Sensorial Treatment

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Nom du groupe Loudblast
Nom de l'album Sensorial Treatment
Type Album
Date de parution 01 Décembre 1989
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album163

Tracklist

Re-Issue in 1999 by XIII Bis Records.
1. Fatal Attraction 03:58
2. From Beyond 03:47
3. Visions of Your Fate 03:42
4. Agony 05:25
5. Trepanning 03:01
6. Rebirth 04:03
7. Infinite Pleasures 02:17
8. Malignant Growth 03:05
9. Pouss Mouss 00:37
Bonustrack
10. Oath of Allegiance 04:41
Total playing time 28:35

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Loudblast


Chronique @ Fabien

06 Juillet 2007
Formé en 1985 à Villeneuve d’Asq, Loudblast fait partie des pionniers du deathrash français, influencé dans ses premières années par des groupes comme Slayer et Death. Après plusieurs démos et un split LP mémorable avec ses potes d’Agressor (Licensed to Thrash - 1987), la bande signe alors avec la petite structure Jungle Hop et enregistre son premier album Sensorial Treatment, paru entre fin 1989 et début 1990.

Bien que Loudblast se sente très proche de la scène deathmetal à ce moment (Death, Pestilence), Sensorial Treatment sonne de façon assez thrashisante, dû non seulement au manque de moyens techniques, mais aussi à la voix de Stéphane Buriez, qui ne possède pas encore le timbre guttural de Chuck Shuldiner, l’un de ses maîtres de l’époque. La musique en elle-même contient aussi des influences Slayerienne assez marquées, notamment sur le riff d’intro du fameux Fatal Attaction, rappelant l’ombre d’un certain Hell Awaits.

Malgré tout, Sensorial Treatment renferme des titres déjà remarquablement construits et très affirmés, joués sur une section rythmique bien en place, emmenée par le jeu de batterie agressif de Joris Terrier, premier batteur de la formation. Les morceaux alternent brillamment passages violents et riffs accrocheurs, à l’image des redoutables Trepanning et Rebirth, mais possèdent aussi beaucoup d’éléments les rendant très intéressants, comme l’intro d’Agony tout en finesse, ou le break acoustique du superbe Malignant Growth.

Enfin la production d’Alan Wax, sans toutefois apporter la lourdeur suffisante pour rendre la réalisation plus deathmetal, est de bonne qualité, dotant les guitares d’un son mordant et mixant le tout avec beaucoup de clarté. Au final, Sensorial Treatment dégage beaucoup de fraîcheur et d’agressivité.

Véritable pièce d’anthologie du deathrash hexagonal avec Final Holocaust ou Neverending Destiny, Sensorial Treatment est un album débordant de vitalité, représentant sans conteste l’oeuvre la plus agressive de Loudblast. Malgré une distribution moyenne, entraînant une notoriété moindre à l’étranger, l’album connaît un succès retentissant en France, propulsant le groupe au rang de leader de la scène deathmetal française de l'époque, aux cotés de l'incontournable Massacra.

Fabien.

6 Commentaires

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dyingPunisher07 - 13 Avril 2010: Un exelent groupe de Death Français, bonne chronique avec sa touche très historique comme d'habitude si je ne m'abuse, enfin bref' Loudblast commence avec un superbe album Death Trashy.
albundy57 - 16 Novembre 2010: Le plus grand groupe de métal extrême français en compagnie de AGRESSOR et LOUDBLAST.
Old-school power!!!
ZazPanzer - 18 Décembre 2012: J'imagine que tu parlais de Massacra, Albundy. Merci au passage à Fabien pour ses revues encyclopédiques permettant au néophyte que je suis de se repérer un peu dans l'Histoire passionnante du Metal de la Mort.
LeMoustre - 29 Avril 2018:

Quel plaisir de se replonger dans cet album, véritable pierre angulaire de la scène extrême Française jadis. Avec des textes très inspirés par les films en vogue à cette période, Buriez et ses potes d'alors pondent une oeuvre fondatrice, avec relents thrash marqués et déjà sur quelques passages des prémices deathmetal. J'avoue un faible particulier pour la section rythmique, assez unique et reconnaissable dès les premières mesures, comme c'était déjà le cas sur Bazooka Rehearsal ou sur le split, malheuresuement desservi, lui, par une production innommable (même à l'époque). . 

Comme il est dit la chronique, on sent que les compositions ont eu le temps de mûrir ("From Beyond", au hasard), et chaque titre possède sa patte, son acccroche, propre au style des Louds (la progression saccadée de "Visions of Your Fate", ou "Agony", bourrin mais diablement accrocheur). Les Lillois ont peaufiné ce disque, aujourd'hui pièce de collection, et le charme opère encore plus de 30 ans après.

J'avais, à titre personnel, été assez déçu de leur orientation death de son successeur, non pas que la qualité soit moindre, mais ça avait perdu niveau originalité et impact, surtout en regard de l'évolution de la scène d'alors.

 

 

 

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