Osculum Obscenum

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Nom du groupe Hypocrisy
Nom de l'album Osculum Obscenum
Type Album
Date de parution 12 Octobre 1993
Labels Nuclear Blast
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album249

Tracklist

1.
 Pleasure of Molestation
 06:01
2.
 Exclamation of a Necrofag
 05:07
3.
 Osculum Obscenum
 05:07
4.
 Necronomicon
 04:14
5.
 Black Metal (Venom Cover)
 02:54
6.
 Inferior Devoties
 04:42
7.
 Infant Sacrifices
 04:15
8.
 Attachment to the Ancestor
 05:35
9.
 Althotas
 04:21

Durée totale : 42:16


Chronique @ BEERGRINDER

15 Janvier 2009
Au milieu de la folie Death Metal du début des années 90, la Suède aura vu fleurir de partout des combos oeuvrant dans ce style, pondant au passage quelques premiers albums cultes (Where No life Dwells, Into the Grave, Left Hand Path,…). Hypocrisy est arrivé un peu plus tard avec leur bon premier album Penetralia, et du coup n’a pas connu le même engouement que les productions du « Big Four » (Unleashed, Grave, Dismember, Entombed).

Mais, alors que dès le deuxième album certains commencent déjà à donner dans la redite stérile (Grave) voire l’ennui le plus complet (Unleashed), Hypocrisy brutalise encore son Death Metal, faisant de son second disque Osculum Obscenum (1993), une bombe mettant en lumière le côté déjà obsolète d’albums comme You’ll Never See et Shadow in the Deep. En effet alors que beaucoup de ses compatriotes se mordent la queue sans pouvoir se renouveler, Hypocrisy développe comme jamais son côté sombre et sans concession à la manière d’un Into the Grave sous anabolisants et avec des influences américaines.

L’intro on ne peut plus occulte donne le ton avant le terrifiant Pleasure of Molestation où la lourdeur des guitares (pas de doute c’est bien le son suédois) et le mordant des riffs n’a d’égal que la noirceur des textes et des atmosphères développées. L’occultisme est la principale influence des lyrics (Necronomicon,…) et transparaît largement dans la musique, déversant une haine viscérale, palpable à travers les guitares ultra lourdes de Peter Tägtgren et la basse bulldozer de Michael Hedlund. Lars Szoke le batteur n’est pas en reste et malgré un bucheronnage plutôt conventionnel ne néglige pas quelques accélérations énergiques comme sur le final de Exclamation of a Necrophage.

Pour les plus sceptiques qui n’auraient pas encore réagit (si c’est possible) les rythmes brise nuque de Osculum Obscenum auront raison du plus stoïque d’entre vous, de plus un élément important vient magnifier les titres : la voix terrifiante de Masse Bromberg, un chant de grizzli faisant allégeance à Satan… Comme dirait un collègue qui apprécie également cet album : les morceaux d’Osculum Obscenum semblent vomis des enfers par la bouche de Belzébuth, là réside sa force loin des délires science-fiction (fort bien foutus par ailleurs) qui deviendront les siens dans le futur. Quoi qu’il en soit Osculum Obscenum est doté d’une pochette morbide, quasi dérangeante, collant au mieux à l’esprit du disque.

Toujours dans le mode 38 Tonnes, Inferior Devoties martèlent des rythmiques entêtantes, un solo déstructuré du meilleur effet et un pont central d’une efficacité redoutable. On notera au passage la reprise de Venom Black Metal, bien plus brutale pour l’occasion. Afin de renforcer encore l’impression de malaise émanant de ce disque, Peter Tägtgren et ses sbires vont jusqu’à flirter avec le Funeral Doom sur le pachydermique, lancinant et implacable Infant Sacrifices.

On notera que Nuclear Blast a fait une intéressante réédition de Osculum Obcenum avec en bonus le mini CD Inferior Devoties contenant à l’époque deux nouveaux titres de bonnes factures, une version différente de God is a Lie (présente sur Penetralia) et la reprise de Slayer Black Magic, vous y trouverez aussi 4 titres de l’album dans leurs versions démo soit au total 75 minutes de (très bonne) musique. Hélas le disque suivant The 4th Dimension n'aura pas la même aura démoniaque et il faudra attendre Abducted pour voir Hypocrisy trouver une nouvelle voie, plus éloignée du Death brutal mais de grande qualité egalement.

Osculum Obscenum reste l’album le plus marquant de la longue carrière d’Hypocrisy et figure pour ma part au Panthéon du Death Metal suédois et du Death tout court. Je ne m’explique toujours pas pourquoi ce disque ne fait pas l’unanimité sur SOM, mais au moins ma rédaction contrebalancera celle du dessus, beaucoup moins flatteuse pour les suédois (sans rancune mon Tonio).

BG

27 Commentaires

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Vondur - 19 Fevrier 2015: Ouep je pense pareil ils auraient dû changer de nom après ces deux albums.
tonio - 19 Fevrier 2015: Changer de nom, c'est vraiment naze de dire ça. Si un groupe doit changer de nom dès qu'il fait évoluer sa musique comme il le souhaite, bonjour le bordel, et bonjour la routine ! Un groupe, c'est comme une personne, ça évolue et teste des choses au fil des années, au risque de parfois se planter...
tonio - 19 Fevrier 2015: Et le groupe a réalisé de foutus bons albums par la suite. Edge Of Sanity n'a jamais changer son nom, malgré ses débuts très death basique, Metallica non plus malgré son virage rock, Voïvod non plus lors de son Angel Rat presque grand publique...
Vondur - 21 Fevrier 2015: Yep me suis excité un peu vite, en plus j'ai quelques disques de leur période mélodique. Ce qu'en fait je leur reproche le plus ce n'est pas tant leur évolution mais plutôt la production de leurs albums. J'en ai juste marre d'entendre de la musique aseptisée, retouchée, batterie trigguée, etc. Et c'est pas les pires.
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