Northern Chaos Gods

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Nom du groupe Immortal
Nom de l'album Northern Chaos Gods
Type Album
Date de parution 06 Juillet 2018
Labels Nuclear Blast
Enregistré à Abyss Studio
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album88

Tracklist

1.
 Northern Chaos Gods
 04:26
2.
 Into Battle Ride
 03:51
3.
 Gates to Blashyrkh
 04:38
4.
 Grim and Dark
 05:27
5.
 Called to Ice
 05:06
6.
 Where Mountains Rise
 05:51
7.
 Blacker of Worlds
 03:44
8.
 Mighty Ravendark
 09:15

Durée totale : 42:18

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Immortal


Chronique @ Icare

08 Juillet 2018

Ce nouveau full length s’inscrit quelque part entre Battles in the North et Sons of the Northern Darkness

Bon, soyons sincères deux minutes : avouons-le, après le cirque juridique autour des droits du nom d’Immortal et le départ définitif d’Abbath de la troupe de nos pandas préférés, nombreux sont ceux qui ne donnaient plus bien cher de la peau du monstre norvégien. D’ailleurs, entre un All Shall Fall toujours plus heavy qui remonte tout de même à neuf ans, et l’album solo d’Abbath datant déjà de 2016, solide mais facile et sentant un peu le réchauffé, il semblait logique de ne plus attendre grand-chose du désormais duo amputé de son compositeur principal.

C’est pourtant dans ce contexte plus que morose que sort Northern Chaos God sur Nuclear Blast, neuvième album d’Immortal donc, et premier composé uniquement par Demonaz et Horgh. Et autant le dire tout de suite : les deux compères ressuscitent l’âme d’Immortal et enterrent littéralement l’album de leur ancien camarade de jeu. D’entrée, des titres furieux comme l’éponyme ou Into Battle Ride nous renvoient directement aux belles heures du combo, avec des blasts épileptiques et des riffs tranchants, le tout avec un son plus clair et soigné signé Tägtren. Même le chant de Demonaz, même si moins grave et lugubre que celui d’Abbath, épouse le phrasé légendaire d’Eikemo et vibre de cette fureur guerrière qui embrase ces 41 minutes de destruction sonore. On retrouve avec plaisir ce riffing glacial et d’une pureté immaculée que l’on croirait ciselé à même le flanc des montagnes scandinaves et ce rythme très soutenu qui a fait en grande partie la légende du groupe. Si après quelques expérimentations hasardeuses, il est de bon ton de parler de retour aux sources pour appâter le chaland et vendre un nouvel album, cette fois-ci, le terme n’est pas usurpé, et ce nouveau full length s’inscrit quelque part entre Battles in the North et Sons of the Northern Darkness tant dans la musique, glaciale, impitoyable et acérée, que dans les thèmes abordés (Gates to Blashyrkh, Called to Ice, Mighty Ravendark, il n’y a qu’à jeter un œil aux titres de ces neuf pistes pour comprendre que, textuellement parlant les Norvégiens n’ont pas changé leur bazooka d’épaule).

Néanmoins, Northern Chaos Gods n’est pas du bourrinage bas du front du début à la fin puisque l’album possède aussi ses respirations - essentielles vu la violence de l’ensemble - et n’oublie pas de se parer de cette aura épique et majestueuse que dégage tout bon album du groupe. Ainsi, la deuxième moitié d‘album est moins directe, et on retrouve avec plaisir des morceaux plus mid tempo comme Gates to Blakshykr, à l’arpège tout à fait Immortalien et aux mélodies sombres et enneigées, ou Where Mountains Rise aux riffs mélancoliques et entêtants. Dans la catégorie des titres plus calmes, on retiendra aussi et surtout Mighty Ravendark qui clôt l’album de la plus belle des manières, long morceau de 9,14 minutes empreint de cette magie nordique toute particulière et qui aurait pu figurer sans problème sur All Shall Fall.

Bref, avec le dernier Marduk sorti il y a deux semaines, il semblerait que ce début d’été marque le retour des vieilles légendes du black scandinave. Si on peut reprocher aux Suédois d’être un peu en pilotage automatique et de jouer la carte de la facilité, il serait plus que sévère d’avoir les mêmes griefs envers la horde norvégienne qui, et c’est le moins que l’on puisse dire, revient de loin, et avec une inspiration intacte après un silence discographique de près de dix ans. Une fois n’est pas coutume, voilà un combo qui porte bien son nom et qui signe un come back fracassant nous replongeant avec nostalgie au cœur des années 90. A savourer sans modération en rêvant d'un retour au true black sur le prochain Darkthrone et d'un inespéré sursaut d’orgueil de GorgorothHail to the Northern Chaos Gods et hail Immortal!

13 Commentaires

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CRUACH - 17 Août 2018:

Il a mis du temps à s'imposer chez moi mais la patte féroce de Demonaz niveau riffs et chant le font basculer lentement mais sûrement vers le "très bon".

mechant - 19 Août 2018:

ce retour d'IMMORTAL avec 1 tel album fut 1 excellente surprise d'autant que la prod et le style nous ramenent à  at the heart ,damn....et battle....assurément Demonaz a sa place comme chanteur, sa voie plus éraillée qu abbath donne 1 sonorité plus froide.

definitivement je suis concquis par l album.

 

ps: j avais lu que les prod cd et vinyle différenciées ...quelqu un peut il confimer ou infirmer ?

 
David_Bordg - 19 Août 2018:

Super retour d’IMMORTAL. La production est l’oeuvre de PETER TAGTGREN (HYPOCRISY) qui tiens aussi la basse, elle est excellente, le seul bémol pour moi (pour chipoter un peu) c’est que cette basse n’est pas très présente et vivante au niveau du mix, on l’étend peu.

Kjellson - 04 Octobre 2018:

Cet album est excellent comme tous les Immortal, le meilleur restant à mes yeux "Pure Holocaust".

Ce groupe dégage une ambiance unique, renvoyant aux contrées Scandinaves que ce soit Immortal, Demonaz ou Abbath (les groupes hein!!!), les riffs sont particuliers.

Bref pour moi Immortal c'est comme le cochon....

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