Poetry for the Poisoned

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Nom du groupe Kamelot
Nom de l'album Poetry for the Poisoned
Type Album
Date de parution 03 Septembre 2010
Produit par
Enregistré à Gate Studios
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album274

Tracklist

Re-Issue in 2011 by SPV/Steamhammer with "Live from Wacken Open Air 2010" Bonus Disc and alternative cover included (Limited Tour Edition).
DISC 1
1. The Great Pandemonium 04:22
2. If Tomorrow Came 03:55
3. Dear Editor 01:18
4. The Zodiac 04:00
5. Hunter’s Season 05:33
6. House on a Hill 04:15
7. Necropolis 04:17
8. My Train of Thoughts 04:07
9. Seal of Woven Years 05:11
10. Poetry for the Poisoned - Pt. I Incubus 02:56
11. Poetry for the Poisoned - Pt. II So Long 03:23
12. Poetry for the Poisoned - Pt. III All Is Over 01:03
13. Poetry for the Poisoned - Pt. IV Dissection 01:57
14. Once Upon a Time 03:46
Bonustracks (Japanese Release)
15. Thespian Drama (Instrumental) 03:46
16. Where the Wild Roses Grow (Nick Cave Cover) 04:00
Bonustrack (Limited Edition)
15. Where the Wild Roses Grow (Nick Cave Cover) 04:00
DVD (Limited Edition)
"The Great Pandemonium" (video)
- Pick and Play for the song "The Great Pandemonium"
- Live at Norway Rock Festival 2010
- Interviews with each Kamelot member
- Background Images
DISC 2 - LIVE AT WACKEN OPEN AIR 2010 (Limited Tour Edition)
1. The Great Pandemonium
2. The Human Stain
3. Center of the Universe
4. Pendulous Fall
5. Hunter's Season
6. Karma
7. Forever
8. March of Mephisto
Total playing time 50:03

Chronique @ MightyFireLord

22 Septembre 2010

Une synthèse de tout ce que le groupe a pu nous offrir de mieux ces dix dernières années...

Beaucoup de groupes, dans la sphère power metal d'une manière large et plus précisément dans tout ce qui se rapproche de l'épique/symphonique (peu importe l'étiquette, vous m'aurez compris), arrivent difficilement à sortir la tête de l'océan de groupes présents, souvent le temps d'un album ou deux, puis replongent, submergés par une nouvelle vague qu'ils n'arrivent pas à saisir. Ce n'est pas le cas de Kamelot.

Pour commencer, c'est un des rares groupes de power metal américain, qui joue du power metal européen avec autant de reconnaissance. Ils naviguent donc déjà dès le départ dans une partie de l'océan musical éloigné de leurs rivages de Floride… Et même si dans les débuts de leur carrière, on a pu leur associer une étiquette de copie d'autres groupes du même genre ayant subi alors une ascension beaucoup plus rapide, comment faire autrement ? Un groupe se doit de débuter avec les influences qui sont les siennes, et de subir le poids des géants ou prodiges du genre. Mais, au fil du temps Kamelot s'est démarqué petit à petit en mettant de côté le côté médiéval un poil pompeux si cher aux compères de Luca Turilli (Rhapsody), pour jouer dans un registre misant beaucoup plus sur les émotions et mêlant quelques passages progressifs aux claques speed mélodique, accompagnées de parties symphoniques du plus bel effet. Et ça marche.

Kamelot est devenu en même pas dix ans une des icônes du genre. L'album "Karma" de 2001 est sans doute leur premier grand succès, mais le groupe à fait du chemin depuis. Déjà dès "The Black Halo" (2005), le groupe entame un changement de cap, avec plus de passages progressifs et des ambiances plus sombres entre autres avec la participation de Shagrath, le vocaliste de Dimmu Borgir. Puis vient "Ghost Opera" (2007) où le groupe vire à nouveau, cette fois-ci vers un son énormément symphonique. Et avec de la réussite s'il vous plait. Les ambiances émotionnellement sombres sont développées encore plus, aidées de ce virement symphonique.

Nous sommes donc en droit de nous demander ce que le combo nous réserve pour son nouvel album, mystérieusement nommé "Poetry for the Poisoned", qui parait quelques mois après l'annonce du départ du bassiste Glenn Barry. Le remplaçant n'est autre que le bassiste live du groupe depuis plus d'une décennie, Sean Tibbets, pas de gros remous à prévoir de ce côté.
Mais cet album sera-t-il une surprise ou non ? Le style va-t-il encore être étoffé de nouveauté ? Voyons ça sans plus tarder.

L'album débute avec la piste "The Great Pandemonium", déjà disponible grâce au vidéoclip mis en ligne quelques jours avant la sortie de l'album. La participation de Björn Strid (chanteur de Soilwork) ajoute, à ce morceau déjà très sombre, une ambiance encore plus malsaine avec ses cris se fondant parfaitement dans la musique du groupe. On ne peut s'empêcher de penser à la mythique chanson "The March of Mephisto" avec Shagrath, mais cependant ce n'est pas une copie mais une petite sœur avec son caractère bien à elle. On découvre des vocaux de Roy Khan tantôt à demi chuchotés et tantôt "électronisés", éparpillés au milieu de ces envolées lyriques qui lui sont si chères et caractéristiques. L'exercice est plutôt bien réussi, et l'auditeur reçoit déjà un début de réponse…

Kamelot est effectivement devenu encore plus sombre, et tout au long de l'album des pistes continuent à nous replonger dans ces atmosphères oppressantes et lourdes.
Que ce soit sur "The Zodiac" avec la voix de Jon Oliva qui rappelle étrangement les mêmes impressions que "The Toy Master" de l'album "The Scarecrow" (2007) d'Avantasia, ou bien encore les riffs de guitare d'une lourdeur inhabituelle pour le groupe de Thomas Youngblood mêlée à des cuivres épiques sur "Necropolis" où l'on se verrait presque déambuler dans une cité fantôme remplie de spectres inquiétants, cet album est à l'image de sa couverture vraiment sombre et mystérieux, voire étrange… Etrange avec ces passages vocaux atypiques de Roy Khan, complètement torturés par l'électronique, qui se marient parfaitement aux ambiances précitées sans pour autant envahir l'album, et tant mieux.

Mais cependant Kamelot nous rappelle plusieurs fois que, malgré l'innovation, on écoute toujours un groupe de power metal, aussi symphonique soit-il. Les différents soli de Thomas Youngblood exécutés à la perfection sur Necropolis ou encore la pièce épique de neuf minutes du même nom que l'album en sont la preuve. Le guitariste actuellement en pleine lumière pour être celui d'Ozzy Osbourne, et bien sûr de Firewind, le Grec Gus G. participe à cette claque power avec un solo magistral sur "Hunter's Season" où l'on reconnaît instantanément sa patte mais s'intégrant parfaitement, tout comme celui de Luca Turilli à l'époque de l'album "Epica" (2003). Il en ferait presque de l'ombre à Thomas Youngblood...

Qu'à cela ne tienne, l'Américain n'a pas dit son dernier mot, et nous démontre avec "Poetry for the Poisoned", une pièce de plus de neuf minutes en quatre actes, tout son talent de compositeur et sa virtuosité à la six-cordes. L'intro est superbe, un riff très efficace et des ambiances épiques à souhait avec ces cuivres impérieux, on aimerait que cela dure plus de 30 secondes ! Mais on le pardonnera, car c'est le talentueux Roy Khan qui vient nous interrompre dans notre délectation.

On alterne ensuite passages à la guitare au son très clair et léger, et des passages étouffants et rapides aux riffs pesants et orchestrations ténébreuses, pour que tout s'arrête et laisse la place à une douce mélodie au piano et un Roy Khan tout aussi duveteux. Et arrive notre rouquine préférée, Simone Simmons d'Epica, qui ici nous montre tout ce dont elle est capable, voix angélique et apaisante comme montées en puissance superbes. Sa performance est ici autrement beaucoup plus convaincante que sur la traditionnelle ballade "made-in" Kamelot de cet album (House on a Hill), malheureusement plutôt anecdotique au vu des performances du même type des albums précédents. On passera outre, car le poème pour les empoisonnés continue avec des passages tantôt lourds sombres et rapides, tantôt remplis d'émotions avec R. Khan et S. Simmons toujours aussi magnifiques en duo auxquels viennent s'ajouter les chœurs d'Amanda Somerville. On ne s'en lasse pas.

La tension retombe, on pense que la tempête émotionnelle est terminée. Mais ce n'était qu'un mirage, on termine l'odyssée épique avec une escalade infernale menée par la guitare de T. Youngblood qui s'était mystérieusement effacée au profit des vocaux. Décidé à en découdre, l'Américain nous sert un solo d'une majesté incroyable, pour continuer de manière tonitruante et aller se perdre dans un dernier souffle comme si le combat ultime pour son salut était terminé.
On termine béat après ce déluge composé par la virtuosité du maître à penser du groupe, et comme pour nous donner une tape réconfortante dans le dos, la dernière piste "Once Upon a Time" est, contrairement au reste de l'album, assez positive et remplie d'espoir. Une perle de speed symphonique qui nous rappelle forcément des chansons comme "Forever" ou "Serenade", et qui sera sans doute usée jusqu'à la moelle sur scène par le groupe.

Un album sous le signe de la nouveauté, mais pas tant que cela finalement, car reprenant et développant les ambiances sombres abordées sur les deux albums précédents, ainsi que le côté symphonique à nouveau omniprésent. Et le tout avec grâce. Poetry for the Poisoned est aussi mêlé d'un retour aux sources pour Kamelot, avec globalement des compositions beaucoup plus rapides et rythmées que sur le précédent album. En somme, une synthèse de tout ce que le groupe a pu nous offrir de mieux ces dix dernières années, avec cependant un bémol qui est cette voix passée à l'électronique de Roy Khan qui passe parfois moyennement, il ne faut pas trop en abuser…

Petite précision pour terminer, si vous avez l'occasion d'écouter la bonustrack des éditions japonaise et vinyle, "Thespian Drama", jetez-vous-y les yeux fermés. C'est une pure merveille instrumentale, au cours de laquelle les claviers d'Oliver Palotai et surtout la guitare de Thomas Youngblood s'en donnent à cœur joie, avec des soli dégringolant dans tous les sens. Le manque du chant de Roy Khan ne se fait même pas sentir ici. Et à défaut de sentir le varech, cette piste nous amène de façon sublime vers des étendues de virtuosité et de maîtrise pour clore cet album une nouvelle fois servi avec classe par un groupe dont on n'a pas fini d'entendre parler.

18/20.

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troudufion - 10 Novembre 2010: un peu déçu , je préfère de loin karma , epica et the black halo
Elvangar - 02 Avril 2011: Pour ma part, Poetry for the Poisoned m'a un peu déstabilisé lors des toutes premières écoutes mais plus je l'écoute et plus j'ai le sentiment d'un album hyper travaillé et que seules de nombreuses écoutes permettront de révéler des joyeux de précision dans les compos. Je reste soufflé par le magnifique solo de Hunter's Season pour ne citer que ce morceau. Bravo pour cette belle chronique à l'image de cet album : un travail d'orfèvre qui n'en finit pas de nous dévoiler des facettes jusque là encore inconnues.
MightyFireLord - 02 Avril 2011: Merci Elvangar ;)

Cependant, comme j'ai déjà pu le préciser, j'avais écrit cette chro' (ma première...) trop tôt disons, sous l'effet de la nouveauté. Et aujourd'hui je ne trouve plus cet album aussi bon, après plusieurs écoutes et l'épreuve du temps...
Je t'encourage donc à lire les chros d'AmonAbbath et Eternalis, si ce n'est pas déjà fait, pour avoir un tour d'horizon complet :)
ericb4 - 17 Avril 2014: pour ma part, cet album reste encore une référence en matière de MS pour un groupe que j'écoute encore. Loin d'être le chef d'œuvre absolu du combo, je lui trouve néanmoins de belles qualités techniques et une partie vocale tout à fait convaincante. C'est punchy, un poil aérien, avec quelques mélodies catchy, mais peut-être pas suffisamment polies à mon goût pour pouvoir s'inscrire durablement dans la mémoire collective. Bref, une production équilibrée, une orchestration plutôt performante et des arrangements bien ficelés me feraient presque oublier les prestations actuelles du combo, et ce, même si les harmonies ne sont pas toujours de la plus grande efficacité qui soit. A tort peut-être!
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Chronique @ AmonAbbath

28 Septembre 2010
Cause when the lights are down
There’s no more to say…

Veuillez m’excuser, alors que je fredonne un doux air du passé voici déjà venue l’heure, quelques jours après réception du digibook, de me prononcer au sujet de « Poetry for the Poisoned », le nouvel opus des désormais très appréciés membres de Kamelot. On peut dire que ces musiciens sont parvenus à en surprendre plus d’un après un « Epica » d’assez bonne facture, en sortant l’un de leurs albums les plus aboutis, « The Black Halo » (2005), qui a définitivement offert à Kamelot une place de choix dans la meute du Heavy dit symphonique. Deux ans plus tard, ils enfantèrent un « Ghost Opera » plus déroutant mais ayant le mérite de se révéler assez réussi au fil des écoutes, profitant en plus d’une variété certaine. Un visage plus sombre et fantomatique du groupe était à cette occasion révélé, visage empreint cela dit d’une certaine poésie, marque d’une identité musicale propre également entretenue par la voix d’un Roy Khan connaissant ses limites et sachant se montrer talentueux par d’autres moyens que la simple technique (enfin, « simple », on se comprend…).
L’annonce d’un nouvel album pour 2010 laissait donc entrevoir l’éventuel franchissement d’un nouveau cap pour Kamelot.

Révéler « The Great Pandemonium » en tant que premier single n’a certainement pas été un choix anodin à l’écoute des interventions (bien trop discrètes malgré tout) d’un Bjorn « Speed » Strid (Soilwork) dont la présence renvoie directement à celle de Shagrath (Dimmu Borgir) sur le morceau « March of Mephisto » de 2005, morceau qui s’est vite imposé comme l’un des classiques du groupe. Outre cela, on remarque que l’atmosphère générale assez sombre du disque précédent est toujours de mise. Toutefois, ce single cru 2010, s’il surprend au premier abord et permet à l’auditeur d’esquisser un sourire conquis, perd rapidement une grande partie de son impact. Tout d’abord purement et simplement parce qu’il n’égale pas son homologue du passé, le refrain étant cette fois moins marquant et la production moins rentre-dedans (c’est en comparant que je m’en suis rendu compte), mais ça ne s’arrête pas là. Il y a quelques mois, Avantasia sortait un double-album où figurait, en première plage du premier de ses deux opus, le morceau « The Wicked Symphony ». Eh bien en ce mois de septembre, coïncidence grosse comme un immeuble ou simple plagiat, le couplet de « The Great Pandemonium » de Kamelot est porté par le même genre d’arpèges et un jeu de batterie à quelques frappes près identique à celui du morceau d’Avantasia. Pour moi c’est un peu trop proche pour tenir du simple hasard. Du coup, et malgré un très bon solo, le morceau d’ouverture de « Poetry for the Poisoned » entame au final très mal la partie.

Et pourtant l’intérêt renaît avec « If Tomorrow Came » et son démarrage en trombe. Un rythme bien Speed en intro et lors du refrain, un morceau qui finira certainement par tourner dans la tête de nombre d’auditeurs, bien que Roy Khan peine à nous pondre de sa voix unique un refrain aussi magique que par le passé. En effet, le chanteur semble ici presque absent, peinant à décoller lors des refrains et à envoûter lors des couplets (un fait gênant lorsqu’on sait qu’il s’agit de l’un de ses points forts, lui ayant déjà largement permis de pallier son manque de possibilités techniques qui ne l’a pas empêché de devenir un grand chanteur et qui en aurait découragé plus d’un). Une impression que Roy Khan laissera sur une grande partie des morceaux.

Par la suite, malgré un « The Zodiac » à élever au rang des compositions les plus superbes de Kamelot (avec la présence au chant d’un Jon Oliva absolument impérial et hargneux comme à son habitude), l’album va commencer à s’embourber dans des compositions à chaque fois en-deçà de ce que la formation a déjà proposé. Tout commencera avec l’inutile « House on a Hill », ballade qui ne fait pas rêver une seconde et qui aurait pu être composée par une flopée de groupes de seconde zone pour au final ne jamais être retenue par personne. Mièvre ? Pas vraiment… Mais musicalement sans le moindre impact. Et ce n’est pas la balourde « Necropolis » qui viendra arranger les choses avec son rythme bon à ralentir une tortue… Entre deux tueries Speed je n’aurais peut-être pas tant fait la moue, mais après la ballade dont j’ai parlé, pardon ! … Sans compter que « My Train of Thoughts » qui suit directement ces deux pauses café est tout aussi anodine, comptant avec ça un refrain dont les chœurs rappellent le morceau « The Human Stain » issu de l’album précédent, un morceau lui aussi supérieur à la plupart des nouveaux titres du groupe dans ses mélodies et ses expérimentations.

Si avec ça j’avais déjà de quoi devenir dingue, « Poetry for the Poisoned », pièce divisée en quatre parties, m’a littéralement achevé. C’est bien simple, je ne sais même pas par où commencer. Et pourtant tout part plutôt bien, une chouette mélodie assez mystérieuse ouvrant le bal sur un fond orchestral laissant le côté le plus symphonique du groupe s’exprimer en toute liberté. Roy Khan est enfin un peu plus qu’égal à lui-même, et on se laisse porter. Les rythmiques s’enchaînent, rien ne se ressemble, et la seconde partie débarque déjà. Et là autant dire qu’il s’agit de l’un des meilleurs moments du disque, Roy Khan est absolument parfait dès les premiers mots, Simone Simons lui volant les suivants avec conviction (tout en se montrant bien plus utile que sur la ballade dont je n’ai pas envie de citer le nom à nouveau), les deux artistes se répondant ensuite dans un magnifique duo. Si vous n’êtes pas curieux, je vous conseille de vous arrêter là. Les deux parties finales donnent en effet dans le grand n’importe quoi pas maîtrisé pour un sou, ça part dans tous les sens – et rien n’a de sens, le tempo s’accélère, se calme, s’accélère, se calme, les soli sont trop techniques et enlèvent toute beauté, et surtout on prend conscience que cette « Poetry for the Poisoned » n’a aucune cohérence, en plus d’avoir été découpée à la mitrailleuse gatling n’importe où (et d’ailleurs, pourquoi ce découpage, je vous le demande…). Aucun thème ne revient, pas de quoi ouvrir et refermer cette pièce non plus.
À croire que les musiciens ont trouvé quelques idées très intéressantes mais n’ont pas réussi à en faire des morceaux distincts, les alignant alors les unes à la suite des autres…

Cette mésaventure me ferait presque oublier de parler de « Seal of Woven Years », seul morceau qui parvient à allier écoute agréable et renvoi au passé, avec peut-être « Hunter’s Season » (à noter un solo de Gus G. (Firewind) sur ce dernier, solo techniquement très bon qui ne sert toutefois pas vraiment la chanson). Quant au titre final, du Kamelot sans surprise qui pourrait toutefois selon moi ravir tout fan (très) assidu de la formation.

Des anciens qui ressortent les armes (Blind Guardian), de jeunes loups pleins d’énergie qui ne demandent qu’à prendre les places laissées vacantes (Orden Ogan), il en fallait bien quelques uns pour se planter… Kamelot s’est planté.

11/20

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romriv - 02 Octobre 2010: Je suis entièrement d'accord. J'ai été affreusement déçu à la première écoute, autant que je l'avais été quand j'ai visionné le clip de "The Great Pendemonium". Ca manque d'ambition, c'est brouillon sur certains passages, sans imagination... Paradoxalement, j'ai vraiment du mal avec "Seal of Wloven Years", ses effets moches et son fondu à la fin... très peu pour moi. Ce que je trouve surtout dommage, c'est tous ces effets sur la voix de Roy que l'on retrouve tout au long de l'album, je trouve que ça enlève de son authenticité au disque. Au niveau de la note, je suis absolument d'accord avec toi; ça ne vaut pas plus de 11. Mon Dieu, quelle déception...
kamelot25 - 06 Octobre 2010: Chronique dure , mais justifiez . Pour ma part je trouve cette album totalement incroyable ! Pour moi le plus traveillez ! Mais bon chacun ses gouts
MightyFireLord - 06 Octobre 2010: Le plus travaillé, quand même pas... Il est très bon (selon moi, voir ma chronique) mais pas aussi travaillé autant musicalement que techniquement que peuvent l'être les deux précédents je trouve.
Opalescente - 19 Octobre 2010: Très bonne chronique, encore un groupe que je connais à peine, je vais donc me pencher sur un autre album pour faire plus ample connaissance, si j'en crois ta chronique !
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Chronique @ Eternalis

30 Septembre 2010
Lorsque le mimétisme amène la différence…

Bien étrange formulation que voilà mais pourtant si cruellement logique à l’écoute du nouvel opus d’un des artistes mélodiques les plus attendus de l’année.
Etrange en effet que de ressentir une déception tout en admettant que rien objectivement n’a réellement changé, que rien n’a pourtant bougé, que le travail est toujours d’orfèvre et surtout que l’interprétation survole encore une fois le reste de ce qu’on appelle la scène metal symphonique. Pourquoi alors ? Pourquoi Kamelot ne nous émerveille-t-il plus ?

"Ghost Opera" avait déjà créé la polémique…son orientation plus sombre, sa dimension tragique, son délaissement speed pour aboutir à une œuvre cohérente, forte, puissante et émotionnellement intense, symbolisant le romantisme comme peu de groupes avaient jusqu’alors réussi à le faire. Certes, le speed de "Karma" et "Epica" ou le metal léché et technique de "The Black Halo" étaient quelque peu délaissés…Kamelot avançait…à sa manière…avec grande classe.
Après avoir osé ceci, "Poetry for the Poisoned" en était venu à devenir l’opus le plus attendu par les Américano-Norvégiens, notamment pour savoir comment ils prendraient le virage post-"Ghost Opera".
La première claque est visuelle…le digipack est sublime, le livret une merveille artistique…quant à l’artwork, sombre, malsain…une représentation des plus dérangeantes d’Adam et Eve, cassant les conventions et semblant dire que Kamelot avait définitivement quitté ses habits les plus lumineux pour se faire chantre d’une musique toujours plus sombre.

Evidemment, "The Great Pandemonium" va dans ce sens. Malgré un parallèle trop évident et volontairement grotesque à "March of Mephisto", on appréciera les vocaux d’un Roy Khan plus tourmenté que jamais, susurrant les litanies du démon à nos frêles oreilles, entre les hurlements cadavériques d’un Bjorn Strid (Soilwork, Coldseed) décidément partout en ce moment. Le riff se veut couillu mais traditionnel, laissant la place à de nombreux arrangements, notamment vocaux, évoquant les prières d’âmes en peine, ainsi que le chant angélique mais lointain d’une femme…Le solo démontre tout le talent de Thomas Youngblood pour sortir des notes avec un flegme et une classe uniques, sans démonstration, ni déchets.

Une idée germe alors…notamment suite à ce final bien plus speed du morceau introducteur. Kamelot aurait-il osé faire le liant entre ses deux albums fétiches "The Black Halo" et "Ghost Opera"? La facette speed du premier avec la grandeur sombre du second ? Pas tout à fait…même si l’on y sent une tentative de rallier ses différents publics, Kamelot se perd en omettant de créer une identité propre à son œuvre globale…

Néanmoins, certains morceaux peuvent déjà figurer parmi les chefs-d’œuvre du groupe. Comment ne pas frissonner devant l’immense "The Zodiac" ? Intimiste, elle s’ouvre sur un arpège délicat, où Roy y installe une poésie sans commune mesure, de son chant suave et unique, tissant un paysage sombre, dangereux mais curieusement onirique, invitatoire…où le danger prendrait la forme du dantesque Jon Oliva qui, après sa performance hallucinante sur le "Death is Just a Feeling" d’Avantasia, marque encore une fois de son génie ce morceau. Lui conférant une force et une aura incroyables, il porte le morceau qui, après un solo tout en finesse absolument sublime, laissera éclater son sublime talent.
Outre ce morceau, une perle telle que "Necropolis" démontre encore les capacités créatives du combo pour aller plus loin dans son exploration musicale. Amalgame d’éléments électroniques et traditionnels du groupe, presque ethniques parfois, il trouve sa structure dans une ligne vocale une nouvelle fois magistrale de Roy qui, de son simple timbre, définit un morceau. Un refrain magique, sombre, enlevé…sûrement le plus marquant de l’album, ponctué d’effets et d’arrangements inventifs des plus intéressants.

Intéressant. Créatif. Enlevé. Magique.

L’antithèse totale d’un "If Tomorrow Came", platement speed, abreuvé d’effets électroniques de relativement mauvais goût ainsi que de guitares complètement en retrait abandonnant ce pauvre Roy la majeure partie du morceau…pour ressurgir sur un refrain plus accrocheur mais sans accroche, sans magie, sans envie même…profondément ennuyeux…et vide…curieusement vide…Kamelot qui était si renommé pour la profondeur d’interprétation de ses morceaux. Que dire d’un "Hunter’s Season" dans le sillage d’un metal mélodique affreusement banal et sans âme ? Certes, on y reconnait les arrangements symphoniques fins et classieux du combo, la voix si particulière mais encore une fois, ses envolées ne prennent plus…sa mélancolie ne touche plus, le vocaliste semblant plus blasé que réellement concerné, malgré quelques beaux moments (toujours ces refrains…), dont un solo concocté par Gus G (Firewind, Ozzy Osbourne) absolument monstrueux de technique et de puissance (que ça fait du bien…).

Il restera un morceau éponyme relativement dantesque, divisé en quatre parties pour un total de neuf minutes où Kamelot délivre son plus beau metal symphonique. D’un "Incubus" initial, ambitieux, grandiloquent mais toujours sans aucune prétention, simplement beau, digne d’une bande originale de films (ces majestueuses montées de cuivres), la mélodie est touchante et Roy se montre bien plus concerné, vivant son texte, son interprétation sur cette mini épopée ouvrant un morceau grandiose et haletant. "So Long" nous réconciliera avec la beauté naturelle, presque bouleversante du chant de Roy, se mêlant à la voix magnifique de Simone Simmons (Epica) pour nous tirer les larmes et presque faire oublier la déception passée, notamment lorsque les descentes de toms arrivent et le riff se fait plus insistant. L’intensité montre progressivement, sans jamais réellement exploser mais en gardant une constante et surtout une aura prenant aux tripes, pour aboutir à un solo merveilleux sur "Dissection" qui viendra clore de très loin le meilleur morceau épique jamais écrit par Kamelot.

Cependant, "Poetry for the Poisoned" reste ce qu’il est, une semi-déception vis-à-vis des espoirs entrevus en lui, et surtout du lourd passé du groupe qui, dorénavant, n’avait plus réellement droit à l’erreur. Kamelot vient donc s’ajouter, avec Angra ou Blind Guardian, au rang de ces groupes majeurs du monde mélodique qui, en cette année 2010, auront déçu de ne sortir des albums « que » honorables, et non plus exceptionnels comme ce fut le cas dans le passé…dur tribut que de posséder le statut de groupe majeur de toute une expression musicale…

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MrJackRyanValentine - 02 Octobre 2010: oui pour moi aussi Necroplis n'est pas pour le moment un morceau comme Kamelot m'a habitué, sinon j'ai, et j'aime cet album!
Ebrithil - 04 Octobre 2010: Personnellement je n'ai jamais accroché à ce groupe ; je les ai vus live au Wacken (et aux barrières s'il vous plaît, car je voulais être tout devant pour Grave Digger après) et j'ai été assez consterné... le chanteur manque terriblement de puissance vocale et de charisme, et rien à faire, je trouve tout ça assez peu inspiré et percutant...

(par contre, après, la claque que j'ai pris avec Grave Digger, mes aieux :D)
Eternalis - 04 Octobre 2010: Le concert anniversaire des 30 ans ? Apparemment, il y a un duo fabuleux avec Doro...
DeathList - 11 Novembre 2010: Merci pour cette chro, je la trouve excellente moi aussi.
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Chronique @ DarkBehemoth

22 Octobre 2010
Nous y voici donc. Poetry for the Poisoned, qui a la lourde tâche de succéder aux excellents "The Black Halo" et "Ghost Opera".

Avec l'artwork et la vidéo de ce nouvel album, on remarque d'ailleurs un style très sombre.

Kamelot nous a toujours prouvé qu'il était composé d'excellents musiciens, et c'est avec un très bon "Rule the World" en tête que j'insère PftP dans ma chaîne hi-fi.
Il fallait que je vous parle de ce morceau tout de même, celui qui a nécessité la présence d'un clip pour Kamelot.
On commence avec "The Great Pandemonium". Après une courte introduction le couplet démarre, tranquille, annonciateur. Annonciateur de quoi ? Du refrain, bien entendu. Ce refrain bien monté et entraînant qui reste en tête.
Il est succédé par le hurlement grave, puissant, la voix semblant venir d'outre-tombe de Bjorn Strid de Soilwork.
Les autres membres du combo font du bon boulot, la piste est bien orchestrée. Le travail de Thomas Youngblood est très appliqué, enrichissant la voix de Roy, secondé par Oliver Palotai notamment, Casey Grillo et Sean Tibbets faisant un travail plus discret. Un morceau vraiment bon finalement.

On est envoûté par cet album, il faut le dire. La richesse du son et l'ingéniosité des orchestrations sont incroyables. Les quatre morceaux qui m'ont vraiment marqué dans "Poetry for the Poisoned" sont "The Great Pandemonium" et les suivants :

Voilà enfin "Hunter's Season". J'ai là trouvé un Kamelot dans toute sa puissance, un morceau magnifique.
On est accueilli par la guitare de Thomas soutenue par la basse et la batterie bien discrète, qui nous emmènent avec passion vers la voix de Roy Khan. On est amené avec force, le morceau est puissant et rapide. Le refrain est magnifiquement amené, et ce "We were born in the Hunter's Season" est dévastateur. C'est magnifique.
Le morceau nous prend aux tripes ainsi pendant un peu plus de 3 minutes, avant que l'intervention de Gus.G (Firewind, Ozzy Osbourne) n'arrive.
Ce solo fumant et acéré, délivré avec vitesse par le jeune grec, est planant.
Il nous amène vers la fin du morceau, et je n'ai pas pu m'empêcher d'appuyer sur "replay" lorsqu'il eut touché à sa fin.

"House on a Hill" est chanté par le duo de Roy Khan et de Simone Simmons (Epica, fiancée d'Oliver Palotai, claviériste de Kamelot). Nombreux furent ceux qui crièrent leur mécontentement face à ce troisième duo avec la chanteuse, mais mon avis est qu'ils continuent. La voix d'Epica accompagne avec une telle merveille la musique de Kamelot qu'ils peuvent recommencer une nouvelle fois.
Cette ballade semble venir des cieux, de l'association du soleil et de la lune pour donner naissance à une perle de beauté.
On se retient à grand peine de ne pas chanter puissamment le refrain avec le duo.
La basse soutient les graves de Roy Khan en mettant la force sur les accents pour mettre en évidence le contraste avec la voix lyrique de Simone Simmons, elle-même soutenue par la guitare de Thomas.

"Poetry for the Poisoned" est décomposé en 4 parties : "Incubus", "So Long", "All is Over" et "Dissection".
Mes aïeux, quel morceau divin ! Comment ne pas tomber à genoux devant tant de magnificence ?
Les quatre morceaux, formant un ensemble pourtant long, ne semblent durer qu'une poignée de minutes.
Les orchestrations symphoniques de Kamelot sont plus que jamais présentes, et pourtant, il y a tout autant de ce qui définit le style "power" du combo, c'est-à-dire la vitesse et la puissance.

J'ai finalement adoré cet album, je pense. Mais il y a quand même de nombreux défauts, et ce, sans parler de cet électronique "If Tomorrow Came", cet O.V.N.I. de mauvais goût qu'est "Dear Editor", ce sombre "The Zodiac", ce riche "Seal of Woven Years" et tellement d'autres.
En fait, avec Kamelot, et avec tous les groupes d'ailleurs, dans un album il y a des points d'orgues, le summum de l'album.
Mais dans ce PftP, il n'y en a en vérité aucun. Regardons ne serait-ce que les 3 précédents Kamelot : dans l'épique "Epica", "Center of the Universe" et "III Way to Epica" étaient des perles de beauté : le premier avec sa guitare ravageuse et acérée et son refrain divin, l'autre avec ses doucereuses orchestrations et ses instruments on ne peut plus harmonieux.
Dans le légendaire "The Black Halo", "When the Lights are Down", "Soul Society" et "The Black Halo" étaient des chefs-d'oeuvre, avec les instruments puissants, rapides et magnifiquement orchestrés soutenus par de voluptueux violons.
"Ghost Opera", avec "Rule The World" et "Ghost Opera", résumant l'esprit éminemment poétique de l'album de par ses paroles, mais aussi par la surcharge d'instruments à archet étant, je n'en doute pas, joués par des esprits.

Mais dans ce "Poetry for the Poisoned", on n'a pas véritablement de grands morceaux. Ceux que j'ai cités sont certes excellents, mais on ne sent pas derrière un petit détail qui fait la différence, qui démarquerait cette piste plutôt qu'une autre.

Maintenant, après avoir écouté près d'une dizaine de fois Poetry for the Poisoned, je pense pouvoir donner un avis clair : cet album est très bon.
Mais le gros problème est que Kamelot a été trop ambitieux. Ce que je veux dire par là, c'est que Thomas Youngblood et Roy Khan, qui composent la musique de Kamelot, ont trop souhaité faire dans la richesse.

Cela donne un son riche, bien évidemment, mais bien trop. Ce son est surchargé. Où est passé véritablement le Kamelot des trois derniers albums ?
Revenez à quelque chose de plus simple, Roy et Thomas, Oliver (Palotai, claviériste), Casey (Grillo, batteur) et Sean (Tibbets, bassiste). Déchargez ce son, accentuez sur le côté "power" de votre musique.

Et c'est cette richesse qui perd notre oreille. On ne peut être attentif à la mélodie principale. J'ai une impression de manque, ici.

Si Poetry for the Poisoned ne vaut pas "The Black Halo" et "Ghost Opera", c'est un très bon album, (presque?) du niveau de l'album "Epica" (dont un morceau se trouve ci-joint) selon moi.
Merci Kamelot !


Je leur mets 15/20

2 Commentaires

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romriv - 11 Novembre 2010: Je n'accroche pas vraiment à ton style (ou parfois ton manque de style) qui semble n'être qu'un rassemblement de tous les mauvais clichés des chroniques. De plus,ton texte est parfois contradictoire, et souvent subjectif. Dommage...
kamelot25 - 27 Novembre 2011: Je pense comme toi , c'est un bon album mais par rapport a Ghost Opera ou The black Halo il ne fait pas le poid
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