Consign to Oblivion

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Nom du groupe Epica (NL)
Nom de l'album Consign to Oblivion
Type Album
Date de parution 21 Avril 2005
Enregistré à Gate Studios
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album587

Tracklist

1.
 Hunab K'U (a New Age Dawns Prologue)
 01:43
2.
 Dance of Fate
 05:13
3.
 The Last Crusade (a New Age Dawns #1)
 04:21
4.
 Solitary Ground
 04:23
5.
 Blank Infinity
 04:02
6.
 Force of the Shore
 04:02
7.
 Quietus
 03:47
8.
 Mother of Light (a New Age Dawns #2)
 05:57
9.
 Trois Vierges
 04:41
10.
 Another Me "in Lack'Ech"
 04:41
11.
 Consign to Oblivion (a New Age Dawns #3)
 09:46

Bonus
12.
 Palladium
 02:54
13.
 Solitary Ground (Soundtrack Version)
 04:05
14.
 Quietus (Grunt Version)
 03:47

Durée totale : 01:03:22



DVD 1 (Japanese Collector's Edition)
1.
 Consign to Oblivion Documentary
 

Chronique @ Lunuy

17 Juin 2011

Une œuvre lyrique plus médiévale et symphonique mais aussi triste que le premier opus du groupe

Disons-le d’emblée : cet album fera certainement fuir les invétérés de Metal austère ou extrême ayant beaucoup de mal avec le chant lyrique féminin ou qui sont allergiques aux copieux arrangements néo-classiques donnant un côté quasi-cinématographique au Metal symphonique d’Epica.
Alors que sur le premier album du groupe Mark Jansen intervenait assez souvent avec son chant mi-Death mi-Black, sur ce Consign to Oblivion, le guitariste et parolier se fait plus discret, laissant la part belle à la « frontwomen » Simone Simons – dont la plastique et les prestations scéniques n’ont sûrement pas été étrangères au succès météoritique du combo. De plus, ce n’est plus le même style employé sur The Phantom Agony, qui était globalement plus ambiant en raison de ses titres plus longs et plus lents.

Est-il pour autant judicieux de qualifier, par comparaison, Consign to Oblivion d’album « commercial » ? Je vais m’efforcer de prouver le contraire.

En fait, si par son côté épique ce second opus se rapproche davantage du Power Metal que la précédente réalisation du groupe néerlandais, avec des titres aux ambiances très médiévales, la deuxième partie du disque se veut de plus en plus mélancolique, jusqu'à atteindre un sommet de désespérance par le retour des grunts durant la dernière piste.
Cette démarche s’inscrit dans une retranscription des différents aspects du thème central de Consign to Oblivion : la civilisation Maya... et sa progressive extinction sous les coups de la colonisation et de l’évangélisation espagnoles. Ainsi, encore une fois, mais de manière différente, Epica s’attaque à la folie destructrice (et autodestructrice) du fanatisme religieux. Cependant, les paroles assez recherchés de Mark n’hésitent pas à critiquer aussi de manière universelle les sentiments et comportements égoïstes, thèmes également déjà entendus sur le premier opus.

Le mixage effectué au Gate Studio à Wolfsburg en Allemagne (fin 2004 - début 2005) et la technique musicale du sextet sont en tous points irréprochables mais peut-être que le rendu général du son, par Moments un peu bridé, ne plaira pas aux oreilles exigeantes.
Les chœurs, dirigés par la chanteuse américaine Amanda Sommerville (qui, depuis, a également collaboré avec After Forever, Therion, Avantasia et Kamelot) s’avèrent prépondérants sur certains titres, comme "Another Me...". Les guitares et la batterie sont parfois assez en retrait par rapport aux claviers de Coen Janssen et à l’orchestre comportant violons, violes et violoncelle. Inversement, elles sont plus présentes et rythmées sur les titres plus « métalliques », tels "Force of the Shore" ou "Mother of the Light".

Bref, côté compositions ou arrangements vocaux, pas de demi-mesure : soit on accroche aux envolées lyriques (ou mi-épiques mi-lyriques), soit on zappe complètement cet album ! Ou, au moins, les deux tiers des titres.
Quelques choix discutables ? Ma foi, le début "Hunab Ku"/"Dance of Fate" quoique pêchu peut interloquer comparé à la suite du disque. Les paroles sont un peu répétitives sur certains titres et quelques passages au milieu de l’album font un peu remplissage ou s’avèrent légèrement inégaux par rapport aux autres... La ballade "Trois Vierges" avec son clavecin et le duo entre Simone et un ténor présent pour l'occasion (Roy Kate) pourra ennuyer ceux qui auront goûté à la violence des titres précédents.

Un avantage toutefois : une grande polyvalence baigne l’ensemble en même temps qu’une belle homogénéité aux deuxième et troisième tiers du disque. Les titres imparables à retenir sont surtout le composite "Black Infinity", la ballade "Quietus" ou les entraînants / aériens "The Last Crusade" et "Mother of Light", un morceau souvent joué en live.
Quant à la pièce finale progressive, "Consign to Oblivion", la chanson la plus violente de l’album, elle constitue l’une des meilleures qu’ait produite le groupe. Sa durée équilibrée (9 minutes trois quarts, ce n’est pas trop long !), son intro et son break central magiques, et les redoutables poussées vocales de Mark soutenues par la batterie, la rendent très « dark métallique » et « percutante ».

En résumé, le dernier album d’Epica, édité par Transmission Records (si l’on met de côté l’album BO « The Score – an Epic Journey »), est une jolie perle mélodique, relativement moins violente dans la forme que les deux réalisations suivantes du groupe hollandais, mais certainement pas dans le fond.
La principale thématique de ce second opus, que le titre éponyme conclut avec maestria, sera reprise quatre ans plus tard sur Design to Universe (2009), avec trois morceaux poursuivant le triptyque The Last Crusade/Mother of Light/Consign to Oblivion. Une manière comme une autre pour le groupe de développer progressivement toute l’étendue de son potentiel musical qui n’a rien à envier aux autres fers de lance du genre symphonique.

...Pardon ? Les 3 bonustracks de l’édition limitée ? Ah, désolée, je ne les connais pas...
Par contre, si vous parvenez à obtenir ce CD en même temps qu'un DVD documentaire en bonus, alors vous êtes vernis !

15,5/20

8 Commentaires

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MightyFireLord - 17 Juin 2011: Merci pour les chroniques d'Epica, ça fait un bail que je ne les ai pas écoutés...

Juste pour ajouter mon grain de sel : tu parles d'Amanda Somerville, à noter que la dame travaille également dans l'ombre d'Epica depuis presque le début, composition, écriture, etc... Elle a d'ailleurs même remplacé Simone sur une tournée il y a quelques années si je me souviens bien ;)
pistache - 17 Juin 2011: Et moi, j'aime beaucoup la voix d'Amanda!
merci pour la chro.
MightyFireLord - 18 Juin 2011: Oui j'aime bien sa voix aussi, tandis que celle de Simone a parfois tendance à m'agacer à la longue (rires).
raistlin - 21 Juin 2011: Bel album comme tous les autres Epica (Et Quietus en live avec Mark qui grogne ça déchire grave je savais pas qu'il existait en version studio comme bonus track) mais désolé d'insister j'entend toujours pas le côté gothique dans Epica !?!?!
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Commentaire @ Guardian

16 Mars 2005
Voilà maintenant 2 ans qu'Epica se promène un peu partout en Europe sans véritablement faire de pauses. Malgré cela, ils ont tout de même trouvé le temps d'enregistrer un Dvd, mais surtout de préparer le successeur de The Phantom Agony alors que le groupe s'apprête à partir en tournée avec Kamelot. Suite d'une épopée sauvage...

Après la très bonne impression qu'a fait leur premier album, et au vu de tous les progrès réalisés par le groupe, on est en droit d'attendre quelque chose de très haut avec ce Consign to Oblivion.

L'album commence par une traditionnelle intro "Hunab K'u (A New Age Dawns Prologue)" dans la lignée d'"Adyta", avec un mur de choeurs. Mais, bon sang, qu'est-ce qu'elle est longue!!! Près de 2 minutes! C'est alors qu'on n'en peut plus d'attendre que les choses sérieuses commencent avec "Dance of Fate", et d'entrée on sait à qui on a à faire : Ces rythmiques speed, ces choeurs et la voix de la délicieuse Simone Simons qui entre en jeu dans le but de mettre nos sens en ébullition. C'est fortement réussi dès le premier morceau! Toujours très mélodique, le chant est tout de même un peu moins lyrique que celui du premier opus. Cette chanson déjà jouée en live passe donc très bien en studio et on prie pour avoir un album entier de cette qualité! Nos espérances vont être exaucées dès le second morceau, lui aussi déjà interprété lors des concerts les plus récents. "The Last Crusade" permet à la belle de retrouver ses envolées lyriques qu'elle maîtrise de mieux en mieux. La mélodie est imparable et le refrain nous donne envie de sauter et de headbanger dans tous les sens. Epica signe là un de ses tous meilleurs morceaux avec un petit côté progressif qui alterne solos calmes et passages speed.
La suite sera la superbe ballade "Solitary Ground", premier single du cd et qui est digne de "Feint". La voix de Simone est vraiment mise en avant et on remarque qu'elle a vraiment fait beaucoup de progrès, suffisamment pour ne plus permettre de faire chanter Mark?? Car oui, après quatre chansons, pas un grunts! Il en est de même pour "Blank Infinity" où Simone prend de nouvelles intonations rappelant parfois...Floor!! Une fois de plus ça fait mouche!
C'est au début de " Force Of The Shore" qu'on remarque véritablement que quelque chose diffère. En effet, Mark est de retour, et pas pour rien, car Epica nous délivre là le morceau le plus violent de sa discographie, et qui fait passer "Seif Al Din" pour du Kyo!!! Inévitable et d'une efficacité redoutable. "Quietus" est un autre morceau déjà joué sur fond de musique médiévale et une nouvelle fois très entraînante. "Mother of Light" est une nouvelle preuve qu'Epica ne va pas renier ses origines et est une véritable claque combinant passages calmes et ultra rapides. Mais la grande force de cette chanson vient de la superposition du chant black de Mark avec celui de la charmante Simone qui rend parfaitement bien, et ça ne se termine plus.
Une autre ballade ensuite, "Trois Vierges", chantée en duo avec Roy Khan (Kamelot) et qui n'a pas vraiment d'autre but que de taper dans l'émotion. "Another Me In Lack'ech" rappelle parfois "The Last Crusade" en moins speed et Simone est une nouvelle fois mise en avant. Et comme si on n'en avait pas encore pris assez dans la tronche, et à l'instard d'un "The Phantom Agony", Epica nous achève avec la chanson éponyme "Consign to Oblivion" qui frôle les 10 minutes. Véritable monument du heavy metal, cette chanson résume à elle seule toute la jeune carrière d'Epica. Tout y est: grunts, émotions, voix pop, lyrique, violence, haine, amour, peine, joie, chœurs,... Absolument tout ce qu'Epica nous a retranscrit jusqu'à présent se retrouve dans cette merveille, qui s'achève maintenant après ses 11 titres.

Suite à l'évolution du groupe, Epica se devait d'assurer pour confirmer son statut de groupe montant, mais je ne m'attendais honnêtement pas à un tel chef-d'oeuvre. Sans dire que cet album est parfait, je n'ai relevé aucun faux pas, et on prend vraiment son pied tout au long des onze chansons de ce monument, qui ne devrait pas tarder à être un album de référence pour bon nombre de groupes. Son excellent, combinaison des voix et des instruments parfaite, chansons et mélodies vraiment dignes d'être des hymnes, très riche et très varié...
Vous l'aurez bien compris, cet album est une vraie perle, un must absolu qui risque fort de finir en tête des albums de l'année. Et il y a fort à parier qu'avec un tel chef d’œuvre Epica sera bientôt dans le peloton de tête du metal atmosphéro-symphonique, au même titre que Nightwish et Within Temptation. C'est à n'en pas douter...

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AmonAbbath - 30 Juillet 2009: Moins mauvais que du Within Temptation... Moins bon que The Phantom Agony. Ce Consign To Oblivion est trop classique, on s'ennuie. Et le suivant, The Divine Conspiracy est bien meilleur, c'est du vrai METAL symphonique, pas une symphonie médiévale portée par un peu de metal.

J'aime pas ce cd.
Juggerna - 19 Fevrier 2010: Je ne suis absolument pas d'accord ! The Divine Conspiracy, selon moi et même si j'aime énormément cet album, est largement + commercial. On dirait de la pop à laquelle on aurait ajoutée un petit air de metal. Consign To Oblivion est probablement l'album d'Epica que je préfère parmi tous. Il y a ce petit son epique justement et chacun des morceaux nous porte littéralement. Je te rejoins sur un point : c'est vrai, The Phantom Agony était vraiment bon !
AmonAbbath - 26 Mars 2012: Ca fait des lustres que j'ai pas écouté, je l'avais loué et j'en ai plus aucun souvenir (sauf de The Last Crusade tiens, ça doit être parce que celle-là je l'ai sur un sampler Metallian). Il me semble que c'était mon avis global quand à l'album oui mais je connaissais beaucoup moins de choses en Metal Symphonique, beaucoup moins de choses tout court d'ailleurs. Faudra que je me repenche là-dessus mais je ne sais pas quand, car le niveau du dernier en date ne me donne pas envie d'aller vers ce groupe pour l'instant (sauf Design, faut pas déconner non plus).
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Commentaire @ Supreme

06 Novembre 2005
Deux ans après leur premier album, « Epica » sortent leur second album « Consign to Oblivion ». Cet album m’a beaucoup plus plu que le premier que je ne trouve pas terrible. Qu’apporte-t-il de nouveau qui soit si attrayant ?
Tout commence par une intro épique très bien faite qui enchaîne sur un titre typique du CD. Un rythme pas très rapide mais classique dans le genre. Le chant de Simone colle parfaitement bien avec la mélodie. Les parties orchestrales sont plus que réussies.
Parlons maintenant des morceaux d’exception car il y en a beaucoup ! Au nombre de sept sur onze, ils possèdent tous une mélodie accrocheuse, ni trop simple, ni trop compliquée avec un refrain entraînant. Ils sont chantés par Simone, accompagnée par Mark Jansen, ce qui donne l’impression que tous deux chantent aussi bien du black que du death. Chaque morceau mérite une écoute attentive et multiple.
Les autres titres ne sont pas mauvais, mais n'ont rien d’exceptionnel. Ils restent assez bons mais je les trouve limite ennuyeux après plusieurs écoutes.
Pour en finir avec cette chronique, « Consign to Oblivion » est un bon album que doit posséder tout amateur du style. Je n’ai pas très détaillé son contenu, je vous laisse le découvrir par vous-même. Il devrait vous plaire. Pour en être sûr, écoutez des extraits facilement trouvables dans la presse ou sûrement sur leur site web officiel.

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Juggerna - 19 Fevrier 2010: Oui, Dance Of Fate, est vraiment le titre phare du cd ! De toute façon, je pense que les intros d'Epica sont toujours réussies et entraînantes. J'adore le côté "black" apporté par Mark, il contraste si bien avec le chant lyrique de Simone ! Perso, j'ai une préférence en ce moment pour Blank Infinity, je ne me lasse pas de sa mélodie : parfaite, à mon sens.
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Commentaire @ orphet

14 Avril 2006
J'adore! Tout simplement hors normes !

Petit aparté : c'est à vous couper le souffle de voir comment ils peuvent interpréter leurs morceaux live quasi à l'identique que sur les versions albums. Quand on sait qu'ils ont avec eux des choeurs ainsi qu'un orchestre complet, je trouve ça superbe de voir la maîtrise dont ils font preuve durant les passages du DVD "We Will Take You with Us".

Concernant le second album "Consign to Oblivion" il est plus abouti que son petit frère "The Phantom Agonie". Les orchestrations, plus riches et plus travaillées ainsi que les recherches de compo plus nettes dessinent parfaitement les contours de ce deuxième opus. Tout en confirmation. Comme je l'espérais. Il faut dire que Epica détient une jeune soprano bien prometteuse, Simone Simons, dont le talent laisse présager une belle suite. Comme elle a pu nous le démontrer dans "The Phantom Agonie" et comme elle le prouve dans "Consign to Oblivion".

Dans ce nouvel album, Epica arrive à mélanger plusieurs styles, comme l'atmosphérique, le médiéval, le heavy... s'adonnant à de réels efforts pour nous concocter une pure merveille de composition. Et pour un résultat superbe il faut avouer.

Petit aparté : le troisième opus "The score" est superbe sur le plan symphonique et philharmonique, mais si Simone avait chanté dessus, cela aurait pu faire un excellent album ! Dommage.
Il faut savoir qu'à l'origine, cet album devait servir à la BO du film hollandais "Joyride" mais seuls un quart des morceaux ont été retenus pour ce film.

Pour en revenir à "Consign to Oblivion", Epica persiste et signe en prouvant qu'ils ont encore de belles choses à nous offrir.

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