Battles in the North

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Nom du groupe Immortal
Nom de l'album Battles in the North
Type Album
Date de parution 15 Mai 1995
Enregistré à Grieghallen Studio
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album794

Tracklist

1.
 Battles in the North
 04:12
2.
 Grim and Frostbitten Kingdoms
 03:00
3.
 Descent into Eminent Silence
 03:36
4.
 Throned by Blackstorms
 03:59
5.
 Moonrise Fields of Sorrow
 03:39
6.
 Cursed Realms of the Winterdemons
 02:24
7.
 At the Stormy Gates of Mist
 02:47
8.
 Through the Halls of Eternity
 03:09
9.
 Circling Above in Time Before Time
 03:55
10.
 Blashyrkh (Mighty Ravendark)
 04:35

Durée totale : 35:16


Chronique @ Gargouille

07 Mai 2004
Malgré ses faux airs de brute inintelligible, Battles in the North constitue un standard incontournable du Black Metal, tant dans le fond que dans la forme. Si Diabolical Fullmoon Mysticism posait les bases d'un Black Metal froid et lancinant, si Pure Holocaust mettait les bouchées doubles en matière de tempête rythmique, Battle In The North dépasse tout cela en mêlant comme jamais rythmiques implacables, mélodies orageuses et vocaux infernaux.
En matière de Brutal Black Metal, seuls Funeral et Enthroned (avec The Apocalypse Manifesto) ont su rivaliser.
La pochette en dit long sur la teneur du disque ; froide et hargneuse. Seuls Abbath et Demonaz sont présents, d'ailleurs, la batterie a été remplacée par une boîte à rythmes. Hormis cet aspect technique peu naturel, Battles in the North est un modèle de rapidité musicale maîtrisée. Il s'avère moins rapide que son successeur Blizzard Beasts mais également moins opaque, moins restreint. La richesse de Battles in the North ne se laisse pas appréhender facilement, ni rapidement, mais une fois qu'elle se révèle, ce sont des trésors de rage glaciale et de brutalité contenue qui s'offrent aux oreilles de l'auditeur.
Les guitares agissent ici comme des lames de rasoir dans les mains d'un magicien, conférant aux rythmiques une dimension impitoyable, que ne viendront pas contredire les tambours hachés de la boîte à rythme. Déconcertantes au départ, voire pénibles, ces rythmiques "mitraillette" deviennent envoûtantes lorsque se dessinent enfin les mélopées lancinantes qu'elles abritent. Des breaks particulièrement inspirés les ponctuent régulièrement, offrant à la musique une bouffée d'oxygène proprement fascinante et la rendant d'autant plus accrocheuse. La voix d'Abbath est unique. Elle incarne l'essence même d'un satanisme vengeur qui prend naissance dans l'amour d'une nature destructrice et le rejet de toute sociabilité. Les images qui peuvent venir à l'esprit à l'écoute de Battles in the North sont la neige, la montagne, la forêt, les animaux sauvages, le feu, la nuit.
Evidemment, la production se révèle rude et sans fioriture, et c'est tant mieux ! A l'instar d'un Under A Funeral Moon de Darkthrone, Battles in the North prouve qu'un "mauvais" son peut être synonyme de qualité dans l'univers du Black Metal. Nous sommes ici bien loin du tournant opéré plus tard avec At Heart Of Winter. Battles in the North est autrement plus brut, plus sauvage, plus implacable. Mais ceci est une autre histoire.
Le seul défaut de Battles in the North encore une fois, réside peut-être dans l'aspect un peu trop automatique de la batterie.
A noter que l'édition originale cartonnée comportait une tracklist erronée. D'autre part,
une édition limitée contenait les titres suivants en bonus :
11. Diabolical Fullmoon Mysticism *
12. Unholy forces of evil *
13. The cold winds of funeral frost *
Vous constaterez qu'il s'agit de trois titres tirées d'une ancienne démo et réalisés dans l'album Diabolical Fullmoon Mysticism. Nous n'avons pas eu la chance de l'avoir entre les mains.

7 Commentaires

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Eaque - 20 Avril 2010: Alors c'est faux en ce qui concerne le satanisme, le concept est basé uniquement sur la nature norvégienne et les mythes qui en découlent..Après dire que cet album est l'un des plus brutales de sa génération avec le très médiocre "Apocalypse" de Enthroned, je crois qu'il faille reviser te copie! Déjà le Heaven Shall Burn de Marduk l'écrase sans faire un pli et avec un vrai batteur! Ensuite, je ne te parle même pas d'Impiety, pour qui ce genre d'album est de l'acabit du bal musette comparé a Koas Kommand 696!!! Ensuite, moi cet album, j'ai eu beau l'écouter des centaines de fois je ne l'ai jamais trouvé transcendant comme "Pure Holocaust",en ce qu'ils les concernent. Une derniere chose, pour "Blizzard Beast", cette c'est bien cet album qui est plus brutal, car au contraire sur Blizzard, ça expèrimentais déjà plus a tout niveau...T'as chronique n'est pas mauvaise même bien rédiger mais bien érroné par moment. Désolé
Metalder - 20 Juin 2011: Mon premier album de black metal : culte, archiculte!!!!
Gorgo666 - 13 Novembre 2012: à eaque:
a ce que je sache kk696 et heaven shall burn n'étaient pas sortis à cette époque, il comparait sa brutalité avec ceux qui étaient déjà sorti, et pour ma part, le enthroned je le trouve excellent mais bon
tonybatterie - 02 Juin 2013: Ce n'est pas une boite à rythmes! Abbath est le batteur sur cet album comme pour Pure Holocaust.
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Chronique @ megalex1986

17 Juin 2011

Une suite plus violente mais non-dépourvue de cette atmosphère particulière.

1993, un an après avoir sorti leur premier album, Diabolical Fullmoon Mysticism, Immortal réalisa ce qui restera leur offrande suprême aux yeux du Black Metal dans cette année dévastatrice aux albums remarquables. Pure Holocaust, album violent, mais point dénué de mélodies, le tout imprégné de cette atmosphère glaciale particulière au groupe. Après cet album légendaire, comment Immortal pouvait-il faire mieux ? La concurrence étant rude avec des groupes tels qu’Emperor, Mayem, Gorgoroth,… révélant un talent tout aussi énorme. Immortal devait donc frapper un grand coup…

1995, un an après le terrible Pure Holocaust et que le groupe ait fait leur première tournée européenne intitulée Fuck Christ Tour , Immortal sort le 13 février Battles in the North, soit 3 jours après Opus Nocturne de Marduk. Battles in the North se veut être le début d’une trilogie comportant Blizzard Beasts et At the Heart of Winter où les paroles seront surtout portées sur l’hiver, la nature, le froid, le tout dans une contrée imaginaire imaginée par les Abbath et Demonaz.

Cet album aura été l’un des premiers grands succès commercials d’Immortal, l’album s’étant écoulé à 30 000 exemplaires, chose assez rare pour du Black Metal, surtout que l’album est caractérisé par une assez grande violence.

La pochette représente, pour ne pas changer, nos braves metalleux des montagnes nordiques mais tout de suite la différence avec l’opus précédent se fait sentir. Premièrement, le fonds blanc correspondant avec le titre mais étant assez rare dans le Black où les couleurs sombres sont privilégiées, le blanc étant représentatif de la pureté, ce qui semble assez contradictoire avec le groupe. Et deuxièmement, seul Abbath et Demonaz sont présents sur la pochette, Grim ayant quitté le groupe pour rentrer dans Borknagar.

Premier constat, la musique est plus brute et plus violente que sur l’opus précédent, le tout à une vitesse encore accrue. Les mélodies sont toujours présentes mais en moindre quantité que dans Pure Holocaust donnant à la musique cet aspect décrit au-dessus. La voix d’Abbath, d’un timbre unique, s’accorde parfaitement à cette musique possédant toujours cette atmosphère froide, propre à Immortal, donnée par la guitare tranchante de Demonaz. Battles in the North, le morceau éponyme, se veut significatif de l’album. Point d’intro, juste une violence nous écrasant telle une avalanche dégringolant du sommet d’une montagne. Ce break, une petite seconde où l’on tente de reprendre son souffle pour ensuite se sentir submergé par cette musique où Abbath, sinistre, use de sa voix rauque si unique, scandant au fin fond d’un fjord qui semble à l’autre bout du monde : « For the Kings of the Ravenrealm !».

Deuxième constat, oubliez les paroles occultes de Pure Holocaust ou les paroles satanistes du Black en général. Immortal réussit dans cet album à sortir du lot en proposant des paroles élaborées autour du royaume imaginaire de Blashyrkh peuplé de dragons et autres créatures, où le Mighty Ravendark domine le royaume donnant lieu à des batailles épiques contées par Abbath. Une contrée très inspirée de la mythologie et de la si belle nature norvégienne, bref un thème s’éloignant du carcan habituel de la scène Black Metal. Cursed Realms of the Winterdemons, pièce où l’on mélange brutalité pure sans aucun espoir de tendresse et ambiance plus épique de toute beauté grâce à cette mélodie réalisée en arpège. Ou encore Throned by Blackstorms avec cette intro acoustique malsaine, rapide, qui augure déjà la suite. Distorsion au maximum, la guitare s’abat de toute sa force telle un massue où violence et mélodie épique s’entremêlent parfaitement pour laisser place à un break vite interrompu par la batterie et ce râle d’Abbath.

Nos 2 norvégiens maitrisent à la perfection leur instrument avec une mention spéciale à Demonaz qui par ses riffs tranchants nous octroie cette atmosphère froide, glaciale, très «Immortalesque» en fin de compte, mais nous assénant tout de même quelques solos tout au long de l'album. Le grand point noir se réside au niveau de la batterie qui, si il faut le rappeler, est jouée par Abbath avec la double pédale augmentée d’une plus grande vitesse en studio, le chanteur n’étant pas un expert dans le genre, la batterie s’avère plutôt mal réalisée. Autre particularité, l’utilisation de la guitare acoustique déjà essayée sur le premier opus mais abandonnée sur Pure Holocaust, cet ajout nous plonge avec plus de réalisme dans ces montagnes nordiques pleines d’épopées.

La production, quand à elle, est misérable mais c’est cela qui en fait la magie de l’album (et du Black Metal en particulier) même si cela gâche quelquefois de belles choses tel que le solo de Demonaz dans Blashyrkh où il est difficile de donner un sens à toutes ces notes mais donnant pour rééquilibrer le tir, un aspect torturé. Mais à part ce petit incident, ce côté un peu crade renforce l’aspect glacial et dur de la musique.

Immortal laisse exprimer toute leur violence sur cet album, le tempo ne ralentit quasiment jamais, point de temps mort sauf exception sur la semi-ballade Black Blashyrkh (on se comprend quand je dis semi-ballade…) où le break à la guitare acoustique enivre l’auditeur de cette culture traditionnelle norvégienne particulièrement épique bien que non reposant sur la partie centrale et finale. Ce râle inhumain, se posant sur l’instrumental envoûtant, horrifie et nous plonge dans les abimes de Blashyrkh, nous achevant de suite par un solo nous transperçant les entrailles.

Côté composition, Demonaz a écrit toutes les paroles, donc c’est peut-être sa personne qui a imaginé le royaume Blashyrkh, et côté instrumental, les deux norvégiens se partagent l'écriture des morceaux. Et dernière chose, sachez que les chansons marquées au dos du boitier ne figurent pas dans le véritable ordre, la chose est assez flagrante si vous prenez le temps de lire les paroles en même temps que la musique jouée, sur le coup c’est assez perturbant…

Immortal nous gratifie d’une suite plus violente où le groupe continue à développer sa propre personnalité, un album original, crucial dans la suite de leur histoire, qui sera suivi d’une tournée européenne avec le batteur de Mayhem (ce qui aura peut-être pour effet d'avoir une batterie convenable). Nos Norvégiens offrent ainsi donc une suite digne de Pure Holocaust malgré cette batterie immonde qui salit un peu le travail, mais parviennent ainsi à garder leur place dans l’élite du Black Metal norvégiens.

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Commentaire @ Paganwinter

11 Août 2007
Voilà donc le fameux "Battles in the North", l'album qui, je pense, a fait connaître Immortal à un plus large public. L'album est d'une rare violence et peut sans hésitation être classé dans la catégorie Brutal Black Metal. Le titre du CD va très bien avec la musique, c'est vraiment une vrai bataille. Immortal n'a rien à envier à Marduk sur ce coup là.

1995, Abbath et Demonaz accompagnés d'une boîte à rythme au lieu de la batterie (pas trop mal d'ailleurs) nous pondent une pure merveille de froideur et de haine, tout ça à la sauce grand Nord et banquises. Le son est parfait en la circonstance, quelque peu parasité, ce qui colle parfaitement à l'ambiance. Les riffs sont époustouflants malgré la vitesse de la musique. Une parfaite maîtrise des accords entre boîte à rythme ultra-rapide et guitares. Celles-ci sont grattées avec une hardeur impressionnante. Abbath vocifère de façon grandiose ; il suit bien le rythme de la musique et le tout colle très bien.

Il faut noter quand même qu'à la première écoute, tout ça est un peu confus. Pour un auditeur non averti, ça peut ressembler au bruit d'un avion à réaction au décollage. Pour un blackeux, plus on l'écoute, plus on l'aime.

Petit inconvenient : l'album comporte 10 titres mais ne dure pas longtemps (environ 40 min). Mais bon, disons qu'au rythme où ils jouent, on comprend que l'endurance ne peut pas être le facteur prioritaire.

Voilà donc un album à posséder absolument. Un grand moment de brutalité et de hargne pour en ressortir vidé de tout complexe, et ainsi voir le monde comme un chant de bataille.

18/20

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PsyStorm - 12 Septembre 2010: Et ça s'entend! Une boite à rythme qui n'est pas carrée et qui n'a pas la même puissance à chaque coup, c'est balèze.
Il faut croire qu'il y en a qui n'ont pas d'oreilles tellement on entend souvent cette remarque.
fl0))) - 19 Juin 2011: C'est Abbath joue la batterie sur Battle in the North, il n'y a pas de boîte à rythme.
 
David_Bordg - 14 Janvier 2015: moi j adors cette opus et la batterie est monstrueuse
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