupe, au delà des petites voix niaiseuses et des instruments à cordes.
Epica, pas pour moi.
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Commentaire @ Yoni[blond]

21 Mai 2005
Cet album est vraiment globalement bon, aucun passage ne m'a déplu, et on ne s'ennuie à aucun moment.
S'il faut bien admettre que le chant de Simone est l'atout principal du groupe, certains passages un peu plus rapides avec le chant black redonne du punch à la musique. Le chant féminin a donc une présence énorme, les passages instrumentaux et les soli sont, malgré tout, assez rares. Mais cela est un équilibre propre au style et on ne peut que succomber au charme de la voix.

L'intro nous met tout de suite dans l'ambiance, plutôt symphonique, du groupe avec du chant d'opéra.

"Sensorium" débute dans la continuité de l'intro avec une jolie mélodie qui enchaine sur un rythme efficace nous laissant apprécier la chanteuse dans toute sa splendeur.

"Cry for the Moon" se veut ensuite plus calme à son début, mais repart sur quelque chose de plus entrainant et le chant black ajoute un peu de puissance à la suite de la chanson. Puis les chœurs ramènent le côté paisible de la chanson mais en conservant une certaine énergie.

"Feint" est complètement calme et commence uniquement symphoniquement accompagné de la superbe voix de Simone. Puis vient ensuite le rythme metal qui reste assez soft, le gros de la chanson s'axant sur le chant.

"Illusive Consensus" démarre ensuite toniquement en conservant une pêche efficace. Là encore la voix est très en avant. Les chœurs sont, eux aussi, présents pour donner de la puissance à la chanson.

"Facade of Reality" commence, elle aussi, avec une bonne énergie. Vient ensuite une petite pause symphonique au milieu de la chanson avec des voix qui donnent une allure mystérieuse, avant de repartir comme à son début avec un rythme entraînant. Le chant black, là encore, augmente la puissance du rythme.

"Run for a Fall" calme le jeu en commençant avec des mélodies violon/guitare-acoustique et, bien sûr, la voix de Simone. La chanson reste calme un bon moment puis repart toujours aussi mélancolique avec un peu plus de pêche dans le rythme.

"Seif al Din" ne nous laisse pas nous endormir et repart en pleine puissance avec un rythme efficace et un chant black. Puis, le morceau se calme un peu pour laisser Simone parler. S'ensuit un passage instrumental qui relance progressivement la chanson avec énergie (le chant black à nouveau) et se termine majestueusement pour laisser place à la chanson éponyme.

"The Phantom Agony", titre commençant doucement, s'agrémente progressivement pour nous délivrer une chanson puissante avec une batterie de chœurs et de passages symphoniques. La musique est entraînante avec quelques passages au chant black et quelques passages rapides. Toute la puissance d'Epica s'y résume, alternant violons et rythmes toniques.
L'album se termine en beauté avec un magnifique passage symphonique.

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erzebethgoth - 01 Novembre 2006: Album absolument génial, Simone Simons a une voix magnifique!!
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