Under Attack

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Destruction
Nom de l'album Under Attack
Type Album
Date de parution 13 Mai 2016
Labels Nuclear Blast
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album70

Tracklist

1.
 Under Attack
 06:13
2.
 Generation Nevermore
 04:04
3.
 Dethroned
 04:50
4.
 Getting Used to the Evil
 06:08
5.
 Pathogenic
 04:27
6.
 Elegant Pigs
 03:40
7.
 Second to None
 05:11
8.
 Stand Up for What You Deliver
 04:20
9.
 Conductor of the Void
 04:33
10.
 Stigmatized
 04:12

Bonus
11.
 Black Metal (Venom Cover)
 03:14
12.
 Thrash Attack (Re-Recorded)
 02:58

Durée totale : 53:50


Chronique @ LeMoustre

07 Mai 2016

Release Without Sense

Depuis sa reformation en 2000 et la sortie du revigorant All Hell Breaks Loose, le légendaire groupe de Marcel Schirmer et Mike Sifringer enchaîne les albums, comme d'autres les mandats politiques. Pas forcément tous de qualité uniforme, on pourra ressortir les 3 premiers albums post-reformation comme les plus intéressants. Depuis, c'est une alternance de bon (Spiritual Genocide, Thrash Anthems - relecture intéressante des hits du groupe avec le son des années 2000) et de moins bon/correct (D.E.V.O.L.U.T.I.O.N., Day of Reckoning), avec un sentiment de routine qui se fait palpable au fur et à mesure des sorties. Qui plus est, le son des sorties récentes, souvent aseptisé (un peu comme si les productions souvent défaillantes dans sa première vie avaient marqué le groupe), constitue un frein à l'appréciation de l'esprit pourtant traditionnel revendiqué par le gang allemand. Comme souvent, la pochette fort réussie donne envie, et on se prend à rêver d'un Infernal Overkill / The Antichrist (cochez la case générationnelle) bis.

Pour ce quatorzième album studio, le groupe a cette fois-ci pris du temps, puisque trois ans et demi séparent Spiritual Genocide de Under Attack. Les récents concerts du groupe se sont vus intégrer une set-list axée sur le matériel le plus ancien de leur discographie, laissant peut-être supposer un petit retour aux sources. Déjà, on constatera avec plaisir que la production, moins gonflée que sur ses récentes sorties, constitue un petit pas vers un naturel (sur les vocaux et la batterie, notamment) qui sied mieux au côté direct des compositions. On retrouve même les petits cris aigus de Schmier sur "Getting Used To the Evil". Un peu comme les "uh" typiques de Tom Warrior, tellement souvent copiés. C'est un point anecdotique, bien sûr, mais qui fera plaisir aux fans des premiers disques. Majoritairement rapide, cette cuvée débute avec trois titres directs, simples et prenants, comme souvent avec Destruction qui sait qu'un début d'album réussi est primordial dans son appréhension globale. On retrouve aussi (trop rarement) avec le sourire les riffs torturés de Sifringer sur l'entraînant "Second To None", (que les fans ont pu découvrir en avant-première) ou des breaks réussis disséminés ça et là (le final et efficace "Stigmatized", "Pathogenic" ou "Stand Up For What You Deliver" et son petit solo sympa qui n'aurait pas dépareillé sur le E.P. Mad Butcher). Les variations vocales de Shmier sur "Elegant Pigs" surprennent, et le batteur Vaaver s'en donne à cœur joie sur l'ensemble du disque, qui s'écoutera sans déplaisir.

Malheureusement, le lourdaud "Getting Used To The Evil" qui fait figure de transition heavy, titre tout en progression avec arpèges, répétitif, avec un horrible fade-out, casse le rythme et renvoie au pire du groupe. Et globalement, malgré un temps de gestation qu'on imaginait porteur, l'album ne comporte pas de futurs hits en puissance, susceptibles de passer le cap de l'intégration définitive au delà d'une tournée, mais une poignée de titres solides, surtout au début et à la fin du disque. On sent encore une fois que le groupe pourrait faire plus inspiré et moins bavard. Les morceaux de remplissage ne sont pas totalement évacués et un titre comme "Conductor Of The Void", s'il n'est pas mauvais en soi et qu'il bénéficie d'un tempo bien speed (le solo, surprenant, est le moment fort du titre) avec son refrain répétitif, ressemble fort à du pilotage automatique, le groupe ayant composé autant de titres de cet acabit que la machine à laver fait de tours en plein essorage.

N'ayant pas eu l'occasion d'écouter les deux titres bonus (une reprise de Venom avec Alex Camargo de Krisiun, et une relecture du hit "Thrash Attack"), force est de constater que le cru 2016 des thrashers allemands n'est pas indispensable. Manque de moments réellement forts, inspiration en pilotage semi-automatique, Destruction, s'il sait toujours ce que composer un titre efficace veut dire, gagnerait à réellement avoir le bon sens de se creuser la tête pour sortir un album marquant, ce qu'il n'a finalement pas fait depuis 2003. Si on saluera un son plus naturel et une poignée de titres solides, l'extase est assez loin, et le plaisir de revoir le groupe live sera à n'en pas douter plutôt axé sur les anciens hits que sur le répertoire de cet album, finalement assez convenu, et sans moments réellement mémorables.

17 Commentaires

15 J'aime

Partager

MCGRE - 16 Septembre 2017:

Salut les frêres d'armes , bon ben moi malgré mon affection pour Destruction j'ai beaucvoup de mal avec cet album le manque d'inspiration est palpable et les titres péchu et rentre dedant son trop peu présent

bref je dis pas que c'est mauvais hein loin de la , mais pour moi c'est quand même une petite déception .

fasteddy05 - 26 Octobre 2017:

depuis leur reformation , je n'avais jamais retrouvé le" vrai" destruction ...et ben cette fois...c'est encore raté....

LeMoustre - 26 Octobre 2017:

Oh The Antichrist par exemple voire Metal Discharge sont vachement bons et digne de leur meilleure période.

Al_Maazif - 26 Octobre 2017:

Merci pour la chro, assez d'accord même si j'aurais mis un peu plus.

Ils assurent toujours en live en tout cas

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire