Of Ghosts and Gods

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Nom du groupe Kataklysm
Nom de l'album Of Ghosts and Gods
Type Album
Date de parution 31 Juillet 2015
Labels Nuclear Blast
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album91

Tracklist

1.
 Breaching the Asylum
 04:04
2.
 The Black Sheep
 04:33
3.
 Marching Through Graveyards
 05:22
4.
 Thy Serpents Tongue
 03:56
5.
 Vindication
 03:42
6.
 Soul Destroyer
 03:28
7.
 Carrying Crosses
 04:31
8.
 Shattered
 05:02
9.
 Hate Spirit
 04:36
10.
 The World Is a Dying Insect
 06:39

Bonus
11.
 Fire (Live) (Digipack Edition)
 06:05
12.
 Push the Venom (Live) (Digipack Edition)
 03:32
13.
 Elevate (Live) (Digipack Edition)
 04:07
14.
 Blood in Heaven (Live) (Digipack Edition)
 05:56

Durée totale : 01:05:33


Chronique @ growler

01 Août 2015

Plantade ? En Effet, le mot est dit

Inutile de vous présenter Kataklysm, quatuor actif depuis 1991, formé sous la houlette de Jean-François Daguenais, qui publie en cette fin de mois de juillet, son douzième full-length, intitulé « Of Ghosts and Gods », dont l’artwork sombre et obscur est signé Surtsey (Occvlta Design). Il est à noter que les vocaux ont été produits par Mark Lewis (Cannibal Corpse, Devildriver, White Chapel), que la production générale est toujours l’œuvre de Jean-François Daguenais et que l’ensemble est mixé par Andy Sneap (Megadeth, Amon Amarth, Testament), garantissant au groupe une mise en son cinq étoile.

Après avoir publié des chefs-d’œuvre tels que « Epic (The Poetry Of War) » en 2001 ou « Shadows And Dust » en 2002, les Québécois viraient leur cuti vers une musique bien plus empreinte de mélodie, à la cadence beaucoup moins élevée à partir de « Prevail » (2008), laissant une partie de leur fan-base au bord du précipice. Il s’en suivra des disques qui poursuivront sur ce sillon tracé, laissant même une impression d’une formation en pilotage automatique.

Puisque la mode du retour vers le passé est très en vogue actuellement, beaucoup de vieux deathters (dont je fais partie) espéraient que le groupe puise à nouveau dans son glorieux passé, époque où Kataklysm, qui portait très bien son patronyme, n’avait pour but que la destruction massive à chaque nouvelle livraison. Dès les premiers accords de « Breaching The Asylum », l’opener de « Of Ghosts and Gods », il est clair que le revirement musical n’aura pas lieu. Votre serviteur doit bien vous avouer que l’écoute intégrale de cette dernière offrande l’a laissé bouche-bée. Tous les aficionados du Kataklysm pré « Prevail » en seront pour leurs frais car le groupe a choisi d’enfoncer littéralement le clou rouillé dans le cercueil qui renferme sa brutalité d’antan.

L’impression générale qui émane de « Of Ghosts and Gods » est une mollesse sans pareil dans la discographie des Québécois. La prédominance rythmique de cet opus va vers un mid-tempo, certes puissant, comme sur « The Black Sheep », « Vindication », « Soul Destroyer » ou le pont de « Marching Through Graveyards » mais cette cadence donne la sensation que ce disque ne parvient jamais réellement à se lancer. Il y a bien des accélérations féroces qui nous rappellent au bon souvenir de jadis et qui prouvent que le combo est encore capable de frapper fort (« Breaching The Asylum », les débuts de « Marching Through Graveyards » et de « Hate Spirit » ou encore « Carrying Crosses ») et qui donnent un semblant de dynamisme à cette galette, mais rien n'y fait, la lassitude et l’ennui me submergent au fur et à mesure de la multiplicité des écoutes. Il est à souligner que la qualité de certaines mélodies (« Breaching The Asylum », « The Black Sheep » ou « The World Is A Dying Insect »), du riffing puissant (« Thy Serpent’s Tongue » ou « Soul Destroyer »), des breaks massifs ou de la mise en place d’ambiances sombres comme sur « The World Is A Dying Insect », sauvent ce disque d’une plantade totale.

Plantade ? En Effet, le mot est dit. Cet opus regorge d’harmonies quelconques (« Carrying Crosses »), de refrains bancals (« Vindication », « Hate Spirit »), de couplets convenus ou peu inspirés (« The World Is A Dying Insect »), sans compter les nombreuses longueurs qui émaillent « Of Ghosts and Gods » et certains blasts qui tombent à côté comme sur « The Black Sheep ». Le comble de l’ignominie pour tous les deathters que nous sommes, sont les fortes réminiscences « metalcore » (oui, oui, vous avez bien lu) qui jalonnent cet enregistrement. Si, pour Kataklysm, incorporer cette influence « core » à leur death-metal mélodique, constitue une évolution, elle donnera à votre serviteur, une sévère poussée d’urticaire comme le deuxième break de « Marching Through Graveyards » ou le début de « Carrying Crosses ». Mais, que dire du riff qui ouvre « Thy Serpent’s Tongue » qui renvoie aux Américains de Korn, tant dans les sonorités que dans la conception ? Même avec un esprit très ouvert, il y des montagnes que je ne peux surmonter.

Il est incontestable que « Of Ghosts and Gods » n’engendrera que des avis tranchés à son encontre. Pour ma part, cet album est un quasi naufrage, sauvé par quelques accélérations frénétiques bien senties, certains breaks massifs et certaines mélodies intéressantes, qui illuminent la noirceur de mon tableau. Les vieux death-métalleux, férus du Kataklysm de la première heure peuvent passer leur chemin sous peine de prendre le risque de choper une « chantégite » aiguë.

Décevant !!

35 Commentaires

19 J'aime

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David_Bordg - 07 Septembre 2015: Oui c est vrai et c est bien dommage, meme si nos avis sont divergeants tout se passe tres bien car tu as l air plus mature et compréhensible, on se retrouvera sans doute sur un autre opus, mes gouts sont ecclectiques, donc on aura d' autres débats ou on se rejoindra!!
growler - 07 Septembre 2015: J'en suis sûr!!!
Molick - 12 Septembre 2015: J'ai écouté The Serpent's Tongue, diable que c'est mauvais. Effectivement le riff d'intro me fait aussi plus penser à du Machine Head, mais on va pas chipoter.

Sinon, bah c'est mou, très mou, on dirait du sous-hypocrisy. Même dans le clip les gratteux ont l'air de se faire chier xD

Bref merci pour la chro, déjà celui d'avant était assez mauvais (les influences metalcore perçaient déjà), j'avais peu d'espoir de toute façon.
BEASTtoCUT - 05 Novembre 2015: à quand le chant clair et les synthés ?
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