Leviathan

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Nom du groupe Mastodon
Nom de l'album Leviathan
Type Album
Date de parution 31 Août 2004
Style MusicalMetal Progressif
Membres possèdant cet album349

Tracklist

Re-Issue in 2006 by Del Imaginario Discos.
DISC
1. Blood and Thunder 03:49
2. I Am Ahab 02:46
3. Seabeast 04:15
4. Island 03:26
5. Iron Tusk 03:03
6. Megalodon 04:23
7. Naked Burn 03:42
8. Aqua Dementia 04:10
9. Hearts Alive 13:40
10. Joseph Merrick 03:35
DVD (European Release)
1. Naked Burn
2. Aqua Dementia
3. Hearts Alive
4. Where Strides the Behemoth (Live)
5. Battle at Sea (Live)
6. Thank You For This / We Built This Come Death
(Live)
7. Crusher Destroyer (Live)
Total playing time 46:49

Chronique @ Svartolycka

27 Septembre 2004
Il y a des jours comme ça où l’on a envie d’écouter autre chose. Des jours comme ça, où l’on veut changer de registre musical, loin des cris malsains des blackeux, loin des grognements du death. Bref, j’ai envie de m’aérer la tête et puis le milieu du metal est suffisamment éclectique pour qu’on aille butiner ailleurs (Non mais sans blague !!). C’est pour cela que je me penche sur cet album de Mastodon répondant au doux nom de « Leviathan » (créature mythologique phénicienne).

Encore un Leviathan me direz-vous, à croire que j’y suis abonné, sauf que là, non, la tonalité à la fois musicale et textuelle n’a pas grand-chose à voir et se trouve être singulière.
Et si la pochette vous fait penser à un groupe de heavy-metal et bah, c’est peine perdue. Mastodon joue un metal des plus hybrides tout en restant cohérent. La base première du groupe reste le hardcore old-school new-yorkais, c’est-à-dire un metal assez lourd, gras et énergique ponctué de lignes vocales limites aboyées (parfois presque death) et chantées en chœur. Mais là où la musique de Mastodon (ce nom) se fait différente c’est au moyen de passages assez heavy (des passages sont particulièrement techniques), les rares solos me font même penser à du Iron Maiden, de voix, par moments très claires, et surtout malgré la forte base hardcore, on a plus l’impression que le flux musical coule de lui-même. Ça glisse le long de ces dix titres, très fluide. On notera par ailleurs que l’on trouve la présence d’un bien discret violoncelle sur « Aqua Dementia ».

Les riffs sont assez rugueux et particulièrement accrocheurs (« Seabeast », « Island » ou encore « Hearts Alive »), le batteur est un vrai pro des roulements et possède un jeu précis connaissant à la perfection le rôle des breaks. Son jeu paraît décalé alors qu’il colle parfaitement à la structure des morceaux ; on note par ailleurs des passages de guitares au son clair ainsi que de grattes sèches, entraînants et apportant une atmosphère plus éthérée alors que l’impact général reste assez rentre-dedans.

L’aspect théorique est aussi un des points rendant ce « Leviathan » fascinant et hors-normes. Les textes n’ont strictement rien à voir avec le hardcore comme on pourrait le penser. Il faut plus se pencher du côté d’un Neurosis et là vous pourrez peut-être comprendre l’enjeu d’un tel disque. Les textes pointent la puissance des éléments marins, ses mythes (« I Am Ahab », « Megalodon »), ses superstitions (« Aqua Dementia »). Cela du point de vue de l’homme occidental et des terreurs que la mer inspire mais aussi par la vision de certaines cultures : la culture celtique (« Island ») ainsi que des peuples indonésiens et océaniens (le livret regorge de signes et d’illustrations du continent océanien) dans la même ligne conductrice que la chasse marine. L’album joue très bien entre les deux visions que la musique accompagne. L’outro « Joseph Merrick » ainsi qu’un passage sur le titre « Megalodon » font très musique de marin anglais au XIX siècle. Avec une telle charge ethnologique très poussée sur l’animisme, on est à peine surpris (mais bien content) que Scott Kelly (chanteur-guitariste de Neurosis, tiens, tiens…) face une apparition sur le titre « Aqua Dementia » qui est par ailleurs le titre le plus puissant et brut.
Les titres d’une durée globale de trois, quatre minutes s’enchaînent sans temps morts et se trouvent êtres gravement jouissifs, et d’une intelligence non désagréable, sauf sur le fabuleux « Hearts Alive » fantastique pièce de près d’un quart d’heure que ne renierait pas Neurosis, tellement évident.

Bref, « Leviathan » de Mastodon est un superbe album de metal hardcore hybride qui n’a absolument rien de stoner (comprend toujours pas) et n’est pas à comparer avec Metallica et Rush (bien plus personnel que ça) comme il est écrit sur une étiquette, enfin, la source vient de mtv.com, ce n'est pas vraiment étonnant.
A noter que l’édition limitée contient un dvd audio contenant des prises-studio de trois titres de cet album ainsi que des titres plus anciens enregistrés en public (assez discret) sans que l’on sache où précisément. Et bien que l’image manque, l’écoute de ces titres montre une énergie débordante de la part des musiciens (ce batteur…) sur des morceaux où l’on peut sentir des références au death-metal ainsi que certaines parties sont assez barrées voire saugrenues. Mastodon fait ce qu’il veut et ça se sent et c’est tant mieux.
Une bombe hardcore amalgamé qui vous fait prendre le large.


3 Commentaires

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Pazuzu - 17 Fevrier 2008: Excellent. Bien que ce soit pas mon style métal de prédilection, c'est album est à recommander.
Mastodon a livré un set puissant au Graspop de Dessel il ya quelques années.
(s) Pazuzu
polopoulet - 06 Mai 2009: album qui dégage une patate terrible, super varié, et avec un son et un jeu de batterie monstrueux.
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Commentaire @ wOLF

29 Décembre 2005
Leviathan est sans conteste l'album de l'année 2004. Cette formation sortie tout droit de nulle part a d'abord réussi à poser son style avec "Lifesblood", l'E.P. de 2000. Puis, avec "Remission", leur premier et monstrueux album, sorti en 2002, c'est la révélation ! Et, enfin, en 2004 : "Leviathan" !

L'histoire du disque, tout comme l'artwork sont tirés de Moby Dick (de Herman Melville), livre que le batteur a ingurgité et digéré lors de leur tournée de "Remission", suivi de près par les autres membres du groupe qui se sont empressés de le lire. L'influence de la baleine blanche se remarque dans presque tous les titres de l'album ; album original et qui s'écoute sans fin !

Titres à retenir : "Iron Tusk", "Blood And Thunder", "Naked Burn", "Aqua Dementia", "Joseph Merrick"...

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