Abducted

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Nom du groupe Hypocrisy
Nom de l'album Abducted
Type Album
Date de parution 13 Fevrier 1996
Labels Nuclear Blast
Produit par
Enregistré à Abyss Studio
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album210

Tracklist

Re-Issue in 2003 by Nuclear Blast Records with Different Artwork and 4 Bonustracks.
1. The Gathering 01:09
2. Roswell 47 03:56
3. Killing Art 02:56
4. The Arrival of the Demons (Pt.II)03:19
5. Buried 03:11
6. Abducted 02:50
7. Paradox 04:32
8. Point of No Return 03:56
9. When the Candle Fades 05:30
10. Carved Up 03:30
11. Reflections 02:35
12. Slippin' Away 05:11
13. Drained 04:29
Total playing time 44:24
Bonustracks (Japanese Release)
14. Request Denied 04:41
15. Strange Ways (Kiss Cover) 03:25
Total playing time 55:10
Bonustracks (Re-Issue 2003)
14. Fractured Millenium (Live) 05:28
15. Legions Descend (Live) 04:07
16. Fire in the Sky (Live) 05:13
17. Elastic Inverted Visions (Live) 05:47
Total playing time 1:07:37

Chronique @ eulmatt

30 Septembre 2007
En 1996, Hypocrisy a bel et bien pris le wagon du death mélodique, sa nationalité rendant les choses presque imparables. Son 4e opus, Abducted, en est la parfaite illustration, même si le groupe ne parvient pas à faire de l’ombre aux maitres Edge Of Sanity, At The Gates, In Flames ou Dark Tranquillity. Il n’y parviendra jamais vraiment d’ailleurs, misant plus sur sa productivité impressionnante à défaut de sortir un album référence.

On sent tout de même poindre dans Abducted une certaine confusion, comme si Hypocrisy cherchait sa voie entre son gros death originel et les élans plus mélodiques alors en vogue. Roswell 47 se base par exemple sur un death monumental, mid-tempo, puissant et épique, un peu dans la veine de Bolt Thrower. Pourtant, aussitôt, le rapide Killing Art enchaine dans un style pur death mélodique à la At The Gates, fleurant même sur le refrain des relents nettement black…Mais la décontenance ne s’arrête pas là, puisque ensuite on a le droit à un morceau doom-death très mélodique et assez agréable à défaut d’être attendu.

Buried, très dispensable et peu imaginatif avec ses riffs éculés amène un Abducted plus en rapport avec ce qu’on doit attendre d’un bon album de death mélodique. Là encore, je dois admettre que les riffs sonnent comme déjà entendus, et Slaughter Of The Soul n’est jamais très loin. Dommage car malgré l’aspect très énergique et entrainant de ce titre, cette impression de déjà vu frustre quelque peu.

Paradox, lent mais magistral, sied finalement parfaitement à Hypocrisy, on sent les Suédois plus à l’aise dans leur maitrise des titres moins rapides et plus épiques, couplant un lead mélodique et des rythmiques lourdes et puissantes. On retrouve cette majesté dans Carved Up, avec cette forme primitive d’un style qui va faire le succès d’Amon Amarth quelques années plus tard. C'est d'ailleurs par ce biais que s'exprime le mieux la grosse force de frappe des Suédois avec leur son imposant qui leur est propre.

Point Of No Return, bien que plus rapide confirme toutefois les premières impressions: efficace dans les enchainements mais moyennement inspiré dans ses mélodies, Hypocrisy se cherche un peu et ne parvient pas à trouver le fil conducteur. J’en veux finalement pour preuve la présence, après un fade When The Candle Fades, d’un enchainement de deux ballades pas transcendantes qui clotûrent l’album comme un cheveu sur la soupe. Reconnaissons à Hypocrisy un certain courage artistique pour cette initiative peu en rapport avec les dogmes du death metal.

C’est donc finalement le sentiment de confusion qui l’emporte. Non seulement, Abducted n’aurait pas souffert d’être réduit à 8 titres au plus, mais de plus il n’arrive pas à convaincre d’une véritable ligne conductrice dans la démarche d’Hypocrisy. Tout cela est bien dommage, car il faut admettre que l’album regorge de bons riffs et de passages enthousiasmants ; mais trop diffus et trop dispersés dans un ensemble trop hétérogène et peut-être trop ambitieux dans sa forme, ces passages ne suffisent pas à faire d’Abducted un très grand album de death mélodique, à une époque où ceux-ci fleurissent chez les vikings. Comme l’essentiel de la discographie d’Hypocrisy, il mérite néanmoins une oreille attentive pour les amateurs du genre.

7 Commentaires

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eulmatt - 01 Octobre 2007: Je suis d'accord avec toi, je ne pense effectivemment pas que le groupe se cherchait, il savait très bien où il allait en mélangeant ces différents styles. Mais c'est plutôt une sensation dérangeante de voir Hypocrisy se raccrocher à des références stylistiques en vogue avec un train de retard, cherchant plus à se distinguer par la variété de ses compos que par une véritable identité propre. C'est justement ce qu'il y a d'agaçant quand on voit le potentiel de ce groupe qui aurait pu être un leader...
WarMetal - 02 Octobre 2007: C'est tout de même un des groupes les plus connus de la scène suédoise mais il est vrai, ça aurait pu être beaucoup mieux. La faute incombe sans doute aux multiples talents et inspirations de Tägtgren qui est un vrai Cameleon !

Faute de pouvoir le débarasser de ses mauvaises habitudes, contentons nous de savourer la générosité musicale et la qualité indéniable de ses compos ;-)
BEERGRINDER - 21 Janvier 2008: Jugements assez sévères sur Hypocrisy ici.
Le principal reproche que je ferais à ce groupe c'est son inconstance, avec de temps en temps des albums moyens (pour ne pas dire plus sur The Arrival).
Pour le reste, Osculum Obscenum est quand même une tuerie qui à l'époque avait laissé loin derrière Grave et Dismember.
Leur identité est désormais assez claire, et surfe comme sur ce Abducted, sur le concept alien et science fiction.
tonio - 02 Mai 2013: Hier soir j'ai regardé une émission sur les ovnis. La dernière histoire présentée raconte l'apparition d'ovnis en 1980 aux alentours d'une base américaine basée en Grande Bretagne. Une conversation entre 4 soldats qui observent une apparition E.T. dans une forêt voisine est enregistrée, et c'est cette conversation qui sert d'intro à ce très bon disque d'Hypocrisy, je l'ai reconnu ! Content je suis donc, car je me suis toujous demandé ce qu'était cette intro. Le mystère est résolu, je suis trop fort...
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