Je pense qu’il n’est plus besoin de présenter Dan
Swanö, musicien et producteur renommé, que l’on retrouve sur une tripotée d’albums d’horizons aussi variés qu’innombrables. Citons quand même
Bloodbath,
Diabolical Masquerade,
Therion ou Star One. Un éclectisme certain pour un multi instrumentiste de grand talent, comme nous il nous le prouve encore avec cette nouvelle offrande de
Nightingale, intitulée
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Nightingale (SWE)
Retribution
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Retribution.
C’est d’ailleurs Dan qui se charge de la plus grande partie de la musique alors que les textes émanent des cerveaux d’Erik Oskarsson et de Tom Björn. Et pour enregistrer cet opus, le groupe s’est enfermé à partir de Juillet 2013 dans son studio de Kumla en Suède. Autant dire tout de suite que la production est léchée, cristalline et sans aucuns reproches.
A noter aussi que ce
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Nightingale (SWE)
Retribution
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Retribution est le premier album à sortir en dehors du giron Black Mark. Les temps changent...
Alors, pour ceux qui aiment les comparaisons avec d’autres groupes, on parlera ici toute proportion gardée, le
Metal Progressif étant généralement sujet à caution. Citons donc pêle-mêle,
Dream Theater,
Kansas,
Symphony X, les derniers
Opeth ou encore les divers travaux d’
Arjen Lucassen.
La partie progressive se situe beaucoup du coté des claviers, omniprésents sur ce nouvel opus. que ce soit par des nappes aériennes (
Warriors of the
Dawn,
Divided I
Fall) ou des sonorités issues du siècle dernier (style
Kansas sur
Forevermore). Les sons sont variés et on a le droit à l’utilisation de la fonction piano sur
Divided I
Fall, que l’on pourrait classer dans la catégorie ballade. Généralement c’est sur ce genre de titre que les groupes se ratent le plus souvent mais là, on est en présence d’un morceau de très bonne facture. L’émotion qui transpire de ce titre est d’ailleurs palpable et en fait une belle réussite. Ce qui est un peu moins le cas pour
Echoes of a
Dream qui termine cet opus.
Musique Progressive oblige, de nombreux changement de rythmes émaillent les titres de ce
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Nightingale (SWE)
Retribution
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Retribution. L’exemple parfait étant The Voyage of Endurance et son break épique dans le milieu du titre. Ou 27 (
Curse or Coincidence?) qui alterne une fois de plus émotion et puissance au gré de l’avancement du morceau. Une bonne partie des titres commence d’ailleurs relativement calmement pour évoluer et finir «en trombe» (je sais...).
Coté guitares, rien à déplorer. C’est technique sans être démonstratif, les soli sont généralement courts et gorgés de feeling. Les guitares ne prennent jamais l’ascendant sur le reste des instruments ce qui reste assez rare dans le style réputé très démonstratif. Le duo basse/batterie reste, quant à lui, très, voir trop discret. On aurait aimé un peu plus de prise d’initiative ou d’audace de ce coté là.
L’utilisation acoustique des six cordes apporte un coté plutôt mélancolique comme sur
Divided I
Fall et son coté années 70 revisité par un son actuel. Même constat pour le titre qui clôt l’album,
Echoes of a
Dream dont
Opeth ne renierait pas la paternité ou encore le début de
Lucifer’s
Lament.
On retrouvera quelques bruitages par ci, par là (l’Océan sur l’intro de The Voyage of Endurance).
Dans le
Metal Prog, on est habitué à des voix que le commun des mortels ne retrouve généralement pas dans toute la soupe qu’il ingurgite.
Swanö n’est pas reconnu comme ayant le timbre d’un Allen ou d’un
Kotipelto, mais on peut dire qu’il s’acquitte sans aucun problèmes de cette tache.
Pas d’envolées lyriques à deux balles, mais un chant puissant, parfois légèrement rauque (
Warriors of the
Dawn) lorsqu’il force un peu. La modulation et les intonations de la voix collent parfaitement aux ambiances portées par la musique de
Nightingale, ce qui est plutôt une bonne chose pour l’auditeur.
Quelques choeurs sont parsemés de ci de là comme sur On Stolen
Wings ou
Lucifer’s
Lament (le tout typé
Kansas)
Dans les points faibles on notera le titre The
Maze, trés saccadé, qui fait un peu remplissage malgré quelques bonnes idées. Le mélange
Metal Moderne, Prog avec une voix relativement quelconque par rapport au reste de l’opus n’est pas vraiment convainquant.
Le nombre de sorties d’albums est en progression exponentielle d’années en années. Il devient donc de plus en plus difficile pour chaque formation de sortir du lot. Il est très rare de tomber sur un groupe qui innove et qui apporte du sang neuf à son style de prédilection. Ce nouvel effort de
Nightingale fait partie de bonnes surprises de l’année et c’est déjà très bien.
Bien sur "Retribution" n'inventent rien, mais il est tout de même supérieur par rapport à ses deux prédécesseurs.
De plus, j'ai apprécié ses touches AOR Hard FM donnant un plus au côté Mélodique de l'album.
Pour finir Retribution est un album Metal Prog agréable a écouté en cette fin d'année !
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