The Hunter

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Nom du groupe Mastodon
Nom de l'album The Hunter
Type Album
Date de parution 27 Septembre 2011
Produit par Mike Elizondo
Style MusicalMetal Progressif
Membres possèdant cet album272

Tracklist

1. Black Tongue 03:27
2. Curl of the Burl 03:40
3. Blasteroid 02:35
4. Stargasm 04:40
5. Octopus Has No Friends 03:49
6. All the Heavy Lifting 04:31
7. The Hunter 05:18
8. Dry Bone Valley 04:00
9. Thickening 04:31
10. Creature Lives 04:41
11. Spectrelight (ft. Scott Kelly of Neurosis) 03:10
12. Bedazzled Fingernails 03:08
13. The Sparrow 05:32
Bonustrack (Vinyl Edition)
14. The Ruiner 03:11
Bonustrack (Japanese Edition)
14. Deathbound 02:48
Bonustracks (Deluxe/Itunes Edition)
14. The Ruiner 03:11
15. Deathbound 02:48
DVD Bonus (Limited Digipack Edition)
1. Track By Track Commentary
2. Making of the Hunter
3. Deathbound (Video)
4. Black Tongue (Video)
5. Stargasm Psychedelic Visualizer
Total playing time 53:02

Chronique @ Julien

15 Octobre 2011

The Black Album from Atlanta mother fucker!!!!!!!

Mastodon va t'il subir le même sort que son illustre prédécesseur de la Area Bay, j'ai nommé Metallica. En effet comment ne pas comparer la sortie de The Hunter avec la sortie du Black Album . Tout les ingrédient de la success story sont la. Depuis la sortie de Lifeblood en 99 le groupe est couvert de louanges: révolutionnaire, avant gardiste les termes pleuvent, électron libre et j'en passe. Mais le point crucial est qu'il a toujours été difficile de mettre une étiquette ferme et définitive sur le groupe. Est-ce du prog, du post hardcore, du stoner, du heavy, de va variété empruntant les guimmicks de chantal Goya, on s'y perdait un peu. Bref un calvaire a classifier mais un régal pour les oreilles.

La comparaison avec Metallica vient d'un aspect crucial de la musique de Mastodon. Le propos a été tout simplement simplifié dans le bon "bon" sens du terme pour certains et pour le "pire" sens du terme pour d'autre. Ici nous avons affaire a un disque basé sur un approche finalement assez pop/rock: couplet; refrain; couplet, refrain solo, couplet, refrain. Le moins que l'on puisse dire c'est que le groupe ne nous avait pas vraiment habitué a tant de classicisme. Pas de dérive psychédélique portant des titres a plus de 7 minutes, pas trop d'écarts vis a vis du schéma cité ci dessus. Il fallait le voir venir, cela faisait un bout de temps que trainait des extraits allant dans cette direction. Ajoutant a cela un changement radical dans le visuel du groupe ( pourquoi avoir viré Paul Romano qui avait su donner toute son identité visuelle au groupe????). Ca sentait vraiment le ménage de printemps. Un dernier point d'inquiétude et après je ne dirai que du bien cette tuerie. En effet a l'annonce du choix du producteur il y avait de quoi faire peur. Mike Elizondo qui a certes travaillé avec Avenged Sevenfold (mais je ne suis vraiment pas client) mais surtout avec Dr Dre 50 cent ou encore Eminem. Même si il faut leur faire confiance ce n'était pas forcement des plus rassurant sur le papier….

Mais voila après tant d'hypothèses lancées il faut se lancer dans l'écoute et forcement nous allons en prendre pour notre grade tant ce disque nous mettra a genou. Effectivement "Balck Tongue" fera taire les mauvaises langues (désolé…). On y retrouve tous les éléments qui ont fait la gloire du groupe, sauf que c'est structuré et que l'on se prend a retenir le refrain. Elle est pas belle la vie. On enchaine directement avec le plus rock'n roll "Curl of the Burl" dont les paroles sont assez savoureuses. La aussi le refrain se capte en quelques instants mais que c'est bon. Effectivement on ressent un peeling très rock des le début et c'est bien ça qui fait de cette album une vraie révolution pour Mastodon. Réussir a canaliser le coté progueux qui voudrait que l'on rallonge a la sauce alors qu'elle est parfaite a moins de 6mins. Dur a dire mais ce coté "in tour face" va comme un gant au gang d'Atlanta.

Car cette fois plutôt qu'un développement sur la longueur, le développement c'est fait sur la largeur. Comment ca le son est plus épais. Mais non c'est simplement sur le travaille rythmique, du chant… en effet chaque titre peut se targuer d'avoir une rythmique assez complexe mais si travaillée qu'elles passent toutes le test "efficacité" haut la main. Le très très gros boulot vient aussi du travail sur les voix. Jamais les différents chanteurs n'auront autant partagés le micro (les leads sont assurées a part égale entre Troy Sanders, Brent Hinds et Dann Dailor). Nous mettrons une mention spécial a Dann Dailor qui chante sur pas moins 5 titres, les lives vont être chaud pour lui. Encore une fois le travail a été réellement de qualité comme nous le prouve "Creature Lives" dont la structure est plus axée sur le chant que sur la musique (une première pour le groupe). Il faut vraiment comprendre que ce disque fait la part belle au chant clair et que en cela les bougre ont fortement progressé. Nous arriverions presque a entre Josh Homme par moment sur "Dry Bone Valley", c'est dire.

Les titres sont donc vraiment plus variés les uns que les autres alternant les passages speeds comme l'ultra puissant "Spectrelight" (avec la présence du pote de toujours Scott Kelly au chant), les parties vraiment plus cool comme "The Sparrow" (magnifique final pour un magnifique album) ou encore les relents du passé tortueux mais concis comme "Bedazzled Fingernails". Rien a jeter tout a garder.

Coutumier du fait, le groupe proposait des concept-albums et il aurait pu en être de même ici, mais ce n'est pas le cas. Il est vrai que le frère de Brent Hinds est mort il y a peu pendant une partie de chasse (pas d'un coup de fusil mais d'une crise cardiaque) mais seul le très posé titre éponyme lui est dédié. Au demeurant ce titre est l'un des plus poignant de l'album est son lourd sujet ne doit pas y être étrange.

Vous l'aurez compris Mastodon tient son Black Album des deux mains. Plus accessible du coté structure, plus travaillé (si s'était possible) du coté des voix, moins étiré pour être étiré, un simple concentré du pur pachyderme. Un album qui fera date dans la musique moderne.

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Chacal - 17 Octobre 2011: Ce côté old school dans le son et les riffs accompagnés d'un chant qui rappel par moment Ozzy est vraiment sympa. J'ai encore jamais vraiment adhéré à Mastodon, mais là, je pense que "The Hunter" va me permettre de corriger le tir !
trashcanjesus - 09 Novembre 2011: Woaw quel album, influence 70's avec le gros son 90's, quel pied !
Abigael - 09 Décembre 2011: Non, t'es loin d'être le seul. Un album qui m'ennuie, beaucoup moins agressif et qui ne me parle pas vraiment. Je n'ai jamais réussi à l'écouter en une seule fois.
"tout ce qui me plaisait chez Mastodon s'est dilué dans un style plus lisse" sera mon résumer ...
metalmat66 - 03 Janvier 2012: Assez d'accord avec petaire et Abi : ils développent une formule tubesque sur chaque titre, c'est plus abordable certes, mais ça perd en puissance et en émotion. Je vais insister un peu sur les écoutes, mais ça m'étonnerait que cet album me contente autant que Blood Mountain ou Crack the Skye...
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Chronique @ Eternalis

15 Octobre 2011

Mastodon est un électron libre qui définit lui-même ses propres règles...

On parle de progressivité lorsque l’on est face à un phénomène d’innovation, de dépassement des frontières établis et d’une certaine volonté d’expérimentation.
Devenu à tort un terme fourvoyé avec le temps, la musique dite progressive est bien souvent, aujourd’hui, le synonyme d’un art pédant et prétentieux, aux démonstrations techniques propres à s’exprimer sur des sentiers profondément ancrés dans un égocentrisme certain, où l’art du paraître est au moins aussi important que celui du résultat global et émotionnel.

Les sirènes de la reconnaissance personnelle ont bien souvent emporté des musiciens doués d’un potentiel technique incroyable mais dont la créativité se résumait à une vitesse d’exécution frisant la zéro absolu du feeling. Si donner des noms est tout aussi ridicule que potentiellement incorrect, tant les avis peuvent diverger sur cette notion de démonstration, traiter de groupes appelés progressifs mais faisant office d’exception est tout autant essentiel.
Nous avions abandonné Mastodon après un "Crack the Skye" bouleversant et résolument grandiloquent dans sa recherche d’atmosphères, extrême dans ses émotions mais pourtant tellement plus beau et planant que les premiers opus bien plus hardcore ou qu’un génial "Blood Mountain" où le génie se trouvait dans une excentricité de chaque instant, présente dans chaque idée et chaque parcelle de composition.

Suite à ces deux disques, fondamentalement différents, visant des publics différents (même si pouvant se rejoindre), il était difficile de savoir vers quelle direction allait se tourner les fous furieux d’Atlanta, plus cinglés que jamais dans leurs nouvelles photos promotionnelles et à l’évocation d’une cover des plus étranges, sorte d’Alien-vache en bois, aussi horrifique que potentiellement drôle et comique par son improbabilité. Dans ce contexte déjà bien étrange, "Black Tongue" déboule et pose un panorama n’étant pas étranger, mais se différenciant significativement de son homologue « fissuré » par sa simplification d’un point de vue structurelle, sans pour autant délaisser la technique si particulière du groupe, notamment celle de Brann Dailor derrière ses futs, toujours aussi tentaculaire, instable et imprenable dans son jeu de toms si déboulonnant. Vocalement, on se retrouve plus proche de ce que nous proposais "Blood Mountain", mais de manière plus aéré, plus « vocale » presque, en s’offrant un côté plus stoner et posé, plus émotionnel mais sans aller non plus dans l’aspect planant du disque précédent. La complicité entre Brent et Troy est évidente et plus marquée que précédemment, ne jouant pas sur les contrastes mais au contraire sur une certaine unité.

En apparence, "The Hunter" peut paraître plus accessible, bien que la totalité de l’album soit difficile à digérer lors des premières écoutes. Les structures ont été simplifiés, les américains ont également insufflé un groove bien plus important aux compositions, rendant les refrains bien plus mémorisables et catchy que par le passé, et les compositions se recoupent principalement dans un intervalle de trois à cinq minutes. Bien loin des "The Last Baron" ou "The Czar" en y pensant…mais néanmoins, l’aspect de musique progressive est plus que jamais présente. Cette impression de compacité, d’idées folles compilées en si peu de temps…Mastodon exprime bien plus de choses en quatre minutes, d’idées, d’émotions, de créativité que Dream Theater a pu le faire en douze avec son dernier opus.
Pour un "The Hunter" plus lent, magnifique et planant, on trouvera un "Spectrelight" complètement ébouriffant, rapide, technique et agressif, basé sur un riff central monstrueux et cette sensation de constante évolution, de mouvement, particulièrement grâce à cette base rythmique basse/batterie conquérante et omniprésente.

Mais plus encore, "The Hunter" est un tout, un ensemble cohérent où chaque pièce, dans son individualité, participe à la cohérence de l’ensemble qui le compose. Il est difficile de déceler des titres plus que d’autres, tant chacun peuvent devenir des hits potentiels mais abordent paradoxalement des univers différents. "Octopus Has No Friends" lui, recoupe l’aspect expérimental plus ancien des musiciens d’Atlanta, avec une technicité incroyable mais une beauté pure s’en dégageant, sans superflu, sans enrobage tout en gardant un niveau purement impressionnant, que ce soit dans cette rythmique au tapping, ce batteur exceptionnel (surement l’un des meilleurs aujourd’hui) ou ces mélodies vocales passées au vocodeur pour conférer une spatialisation musicale rare. Le déjà bien connu "Curl of the Burn" se penche quant à lui vers un stoner bien plus groovy, reconnaissable entre mille mais aussi divinement beau et mélancolique, tout en conservant cet aspect enfumé et psychédélique propre à Mastodon, particulièrement dans la distorsion des grattes et un break sublime à pleurer. "Stargasm", tout aussi ésotérique et propre au monde de la drogue et des illusions, continu dans cette dimension très progressive, pour un des morceaux les plus marquants du disque.

L’ensemble se terminera sur le sublime "The Sparrow", renvoyant directement à l’album précédent, comme un rappel de l’expérimentation "Crack the Skye", mais sans la renier ni la mettre de côté, même si le groupe déclare vouloir aujourd’hui offrir autre chose, notamment en live pour des prestations plus furieuses et rock n’roll. Atmosphérique et simplement belle, propre à nous faire voyager très loin, cette ultime composition laisse la porte ouverte à un prochain opus plein de mystère et qui s’éloignera dans une direction encore probablement différente et labyrinthique. Mastodon prouve avec ce cinquième album qu’il est devenu un grand de la scène progressive avec qui il faut définitivement compté, même s’il évolue dans une optique souvent radicalement opposé aux groupes dits progressifs conventionnels. Mastodon est un électron libre qui définit lui-même ses propres règles…et "The Hunter" en est une nouvelle preuve…et quelle preuve…Sans être certain qu’il disposera du même impact de ses prédécesseurs, qui leurs avaient ouverts les portes de la renommée internationale, "The Hunter" est une œuvre complète, cohérente et taillée dans la plus brute des roches. Merci.

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Azertome - 15 Octobre 2011: Très bonne chronique ! Tu écris super bien et tu décris parfaitement l’atmosphère et le ressenti ! Merci
Noctifer - 16 Octobre 2011: Définition du terme "progressif" tout à fait discutable. Tu confond un peu avec "experimental", ou quelque chose comme ça. Un morceau progressif est plutôt quelque chose qui chemine en quelques sorte vers un but, qui progresse - justement - vers un dénouement... Mais bref.
Alors si Eternalis dis que c'est bien, c'est que c'est bien (amen ^^). Plus serieusement je suis content d'un deuxième avis. Je vais m'acheter cet album en mettant le mode préjugé sur off (quoique de toute facon vu comme il est décrit, préjugé ou pas c'est de la tuerie :-)
Tfaaon - 17 Octobre 2011: bonne chro , t'as réussi à écrire quelque chose d'un peu plus concis, et c'est plus agréable à lire .
globalement, je suis d'accord avec toi.
The Hunter est peut être plus accessible, mais pas édulcoré pour autant ! Et pas un seul déchet sur cet album, on prend son pied du début à la fin , c'est génial !
deathisalive - 30 Octobre 2011: c'est vrai qu'eternalis a eu une fois de plus le bon jugement vis à vis de ce groupe génial( quoiq ue la chronique d'in flame sounds of a playgrounds fading soit tout à fait duscutable), mastodon: un groupe qui promet.
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Chronique @ Tfaaon

17 Octobre 2011

Dérapage musical très contrôlé pour Mastodon , qui nous livre un trésor, une fois de plus !

Pour faire simple, voire simpliste, on pourrait classer les groupes de métal/rock dans deux paniers : Les bons et les mauvais (appréciation subjective ,bien entendu). Mais pour être un peu plus complet, on pourrait ajouter une troisième catégorie : Les groupes qui créent quelque chose de nouveau. Ceux qui arrivent à se créer un climat musical à eux , des ambiances, des riffs, des manières de chanter qui rendent le groupe immédiatement reconnaissable, quel que soit l’album ou la chanson qu’on écoute. L’humble auteur de cette chronique considère que les «meilleurs» groupes ont tendance à être dans cette troisième catégorie. Si il y a bien un point sur lequel les fans comme les détracteurs de Mastodon peuvent s’accorder, c’est le caractère unique de leur musique.

Cette bande de fous d’Atlanta a réussi à se créer un univers visuel et musical complètement inédit et très bien pensé, faisant qu’à la sortie de «Leviathan», beaucoup dirent que Mastodon serait «THE next big thing». Cependant, malgré le succès critique important du groupe au fur à et mesure des albums , on ne peut pas dire que Mastodon soit devenu le nouveau Metallica ou Dream Theater, comme certains l’annonçaient… Pour quelles raisons ? Principalement le chant, extrêmement brut, déroutant et trop rarement juste en live … L’autre raison est probablement le caractère très... trop «différent» de leurs compositions pour un public métallique habitué à certains codes et règles en terme de musique (exemple type : la chanson « Bladecatcher » sur Blood Moutain). Il est d’ailleurs important de souligner que ces deux tares rebutent parfois les fans eux-mêmes,(dont je fais partie) y compris sur leur dernier chef d’œuvre en date, le monumental et progressif «Crack the Skye». Et après l’incroyable réussite de ce dernier, ces mêmes fans pouvaient douter de la capacité de Mastodon à nous surprendre, et à nous pondre encore un excellent album.

Eh bien, autant être clair : nous avions tort de douter !! Car, à l’écoute de «The Hunter» , on a beau ouvrir grand nos esgourdes, on ne se trouve jamais gêné par l’un ou l’autre de ces «défauts» évoqués plus haut ; que la musique de Mastodon pouvait avoir par le passé et qui pouvait la rendre très hermétique. En effet, on constate que nos amis les bûcherons ont fait un effort considérable sur les lignes de chant, faisant qu’elles sont agréables à l’écoute et tout simplement belles, à l’instar de l’envoûtante «Curl of the Burl» ou de «Thickening» qui sonne très Queens of the Stone Age (tiens tiens, Josh Homme avait chanté sur Blood Moutain). Concernant l’approche instrumentale de «The Hunter», force est de constater que le groupe n’a pas voulu recommencer l’expérience d’un album au format progressif, avec de longues chansons «à tiroirs» façon Pink Floyd ou Porcupine Tree, ce qui fera autant d’heureux que de déçus. Les chansons sont en effet toutes en dessous de la barre des 5 minutes, et on sent que le groupe avait envie de revenir vers quelque chose de plus spontané et direct (je n’ai rien pour le prouver, c’est juste mon ressenti), comme on peut l’entendre sur le morceau introductif «Black Tongue» qui ouvre l’album de manière directe et puissante. Avec l’album qui défile , on a l’agréable impression d’entendre un concentré de tout ce qu’on aime chez Mastodon, tout ce qui fait que ce groupe est unique depuis «Remission», et cela sans que le groupe se répète (cf : «Blasteroid»).

Concernant l’agressivité de la musique, on se rend vite compte que la rage de «Leviathan» et «Blood Moutain», qui s’était considérablement réduite sur «Crack the Skye», n’est toujours pas revenue. Bien sûr, la musique est puissante et «Mastodonte», mais le côté corrosif et énervé des premiers albums n’est plus vraiment là. Et cela s’accorde avec une certaine baisse de vitesse d’exécution, qui n’est pas flagrante, mais qu’on peut ressentir si on connaît les débuts discographiques du groupe. Heureusement, chez Mastodon, baisse de violence ne signifie pas baisse de créativité. L’album est en effet très varié et nous fait tout autant voyager que l’avait fait chaque album auparavant. Un voyage plus paisible que par le passé, mais tout aussi beau et impressionnant, à l’instar du majestueux refrain de «All the Heavy Lifting» chanté par Troy Sanders. On retrouve toujours ces magnifiques passages de guitares harmonisés et toujours aussi agréables à l’oreille. Avec «The Hunter», Mastodon a donc su parfaitement doser les ingrédients qui ont fait son succès et sa célébrité, tout en y ajoutant quelque chose de nouveau. Et ce petit quelque chose qui fait toute la différence, qui fait que cet album est peut être le meilleur et le plus mature de la carrière de Mastodon, c’est un sens toujours plus accru de la mélodie.

Et ce que j’affirme pourrait se prouver avec n’importe quelle chanson de l’album , mais il y en a une qui mérite toute l’attention : je vous parle de la première quasi-ballade de Mastodon !! Oui, il n’y a pas de drogue dans votre café, Mastodon nous a composé une sublime «power ballade» qui répond au nom de «Creature Lives».
Elle s’ouvre de manière très bizarre avec des bidouillages électroniques et un sample de rire qui nous rappelle très fortement les délires de Pink Floyd sur «On the Run», tiré du célèbre Dark Side of the Moon. Commence ensuite la «vraie» chanson et là on est juste bouche bée, tant cette pièce vous fait vibrer, aussi bien au niveau de la musique que des paroles, qui sont tout aussi magnifiques. Il faut noter que c’est Brann Dailor, le batteur, qui chante «Creature Lives» et qui nous prouve à quel point c’est un musicien complet et talentueux , à l’instar de ses trois potes.

En somme, Mastodon nous livre avec «The Hunter» un album qui respire la sérénité, la joie de vivre, presque. On aurait pu croire que «Crack the Skye» serait l’apogée de ce groupe, incapable de faire mieux ... Le défi a été relevé avec brio et maîtrise, «The Hunter» étant sensiblement différent de son prédécesseur mais tout autant envoûtant et ciselé, faisant que celui-ci va peut être ouvrir le monde de Mastodon à de nouvelles hordes de fans. C’est tout ce qu’on leur souhaite ! (avec peut être des performances live plus régulières au niveau du chant)
Mastodon rocks !
ps: vous avez droit en prime au clip de la très belle "Spectrelight" !

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yannoz - 05 Mars 2012: Salut Tfaaon, le temps passe et mon cerveau rejette toujours Mastodon, dommage ...
Tfaaon - 05 Mars 2012: tant pis ! au moins tu as essayé ! mais encore une fois , moi, j'ai mis des années à aimer ! ;)
yannoz - 05 Juillet 2012: Me revoilà Tfaaon !! après quelques mois d'écoute, mon cerveau a accepté Mastodon !! comment ai-je pu ne pas aimé cet album ?? ouf ! Je n'ai pu qu'à découvrir leur discographie, merci encore !!
Tfaaon - 27 Fevrier 2013: la musique, c'est comme la vie !
parfois, il faut persévérer pour y prendre goût ! :)
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