Blizzard Beasts

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Nom du groupe Immortal
Nom de l'album Blizzard Beasts
Type Album
Date de parution 20 Mars 1997
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album532

Tracklist

1.
 Intro
 01:00
2.
 Blizzard Beasts
 02:49
3.
 Nebular Ravens Winter
 04:12
4.
 Suns That Sank Below
 02:46
5.
 Battlefields
 03:40
6.
 Mountains of Might
 06:37
7.
 Noctambulant
 02:23
8.
 Winter of the Ages
 02:32
9.
 Frostdemonstorm
 02:54

Durée totale : 28:53


Chronique @ valentheris

06 Avril 2010
Il est des groupes qui, de par leurs statuts de cultes ou de ténors de la scène, ne subissent que peu de critiques négatives ouvertes et considérés comme bien fous sont ceux qui osent dénigrer ces derniers. Immortal, fait partie de ces combos qui ont su imposer un respect certain par des albums « piliers » comme le terrible « Pure Holocaust », qui ont marqué leur époque et qui continuent toujours à faire parler d’eux aujourd’hui.

Cependant, comme bien des groupes qui se respectent, nous pouvons retrouver dans ces riches discographies des albums plus controversés, qui ne font pas l'unanimité des fans, passants pour les moments de faiblesse de certains groupes aux yeux des fans, bien qu'en parallèle ils peuvent être adulés. « Blizzard Beasts », quatrième opus des célèbres Norvégiens fait donc partie de cette catégorie et malgré son lot de qualités, est loin d'être exempt de défauts comme je vais vous le démontrer.

Comme bien d'autres albums la première chose qui saute aux yeux (avant de nous défoncer les oreilles) est bien évidemment la pochette. Immortal a toujours eut une certaine popularité au niveau des photos et des poses déjantées que peuvent prendre les membres du groupe et bien sûr, cet opus ne fait pas exception à la règle. Nous avons donc trois grands méchants Norvégiens qui ont l'air de nous en vouloir, alors que notre seul méfait jusqu'à présent est de nous procurer leur dernier album. Un peu déroutant pour qui ne connait pas Abbath et ses compères, mais le fan aguerri sourira en se demandant ce que lui réserve ces teintes de bleu et de gris.
Hé bien comme l'intro aura tôt fait de nous le démontrer grâce aux sonorités de tempêtes de neige et la voix d'Abbath nous parvenant au travers du blizzard, ce qui nous attend est une gigantesque plaine, recouverte de poudreuse où l'on n'y voit pas à deux pieds devant soi et où la brutalité est de mise afin de garder un minimum de chaleur et de courage.

Le titre éponyme nous survenant ensuite résume de manière assez claire le contenu de l'album : une guitare crue, rapide, une batterie qui profite de chaque seconde pour se faire entendre et la voix d'Abbath toujours égale à elle-même, croassante, écorchée, agressive, partant dans des ricanements malsains ou dans des cris plaintifs. Bref tous les éléments « Immortalesques » sont bel et bien présents.
Le tout se veut, tant dans l'ambiance et l'inspiration que dans les sonorités, une suite plus ou moins logique de « Battle in the North » la violence est bien présente tant sur le titre suscité que sur le ravageur « Noctambulant » ou sur le final explosif « Frostdemonstorm », cependant déjà nous pouvons sentir le groupe plus enclin à nous offrir des titres dotés de refrain plus accrocheurs laissant parfois la place à une certaine forme de mélodie dans les riffs bien que l'on soit encore loin d'un « At the Heart of Winter ».

C'est donc « Nebular raven Winter », qui entame cette autre face de composition (bien que nous retrouvions des morceaux similaires sur les précédents opus tels que « Cursed Realms of the Winterdemons ») avec un refrain decrescendo vicieux, entraînant au même titre que le très bon « Battlefields » et ses deux bons breaks (bien qu'un peu courts...).
Il est à noter que l'un des morceaux les plus appréciés du groupe est présent ici-même. Il s'agit bien évidemment de « Mountains of Might » avec sa simple, mais très belle intro aux claviers nous amenant à l'orée d'une ténébreuse montagne sur laquelle souffle un éternel blizzard. Sur ce titre, impossible de ne pas se représenter mentalement le décor. Tout y est : la mélancolie, les sonorités glaciales des instruments, la souffrance emplissant chaque syllabe d'Abbath.

Malgré ce lot de bonnes choses, il est à noter plusieurs défauts et non des moindres.
Tout d'abord, l'album est court ! Si l'on trouvait que les premiers Gorgoroth s'écoutaient rapidement cet opus dure environ vingt-huit minutes ce qui est encore plus court. Cela est-il forcément un point négatif ? Oui et non... Dans la mesure où l'album s'écoute ainsi plus facilement et permet d'intégrer les différentes pistes à notre esprit plus rapidement (en particulier les plus brutales) c'est une bonne chose. Cependant, cela peut aussi résulter du fait que certains riffs, breaks ou je ne sais quoi encore, auraient pu être plus exploités. Je pense notamment à des titres comme « Battlefields » qui auraient pu disposer d'un bon solo ou encore « Suns That Sank Below » pour lequel un break puissant aurait pu faire un grand effet au milieu de la piste. Bien entendu ceci n'est qu'un avis personnel et dans la majeure partie, le contenu actuel de l'album se suffit à lui-même.

En revanche, nous pouvons aussi remarquer quelques problèmes de production, même si je n'ai aucune idée de s'ils sont voulus ou non. Les cymbales de la batterie sont audibles, mais manquent tout de même d'une puissance certaine ou d'une meilleure sonorité, ce qui est dommage, car c'est tout de même l'opus où Horgh fait son apparition au sein du combo, ce qui n'est pas rien. D'autre part, certains titres ont une production plus faible que d'autres, là où « Noctambulant » partait dans une ambiance éthérée, « Winter of Ages » dispose d'un son plus étouffé et les guitares sont par conséquent un peu plus faibles.

Détails pour certains, éléments cruciaux pour d'autre, les défauts et les qualités de ce « Blizzard Beasts » ne laissent pas indifférents et font de celui-ci un des albums les plus discutés en terme de qualité au sein de la discographie d'Immortal. Le vilain petit canard pour les uns, la fin d'une belle époque pour d'autres (en particulier ceux qui ont lâché en partie le groupe à la sortie de « At the Heart of Winter ») il n'en reste pas moins que c'est un album tout à fait correct.
Du Immortal toujours bon même si le groupe a fait bien mieux, mais un bon album de black metal dans l'ensemble.

Valentheris.

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1001nuits - 09 Juillet 2011: En fait, cet album est vraiment très bon mail la production est bien pourrie et très irrégulière. Après Battles, ça a un peu cassé l'ambiance.

Mais j'aime bien.
Kysaduras - 18 Juillet 2012: Disons que par rapport aux albums sortis précédemment, il apparaît juste en deçà des autres. Pas un mauvais album certes, mais juste bon.

En revanche la production est vraiment mauvaise et c'est dommage. Un des titres les plus prenants d'Immortal sur cet opus tout de même, l'excellent Mountains of Might.
17blunt - 08 Décembre 2012: C'est vrai que cet album est en dessous des précedents mais moi je l'aime bien quand même ! Par contre "Mountains of Might" est un joyau parmi la baisse de régime de l'album dans son ensemble et justifie à lui seul la possession de ce disque !
Lingon - 12 Août 2013: Pas de mélodie sur cet opus ? Oui effectivement, il va falloir pour certain, faire un tour chez l'ORL...
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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

03 Janvier 2012

Malgré sa maladesse indéniable au niveau de la batterie, Blizzard Beasts reste un album plutôt pas mal dans son ensemble

Immortal est avant tout connu grâce à son duo Abbath et Demonaz, qui fait fureur dans l'histoire du Black Metal norvégien des années 90. Le groupe, après avoir sorti son deuxième album en 1993, Pure Holocaust, qui fit un véritable tremblement et qui est encore considéré comme un des pionniers du genre aujourd'hui, se sépara de son batteur Grim, et décida de continuer la route à deux, et sortit donc en 1995 leur troisième opus Battles in the North, qui ne fit pas un si grand tremblement que son prédécesseur mais qui se fit tout de même entendre plus d'une fois. En 1997, le duo fit donc appel à un certain Reidar Horghagen, plus connu sous son pseudonyme de Horgh, aujourd'hui faisant également partie du groupe de Death Mélodique Hypocrisy.

Et ainsi, une fois le trio à nouveau réuni, il fut temps pour Immortal de sortir son quatrième album studio, qui prit le nom de Blizzard Beasts, titre qui se fit un beau reflet sur la pochette, notamment au niveau des couleurs, dans l'ensemble extrêmement glaciales, ainsi qu'à son centre Abbath, Demonaz ainsi que Horgh se fesant plus discret sur la droite. Pas besoin d'afficher le logo du groupe sur la cover pour reconnaitre d'emblée ce trio infernal qui nous éblouit depuis plus de 20 ans avec son Black Metal unique et avec sa voix grandiloquente et si particulière dont Abbath nous fait part depuis la formation du groupe.

Une première chose nous choque dès la lecture du premier morceau de ce Blizzard Beasts, qui est la clarté percutante du son, qui a assez changé depuis Battles in the North (Qui était déjà à l'époque loin du son extrêmement true de Pure Holocaust, mais pas à ce point ici qui se fait encore plus entendre depuis le 3ème opus), plus particulièrement au niveau de la batterie de Horgh, celle-ci se contentant d'être machinale et n'offrant pas autant de plaisir à l'auditeur qu'à l'époque de la tornade dont nous faisaient part Grim ou Armagedda (Plus particulièrement le premier d'entre eux), c'est un point assez dommage, on ira presque par moments confondre la batterie avec une boîte à rythme. Et le son, également de la batterie, dans son ensemble, aura également beaucoup changé, étant beaucoup plus clair que dans les années précédentes.

L'intro du morceau éponyme sera quant à elle un point très fort selon moi pour cet album, mettant directement l'auditeur dans le monde de ces bêtes des blizzards, et continuera directement avec un morceau rempli de haine et de soif de sang, notamment au niveau du chant de Abbath, qui sera quelques fois doublé d'une deuxième voix encore plus sombre. Malheureusement la production manque de noirceur dans sa grande ensemble et mis à part quelques solis intéressants et riffs bien aboutis, on ne remarquera pas grand chose de très mémorable dans cet album, même si bien sûr des morceaux comme « Mountains Of Light » ou « Nebular Ravens Winter » restent agréables et dans leur ensemble très honorables.

Immortal aura réapparu avec un quatrième méfait dans son ensemble abouti, mais il manque la directive et la haine de Pure Holocaust, la noirceur de Diabolical Fullmoon Mysticism ainsi que la tornade de puissance de Battles in the North. Encore aujourd'hui Pure Holocaust reste l'ultime méfait de la carrière d'Immortal, mais c'est sûr qu'il reste toujours agréable de passer deux ou trois morceaux de ce bon vieux Blizzard Beasts, qui reste, malgré ses indéniables défauts et surtout sa très courte durée de moins de 30 minutes, un album plutôt pas mal... Enfin, malgré sa maladresse au niveau de la batterie, Immortal ne sera pas privé de son titre de pionniers du Black Metal norvégien aux côtés de Mayhem, Gorgoroth, Burzum et Darkthrone.

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megalex1986 - 03 Janvier 2012: Bonne chronique malgré une chose que tu n'as pas indiqué (ou alors nullement remarqué), c'est la présence de riffs relativement Death Metal tel que sur le titre éponyme vogant discrètement vers les influences de Morbid Angel. L'opus suivant appronfondira même cette voie.



"Battles in the North (Qui était déjà à l'époque loin du son extrêmement true de Pure Holocaust)"

Je rebondis là-dessus car Battles in the North possède une production bien plus raw que leur deuxième méfait, et il est même très connu pour cette caractéristique ayant rebouté quelques uns (ainsi que pour sa violence).



Sinon comme je l'ai dit précédemment, merci pour la chronique.
MikeSlave - 03 Janvier 2012: Je suis d'accord avec le commentaire de megalex sur l'influence death metal de l'album.Est ce le son ou le riffing? impossible pour moi de le dire même si je me dis que le batteur y est pour quelque chose.
Un album bon mais inégal.
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Commentaire @ Black_Requiem

06 Janvier 2009
Noir et bleu, voilà les deux couleurs qui restent marquées dans la tête après écoute de l’album, non seulement parce que ce sont les deux seules couleurs du livret (fond noir et écriture bleue), mais aussi parce que toute la musique de Immortal sur ce Blizzard Beast en est teintée. Le bleu pour « Blizzard », le noir pour « Beast ». Le bleu pour le jeu froid, glacial de la batterie et la voix d’Abbath, le noir pour les riffs maléfiques et démoniaques de la guitare.

Sorti en 1996, ce Blizzard Beast est alors sur la lancée des albums précédents de Immortal (à savoir Diabolcal Fullmoon Mysticism, Pure Holocaust et Battles in the North), c’est à dire des albums d’une violence très soutenue et marquée dans la musique, un son très cru et brut (un son « underground ») mais déjà le trio norvégien se hisse de plus en plus vers les sommets et gagne en notoriété parmi ses confrères Black Metalleux. Outre une batterie totalement dominatrice mais au jeu relativement basique (peu de contretemps, de roulements développés, … et ça n’est peut être pas plus mal me direz vous, car certaines formations proposent un jeu de batterie si complexe qu’il semble faire bande à part de la musique), la basse crée une sorte d’écran grave et assourdissant (mêlé à la double pédale c’est impressionnant) sur lequel vient s’ajouter la guitare aux rifs déchaînés et au son plus que malsain.

Ainsi Immortal continue grâce à ce Blizzard Beast sur sa terrible et impressionnante lancée, sa notoriété ne cessant de croître au fur et à mesure des albums. Finalement le travail paye, chaque album y ayant contribué, tout le monde sait actuellement sait ce qu’est devenu Immortal : un incontournable du genre, un groupe culte et légendaire.

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