Spiritual Genocide

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16/20
Nom du groupe Destruction
Nom de l'album Spiritual Genocide
Type Album
Date de parution 23 Novembre 2012
Labels Nuclear Blast
Enregistré à Gernhart Studio
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album133

Tracklist

1.
 Exordium
 01:03
2.
 Cyanide
 03:21
3.
 Spiritual Genocide
 03:39
4.
 Renegades
 03:55
5.
 City of Doom
 04:01
6.
 No Signs of Repentance
 03:24
7.
 To Dust You Will Decay
 04:21
8.
 Legacy of the Past
 04:50
9.
 Carnivore
 04:28
10.
 Riot Squad
 04:12
11.
 Under Violent Sledge
 04:09

Bonus
12.
 Princess of the Night (Saxon Cover)
 03:51
13.
 Carnivore (Special Version)
 04:30

Durée totale : 49:44


Chronique @ LeMoustre

30 Avril 2015

Legacy Of The Past

Quid de la cuvée 2012 de nos thrashers de Destruction ? Avec les Allemands, c'est, depuis leur reformation au début des années 2000, un peu la même chose, à savoir quelques tueries par album, et des morceaux plus dispensables dans un même album. Tout étant une question de proportions, Spiritual Genocide célèbre les 30 ans du groupe, c'est dire la longévité de la paire Schmier / Sifringer, constituant (avec Kreator et Sodom) le Big 3 thrash allemand.

Plutôt rapide dans sa globalité, Spiritual Genocide déboule avec une paire de titres furieusement thrash que sont "Cyanide" et le titre éponyme, dans le haut de panier des compositions du groupe. D'une fidélité absolue à leur style, Destruction a par ailleurs ressorti le boucher fou (du titre classique "Mad Butcher") sur la pochette, soignant également la version Digibook avec des illustrations soignées. Ainsi, Destruction ressort ses breaks habituels et le phrasé tellement reconnaissable de Shmier. Les refrains sont aussi le point fort de l'album, conférant aux morceaux une accroche immédiate ("Spiritual Genocide", "No Signs Of Repentance", "Legacy Of The Past") et le rendant très simple d'accès.

On sent toutefois que le groupe a souhaité ne pas foncer à toute berzingue sans réfléchir (le début de "To Dust You Will Decay" offre ainsi un répit bienvenu), et a soigné ses riffs et la construction de ses titres ("Renegades" au parfum délicieusement labellisé 1988 - comprendre Release from Agony - ou "City Of Doom" qui le suit) sans sacrifier cette fois à une modernité qui, de toutes façons, ne correspond ni au groupe, ni à ses fans. Débarrassé de cette ambivalence parfois un peu lourde à porter, Destruction peut cette fois laisser libre cours à sa nostalgie ("Legacy Of The Past", scandé par les invités Andreas Geremia et Tom Angelripper - Tankard, Sodom - aux paroles reprenant des titres d'albums thrash phares des 80's) et à son envie de flirter avec Mach 2 le plus souvent ("No Signs Of Repentance"), avec un Vaaver impérial aux baguettes.

Comportant donc peu de titres faibles, cette galette de nos Allemands se situe dans le haut du panier des albums post reformation, pour tout dire le meilleur cru depuis 2003 (Metal Discharge). Manquent quand même les riffs tournoyants de Sifringer, tellement jouissifs et ici remplacés par une construction de titres mieux agencée. On y perd pas (trop) au change, mais si la qualité moyenne des titres est plus élevée que sur les trois albums précédents, l'album aurait gagné à avoir un titre de la trempe de "The Butcher Strikes Back", ou "Bestial Invasion" pour réellement faire un carton. Ceci dit, ne boudons pas notre plaisir, car le groupe en propose une grosse tranche, surtout dans les premiers titres, la seconde partie étant plus quelconque, le définitif "Under Violent Siege" mis à part, qui conclut dignement le disque.

N.B. : La version Digibook contient 2 bonus : Quoi de mieux pour fêter ses 30 ans que d'inviter d'anciens membres à l'occasion d'un titre bonus ? La seconde version de "Carnivore", par ailleurs un des titres les moins marquants, est donc différente avec deux des membres ayant participé à Release from Agony à sa sortie et au live qui a suivi. Sympa. La reprise de Saxon "Princess Of The Night" version toute batterie en avant, comprend également Ol Drake (Tankard) qui se fend de petits soli, comme sur d'autres titres dans l'album. Destruction ne fait pas que du vieux avec du vieux, et, surtout, ne fait pas son âge.

6 Commentaires

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JimiH - 07 Mai 2015: ça se comprend, moi je l'ai carrément revendu ! ce spiritual genocide n'est peut-être pas le plus génial, le plus inspiré du combo, mais il bénéficie d'une prod en béton et de compos bien accrocheuse, je suis assez fan ! et une belle cover de Saxon !
Sperma_frost - 08 Mai 2015: Je rejoins les deux potes ci-dessus, un album plus qu'honnête qui a sa place dans une disco qui se respecte ! Merci pour la chro, l'ami ;-)
tormentor - 08 Mai 2015: Vous m'avez rassuré les potos j'avais peur d'un autre Devolution beeuurk... Je vais me laisser tenter maintenant.
JimiH - 08 Mai 2015: Tu peux y aller Tormentor, en plus la version book est magnifique, pourquoi se priver !!! Le précédent est encore meilleur si tu ne l'as pas non plus (enfin c'est mon avis en tout cas). Effectivement Devolution était une erreur de parcours on va dire, mais les légendes ne meurent jamais dit-on...
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