Nachthymnen - From the Twilight Kingdom

Liste des groupes Black Metal Abigor Nachthymnen - From the Twilight Kingdom
Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Abigor
Nom de l'album Nachthymnen - From the Twilight Kingdom
Type Album
Date de parution 01 Août 1995
Enregistré à Hoernix Ton und Licht
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album172

Tracklist

1.
 Unleashed Axe-Age
 06:24
2.
 Scars in the Landscape of God
 06:15
3.
 Reborn Through the Gates of Three Moons
 06:04
4.
 Dornen
 04:38
5.
 As Astral Images Darken Reality
 03:56
6.
 The Dark Kiss
 05:47
7.
 I Face the Eternal Winter
 04:35
8.
 Revealed Secrets of the Whispering Moon
 05:22
9.
 A Frozen Soul in a Wintershadow
 06:04

Durée totale : 49:05


Chronique @ BEERGRINDER

15 Mai 2009
Le très bon mini CD Orkblut – The Retaliation avait vu Abigor trouver définitivement son style, renforçant un peu plus ce côté médiéval et Pagan, mêlé à un Black Metal d’obédience « True ». Nachthymnen (From the Twilight Kingdom) (1995) va enfin montrer toute l’étendue du talent et de l’inspiration du trio emmené par Peter Kubik.

L’édifice moyenâgeux et ténébreux ornant la pochette pose le décor et nous voilà partis pour la guerre, hache à la main et chant de guerre aux lèvres… Mais attention le Black / Pagan de Abigor ne s’inscrit pas dans la lignée Viking Metal d’Enslaved ou les « Odineries turlututu » Folk comme le pondront plus tard Moonsorrow ou Eluveitie, d’ailleurs les autrichiens avaient anticipé cette mode puisque en annotation en dessous du premier titre Unleashed Axe-Age on peut lire : « This vision should not be seen as a part of the upcoming Viking trend » : ils ne s’étaient pas trompés sur le côté « trend » colporté par certains groupes les bougres, de vrais madame Soleil !

En effet point de cornemuse ou autre trompette ici, juste un peu de clavier accompagnant parfois les guitares incisives de P.K. En fait, avec cette production toujours râpeuse et brute juste un peu plus claire au niveau des guitares, le chant hargneux de Silenius et l’âme authentique qui émerge des guitares, on croirait presque entendre une version Pagan de Darkthrone avec un batteur plus violent (il tabasse sévère le T.T.). Le contraste est saisissant lorsque survient la voix envoûtante de Elisabeth Toriser accompagnée de notes acoustiques lors de l’intro de Scars on The Landscape of God, avant de repartir de plus belle dans un Black rapide et guerrier et une guitare rappelant étrangement le riff de départ de Doomsday for the Deceiver de Flotsam & Jetsam : un titre fabuleux alternant linéaires entêtants, accélérations redoutables et quelques courts passages acoustiques aérant judicieusement l’ensemble.

Pour magnifier encore ses ambiances guerrières, Abigor remplace de temps en temps le son de caisse claire par des gongs destructeurs comme autant de tambours guidant les soldats dans leur assaut. Nachthymnen parvient à délivrer un Black majoritairement agressif, mais sachant aussi jouer sur d’autres atouts, comme sur le lent et triste Dornen, morceau atmosphérique sur lequel la voix féminine alternée au cri de Silenius est une pure réussite.
En plus de ces breaks judicieux, de ce matraquage intensif, de ces rythmiques entêtantes, de cette alternance ambiance / violence, Abigor est ici passé maître dans l’art de faire passer ses émotions, tour à tour l’auditeur connaîtra ainsi la fureur, la tristesse, la haine ou la folie en s’immergeant dans ce disque.

Même si l’album est tout de même légèrement moins intense que les trois premiers titres qui frisent la perfection, les cinquante minutes de Nachthymnen sont d’une homogénéité remarquable et il est difficile de mettre en lumière une chanson plus qu’une autre, entre le violent The Dark Kiss, l’épique I Face the Eternal Winter ou encore le quasi expérimental A Frozen Soul in a Wintershadow et ses passages dissonants, c’est une succession de brûlots qui défile dans nos esgourdes.

C’est sans conteste grâce à ce disque que Napalm Records a pris une place prépondérante dans la scène Black Metal, proposant par la suite des Nastrond ou Summoning imposant le label comme incontournable. Quand à Abigor, ce disque est et restera sans doute leur œuvre la plus aboutie et complète, mais aussi (et ça ne va pas toujours de paire) la plus reconnue et appréciée, jouant même des coudes pour compter parmi les meilleures sorties Black de l’année 1995 au milieu de bombes comme Battle in the North (Immortal), Far Away From The Sun (Sacramentum) ou encore Opus Nocturne (Marduk).

I’m the one behind the shadows
Tyrant of damnation, believer in war
I will build the bridge of hate...

BG

4 Commentaires

11 J'aime

Partager
morgothduverdon - 17 Mai 2009: Odineries turlututu à la Moonsorrow ou Eluveitie.
Borgne enfoiré va :-P
Déjà Moonsorrow n'a rien à voir avec Eluveitie, et ils ne se qualifient pas de Viking.

Sinon, d'accord avec ta chronique.
BEERGRINDER - 18 Mai 2009: Hé, hé! Je savais bien que tu allais réagir, c'était fait exprès...
morgothduverdon - 18 Mai 2009: Je m'en doutais en plus xD

En tout cas tu m'as donné envie de le réécouter ce bon album. J'ai la version avec Orkblut en plus.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Commentaire @ Nattskog

15 Mai 2009
La suite logique d’ « Orkblut », sorti la même année (ils ne se reposent donc jamais ?), « Nachthymnen » est considéré par beaucoup comme le meilleur opus d’Abigor.
S’il est vrai que les premiers titres ont quelque chose d’ensorcelant, que les claviers de l’intro sont tellement cosmiques qu’on se sentirait attiré vers Orion (je dis ça comme ça…) à chaque écoute, s’il est vrai aussi que les claviers sont toujours aussi présents que dans « Orkblut » ou « Wervüstung », ils sont aussi beaucoup moins païen que dans le précédent et cela est très dommage !
Bon, je ne dis pas par là que c’est mauvais, bien au contraire… Cet album est celui que je préfère après « Orkblut » (c’est donc synonyme de qualité n’est-ce pas ? lol). Les morceaux sont longs, épiques, bien exécutés et franchement intéressants au niveau de la composition : assez médiéval encore, Abigor se créé son style propre, un style original mêlant des passages très rythmés, avec une bonne grosse batterie bien black à des passages mid tempos beaucoup plus planants, qui recèlent encore parfois une once de paganisme, donnant une touche extrêmement profonde à la musique, très mélancolique même, qui me fait penser à une errance de fantôme dans des ruines comme celles que l’on peut apercevoir sur la pochette de l’album (l’une des plus belles pochettes de black à mon goût).
On peut voir à travers les paroles que les thèmes abordés restent le paganisme et la guerre contre Dieu, expliquant alors ces passages atmosphériques et cette langueur quasi palpable sur certains morceaux comme « Dornen », très lent, comprenant des chants féminins et un riff très monotone sur presque toute sa durée… sauf à la fin où tel un orage, la musique se déchaîne en quelque chose de très beau, presque Dissectionnien, qui achève le morceau comme une libération inespérée achève une longue peine.
Mon principal regret avec cet album, c’est qu’Abigor n’utilise pas autant d’instruments folkloriques que sur « Orkblut », montrant ainsi que le groupe peut se renouveler, mais perdant aussi par là une bonne part de son originalité. Certes, Abigor reste encore un groupe unique car les atmosphères de ces albums (« Orkblut » et « Nachthymnen ») n’ont jamais encore été égalées, même par eux mêmes sur leurs albums suivants.
Un excellent album donc, disponible à nouveau après une longue absence en édition jumelée avec « Orkblut »… dommage, on voit moins bien la pochette qui se retrouve partagée par la diagonale avec celle du mini. Donc je vous recommande avant d’acheter la réédition, de chercher la première version en occase si vous aimez les belles jaquettes.

0 Commentaire

0 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Commentaire @ Peter.K

15 Mai 2009
. Leur meilleur album? Chacun ses goûts, album indispensable? Oui !!
Cet album est le dernier volet de la période où le groupe ne cherchait pas encore à jouer de la musique trop violente, le grand changement se fera en effet pour le « Opus IV ».
Cet album est donc considéré comme un chef d’œuvre, il en est un ! Tout le génie du groupe est au rendez-vous !
Si je devais considérer cet album à leur premier, « Verwüstung (Invoke The Dark Age) », je dirais que celui-ci est moins agressif, Silenius hurle beaucoup moins et la composition générale est moins violente.
L’ambiance du groupe est toujours présente, les compositions sont toujours aussi riches, épiques et toujours aussi variées. Abigor est un groupe studio, cela se ressent bien. Les passages varient de belles atmosphères « made by Abigor » à de très bon riffs arrivant juste quand il le faut (A Frozen Soul in a Wintershadow en est le parfait exemple).
L’ambiance est païenne à souhait et est d’ailleurs l’une des plus belles atmosphères que le black ait pu connaître (les Autrichiens doivent être doués pour ça).
Une petite nouveauté également, ce sont les voix féminines, très envoûtantes, ce qui renforce l’aspect atmosphérique (sur « Scars in the Landscape of God », « Dornen » et « A Frozen Soul in a Wintershadow »).
Enfin, encore un album indispensable, rien à jeter ici, tout est beau. L’un des meilleurs album du groupe, cela va de soit, et l’un des meilleurs album de black métal. Objet culte !

0 Commentaire

0 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire