Temper Temper

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13/20
Nom du groupe Bullet For My Valentine
Nom de l'album Temper Temper
Type Album
Date de parution 11 Fevrier 2013
Labels RCA
Produit par Don Gilmore
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album188

Tracklist

1. Breaking Point 03:42
2. Truth Hurts 03:36
3. Temper Temper 03:08
4. P.O.W. 03:53
5. Dirty Little Secret 04:55
6. Leech 03:59
7. Dead to the World 05:15
8. Riot 02:49
9. Saints and Sinners 03:29
10. Tears Don’t Fall (Part II) 05:38
11. Livin' Life (On the Edge of a Knife) 04:02
Bonustracks (Deluxe Edition)
12. Not Invincible 03:26
13. Whole Lotta Rosie (From the Live Lounge Show on BBC Radio 1) 04:10
14. Scream Aim Fire (From the Live Lounge Show on BBC Radio 1) 05:03
Bonustrack (Japanese Release)
15. Playing With Fire 02:50
Total playing time 44:26

Chronique @ BlackDieRose

16 Mars 2013

Le retour aux sources n'aura pas lieu...

Bullet for My Valentine nous aura fait rêver, puis au fil des ans, nous aura fait verser de plus en plus de larmes. Lors de leurs débuts, ils furent acclamés par la critique avec la sortie du magistral The Poison. À l'époque Bullet for My Valentine était le groupe à la mode, alliant accessibilité et agressivité. On avait en face de soi une musique inspirée et variée ; deux choses qui manquent cruellement aux opus suivants Scream Aim Fire et Fever. Cette baisse de régime pouvait déjà être observée à partir de 2008, quand le groupe commençait à partir en sucette à cause d’une musique trop linéaire. Puis après c’est la dégringolade avec Fever, l’album le plus commercial et le plus doucereux de la discographie. Les revoilà donc trois ans plus tard avec un nouvel album intitulé Temper Temper. Ce quatrième album est encore produit par le célèbre Don Gilmore (Linkin Park, Three Days Grace, Lacuna Coil et Escape The Fate) et dorénavant labélisé par les géants de RCA Records. Dans un premier temps comment pourrions-nous définir Temper Temper ? Pour y répondre simplement cet album se désigne dans la continuité la plus fidèle de Fever.

Bullet for My Valentine s’auto-plagie avec ridicule notamment sur la chanson-titre, mais arrive quand même à sortir la tête de l’eau en compensant cet effet par une utilisation intelligente et subtile de crescendo et de decrescendo, permettant d’accrocher sans problème l'auditeur. La structure des morceaux étant un élément majeur dans la composition du groupe depuis des années, on remarque qu’à aucun moment la musique ne s‘éloigne de son schéma habituel et très scolaire ; la folie artistique étant sûrement ce qui manque le plus au combo gallois. Il semble que la prévisibilité comme on l’a connue sur Fever définisse bien mieux le groupe. Construite à partir de l’album précédent, cette prévisibilité n’est peut-être pas une mauvaise chose et contribue au moins à un résultat sonore irréprochable combinant une production harmonieuse et cristalline avec d‘excellents refrains entêtants. Ensuite la linéarité d’un album n'est pas toujours un point négatif. Néanmoins, elle peut devenir rapidement fatigante pour l'auditeur, comme ici, où la plupart des morceaux se ressemblent étrangement. Le disque en lui-même est bien trop long et l’ennui ressenti au fur et à mesure de l’écoute ne sera jamais endigué.

Parfois, certaines notes du disque sonnent de la même manière que sur The Poison, mais l'effet est de courte durée, et elles disparaissent aussi promptement qu‘elles étaient apparues surtout dans Tears Don't Fall Part 2 et Breaking Point. D’ailleurs c’est sur cette dernière que Matt crie le plus. Des morceaux comme P.O.W. semblent aussi se rapprocher des glorieux débuts de la bande. La semi-ballade fait plutôt bonne impression avec un peu plus d'énergie et de rebondissement que bons nombres de pistes présentes ici. Bullet for My Valentine raffermit sa musique en dépit de son talent. Toutefois si vous prenez n’importe quelle piste sur cet album, il est impossible de ne pas y être entraîné. Ceci montre que le groupe a toujours la capacité de fabriquer des chansons sur des idées simplistes à l’amorce efficace à défaut d’être originale.

Il est également important de noter que Temper Temper oublie ce qui faisait le Metalcore des premiers albums, car ici les breakdowns et les cris sont en quasi-extinctions. Au lieu de cela, le groupe nous gratifie de sa recette d’une banalité affligeante façon Nickelback : accroche, couplet, refrain, couplet, refrain, solo de guitare si possible etc... En parlant de solo, sur cet album ils sont toujours très bien placés mais sont inintéressants et purement démonstratifs. Ce qui m’a le plus frappé à leur sujet c’est qu’il n’y a aucune émotion qui s’en dégage. Le seul but qu'ils ont c'est de remplir les vingt secondes du temps de la piste et montrer la capacité technique du musicien.

En allant droit au but, l'album n'est pas mauvais en soi, mais ce n'est pas génial non plus. Il est juste médiocre ; recyclant les meilleures compositions du groupe (Tears Don't Fall Part 2, Dead To The World) et nous inondant de paroles clichées comme c'est pas Dieu possible (Riot, Truth Hurts et beaucoup d‘autres). Observons aussi la perte de créativité du groupe avec le plagiat évident du riff d’intro de Flash of the Blade d’Iron Maiden sur Dirty Little Secret. Temper Temper évite de justesse la noyade par sa composition simple et efficace, ses bonnes introductions accrocheuses et sa rythmique excellente. Matt Tuck se dit faire du Metal Mélodique, mais n’est pas Avenged Sevenfold qui veut. On attendait en vain un retour aux sources, je pense qu’il n’aura jamais lieu…

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HeadCrush - 19 Mars 2013: Tu développes ce que j'écrivais, leur style n'a pas changé, c'est juste qu'il plait moins...

Plait moins, à tout ceux qui le temps entre deux albums, sont passés à autre chose.

Ce que tu écris peut être assimilé à n'importe quel groupe hors, prends au hasard un AC/DC, les gens veulent ce qu'ils ont toujours entendu, pas autre chose. Prends Metallica même constat si ils changent (Load, Re-Load, St Anger, LuLu) ils sont conspués mais, qu'ils reviennent sur leurs bases (Death Magnetic) et là...

Je persiste à penser que cet album n'est certes pas génial, mais au fond je ne les trouvais pas géniaux, plutôt bons et, je persiste, cet opus envoie le paté avec conviction.

Libre à tous d'aimer ou non.
Theodrik - 21 Mars 2013:
C'est un assez bon album : il y a un certain nombre de titres de qualité en tête desquels Temper Temper, Leech, Riot, Saints & Sinners (surtout). D'autres titres sont juste bons comme Breaking Point qui ressemble un peu (dans l'intro) à Your Betrayal, Truth Hurts, Prisonner Of War (P.O.W), Dirty Little Secrets, Dead To The World ou la suite de Tears Don't Fall. J'ai en revanche plus de mal avec Livin' Your Life On The Edge Of a Life, qui me semble inabouti. Bref, c'est pas le meilleur, mais c'est un meilleur équilibre que dans Fever et ça passe plutôt bien en Live, pour les avoir vu mardi soir ^^
Philippe_Mac - 06 Avril 2013: Merci pour ta chronique, pour ma part, cet album s'écoute mais c'est tout. Dead To The World est une copie de Sanatarium de Metallica, peut être l'un des morceaux que j'apprécie le moins après Leech..
kiss33 - 06 Novembre 2014: A chaque fois que je le réécoute, je me dis, c'est plutôt simple dans l'écriture, calibré, plutôt assez commercial, pourtant ça garde toujours de très bons moments accrocheurs où on revient à un metalcore que j'aime vraiment sur quelques secondes (voire dizaine de secondes quand on a de la chance!)... j'ai toujours du mal à évaluer un album pareil, parce que franchement j'aime bien, mais je classerais pas ça en metalcore, les parties screamées sont bien trop courtes. Enfin pour moi c'est pareil depuis Scream Aim Fire, je trouve ces 3 derniers albums bons, quand t'écoutes tu te fais vraiment pas chier tu profites, mais c'est différent du premier qui lui, est indiscutablement un chef d oeuvre du core pour moi.
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Chronique @ peqleboss38

31 Mars 2013

Plutôt terne, sans relief, une déception

C'était en 1998, quelque part dans les environs de Cardiff, au Pays de Galle, que Matthew Tuck monta un groupe avec ses amis d'enfances : Michael Paget à la gratte, Nick Crandle à la basse et Michael Thomas à la batterie. Nommé au début Jeff Killed John, la bande faisait des reprises de ses idoles et principales influences musicales, j'ai nommé Metallica. Depuis 15 ans, il y a eu beaucoup de changements du côté gallois. Jeff Killed John est devenu Bullet for My Valentine, le bassiste a été remplacé par Jason James et le groupe a sorti trois albums. Néanmoins, un des plus gros changements qu'a vécu le quartet, c'est l'énorme renom qu'ils ont acquis grace à leur premier album qui les a projettés au devant d'une scène dont les ténors ne sont autres que Killswitch Engage, 30 Seconds To Mars ou encore As I Lay Dying.

Du metalcore burné aux screams enragés de Matt Tuck, il ne restait plus grand chose sur leur dernière offrande, Fever. Cette galette restait tout de même bonne dans l'ensemble même si la nostalgie de l'ère The Poison faisait parfois surface durant quelques moments peu inspirés. Mais je vais parler de leur quatrième et dernier album en date j'ai nommé Temper Temper.

De ce CD nous remarquons tout d'abord une pochette très classique mais qui se révèle quand même sympathique par rapport à d'autres artistes qui ne font qu'inscrire leur nom sur une pochette vide. Nous voyons aussi que le quatrième opus des gallois est une nouvelle fois produit par Don Gilmore qui a auparavant travaillé sur le mythique Hybrid Theory de vous-savez-qui. Nous sommes donc devant une très bonne production, claire et juste ce qui faut quand ils s'énervent : c'est du tout bon. Il y a du nouveau par contre, du côté du label, la bande à Matt a signée avec RCA Records, label qui est aussi sous contrat avec P!nk et Britney Spears mais quelque chose me dit que peu de personnes ici sont fans de Britney. Bref, passons à ce qui nous intéresse, la musique.

Quatre coup de baguettes sur des cymbales nous font entrer dans la première track. Un petit scream avant d'entamer un couplet sympathique mais sans plus.
Bon point néanmoins, on arrive à distinguer la basse, détail qui fait souvent défaut dans les groupes de Metalcore actuellement. L'intérêt de cette musique revient dans un break où Matt me fait penser à David Draiman (chanteur de Disturbed pour ceux qui connaitrait pas).
Nous remarquons tout le long de cet album que l'inspiration n'était pas là les jours de l'enregistrement. Des riffs peu mémorables, une bonne voix mais sans plus, une batterie qui reste sur ce qu'elle sait faire. Pas de quoi faire un très bon album.
Il y a néanmoins quelques petit coups d'éclat par-ci par-là comme par exemple un Dead To The World très mélodique, calme sur le début mais qui garde un bon esprit tout du long.
Subjectivement (et peut-être aussi nostalgiquement?), la meilleure musique présente sur cet amas de riffs jetables et réutilisables est Tears Don't Fall Part. 2. Eh oui! Il y a maintenant une suite au single qui a fait part à leur ascension rapide vers le titre "idole des jeunes boutonneux".
Très bon début. Lancinant. Ca me rappelle le "Limbs" d'Agalloch. Que de bons souvenirs tout ça! Suivi d'un "Let's Go Again!" que Matt gueule à n'en plus pouvoir. Non sérieusement cette musique est réellement magnifique que ce soit niveau guitaristique où on retrouve les harmonies et les mélodies qui ont fait ce que la bande est aujourd'hui. On retrouve même un solo très Helloween dans le son et l'esprit.
Après tout ça, il reste encore un bon titre "P.O.W." qui présente des harmonies qui me rappelle "The Kill" de 30 Seconds To Mars.
Tout le reste de l'album n'est constitué seulement de titres potables ou mauvais dont le meilleur (pire?) exemple est le second single : "Riot".
Depuis quand un accord répété une dizaine de fois et un seul mot font un refrain!
Le groupe arrive toujours a évité les poncifs du metalcore comme le couplet crié et le refrain pop chanté de par leurs sonorités plus heavy et thrash que d'autre groupe plus hardcore.
Bref, niveau musique, a part quelques jolies passes, pas de quoi péter trois pattes à un canard.

Au final, nous nous retrouvons devant le pire albums des metalcoreux. Un album plutôt terne, sans relief, des riffs déjà écoutés des centaines de fois. Moi qui aimais bien leurs anciens albums, je suis déçu de celui-ci qui aura mis tout de même quatre ans à venir. Ca reste sur quelques passages sympathiques mais c'est dans l'ensemble bien trop faiblard et sans grand moments. Pour les fans, je vous conseille d'écouter et pour les détracteurs du quartet, ça ne va pas changer, vous pouvez retourner dans votre nid.

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peqleboss38 - 15 Juillet 2013: Déjà, je te remercie d'avoir lu ma chronique, et en plus de connaitre les musique auxquelles je fais référence.

Sache que cette musique fait durer pendant une vingtaine de seconde une intro qui m'a rappeller l'intro de Limbs qui est un peu dans le même style ;)
Blessing - 25 Septembre 2013: Bonne critique !

Album tout juste moyen , je ne sais pas pourquoi BFMV veut autant se tourner vers le Heavy metal alors que le metalcore du premier album lui allait diablement bien ...
peqleboss38 - 27 Septembre 2013: Merci merci ^^

Moi aussi je me demande pourquoi ils ont virer sur un mauvais Heavy mais bon...
Si leur prochain est un retour aux sources ou simplement un album plus inspiré je l'écouterai !
keketomax - 25 Fevrier 2014: Pas terrible cet album, mais la critique est bien^^ (même si je trouve que 9 pour cette merde c'est beaucoup).
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Chronique @ hadsonners

04 Avril 2013

Un album certes calibré mais néanmoins efficace et plus inspiré que son prédécesseur !

En ce 12 février de l'an de grâce 2013, les revoilà, les tant décriés et tout aussi attendus... Bullet for My Valentine.

On les avait oubliés, moi le premier, et pourtant j'avais beaucoup aimé leurs deux premiers albums, même si très commerciaux, j'avais aimé cette efficacité à pondre des refrains ultra catchy, des mélodies extrêmement accrocheuses avec en plus un bagage technique relativement bon et de bonnes influences Heavy à l'ancienne en plus de leur coté coreux moderne assez séduisant bien que très convenu.
J'aimais Bullet donc, me foutant complètement qu'il soit commercial ou non et somme toute assez calibré.
Arriva alors leur troisième album, Fever, et là ce fut la déception, album annoncé comme une petite perle par le groupe et qui se révéla être fade, creux et sans aucune autre prétention que de vendre.
Tout était dit, aurvoir les cocos !
3 ans plus tard arrive donc le 4éme opus, Temper Temper.

Comme d'habitude, les trois premiers morceaux de l'album sont parmis les plus réussis, «Breaking Point», et son refrain aussi hargneux qu’entêtant avec un très bon solo de guitare à la fin, «Truth Hurts» et son coté mid tempo assez réussi et enfin le titre éponyme «Temper Temper» déjà mis sur la toile il y'a un moment doté d'un refrain lui aussi très catchy.
On peu dés lors noter une chose, Bullet ne donne plus dans le Metalcore Mainstream mais dans le Heavy ( toujours mainstream ) et carrément efficaces !

Évidement les balades sont toujours de la partie est force est de reconnaître qu'elles sont bien meilleures que par le passé,à l'image de «Dirty Little Secrets» avec son intro plutôt sympa, un chant assez inspiré pour une première partie tout en douceur et une seconde partie plus énervée avec un beau solo de gratte pour clôturer tout ça, et... Pas de mielleux s'il vous plait !
Une bonne surprise donc.
Une autre bonne surprise est justement la seconde ballade «Dead to The World» dotée d'une très bonne intro et d'un crescendo assez intéressant avant d'offrir elle aussi une seconde partie plus hargneuse très "Metallica".

Les balades sont donc plutôt sympa, les parties de guitares fine et inspirée apportant beaucoup, le coté fleur bleu étant évité pour notre plus grand bonheur, pas de whohohoo à l'horizon et même si c'est du déjà entendu, il faut avouer que cela reste très bien fait !

Bien entendu le titre que tout les fans attendent est «Tears Don't Fall part 2», les ptits gallois ayant décidé de la jouer à la Metallica avec Unforgiven en offrant une seconde partie à leur chanson la plus connue.
Si elle se révèle plutôt pas mal, elle n’atteint pas du tout le niveau de l'original, elle reste une balade convenue et relativement inspiré pour aboutir sur un solo de guitare tout aussi convenu, mais cependant réussi.

En résumé donc les zicos de Bullet ont carrément relevé le niveaux par rapport à Fever, les solos de grattes sont beaucoup plus inspirés et restent bien techniques, la batterie est bonne et la basse claquent bien, la prod' est encore une fois nickel et le chant de monsieur Tuck est plutôt bon avec quelques lignes plus originales qu'avant où le monsieur sait émouvoir et se faire poignant.
Au rang des ratés je citerai vite fait «Leech» qui est vraiment pas terrible.

Pour conclure je dirais que certes cet album n’apporte strictement rien de neuf sous le soleil, mais il reste efficace et plus inspiré que son prédécesseur, plus Heavy et également plus mature, cet album plaira au fan du groupe et en séduira de nouveaux, les autres y verront éventuellement un album sympa, calibré et sans grande prétention mais qui s'écoute tout de même !
A écouter donc pour vous faire votre avis.

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Hacktivist - 04 Avril 2013: Toujours une bonne chronique. Après, je ne peux pas véritablement juger, puisque je ne connais que quelques titres.
leoj - 11 Avril 2013: Merci pour cette édifiante chronique ! Par contre je ne suis pas tout à fait d'accord sur les "whohohoo", vu la chanson "Riot" ...
hadsonners - 02 Mai 2013: Effectivement sur "Riot" y'a des "whohoho" mais c'est la seule il me semble, et en fait je parlais plus pour les ballades, avant ils en fouter tout le temps ce qui ruiné les ballades ( Bittersweet Memories par ex^^ )
Celldweller55 - 09 Novembre 2013: Y a une faute dans le sous-titre
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