Leper Colony

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Nom du groupe Fallujah
Nom de l'album Leper Colony
Type EP
Date de parution Janvier 2009
Style MusicalDeath Progressif
Membres possèdant cet album18

Tracklist

1. Impending Incarnation 02:09
2. Slave Race 03:59
3. Le Serpent Rouge 05:44
4. Leper Colony 04:11
5. Ancient Dialectic 06:10
6. Infernal Majesty 04:54
Total playing time 27:07

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Fallujah


Chronique @ The_Black_Doll

05 Avril 2011

Avec «Leper Colony», Fallujah installe dors et déjà ses marques, laissant présager un futur plein de

On est parfois surpris de remarquer qu’il existe des groupes tels que Fallujah, pour vous faire un court tableau c’est le genre de groupe outsider qui possède un univers propre à lui, peut être difficile d’accès au premiers abords mais dont la personnalité mériterais d’être mis en avant sur une scène «core» saturée.
Encore une fois, les rayons de lumière sont certes rares, mais suffisants pour redonner de l’espoir à un «coreux» en pleine période d’interrogation «Que va signifier core maintenant?». C’est sûr qu’avec une liste interminable de groupes qui ont quasiment tous la même trombine et la même sonorité (je parle des groupes qui nous offrent de la bouillie musicale) on a de quoi se poser des questions quant à l’avenir d’un genre musical encore jeune.
La stigmatisation alors omniprésente laisse alors place à un cliché marqué au fer rouge: tout ce qui est «core» c’est pour les hardkids en manque de gore, de musique violente et de hurlement de porcs.

Pourtant quand on prend la peine de «fouiner dans les fonds de tiroir», on a droit à une jolie récompense, après tant de patience et de persévérance, quand on veut, on peux y croire, et c’est grâce à des groupes comme Fallujah que peut revenir le prestige de la scène «core».

Fallujah est encore assez jeune puisque formé en 2007, mais on ne va pas vraiment parler de groupe obscur, loin de là même (un ex-Vivisection à la basse et un ex-Someones Lullaby à la batterie). Après une demo sortie en 2007, ils remettent le couvert en 2008 avec une seconde demo.
Il faut alors attendre 2009 pour découvrir un premier effort du groupe avec l’EP «Leper Colony» qui va donc faire aujourd’hui l’objet d’une bonne petite décortication.

Auto-produit en 2009, ce tout premier EP 6 titres installe déjà une première impression au vu de la pochette, glauque à souhait, sombre, morbide, on aurait presque dit un album de black metal.

On se lance dans la tourmente avec «Impending Incarnation», morceau d’introduction tord-boyaux avec son entrée faite de sons étranges venant du fin fond d’un cimetière, mais c’est au moment où les guitares, imprévisibles, lancent les premières mesure qu’on a rapidement un aperçus de ce qu’il va nous arriver. Un breakdown accompagné d’un son de guitare inquiétant, qui installe un sentiment de malaise intense, voire même l’impression de devenir fou...
Les vocaux bien gutturaux, arrivent à atteindre des passages plus criards, parfois même torturés, on aurait presque dit une voix d’outre-tombe...
Ce n’est que le début...

Car «Ancient Dialectic» déboule avec son riff très death metal rapidement suivi par un bon gros mosh part qui devrait briser pas mal de nuques. Le son est de bonne facture, laissant la place à chaque instrument, pour de l’auto-production, voilà donc quelque chose d’épatant. 6 minutes de brutalité maîtrisée et bien équilibrée, arrivant jusqu’à nos oreilles comme un rouleau compresseur.
«Ancient Dialectic» atteint son point culminant lorsque le solo guitare survient, technique mais mélodique à souhait, on ne fait pas dans le démonstratif, c’est court mais ça possède un sacré charme. Dans l’ensemble, c’est le titre qui se rapproche le plus du death metal moderne, mais légèrement teinté de deathcore/black.

S’allongeant alors sur une continuité bien respectée, et une très bonne cohérence entre les morceaux qui s’emboîtent à merveille. Voilà qu’arrive le grand final, «Leper Colony» se termine avec un morceau éponyme d’une grandeur qui pourrait mettre à genoux les plus endurcis. S’ouvrant sur un air aérien et très sombre, voire à la limite du morbide, on arrive à rejoindre des sonorités typiquement black metal symphonique. L’ambiance est maintenant sur une structure bien solide, le combo ne faiblit pas pour nous en envoyer plein la poire.
Un sentiment de mal-être s’installe au fur et à mesure que le titre avance dans le temps, sentiment déjà bien comblé par les morceaux précédents, reposants sur un savoir-faire bien marqué. Le talent des musiciens n’est plus à remettre en question.

Après une expérience aussi jouissive, difficile de rester sur sa faim. De plus, pour un EP 6 titres, «Leper Colony» dure 26 minutes, la durée moyenne étant de 4 à 6 minutes par titre.
La production béton aide l’ensemble instrumental à proposer un son bien pêchu, maîtrisé par de très bons musiciens. La prestation du vocaliste est de très bonne facture, malgré les passages parfois un peu trop monocordes, alterne entre une voix sombre et menaçante, et une voix torturée d’un homme à l’agonie. Lorsque la sonorité deathcore se montre plus dominante, nous sommes très loin du deathcore basique pompé et re-pompé à tel point que ça en devient baveux à souhait et aussi gras qu’un repas de fast-food.
On approche même plus du deathcore technique avec des éléments death black, dans la lignée d’un Born of Osiris qui aurait fusionné légèrement ses sonorités avec un Behemoth.
Avec «Leper Colony», Fallujah installe dors et déjà ses marques, laissant présager un futur plein de surprises.

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Silent_Flight - 06 Avril 2011: Bonne chro' mais fais gaffe à la présentation, la longueur de la phrase-titre est limitée.
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