Suicide Silence n'est pas vraiment un inconnu du deathcore pour ne pas dire qu'il en est un des gros bonnets. Offrant à ses auditeurs une discographie cohérente, les Américains ont toujours représenté la frange vénère du deathcore, c'est-à-dire tout simplement la frange death quand tant d'autres groupes de deathcore ne se contentent que de growler et de balancer des breakdowns sans vraiment chercher à incorporer davantage d'un de leurs genres séminaux... Bref, vous l'aurez compris, pour moi, un album comme «
No Time to Bleed » c'est juste le haut du panier en termes de brutalité et de pureté relative pour un genre qui est déjà un mélange.
Contraint d'obéir à une logique commerciale à la hauteur de sa réputation et de son poids de vente,
Suicide Silence a un rythme de production constant dont la régularité n'a pas même été ébranlée par le décès accidentel de son premier chanteur Mitch Lucker : «
The Black Crown » est sorti en 2011, Lutch a claqué en
2012, «
You Can't Stop Me » a suivi en 2014. Ainsi, un an seulement après un «
You Can't Stop Me » donc fidèle au groupe, dynamique mais n'offrant que très peu de surprises,
Suicide Silence ne laisse pas les bacs vides trop longtemps en sortant, évidemment toujours chez
Nuclear Blast, un EP...Anecdotique, n'ayons point peur de le dire.
Sur six pistes, quatre sont consacrées au titre «
Sacred Words », déjà présent sur «
You Can't Stop Me ». On ne sera donc guère surpris de sa bonne teneur déjà entendue sur le LP avec, dans sa version studio, un riff lourd et tapageur auquel succède un refrain plus mélodique, représentant une petite séparation telle que le groupe aime les opérer parfois dans ses compositions. Enfin, je dis « dans sa version studio », mais le morceau est joué de la même façon sur la version live, piste 4.
Les pistes 2 et 3 sont données à des versions live également de deux autres compositions de l'album sus-nommé, «
Inherit the Crown » et « Ceaste to exit », faisant moins de concessions à la brutalité que «
Sacred Words ». Le rythme est plus rapide, le son est gras, il y a du blast et de la caisse claire bien death par endroits (sur « Cease to
Exit », la violence de l'ouverture fait penser à « Followed then Killed
Them » de
Cannibal Corpse), avec même un solo de guitare un peu dégénéré qui dénote légèrement dans une phase très massive (ça c'est sur «
Inherit the Crown »). Hélas, encore une fois, pour l'auditeur qui connaît le LP, on ne peut qu'être sur sa faim de constater que les mecs jouent devant un public acquis à leur cause comme en cabine.
Musicalement anecdotique, support commercial à peine digne d'un single étendu, on peut largement passer outre cet EP, à moins d'être un fan inconditionnel s'étant juré de tout posséder. Et ce n'est pas la dernière piste de la galette, une reprise dubstep molle du genou, qui nous fera changer d'avis.
Par contre la fin de Mitch c'est en 2012, pas en 2010, histoire qu'on soit tous d'accord
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