Prevail

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Nom du groupe Kataklysm
Nom de l'album Prevail
Type Album
Date de parution 23 Mai 2008
Labels Nuclear Blast
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album265

Tracklist

1. Prevail 03:54
2. Taking the World by Storm 03:59
3. The Chains of Power 03:19
4. As Death Lingers 03:29
5. Blood in Heaven 05:15
6. To the Throne of Sorrow 04:49
7. Breathe to Dominate 03:59
8. Tear Down the Kingdom 04:21
9. The Vultures Are Watching 05:57
10. The Last Effort (Renaissance II) 05:01
Total playing time 44:03
DVD (Digipack Edition)
Recorded live at Deeprock Drive, Las Vegas, 2007
1. Like Angels Weeping (The Dark) 04:27
2. As I Slither 02:57
3. In Shadows & Dust 04:10
4. Crippled and Broken 04:32
5. The Ambassador of Pain 02:33
6. Let Them Burn 03:19
7. Manipulator of Souls 03:41
8. The Resurrected 03:26
9. Face the Face of War 05:10
10. Where The Enemy Sleeps 05:20
11. The Road to Devastation 07:14
12. Taking the World by Storm (Videoclip) 03:59
11. Photo Gallery
Total playing time 50:48

Chronique @ BEERGRINDER

16 Juin 2008
Vu les notes déjà données par les sommiens à ce disque, nous n’avons pas tous la même vision de ce Prevail, je me réjouis donc d’avance des commentaires étonnés ou / et acerbes qui provoqueront je l’espère des échanges intéressants et profitables à tous (et à moi le premier).

Voici déjà le 9ième album studio des québécois de Kataklysm, de véritables stakhanovistes qui depuis leur premier long-play Sorcery en 1995 sortent un disque tous les deux ans voire tous les ans. Leur travail phonographique acharné allié à des tournées européennes et américaines régulières ont permis au sympathique chanteur Maurizio Iacono et ses sbires de se créer une base de fans solide, fidèle au rendez-vous de chaque CD.

Tout d’abord le visuel est extrêmement réussi, on retrouve sur la pochette la créature présente sur l’album précédent In the Arms of Devastation, cette fois-ci attachée sur un trône au dessus d’une ville dévastée sur fond d’apocalypse.

In the Arms of Devastation avait marqué un léger changement de cap au niveau du son se traduisant notamment par un son de grosse caisse beaucoup plus naturel, la production de Prevail (2008) est quasiment identique à celle de son prédécesseur, les prises de son ayant eu là aussi lieu au JFD studio (appartenant à leur guitariste Jean-François Dagenais).

Musicalement Prevail reste grosso-modo dans la lignée de la musique de Kataklysm depuis le puissant The Prophecy, c’est à dire un Death Metal carré et puissant agrémenté de riffs mélodiques. La chanson titre Prevail démarre immédiatement sur les chapeaux de roues après la traditionnelle courte intro narrée, Max Duhamel balançant d’entrée de jeu un gravity-blast dont il a le secret, un titre très « in your face » (en sachant que le style pratiqué ici n’est pas du Origin) pour accrocher l’auditeur instantanément. Taking the World by Storm est un peu plus mollassonne, le rythme mid-tempo est relativement ennuyeux, les riffs minimalistes et répétitifs, dommage : le rythme est ainsi cassé un peu vite dès le deuxième morceau.

Mais Kataklysm a encore des munitions, l’inspiré et rapide The Chains Of Power remet les choses à leur place avec cette fois des guitares acérées et ultra carrées ainsi que des breaks « brise nuques » puissants, le tout soutenu avec efficacité par le véloce batteur Max Duhamel et une basse de Stéphane Barbe idéalement mixée. As Death Lingers propose un morceau épique et très varié sur lequel rapidité rime avec mélodicité (ben oui puisque je vous dis que ça rime). Seulement voilà, les morceaux n’ont pas tous le même impact : Blood In Heaven ou To The Throne Of Sorrow et son solo simpliste sonnent un peu convenu et l’abus de chansons mid-tempo diminue la portée de ces passages : n’est pas Panzerchrist qui veut.

Bien sûr le sieur Dagenais et ses sbires ont de la bouteille et placent quand même des titres imparables tel Breath To Dominate sur lequel Mauricio balance son growl aussi bien que ses parties criardes, toutes deux toujours aussi caractéristiques. Tear Down The Kingdom est peut-être le meilleur titre du CD avec un mur de double grosse caisse accompagnant des riffs mélodiques mais agressifs et accrocheurs. Le dernier titre (avant l’instrumentale finale) est dans la moyenne de l’album, efficace et bien foutu mais sans être transcendant à cause de cette overdose de mid-tempo.

Prevail choisit donc une instrumentale nommée The Last Effort (Renaissance II) qui n’est autre que la suite de Renaissance, titre terminant l’album The Prophecy (2000), malheureusement cette suite n’est pas aussi entraînante et l’atmosphère épique présente sur la version I n’est pas aussi intense ici, à mon avis pas le meilleur moyen de clore le CD.

Ce Prevail n’est au final pas si mauvais que ça mais Kataklysm a peut-être sorti ce disque un peu tôt, certains morceaux sonnant un peu bâclés. L’artwork magnifique et le son Nuclear Blast font que l’ensemble tient tout de même bien la route mais force est de constater que nos cousins ont perdus un peu d’énergie par rapport à In the Arms of Devastation.

Les fans apprécieront Prevail sans problème même si son niveau est loin de la fameuse triplette The Prophecy-Epic-Shadows&Dust, ceux qui découvrent le nom de Kataklysm et veulent les connaître au sommet de leur forme doivent plutôt se rabattre sur la trilogie énoncée ci-dessus.

Espérons que ce soit un simple petit coup de mou ou une insuffisance momentanée et que nos cousins québécois se remettent à sortir des tueries Tabernacle de Christ de Calice !!!!!!

BG

12 Commentaires

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Carrion - 08 Juin 2009: Tient je suis bien d'accord avec ta chronique (pour une foix ^^), très sincèrement je trouve l'album inégal, et certains morceaux sucitent un ennui profond...
Ziidjan - 07 Avril 2010: Que pensez-vous de Serenity in Fire?
Je n'en entends pas souvent parler et le peu que j'entend dessus est mitigé. Pourtant je l'ai trouvé bon moi cet album... un peu poussif parfois et vous? (je trouve par contre qu'il n'a rien a envier à ses prédecesseurs)
NICOS - 21 Octobre 2011: Je suis finalement peu décu par cet album. Serenity in fire m'avais décu car bien en dessous de ces trois prédécesseurs, In the arms of devastation, bien qu'il y ai de bons morceaux, est l'album de la perte de la fougue de KATAKLYSM. Cet album est finalement un peu plus énergique que In the arms of devastation, et c'est tant mieux. Cependant, il est aussi moin travaillé, mais celà reste un bon album comme son prédécesseur. Le suivant sera celui qui fera la différence dans ce nouveau style moins brutal!
Silent_Flight - 22 Mai 2014: Un son stéréotypé pour être distribué par Nuclear Blast, ça plaira surement au métalleux de base fan de Devildriver mais on est très loin de Epic, il faut pas nous prendre pour des poires non plus. Et ça ne va pas en s'arrangeant, même constat sur les deux derniers en date, c'est chiant à mourir et formaté pour Nuclear Blast.
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