Kostogher

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Nom du groupe Arckanum
Nom de l'album Kostogher
Type Album
Date de parution 1997
Style MusicalBlack Pagan
Membres possèdant cet album117

Tracklist

Re-Issue in 2004 by Blut & Eisen Productions.
Re-Issue in 2008 by Full Moon Productions.
1. Skoghens Minnen Vækks 07:07
2. Yvir Min Dupe Marder 04:43
3. Oþegarðr 04:08
4. Pæn Sum Fran Griften Gangar 03:59
5. Et Sorgherog 02:43
6. Gamall Uvermark 03:39
7. oþer Trulhøyghda 08:08
8. Gangar For Rapon Vinder 04:00
9. Bedrøvelse 05:11
10. Ir Bister Ensaminhet Lagh Ugla 03:56
11. Græmelse Ok Væ 03:55
12. Kri Til Dødha Doghi 06:22
Total playing time 57:51

Chronique @ Nattskog

17 Mai 2005
J’ai hésité toute une journée pour faire la chronique de cet album pour deux raisons : la première, c’est que Kuroi a tout dit sur la musique d’Arckanum dans celle qu’il a faite pour « Fran Marder » (le style est très proche pour ces deux albums) ; la seconde, c’est qu’il l’a fait d’une façon tellement supérieure à tout ce que je serais capable de faire que j’hésite encore à oser pointer mon nez…
Allez, là où il n’y a point d’enjeu règne l’ennui, et de toute façon, comme cette page n’égalera pas celle de Kuroi, je peux y aller !
Je dois commencer par me confesser : cet album, je l’ai eu deux fois. Une fois, j’étais trop jeune pour l’apprécier à sa juste valeur, et je l’ai revendu au bout de quelques mois sans doute à cause d’un cruel manque de finances.
Et puis à l’écoute du split avec Svartsyn, autre excellent groupe suédois, l’envie m’est revenue de remettre la main sur cet album. Le "troll" de la pochette semblait me faire signe de venir rejoindre la danse.
Heureusement pour moi, il a des relations et il a pu me faire ravoir les opus que je recherchais.

Le style sur cet album est exactement comme défini par Kuroi (oui autant vous habituer, je vais souvent faire référence à sa chronique) : piou-piouesque, violent, associable et intelligent.
Seule différence notable avec son prédécesseur, c’est la production. Elle n’est pas à proprement parler "mauvaise", mais plutôt très basse… il faut monter vraiment le son pour que l’enregistrement passe à un niveau normal, mais là c’est un résultat honorable qui apparaît.
Le chant black, rempli de haine, est fardé d’un écho, effet canon (comme sur « Fran Marder ») qui donne un effet très particulier au total, vraiment profond. Des fragments de chant clair parsèment le disque, comme des réminiscences du "double" humain de Shamaatae face à cet être qu’il devient (cf. biographie). Les compositions invitent tantôt à la danse, tantôt au repli (violon sur « Gamall uvermark » - au passage, compliments à celui qui a réussi à déchiffrer les titres !), les rythmiques sont plutôt rapides mais restent cependant basiques…
Il est évident qu’une "autre" atmosphère se dégage de ce disque. Quelque chose qu’on entend rarement dans des albums de black, comme si par des images musicales, Shamaatae avait réussi à recréer son monde à lui, rempli de figures païennes, d’étrangetés et de créatures sylvestres.
C’est cette atmosphère étrange qui m’avait dérangé jadis lors de la première écoute, et qui maintenant m’ensorcelle comme nombre de fans de ce groupe dingue.
Que dire de plus qui n’a été prononcé avant ? Je ne vois pas. Juste une chose tout de même : pour les vrais amateurs de black vraiment païen, si vous avez la chance comme moi je l’ai eue, de tomber sur ces pièces, n’hésitez pas une seconde !

2 Commentaires

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mortalimpact - 23 Novembre 2008: Je fais parti des chanceux qui possédent les trois premiers albums de ce groupe hors du commun. Absolument grandiose ! Antikosmos est excellent egalement. Neanmoins le style a evolué, et on ne retrouve plus le coté forets sombres que j' appreciais tant sur les premieres realisations de mr shamaatae. Respects !!!
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Chronique @ Paganwinter

09 Fevrier 2010
Le True Black Metal est né, ou plutôt renaît de ses cendres au tout début des années 90 dans les pays scandinaves. Darkthrone, Gorgoroth, Burzum ou encore Mayhem, tous ont illuminés la scènes extrême norvégienne au gré de leurs idôlatries au démon et surtout grâce à la mauvaise réputation de l'Inner Circle norvégien. Malgré cela, il ne faudrai pas oublier Arckanum.

Dans la suède voisine, un fou furieux (je l'adore) prénommé Shamaatae se lance dans la création de son groupe. En reprenant les éternels stéréotypes de la musique du mal, celui-ci oriente sa musique vers un inédit jusqu'alors. Ce bon vieux Shamaatae, avec Arckanum, rend hommage à la divinité Pan, reconnue pour être le Dieu, en quelque sorte, des paysages forestiers nordiques. Dans ce sens, Arckanum pourrait alors prétendre s'orienter vers un Metal d'influences Pagan, mais seulement, la folie de Shamaatae se transmet vite chez l'auditeur. Quel autre genre musicale peut-il apporter la folie et la désolation que le Black Metal? Oui, Arckanum c'est du True Black Metal, mais unique en son genre et franchement du rare animalité. Une musique qui va très loin au delà des valeures humaines pour replonger les aventuriers qui s'emploient à l'écouter dans les affres de la barbarie sauvage.

Si je chronique aujourd'hui Kosthoger, le deuxième album, ce n'est pas nécessairement parce que celui-ci est meilleur ou quoi que ce soit, mais parce que cette réalisation est la plus représentative, la plus emblématique du combo. Tout en étant dans la droite ligne de Fran Marder, Shamaatae réhausse le ton et donne une bonne claque à tous les amateurs du genre. Kosthoger est un album qui sent bon la pomme de pin, l'écorce de sapin ou encore le feu de bois, mais Kosthoger sent également la haine, le mépris de la société moderne et prône, rien qu'en l'écoutant, le retour à une vie d'animal. Masqué en troll, Shamaatae nous fait découvrir ce que serait l'homme sans civilisation, sans limites. Les vocaux du bonhomme ne sont pas pour rien dans cette débauche d'irrationnel. Ceux qui ont déja mis une oreille sur une production du groupe, Antikosmos mis à part, peuvent en témoigner. Pour moi, il s'agît simplement des meilleurs vocaux que je puisse imaginer, tout ça en dialecte suédois. Du rare sauvagerie, cette album arriverait tout de même à nous donner l'envie de s'exiler en terre inconnue. Le rythme, lui, est tout de même très soutenu, principalement en blasts, à vrai dire, le tout accompagné de ces grattes si sèches et homogènes qu'on pourrait se demander si la prise de son ne c'est pas faite en plein bois. Les vocaux résonnent, les grattes grésillent, la batterie martèle à tout rompre, et on en redemande.

Malgré mes multiples éloges, cet album est tout de même dédié aux puristes ou aux inconditionnels du genre. Un genre très particulier qui ne peut laisser indifférent. Un groupe qui officie pour la création d'un produit si loin de nos valeurs qu'il en devient saisissant. Une plongée en pleine nature, et en me répêtant, un retour vers l'homme des bois. Que Pan se réjouisse, son disciple Shamaatae à fait des merveilles. Un petit tour en forêt, à la rencontre des divinités antiques qui y règnent. J'organise l'expédition. Des amateurs?

Paganwinter

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Paganwinter - 10 Fevrier 2010: De rien. Merci pour ton commentaire.
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